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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 23:07


Derrière chaque grand homme, il y a une femme… Oui mais à côté d’une femme, pourrait-il y avoir un homme qui a du style svp? Alors le style chez  les hommes, c’est quoi. Difficile à définir de manière objective, je profite donc de cette passerelle tout à fait personnelle qu’est le blog, pour vous donner mon avis.

Un homme qui a du style, ou plutôt une allure devrais-je dire, c’est déjà un mec qui respire la simplicité, la décontraction, le charisme, la personnalité, l’humour, la sensibilité, la créativité, l’ambition, le tempérament, au delà des fringues.

Un homme ne doit jamais être plus looké que sa compagne, sans quoi l’harmonie risque d'en prendre un coup. Trop d’audace tue l’audace. Un homme ne doit pas faire plus attention à son image, passer plus de temps dans la salle de bain, faire plus d’heures de shopping que sa douce, sans quoi on frise le déséquilibre planétaire. Un homme tutoie le bon goût lorsqu’il sait s’ancrer dans son temps sans avoir l’air de sortir d’un magazine de mode, être à l’écoute de ce que la mode lui offre à lui aussi de possibilités de renouveau, de tentatives, de masculinité pour être unique tout en respectant son identité naturelle.

Là où il est de bon ton qu’une femme emprunte aux hommes certains attributs de leur vestiaire (chemise, veste de costume… ), les hommes devraient éviter les mêmes tentatives qui nuisent à cette jolie notion désuète et tellement galvaudée, de la virilité. Je ne parle pas de machisme et il ne s’agit surtout pas de tomber dans des clichés archaïques, mais pour autant un homme est d’après moi plus séduisant lorsqu’il ressemble … à un homme.

Quoi de plus sensuel que des manches retroussées sur un avant bras fort,  qu’une barbe naissante qui noircit les joues, qu’une écharpe enroulée nonchalamment autour du cou, qu’un jean ajusté mais pas moulant pour deviner des cuisses  puissantes....

Le look parfait : certainement le plus sobre d’après moi. Pour le jour, le tiercé gagnant Jean / Tee shirt / Baskets reste une valeur sûre. Mais  pas n’importe lesquels : pour le jean, voter APC, le tee shirt American Apparel ou polo Fred Perry pour la variante, les baskets Stan Smith d’Adidas, Converse... Pour le soir, costume Dior, chemise Paul Smith, derbies Jean Baptiste Rautureau constituent de bonnes bases. Des marques à suivre : Uniqlo, Et Vous, Gap… La différence peut se jouer dans le détail qui doit pour autant être minimaliste : une belle montre, un petit chapeau, une mini cravate, une ceinture qui a vécu…

Messieurs, je conclurai en disant que le plus grisant chez les hommes ne se situe pas dans le vêtement mais dans le sourire, les mots, l’attitude, les expressions, les gestes de celui qui les porte. Dans cette espèce de désinvolture sans vulgarité qui confine au détachement, dans cette autodérision sans masochisme qui  prône l’humilité, dans cette volonté sans opportunisme qui détermine un caractère, dans cette douceur sans sensiblerie qui  rapproche des femmes.

Quelques petites pistes en cette rentrée pour renouveler votre vestiaire sans garantie d’y trouver des merveilles car malheureusement le marché de la fringue masculine manque cruellement de bienfaiteurs je trouve mais…. Un conseil pour dénicher chez les nouveaux nés les pièces qui feront de vous un homme accompli : avoir une femme sous la main.

 

 

 

SANDRO HOMME

La marque de prêt-à-porter  a lancé sa première collection pour homme cet été, dessinée par le fils de madame Sandro, Ilan Chétrite, beau brun longiligne qui s’inscrit dans la digne lignée de maman, avec des basiques sans extravagance, efficaces simplement :  cabans doublés de carreaux bûcherons, chemises cintrées rayées, teddy en maille, chemise en coton lavé, perfecto, baskets hautes habillées etc…


 

 


HE BY MANGO

Appelée HE (pour Homini Emerito,  « l’homme émérite »), cette collection vendue dans quelques points de vente de la marque espagnole depuis le mois de mars, propose aux avatars masculins de ces dames fashion, des classiques jeans, tee-shirts, gilets et pantalons mais également des accessoires, lunettes de soleil, ceintures, bracelets ou maroquinerie. Pour que cesse le supplice du shopping féminin assisté…

 


WO (MAN) CHEZ ETAM

Economie d’échelle grâce à  Etam :  on y surfe sur la vague du vestiaire unisexe et du « deux en un » avec une collection nommée WO(Man) qui  permet surtout aux femmes d’accéder aux pièces maîtresses du vestiaire de leur homme, pour se créer une penderie bi-polaire à base de manteau 3 boutons, blazer, pull cachemire, cravate slim… Des coupes pour monsieur, qui feront le bonheur de madame également. Seul problème : avoir le même format que son homme si l’on veut éviter un oversized disgracieux...

 


 

H&M

H&M vient de renforcer son rayon masculin avec le lancement d'une nouvelle collection capsule au sein de la ligne Homme. Plus ambitieuse, plus tendance, elle fait écho à la ligne Clothes pour femme, développée avec la volonté de proposer des pièces plus pointues aux clientes. Même souci de motifs, coupes, sur un petit nombre de pièces allant de la combinaison-pantalon, au manteau en fausse fourrure, en passant par les t-shirts à imprimés graphiques et pantalons à carreaux.


 


THE KOOPLES

On ne les présente déjà plus alors qu’ils viennent tout juste de voir le jour… The Kooples ou le buzz le plus réussi de la planète mode de ces dernières années. Des prix assez rédhibitoires pour des basiques empruntés au look rock qui ont comme particularité de se revendiquer made in Savile Row. The Kooples ou le mix de l’english touch et de l’allure frenchy, à découvrir dans les nombreux points de vente de la marque ouverts depuis le 1 er septembre en compagnie de chérie, puisqu’elle pourra aussi y trouver de quoi garnir sa garde robe. Pour monsieur : gilet de costume revisité, tunisien, treillis, bagues têtes de mort…

 

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 20:11

Ca devait arriver… Ca a commencé par une histoire de filles, somme toute assez typique. Tu aimes les trucs à nœuds ? Oui moi aussi, et les bottes de motards avec des robes, les  escarpins dadame ? Aussi. T’aimes le chocolat, te mettre à danser sur une musique ringarde au bureau, faire les boutiques quand t’as plus de sous ? Pareil. Tu aimes les  barbus un peu désinvoltes et décalés, les filles qui se conduisent pas trop comme des filles ? Idem. Tu aimes le rock ? Oui. La country ? Oui. Non, là tu déconnes. Bon puisque c’est comme ça, on va faire folk, un bon compromis.

 

 

 


Voila la résumé des deux ans qui nous ont amenées à cette série mode, Julie et moi. Voila le condensé d’une jolie amitié qui s’épanouit dans la réciprocité d’un échange autour de la mode, mais pas seulement.  Voila comment naissent les belles histoires, à force de complicité évidente, à coups de fous rires qui donnent à la vie cette saveur magique, au fil de discussions et d’écoute qui forgent des souvenirs que les photos ont l’élégance de pouvoir figer pour toujours...

Tu vois Julie, quand on sera vieilles et que la mode sera pour nous un lointain souvenir d’une jeunesse légère, on sourira bien de ces looks fantaisistes qui nous permettaient de nous évader dans une bulle où nous nous retrouvions quelques heures, ensemble, en dehors de tout, pour faire vivre un peu nos passions communes et pour s’amuser sans faux-semblants.

Tu vois Julie, la vie met parfois sur nos chemins de belles personnes, tant par leur âme que leur beauté. Ces gens là réconcilient, rassurent, ravissent. Tu vois pourquoi c’est toi qui es sur ces photos.

Et pour celles qui n’auraient pas une Julie sous la main, voici à défaut, quelques idées pour un hiver folk.

 




 




Julie (la blonde): Gilet Chloé

Boléro fourrure Chine Belgian Design

Jupe H&M

Bottes vintage

Sautoir Aurélie Bidermann

Bandeau perso



Laure (la brune): Manteau Ella Luna

Robe Chine Belgian Design

Tregging American Apparel

Bottes New Look

Bonnet Zadig & Voltaire

Mitaines Claire's


 



 







Julie: Chemise Top Shop

Jean H&M

Gilet Zara

Casquette, cravate et bottes  en cuir vintage


 

Laure: Robe vintage Freepstar

Blouson en jean Lee

Ceinture Aridza Bross

Santiags André








Julie: Robe vintage

Foulard à franges Chine Belgian Design

Chapeau Piazza Sempione

Bottes Koah


 

Laure:

Robe et Gilet long Ella Luna

Casquette foururre Grevi

Shoes Free Lance

Foulard chez Pearl








Julie:Robe tunique Bel Air

Pull Ella Luna

Slim cuir Chine Belgian Design

Col vison Kiliwatch

BO Ela Stone

Bottes Ugg

Sac Shana London


 

Laure

Pull Biba

Jupe cuir Chine Belgian Design

Fourrure Emmaüs

Tregging American Apparel

Sautoir Ela Stone

Ceinture perso

Bonnet création de Julie


 

FIGURATION: Merci au Ukulélé, Piano Toy et Guitare Folk pour leur endurance

 

 

 

 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 23:31
La cruauté est un vilain défaut qui ravit souvent les âmes perverses. Les Liaisons Dangereuses ont marqué la littérature du sceau de la transgression amoureuse par excellence. Son trio romanesque résumait brillamment la complexité des relations amoureuses, la perdition dans laquelle entraînent les passions.

Camille de Peretti, dont le nom à lui seul fait d'elle une héroïne sur mesure, met en mots un échange épistolaire moderne à l'image de celui de Choderlos de Laclos. Ses intriguants sont de jeunes adultes avides de sensations, de sentiments, des stratèges bien plus perfides que leurs aînés. Leur vice est encore plus malveillant que ne le fut celui de leurs idoles littéraires, sur qui ils calquent un jeu amoureux périlleux.




Détruire les âmes fragiles, abîmer les êtres purs, prendre le pouvoir sur des coeurs ardents, voila les motivations de Camille et Julien dont le cynisme est sans limites.
Mais comme chez Laclos, même le jeu, même la stratégie, même les calculs ramènent toujours au sentiment, vrai, inaliénable, qui a toujours le dernier mot. Le mensonge, l'imposture, la manipulation sont vaincus par la vérité, sa pesanteur sous-jacente qui finit toujours par éclore au détour de manigances hasardeuses.

L'échange des deux amants diaboliques tentant de se contruire dans la conquête de proies innoncentes, se fait dans un style qui renoue avec la magie du langage, sa richesse immense.
Camille et Julien s'offre leurs trophées à tour de rôle, se dictant des règles qu'ils finissent eux mêmes par transgresser, rompant ainsi le pacte d'obéissance qu'ils se doivent et qui les précipitera au drame.

Camille et Julien s'aiment certainement de cet amour honnête qu'ils entendent absolument refuter, sur lequel ils crachent à coups de trahisons immondes.
Camille et Julien se fuient en salissant les corps d'autrui pour mieux jouir en secret du leur. Camille et Julien se détestent, s'adorent, sans jamais le vivre sereinement car le jeu est le plus fort, car la puissance est l'enjeu. Rien ni personne ne parviendra à les détourner de leur quête de sens, aussi abjecte soit-elle, de leur soif d'absolu qui tutoie sans cesse le machiavélisme, de leur objectif de pouvoir sur autrui qui occulte toute humanité, qui flatte leurs égos en mal de reconnaissance, qui annihile toute empathie, qui dévaste délicieusement , qui piétinne avec désinvolture les êtres, les âmes, les coeurs.

Dans un enchevêtrement tortueux de rencontres, les deux héros se livrent à l'abomination par amour de la littérature mais beaucoup par ce besoin d'exister qui, pour eux, s'exprime dans la violence. Une haine des autres et de soi,
absolument viscérale. Surtout chez Camille, qui met en scène avec une méchanceté saisissante, deux amants maudits aux prises avec leurs démons incontrôlables.

Unis ensemble pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à ce que...


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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:29



L'hiver a été clair sur la question: la dentelle sera partout, dentelle ou guipure d'ailleurs. En tous cas tout ce qui ressemble de près ou de loin aux rideaux ou napperons de vos grands mères. C'est le moment de réclamer son héritage, car nous avons tous un petit quelque chose en dentelle à recycler dans un coin, histoire de ne pas se saigner plus que de raison en cette rentrée.

Cela dit, méfiance et tempérance. La dentelle présente de nombreux risques: ringardise, effet vieillissant, embourgeoisement, em-put-ification. Des écueils à éviter en la portant en touche. Comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser.

Et pour les plus audacieuses d'entre vous qui la porteraient en total look, évitons absolument l'accompagnement serre-tête/ ballerines, au profit d'accessoires très stylés qui dynamiseront l'ambiance mémère générale.

Si vous la jouez fine, cette fameuse dentelle vous permettra de vous aventurer dans les sphères de la sensualité, ensorcelante, frôlant de près la vulgarité sans y céder de préférence. Avec à terme, l'approbation de ces messieurs qui y puiseront nécessairement les ingrédients d'un imaginaire prolixe... La mode n'est pas faite que pour nous satisfaire mesdames.







Robe Top Shop
Collier H&M
Foulard vintage
Bottes Koah
Montre Tendence chez Colette
Bagues et chapelet perso






Robe vintage
Ceinture et Shoes Zara
Bracelet H&M
Lunettes Tom Ford
Vélo providentiel






Robe chemise H&M
Tregging American Apparel
Body Top Shop
Casquette H&M

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 13:11

Entre Chloé et moi, tout a commencé par Stella. Mc Cartney, fille de. La créatrice qui a parlé directement à mon cœur de jeune fille se faufilant discrètement dans les rangs des défilés pour y voir les fameux tee shirts banane ou maillots ananas, tops en soie strassés et pantalons pattes d’eph qui identifièrent la Stella touch.


Depuis ces jours bénis - où je me retrouvais seule perdue dans la foule fashion qui m’était alors totalement méconnue - je m’étais jurée d’y mettre les pieds, chez cette fameuse Chloé, un jour, comme un rêve de gamine illusoire. Ce fut chose faite il y a de cela plus de 4 ans… à force de persévérance, le rêve peut devenir réalité.


J’ai eu le plaisir de vivre une année au sein même de cette belle maison, qui à mes yeux véhiculait l’image parfaite de la femme : élégance décontractée, minutie de détails habilement féminins, modernité d’une silhouette savamment dosée d’une pointe de rétro, douceur des teintes et cet univers, cet univers de sensibilité, de candeur sensuelle…

Et ce n’est plus Stella qui en était alors responsable mais Phoebe Philo, son ancien bras droit, une jeune femme aux allures de madame tout le monde avec ce petit plus hyper nature à qui il suffit d’un soupçon de style pour  faire une icône.

 











 


 

Chloé hiver 05/06











 


 


 


 

 

 


 

 

Phoebe incarnait parfaitement cela, aidé pour le styling de Camille Bidault Waddington, une autre muse fashion délicate, tellement contemporaine dont j'ai déjà parlé précédemment sur ce blog.  J’ai vu défiler les it bags, accumulés dans mes placards depuis, grâce à la générosité de la maison pour mon travail gracieux : le Paddington, le Silverado, le Betty, le Edith…une succession de must haves dont les Chloé girls avaient l’habitude de dire qu’ils avaient la vertu de muscler leurs adeptes, car de fait, leur poids à vide pourrait dissuader n’importe quelle hésitante…

J’ai connu l’envers du décor des défilés dominicaux de la marque aux Tuileries, l’effervescence qui parlera à ceux qui connaissent le travail colossal que représentent ces 15 minutes d’intensité que viennent se procurer en shoots successifs pendant la Fashion week, les journalistes, acheteurs, clients… J’ai ressenti ce sentiment très particulier que d’évoluer dans une grande maison de luxe, historique, de participer à une énergie commune, d’appartenir à une « famille ».











 

 

 




J’ai adoré me balader dans le studio pour y découvrir tous les échantillons de tissus qui vont bientôt prendre vie avec la mise en forme des patronnages, brasser des robes en mousselines à des prix indécents et avoir le droit de les emprunter même parfois pour le week-end, pour un grand soir...

J’ai vu Phoebe, énigmatique, discrète, filiforme, arriver radieuse dans le bureau avec sa chère Maya. Son premier enfant, responsable ensuite de son départ de la maison, au plus grand regret de tous ceux qui ont connu cette époque bénie où tout ce qui s’accrochait sur les racks brillait par sa justesse, par son adéquation parfaite avec l’air du temps.

Puis je suis partie en même temps que Phoebe, comme si Chloé avait perdu de son sens avec son départ et depuis aucun défilé de la marque, aucun des stylistes qui ont succédé à la blonde mutine Philo, ne m’ont émue comme elle l’a fait.

 

 

Chloé été 09

 


Aujourd’hui deux nouvelles vont peut être me permettre de renouer avec cette magie si familière que je garde en mémoire comme un souvenir précieux. Phoebe revient chez Céline, alors que tous la disait résolue à s’occuper de sa petite famille au détriment de la mode. Les premiers pas auront lieu sur la collection d’hiver 2009 qui défilera en mars 2009, mais le vrai premier défilé et la vraie première collection aboutie, devront attendre l’été 2010 et donc les défilés d’octobre 2009.

Elle est comme ça Phoebe, l’air de rien, elle sait imposer son style mais aussi ses exigences. Et elle n’est pas la seule.



 

 

 

Chloé été 09



 

Car l’autre personne qui a su devenir essentiel chez Chloé ( avec un détour par Valentino entre temps) et qui devrait aussi le devenir aux yeux du grand public, c’est l’ancienne assistante de Phoebe chez Chloé justement, Hannah MacGibbon, qui reprend les rênes de la maison pour l’été 2009.

Une autre belle plante mini format aussi mystérieuse que Phoebe, mais au tempérament plus que décidé sous des airs de douce folkeuse fragile. J’ai assisté Hannah sur un shooting pour Chloé et il est certain que cette femme y était déjà pour beaucoup dans l’impulsion donnée alors à la marque. Dans cette nonchalance un peu désinvolte mais toujours chic qui était devenue son image de marque. Une main de fer dans un gant de velours. Hannah est une ambassadrice créative idéale pour Chloé,  certainement la meilleure chose qui puisse lui arriver pour cesser le dérapage stylistique incontrôlé qui est le sien depuis quelques saisons …Quoique les accessoires aient su, eux, se maintenir.

Remercions donc à nouveau la terre britannique d’enfanter des talents à la chaîne et guettons impatiemment les hauts faits des deux grâces pour la mode française.

 

 

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:52

Quand vous sortez avec un surfeur/skateur, il y a deux trois choses de base à connaître. Ne pas aller vous coucher quand votre mec vous parle de « ollie », un figure de skate de base, ne pas se moquer des baggys portés donc de principe en dessous des fesses et laissant entrevoir un caleçon pas toujours des plus sex, avoir comme référence musicale  les Beastie Boys mais surtout, surtout, porter du Volcom pour les sapes et du Nixon pour l’heure.

 


Ce qui m’amène aujourd’hui à l’évocation de cette marque pro sports de glisse, qui sévit depuis plus de 10 ans avec, il faut bien le reconnaître, des modèles de montres tous plus impeccables les uns que les autres. Tout du moins de mon point de vue, c'est-à-dire celui d’une femme qui aime les montres d’hommes…

Oui j’aime la grosse montre, massive, qui se balade le long du bras et qui à l’air bien trop grosse ou trop lourde pour des petits poignets graciles.

Oui j’aime l’acier, sa froideur au toucher autant qu’à la vue.

Et oui j’aime la solidité, le graphisme, la masculinité un brin sportswear, l’amalgame de rétro et de modernisme des lignes de Nixon.


 


 

 












 

 


 

 


C’est ma forme de régression à moi qui convoque d’un coup d’un seul Kids, Génération X, Cypress Hill, Hossegor, Vans, Les Simpsons juste en posant mes yeux dessus. Des références sans liens, sans hiérarchie, sans raisons presque, réconciliées dans un boîtier à minutes, pas toujours donné il faut bien le dire. Cet accessoire que je porte comme un bijou, détournant les tenues les plus chics du droit chemin ou légitimant des tentatives plus urbaines.

Ce serait un peu ma Rolex à moi : un tantinet clinquante et connotée, mais précieuse et durable.

 


 











 


 


 

 


Et pour me plonger en plein cœur du problème, j’ai trouvé le "royal plus plus" de la boutique à montres, autre que chez Citadium où je finis par me sentir tout de même un peu oppressée par cet univers skate et surf, pour lequel je crains d’avoir largement passé la date de péremption...

 


Cette adresse c’est Chez Maman, 4 rue Tiquetonne dans le 2 ème, une mini boutique cachée au bout de la ruelle piétonne du côté Turbigo, caverne d’Ali Baba de la trotteuse, avec les vintages et rééditions des fameuses Casio 80’s, les très chères Vestal, les très vues Starck et même les très branchées Marc by Marc Jacobs, en version bracelet avec cadran breloque par exemple…

Alors la prochaine fois qu’on vous dit retourne chez ta mère, allez-y donc faire un tour!

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 20:46
Bon tout est normal. Perturbations dans le métro, temps grisouille pas clair, téléphone qui sonne non stop. C’est la rentrée parisienne pas de doute.

Alors pour s’évader encore un peu dans les méandres de ce que la rentrée comporte de bonnes nouvelles - dont je vous laisse seules juges - voici quelques petites news du front fashion à noter dans un coin.


Si vos mirettes sont au point ces derniers mois, vous n’avez pas pu louper la multiplication des articles concernant Thierry Gillier, créateur de Zadig & Voltaire, qui se présente dorénavant comme seul représentant de la marque. Et pour cause, séparé de sa compagne et styliste Amélie Gillier, il reprend seul les rênes. Amélie se lance donc, elle, dans une nouvelle aventure mode: Lovemilla, après 15 ans de bons et loyaux services à la marque de maille. 

 


Amélie qui caractérise son style perso de mélange entre romantique et rock, ne surprendra pas avec des tops en soie, satin, des couleurs douces et quelques imprimés empruntés aux années 30, 50 et 60 pour une touche de vintage. A découvrir au 38 rue du Louvre à Paris avec une cinquantaine de modèles. Amélie vole de ses propres ailes, est-ce que les nôtres vont se déployer pour aller découvrir ce nouvel univers ? Je vous en dirai des nouvelles comme c’est à deux pas de mon bureau...

 

 

L’autre nouveauté se situe au désormais célèbre 213 rue St Honoré, chez Colette, qui a rouvert ses portes depuis le 25 août sur une boutique flambant neuve qui a demandé à mère et fille- puisque Colette, c’est aussi Sarah, la fille de Colette et son talent de dénicheuse de must haves - encore plus de travail durant cet été de travaux.

Chez Colette les bonnes nouvelles pleuvent. D’abord avec l’ouverture simultanée du site de vente online.



A découvrir sur le site entre autres, les émules de la collaboration de Colette avec Gap. Car outre la présence éphémère de la boutique frenchie dans l’espace jouxtant le magasin principal de Gap situé sur la cinquième avenue à NY pendant un mois, des créateurs se sont  livrés à l’exercice de réinterprétation de leurs "it" à la sauce Gap. Et enfantent donc chez Colette aux Us mais aussi sur son site internet, pour ne pas nous obliger à financer le déplacement.


Parmi eux, le sac d’Alexis Mabille dont le signe de reconnaissance est devenu le nœud pap. Alexis, dandy précieux mais délicieux venu d’un autre temps, un brin fantaisiste, dont la créativité réjouit les podiums. Pour les plus sages, vous trouverez également la version jersey gris, textile Gapien s'il en est, du sac pliage de Longchamp. Abordable en plus…


 

 

Sans traverser l’Atlantique donc, clique internet ou encore option corner Gap dans la new boutique Colette à Paris également, pour shopper les basiques vus sur la nouvelle campagne de la marque incarnée par Liv Tyler, Julia Restoin -Roitfeld, fille de Carine, Inès de la Fressage, Clémence Poesy…



Ceci étant, si vous êtes fétichiste et riche, pour 1000 euros, l’ours dessiné par Karl Lagerfeld à son effigie fera votre bonheur chez Colette toujours. Edition numérotée pour cette version so fashion du Teddy Bear de la marque Steiff, référence en matière de peluche.

 

Fétichistes toujours, amies de l’économie, votre nouveau camarade de rue s’appelle le sac en coton logotypée de YSL (5000 exemplaires) dans lequel sera distribué le Manifesto de la marque le 6 septembre (500 000 exemplaires mais sans le sac…). Kézako ?

Le manifesto, c’est le snobisme de l’objet culte, pensé habilement par Stefano Pilati, créateur de la marque. Un nom grandiloquent pour un objet somme toute classique mais certes collector: le catalogue d’images de la collection hiver 08/09, troisième édition du genre, dont l’ambassadrice est cette saison, Naomi Campbell.




Points stratégiques  des hostilités dès 13h: Etienne Marcel, place du Marché St Honoré, St Germain des Près, Rue Lepic, Passy. Un sac en coton sérigraphié ça se mérite !


Si vous avez raté le coche, vous pourrez toujours vous replier au Printemps pour découvrir "Rock Couture" ou la collaboration rock-gothique du magazine Vogue avec le grand magasin Haussmannien: trois expositions de photos, un magasin relooké aux couleurs du mag, des vitrines addictives mettant en scène des looks aussi actuels que le fameux pantalon trompette léopard rouge et veste sequins de Balmain… Pour le bonheur des yeux.

 


 

En vous y prenant bien, vous pourrez même ratisser en un samedi après-midi, le petit périmètre dans lequel se logent toutes ces nouveautés. C’est dire comme la mode est bien organisée.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 15:19

Pendant des années le bleu marine était pour moi significatif d'ennui, de conventionnel, de neutralité vestimentaire... Bref je m'y refusais, m'autorisant pourtant le port de couleurs autrement plus dangereuses d'un point de vue esthétique et visuel. Les mystères de l'adolescence rebelle...










Et voila que l'âge aidant, je me mets à aimer le bleu plus que de raison, ce qui, d'après Madame Irma, est bien la moindre des choses pour un Verseau...Vais-je devoir reconnaître que l'astrologie aurait donc raison??
Le marine, oui, mais pas de cette triste teinte indécise située entre le bleu et le noir, plutôt de ce bleu entre royal et indigo, électrique et turquoise. Un bleu sombre mais franc, ou vif mais pas flash, décliné souvent dans mon cas, en mode matelôt. C'est l'uniforme, ça me parle...Et l'appel de la mer, tellement d'actualité en ce moment, rapport aux vacances.

Voici donc trois variantes estivales du bleu marin. Profitez bien du bain de soleil, je remonte sur ma bouée... Et rendez-vous le 31 août, d'ici là je largue les amarres....









Veste Top Shop
Top Chloé
Jupe H&M
Shoes Pariès à St Jean de Luz
Sac H&M
Ceinture Zara
Montre Tendence chez Colette
Vernis orange Sephora









Robe vintage (Steack Fripes à Bordeaux)
Ceinture Zara
Bracelet New Look
Lunettes Tom Ford
Shoes Asos






Marinière Jean Paul Gaultier
Sweat Meltin'Pot
Jean H&M
Collier plaque militaire Surplus Doursoux et vintage
Montre Tendence chez Colette
Espadrilles Pariès à St Jean de Luz
Tongs Havaïanas
Serviette Sonia Rykiel
Pochette selle Dior
Mini stylo rose bic chez Colette ou Virgin
Sac American Apparel
Vernis "Bermuda Shorts" Essie

 

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 23:07

Hier je suis allée dans un village naturiste. Je pourrais tenter de vous expliquer pourquoi mais évitons les digressions fastidieuses et inutiles. Pour résumer il y a dans l'histoire mon meilleur ami, notre intimité réciproque qui n'est désormais plus un secret pour personne et une pinède, sans mauvais jeux de mots dans le contexte. C'est  pourquoi aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler du livre d'Arnaud Sagnard, Vous etes sur la liste? Aucun rapport avec la choucroute me direz-vous. Justement si. Car le sydrome du paradoxe étant prédominant chez moi, cette expérience de la nudité, cette plongée en pleine nature humaine comme environnementale, a eu un effet de mise en exergue de la pertinence de la branchitude comme contexte d'évolution habituel. Sans compter la véhémence très légitime d'une lectrice de passage sur le blog récemment, à ce sujet précisément.


Cette Enquête sur la tyrannie des branchés, du chef de la rubrique reportages du magazine GQ est effectivement un travail d'investigation, ce qui en tant que tel, est déjà très réjouissant si l'on regarde de près le journalisme actuel, hors magazines d'information...
Exhaustif, l'ouvrage caractérise le branché et le situe par rapport à des critères musicaux, décoratifs, géographiques, politiques, vestimentaires etc..permettant de dresser l'univers global de la branchouille.
Tout le monde en prend pour son grade: journalistes d'une certaine presse féminine, attachés de presse, producteurs, auteurs et assimilés...avec noms à l'appui svp. Arnaud Sagnard aussi, dresse une liste de délation de ses très probables ex collègues de la night, dorénavant.

Arnaud est cynique, caustique, presque rebelle. Ce sujet imposé par un éditeur paraît tout à fait judicieux si on en juge par l'engouement de la branchitude auprès d'un très large public, qui justement ne s'arrête pas aux seuls happy few qui tentent de cloisonner tant bien que mal leur univers. Essentiel aussi à analyser, si on tient compte du rejet massif qui existe également à l'égard de cette caste élitiste.
Il y a de fait, un phénomène sociétal dans l'avènement du branché, sans vouloir non plus extrapoler le phénomène et me mettre à utiliser de grands mots pour de petits maux. Justement  je nuancerais peut-être les conséquences alarmistes de l'auteur- vraisemblablement très affecté par un séjour prolongé dans la hype parisienne- sur les changements profonds que cela pourrait générer dans la société...

Tous les clichés y sont recensés: de Colette, rebaptisée Colique pour sa diarrhée de gadgets innovants aux tectoniks (à distinguer des fluokids), de Philippe Starck et Ora Ito (et de leur égotisme démesuré) à Frédéric Beigbeder, écrivain à tout faire, en passant par The Shoppings, duo désormais dérangeant qui décrie la hype alors qu'il en fait partie, des établissement Costes au magazine Tecnikart, du Citadium à la mode de la moustache..
Si on ne se fie qu'au contenu du livre on aura compris que les deux maîtres de la hype sont Pedro Winter, Dj et fondateur du label Ed Banger qui produit les Daft Punk, Justice et autres congénères du milieu electro, et André Saraiva de son patronyme, ancien graffeur reconverti surtout en machine à établissements branchés comme le Paris Paris, le Baron, l'Hotel Amour etc...

L'enquête montre que la hype, la branchitude, prisée par ses adorateurs comme avant gardisme absolu et recherche de la distinction de ses pairs, est devenue conformité. Elle a uniformisé de nombreux milieux, nouveau baromètre du bon et du mauvais goût, du in et du out. La hype est prescriptrice mais pas innovante, ni créatrice.
Si vous cherchez du conceptuel, de l'expérimental, du novateur, que vous n'êtes pas  suiveur ou wannabe, c'est du côté de l'underground qu'il faudra se tourner: les vrais défricheurs de tendances, les pionners de la création, les sources de la hype. Un autre débat. 

Si les mots Kitsuné, Cobrasnake ou Point FMR vous sont étrangers, cet ouvrage aura le mérite d'éclairer votre lanterne. Si vous vomissez la hype, il donnera de l'eau à votre moulin. Si vous en êtes, il vous confortera encore plus dans votre appartenance en vous donnant cette satisfaction personnelle d'être le sujet d'un livre et, consécration ultime, peut-être trouverez-vous votre nom en fin de livre dans la liste subjective dressée par l'auteur des branchés.

Une petite perle sous la plume d'Arnaud au passage, concernant les fulgurants jouvenceaux de NAAST en concert (célébrés par la hype comme la relève du rock français...): "La machine à remonter le temps est déréglée, les Forbans répètent dans une boutique du Comptoir des Cotonniers".


Donc comme le clamait Public Enemy: Don't believe the hype. Faites gaffe quand même, il existe des tee shirts American Apparel avec ce message sérigraphié dessus chez Original Music Shirt. Très branchés. Je vous l'ai dit, nous sommes cernés.





 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 21:50

Le titre à lui seul est un régal. Et quand je ne connais d'avance ni l'histoire, ni l'auteur, un titre à lui seul suffit à me faire succomber.
Je consomme les livres un peu comme les vêtements: goûlument, compulsivement, insatiablement.
Alors j'ai été relativement comblée par ce même investissement immodéré que met l'auteur dans la passion qu'elle transcrit dans ce livre.




Car l'amour aussi fait partie des domaines que je n'ai pas envie de rendre raisonnables.

Il n'y a pas de fioritures, le style est direct, dénué de détails ou de tentatives syntaxiques élaborées qui voudraient le rendre plus personnel, plus atypique.
"IL", n'a pas de nom. Et sinon ce sera JE. De toute façon la passion est nécessairement un huis clos que Sandrine Ray résume parfaitement ainsi "dès qu'il est là les contours du monde s'estompent...". Le reste n'est que le décor de la passion qui enflamme deux êtres. Dès lors, nulle raison de la détailler outre mesure. L'essentiel est contenu ailleurs, entre parenthèse de tout le reste.

Sandrine Ray dit le silence qu'il faut accepter pour garder l'autre, les excès auxquels elle s'offre imprudente pour être un peu plus avec lui, à lui, dit l'errance de l'attente, dit l'indécision qui à le fois grise et retient. Elle dit la tendresse, l'émotion derrière l'omniprésence du corps, de l'acte sexuel.

Entre Deauville, Paris, Cannes, L.A, la narratrice est la maîtresse qui accepte d'être cachée puisque c'est tout ce qu'elle pourra avoir. J'ai été très touchée par le tempérament de cette femme qui ne discute jamais d'aliéner la liberté de l'autre même si celle-ci la met elle-même à distance... qui court après la sensation d'existence comme pour donner un goût d'absolu à sa vie:
- "c'était la première fois qu'un adulte osait me dire :" Je ne suis pas capable" [...] j'avais pu, dès lors, essayer, me tromper, me perdre, mais en toutes circonstances: vivre. Je n'ai jamais oublié ce cadeau"
- "Je suis mystique. Tout ce que je fais est un quête, y compris les errances, les plongeons dans le vide... J'ai besoin de grand, de beau, d'expériences."

Une femme qui aime les hommes, qui les comprend certainement parce qu'elle leur ressemble un peu:
-" C'est le dernier homme avec qui j'ai bien dormi. Je me sentais libre. J'aimais qu'il me demande chaque fois davantage. Je suis une fille de défi. Un garçon manqué? Entre hommes on se comprend."

Une femme imparfaite et donc tellement touchante. Encore une fois dans mes lectures estivales, voici un ouvrage qui réhabilite le corps, qui redore le désir. Désir dont il ne faut pas faire une fin en soi, mais auquel il faut garder toute son importance. Le désir, tellement plus fort que la jalousie pour dire l'attachement, sa puissance. Le désir qui remplit parfois tout l'espace de l'amour sans pour autant le teinter de vulgarité.

"J'aime les hommes forts et fragiles, doux et brutaux, intelligents et idiots, drôles et désespérés. Ceux qui n'ont plus peur. L'innocence des êtres qui sont eux-mêmes." Simpliste? Quoi de plus subtil que d' être ce bon dosage d'ambivalence et non de contradiction, qui rend, d'après moi, un homme abouti...

Mon besoin d'amour est impossible à rassasier c'est se perdre pour se trouver. Se détruire pour exister. Repousser ses limites pour aimer. S'oublier pour ressentir. Puis comprendre pour avancer. Puis raconter pour continuer. Et certainement recommencer.

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