Moins je porte de talons, plus je les aime. Moins j'arrive à me contenter d'une pochette, plus elles me font envie. C'est le paradoxe féminin par excellence : vouloir ce que l'on ne peut pas et pouvoir ce que l'on ne veut pas. J'adorerais avoir la vie qui va avec les talons de 12 et les mini sacs d'un soir. Pour le moment la mienne se satisfait plutôt d'un grand fourre-tout et d'une paire de motardes. C'est peut-être ainsi que toutes ces merveilles absolument inutiles et fantaisistes continuent à me faire tant rêver. L'inassouvissement, c'est le désir et le désir c'est le rêve. Et c'est bien à ça que sert la mode n'est-ce pas?
Accessoire d'été 2012, c'est à vous.
De haut en bas et de gauche à droite:
UNITED NUDE
SEBASTIAN
PROENZA SCHOULER
ALAIN QUILICI
PIERRE HARDY
AZZEDINE ALAÏA
PHILIPPE PLEIN
REED KRAKOFF
BALENCIAGA
Pochettes "cornes" ABACO
Pochettes tressées trio BURBERRY
Pochette rigide python GIVENCHY
Pochette enveloppe BA&SH
L’attachée de presse aime le name dropping, faire du shopping, participer à la semaine du fooding, aller se faire le soir un footing, se prendre pour Catherine Baba et dire que c’est « amaaaazing daaaarling », envoyer des e mailings, se coller à son phoning. Elle aime faire des choses en –ing, des choses tellement moins boring…
L’attachée de presse pige les magazines. Mais pas qu’au bureau. En vacances aux Bahamas, à Courch’ en bas d’une piste, ou à Palavas mais pas au camping, partout l’attachée presse traque la parution. Son sac baluchon dans le Elle, sa paire de baskets dans le Grazia, son top à paillettes dans le Glamour. Les maisons de la presse sont des refuges, des repères rassurants où il fait bon compulser les journaux, pousser des haaaaa, des yesss, des ouiiii en découvrant ce qu’elle sait pourtant qu’elle va forcément y trouver. Car l’attachée de presse sait où et quand aura lieu sa parution. Mais même l’autre bout du monde, les vacances, l’être aimé, les enfants, les amis ne la détourneront du droit chemin. Celui qui mène à la parution, le produit de son client marqué à l’encre indélébile sur le papier glacé. Amen.
L’attachée de presse ne connaît pas les soldes. Elle connaît les ventes privées, les ventes presse, les ventes à domicile, les promotions spéciales. Elle reçoit 50 mails en novembre et en mai, 20 cartons d’invitations en parallèle pour acheter à prix réduits ce que les autres payent le plus souvent à prix forts. Injustice, favoritisme ? L’attachée de presse n’a que faire de l’équilibre des forces lorsqu’elle en phase d’achat. Rien ni personne ne l’empêchera de faire son heure de queue pour rentrer chez Louboutin en ventes presse, de traverser Paris à l’heure du dej’ pour aller chez la Marant, de cramer toutes ses économies en moins d’une demie heure dans les boutiques de quartier qui font des ristournes avant l’heure. Du coup l’attachée presse trouve inadmissible que sa salade lui coûte 5 euros au super marché alors qu’elle vient d’en dépenser seulement 200 dans un sac de marque qui en valait pourtant 700 au départ. Monde cruel.
L’attachée de presse connaît des maquilleurs, des mannequins, des coiffeurs, des réalisateurs, des graphistes, des photographes, des designers, des webmasters, des D.A, des journalistes, des stylistes, des comédiens, des chanteuses, des djs, des traiteurs, des scénographes, des videurs, des vendeuses, des serveurs, des créateurs, des communiquants, des marketeux... Simplement parce qu’au moins une fois dans sa carrière elle a du organiser un dîner pour un client suivi d’une fête avec beaucoup de monde. Et que maintenant tous ces braves gens sont devenus ses amis facebook et linked-in pour l’éternité. L’attachée de presse a un carnet d’adresses qui finalement est un peu comme une grande famille virtuelle.
L’attachée de presse dit « tu » à tout le monde. Elle t’appelle par ton prénom, n’a pas dit monsieur/madame depuis autant d’années qu’elle fait ce métier. Du coup l’attachée de presse s’emmêle les pinceaux : elle dit Martine à sa banquière pensant créer un lien indéfectible avec celle qui a droit de vie et de mort sur ses futurs escarpins Prada, Robert au dentiste croyant que c’est plus prudent d’ établir une familiarité avec son dentiste qui a des armes de destruction massive dans sa bouche. Du coup quand tu vouvoies l’attachée de presse, elle se braque, se formalise, pense qu’on la vieillit, que c’est ringard cette distance condescendante.
L’attachée de presse aime le relationnel, l’affectif, les gens. Elle appelle ses collègues chouchou, chéri, chaton, pour leur dire plus joliment que la prochaine fois qu’ils lui piquent un rv avec une redac chef majeure, elle va leur faire un kick arrière en pleine présentation client. L’attachée de presse dit, bichette, poulette, minette pour signifier que si jamais tu lui clepto’ encore son Madame Figaro, faudra pas te demander pourquoi ton ordi a attrapé un virus qui a flingué tout ton dossier bilan 2011. L’attachée de presse est diplomate, fair play, souriante, partante, patiente. Elle a simplement un langage à double sens.
L’attachée de presse a deux amis : son I phone et le chargeur de son I phone. L’outil de survie, la raison d’être, le binôme sans lequel, d’attachée de presse il n’y a plus. Elle a appris à écrire avec 2 pouces et dans le noir, des mails qu’elle envoie même à 1h du matin histoire d’en avoir un de moins à consulter le demain matin. Car l’attachée de presse n’est pas la seule à penser la nuit : le matin à 10h elle a autant de mail que le Vogue a de réponses positives à une invitation à sa soirée d’anniversaire en 2 jours. Du coup l’attachée de presse semble entretenir une relation fusionnelle avec son mini ordi de poche. Un amour que les autres ne comprennent pas vraiment. Une frénésie extatique qui donne presque le sentiment qu’elle aime ça recevoir 15 mails/minute, 3 appels par heure même en dehors du service minimum. L’attachée de presse envoie des textos depuis son bain, prend des notes pour sa stratégie de com’ aux toilettes, balance des mails entre l’apéro et l’entrée sans que personne ne comprenne d’où lui vient cette envie soudaine. L’attachée de presse aime son I phone comme d’autres aiment leur chien. Avec ferveur, respect et tendresse.
L’attachée de presse a un langage bien à elle. Des abréviations par dizaines sensées faire gagner du temps à qui a le génie du déchiffrage: VTAC (je vous tiens au courant) ou ses variantes TTAC, NTAC, elle envoie des YSI (you send it), fait des mails FYI (pour votre information, en français), convoque la presse B to B… Parfois aussi, elle est au BDR (bout du rouleau) ou résume clairement sa journée difficile par un expéditif VDM (vie de merde). Bref l’attachée de presse a du vocabulaire, un lexique riche en rebondissements, en mystères insondables qui lui permet de coder des messages dont l’objectif est simple : faire péter le score des EAE (équivalents d’achat d’espace). Autrement dit faire gagner(économiser) beaucoup d’argent à son client. Une mission assez claire en somme.
Bref, l’attachée de presse est une femme comme les autres. Parfois d’ailleurs, l’attaché de presse est un homme comme les autres femmes. Mais c’est encore une autre histoire.
Toute ressemblance avec des personnages existants ne serait évidemment pas fortuite.
Du coup j'ai l'impression de ne voir plus que cela... Des pièces fortes, des bijoux de dingue, des créations extravagantes, délirantes, obsédantes. Je les cherche un peu aussi peut-être me direz-vous...
Passage en revue des mes dernières trouvailles virtuelles.
Colliers minéraux Brook & Lyn
Bague articulée Bernard Delettrez
Lunettes Bjorg
Collier Luv AJ
Immortal Ring Mania Mania
Collier House of Harlow
Bague Eagle Heart Dannijo
Bracelets Mouton Collet
Bracelets Delfina Delettrez
Il y a d'abord eu les maris qui achetaient mes bijoux pour leurs femmes, puis les amis qui en réclamaient pour eux... Le tout ajouté à des pièces qui ne trouvaient pas lieu d'être dans des bijoux féminins. Et enfin l'envie d'essayer d'apprivoiser un peu le territoire des bijoux masculins. A l'arrivée il y a mister K, modèle sur mesure pour une mini collection de colliers pour hommes qui mélange les 3 métaux. La luminosité du bronze, la froideur de l'argent et le rétro du cuivre. Le choix de pièces sorties de leur contexte, des rouages du temps, des mécanismes horlogers anciens...
It's a long way to the top. C'est logiquement devenu le nom de cette collection.
Le chemin qu'il faut parcourir pour faire de ses rêves des objets bien réels.
Le temps qui passe et les bijoux qui accompagnent ce formidable "voyage".
Collier LONG GONE DAY
Chaîne argent et liens cuivre
Roulette bronze et clous argentés
Disponibilité : 5 pièces
Prix : 45 euros
Collier BURDEN IN MY HEAD
Chaîne billes bronze
Têtes skull howlite et bois noires
Clous argentés
Perles industrielles cuivre
Disponibilité : 2 pièces
Prix : 50 euros
Collier RIDE THE LIGHTNING
Chaîne argent et liens cuivre
Elastiques noirs
Triangle bronze et clou argenté
Clés argentées
Disponibilité : pièce unique
Prix : 50 euros
Collier NO ONE KNOWS
Chaîne argenté
Pièce en cuir marron et clou plat bronze
Zip noir
Tête skull argentée
Disponibilité : pièce unique
Prix : 40 euros
VENDU
Collier LONELY DAY
Chaîne argent
Pièces en cuir marron
Clou bronze
Clé argentée vieillie
Disponibilité : pièce unique
Prix : 45 euros
Merci de prévoir de une à 3 semaines pour la livraison des pièces
Paiement par chèque ou paypal (remise en mains propres possible à Paris)
Livraison avec suivi
Me laisser un commentaire ou un mail pour toute demande/ commande
Thank you Mister K. !
NDLR : je porte la boucle d'oreille SILVERADO de ma collection précédente et un collier de ma prochaine collection femme prévue pour le mois de mars...
Ca pourrait être la même histoire que le cuir ... ou les clous... ou le léopard. Le python est devenu depuis quelques temps une lubie, une envie frénétique, une obsession ludique. Ca tombe bien puisque la mode a décidé de voler à mon secours pour mettre à ma portée tout ce qu'il faut pour étancher ma soif... Ou me rendre encore plus insatiable??
Bottes vintage sur etsy
série du FLARE / janvier 2011
Mon sac Abaco en pyhthon sur Sarenza.com
Izia / So much trouble... et un bon album rock français en anglais
Ballerines BLOCH AH 11/12
Ma robe en python H&M, vue dans les rayons il n'y a pas longtemps encore...
10 ans de création de Azzedine Alaïa exposés au Pays Bas jusqu'au 6 mai 2010, à Groningue
Il est tellement beau que je le sors à peine. Oui il y a une logique dans cette démarche.
Celui là en revanche il me suit partout, depuis la broc où je l'ai trouvé tout droit sorti des années 60...
Et cet automne enfin, le retour des VRAIES campagnes Chloé, vaporeuses, lumineuses, mutines, hyper féminines... Et par la même occasion celui des superbes robes en mousseline qui me rappellent la douce époque où j'avais le droit d'en emprunter une le week end au bureau pour frimer un peu...
Et toi, le sac Delphine Delafon, avec qui j'apprends la patience, puisqu'il va falloir encore un mois et demi avant mon anniversaire alors que je lorgne sur "toi-fais-que-pour-moi" depuis des mois... et, ô surprise, tu seras forcément un peu en python.
Amies de la cause animale, pas de bagarre, je ne mange pas de serpent.
Quand tu as un nom aussi romanesque, tu ne peux pas avoir une destinée banale. On va se rassurer comme ça...
Celle d'Abbey Lee Kershaw est jalonnée des plus belles collaborations avec les grands noms de la mode (Tom Ford, Yves Saint Laurent...), de dizaines de séries en Australie, sa terre de naissance. Brun, châtain, tie and dye rouge et maintenant blond plus que platine, tout lui va. Féline, mutine, trashy, posh, elle a pris tous les visages avec cet éternel regard transperçant, cette moue candide ou sévère. Une amazone moderne au corps piercé, une femme intemporelle dont la magie n'a pas d'époque.
Moment de bonheur en images de cette incroyable mannequin qui réjouira forcément tous les esthètes.
De quoi finir ou commencer l'année en vraie beauté.
Meilleurs voeux à tous.
Je l'écoute en boucle. Pas plus compliqué que ça. Metronomy on les aime ou on les quitte. Donc j'ai pas laissé tomber. Depuis 72h environ.
J'entends déjà les fans de la première heure me dire "et c'est maintenant que tu percutes?". Après des mois de tapage et un concert génial à l'Olympia (Olivier si tu m'entends, merci encore!), "c'est maintenant que tu découvres le kiff Metronomy?".
Et bien oui, je persiste et je signe. Je dirais même que j'ai plaisir à ne pas m'être ruée sur ce vrai bonheur d'album qui s'apprend, qui se découvre, qui s'approprie à son rythme, à sa sauce, perso, moi toute seule, comme je veux, quand je veux.
Je me suis toujours méfiée de ce qui fait l'unanimité, de l'attrait de la nouveauté, des effets de mode. Je succombe très vite, on a toutes une midinette en nous qui sommeille. Pourtant le petit brin de décadence latente dans Holidays, ça m'avait déjà bien rendue dingo...Ce coup-ci j'abdique, prenez-moi dans le troupeau, quand c'est bon, c'est bon et puis c'est tout.
Je dirais que Tellier (Sébastien) avait bien amorcé les préliminaires avec son Biarritz en été (Roche), sucitant déjà quelques remous intérieurs dans le genre "escapade des sens par la musique". Mais je restais toujours à quai, alors qu' English Riviera m'a tout droit emmenée au creux de la vague, à l'endroit précis où ça fait du bien, si vous avez suivi la métaphore...maritime bien entendu!
Quelques secondes de l'intro de l'album suivi d'un "We broke free" totalement planant, grisant, aliénant (après la 24 ème écoute, on peut considérer qu'il s'agit d'addiction je pense), ce sont des heures de décrochage total.
The English Riviera me fait l'effet d'une douce mélodie nostalgique post vacances, un amalgame équilibré de ce genre de morceaux qui te ramènent forcément à un quelque part, à des souvenirs, un ressenti, un lieu, un quelqu'un. Le genre de compos qui ne vont pas chercher des arrangements trop compliqués mais font quand même appel à ce qui est, concrètement, une véritable exigence musicale. Mais sans en avoir l'air. En t'embarquant gentiment et sans fracas dans un long flot d'émois aussi délicats que puissants. C'est de bon goût sans être savant, ça sonne eighties sans se la jouer ringard branché, ça "rock" sans hurler, ça "dance" sans tabasser un beat sans âme.
C'est chic, nonchalant et flegmatique comme un lord anglais, pop, ludique et piquant comme une teenage british, un peu mélancolique, un brin épileptique.
C'est un album d'été qui sent bon l'insouciance des bords de mer, chevilles à l'air. Mais c'est également une excellent album d'hiver qui m'embarque illico sur les plages de mon Nord à moi, classieuses avec leurs longues étendues de sable à perte de vue, sauvages avec leurs dunes hérissées, enivrantes avec leur vent frais qui fouette quelle que soit la saison.
En bref, je suis loin, super pas là, ça me berce, ça me rassure, ça me rend joyeuse ou triste, j'ai envie de danser pieds nus, de jouer du synthé avec une couronne de fleurs dans les cheveux, de m'allonger à même le sol pour fixer la lune, de jouer au chat et à la souris, de taper sur les guitares, bref je ne sais plus bien où j'en suis...
Une certitude à la minute où j'écris toutefois : la musique est décidément le meilleur des voyages pour les sédentaires. Et la drogue la plus conseillée pour les excessifs.
Derniers Commentaires