Blog mode à tendance rock et à variations littéraires et musicales. Mode en séries, découverte de créateurs, vente en ligne de mes créations bijoux (INDIE), revue de must have, chroniques de bouquins et de CDs, vide-dressing...
Aujourd’hui j’ai décidé de faire la pluie et le beau temps. De décréter qui le beau qui le moche, qui le bien qui le mal. Une sorte de « tu préfères » égocentrique, un j’aime/j’aime pas totalement arbitraire.
Un avant goût de projets dont je vous parlerai bientôt, relatifs à l’évolution de ce blog et à une certaine soif de liberté…
En attendant les bonnes nouvelles voici donc sans aucune logique ni hiérarchie mes in & out tous domaines confondus. J’aime lister, répertorier, comparer, confronter, mélanger…Bref j’aime le chaos abordé avec beaucoup de rigueur. Ambivalente , moi ? Jamais.


J’aime la future collection été 2009 d’Heimstone. Que c’est étonnant n’est ce pas ???
Alix et Delphine rencontrées sur les salons du pap en septembre m’ont permis de vous livrer des bribes de leurs créations qui rivalisent à nouveau de créativité et de personnalité. Car si je devais expliquer ma passion pour cette marque je parlerais de sa puissance intemporelle. Pas au sens péjoratif qui impliquerait une essence anti-tendance intrinsèque. Au sens d’éternité, d’idéal, d’originalité. Car les vêtements d’Heimstone sont de ces petits trésors que l’on attend impatiemment d’ajouter à sa garde robe pour lui donner un petit coup de « créateur » et de toujours. Ne succombant pas aux diktats, elles parviennent à réaliser le prodige du moderne voire avant-gardiste réconcilié avec le pérenne et la magie. On a toujours l’impression réjouissante de « première fois » quand on enfile sa fringue Heimstone parce qu’elle se distingue des autres par son identité unique et qu’elle promet de traverser les années sans épuiser son potentiel stylistique. Magique je vous dis.

J’aime pas les total looks, ces gens déguisés des pieds à la tête en marques ostentatoires. Ceux qui pensent que le style s’assène à coups de griffes. Ceux qui se pâment devant l’objectivement moche faute de goût et à force de conditionnement.

J’aime les sacs de la collec d’hiver de Marc by Marc Jacobs. Bons volumes, beau cuir lavé, détails de plaques militarisantes ou de clous ton sur ton. J’aime leur prix envisageable (en moyenne 400 euros) à l’échelle du « luxe » dans lequel ils se positionnent….

J’aime pas tout ce qui est à franges surtout depuis que j’ai sacrifié la mienne pour oser le front offert. Parfois s’y pose des choses pas désagréables d’ailleurs.. . En bottes, en sac, en sapes, j’ai toutes envie de les tailler à coups de machette… Je sens que cet accès de violence risque de me mettre à dos certaines lectrices mais que voulez-vous, je vous ai dit, je fais ma crise de rébellion tardive.

J’aime Interpol, un groupe de rock new yorkais qui date de 2002, a composé pour la série Six Feet Under que j’aime autant et qui a dans le son, cette froideur galvanisante d’un Joy Division. Sauf que là où Ian Curtis peut finir par vraiment glacer à force de tonalités gravement dépressives (rappelons que le jeune homme s’est suicidé à 23 ans), Interpol embrase avec une rythmique rigoureuse et dopante.
J’aime pas attendre, faire la queue, patienter. Pour payer, pour voir les gens, pour me décider, pour savoir à quoi m’en tenir. J’aime pas les silences, les non dits, les quiproquos. J’aime pas les actes manqués, les désengagements, l’hypocrisie, la stratégie. Ceux qui calculent tout, leur argent, leur temps, leur actes.
J’aime me lever tard mais surtout me coucher tard. Vivre la nuit pour lire, écrire, écouter de la musique, pleurer si ça me chante parce qu’un morceau m’émeut, l’écouter 12 fois de suite pour m’en imprégner totalement, traverser Paris en taxi pour m’extasier toujours de la beauté lumineuse de cette ville, boire un verre de rouge et être un peu ivre car je ne tiens pas l’alcool, rire beaucoup trop comme si la vie était une blague, me rassasier de ceux que j’aime à outrance comme si demain ils pouvaient n’être plus là.
J’aime pas qu’on m’arrache un cheveu blanc sur le haut de la tête qui semble être là pour me dire que je vais bientôt être plus proche des 30 que des 25 ans. Que la société va donc m’aliéner de plus en plus avec les projets d’enfants, de mariage, de crédits qu’elle a pour moi.
J’aime les contrastes, le chaud avec le froid, le sucré/ salé, le fruit/légumes, réflexion/action, flexion/extension, colère/douceur, français/anglais, noir & blanc, bois/métal, bonheur/tristesse, bien/mal. Leur superposition, leur confusion, leur contradiction. J’aime les nuances, les subtilités, l’intelligence et la sensibilité qu’elles impliquent.
J’aime pas renoncer, me résigner, abdiquer, me résoudre, abandonner.

J’aime cette photo qui vient compléter ma série shoes just want to have fun, qui dit l’envie de rester pour toujours insouciante à travers un jouet d’enfant et le fait d’avoir sombré dans la consommation qui est bel et bien un truc de grands. Qui dit en linéarité et symétrie la rigueur et en couleurs la fantaisie. En touches le besoin de musicalité et en paires celui de féminité. J’aime faire dire aux choses et aux gens tout ce qu’ils ne voulaient pas penser ou ne pensaient pas vouloir...