Blog mode à tendance rock et à variations littéraires et musicales. Mode en séries, découverte de créateurs, vente en ligne de mes créations bijoux (INDIE), revue de must have, chroniques de bouquins et de CDs, vide-dressing...
Cette semaine pour vous j’ai testé deux lieux de fêtes parisiens vraisemblablement incontournables.
Cette accroche sonne comme une mauvaise publicité, certes. Et pourtant. Je me refuse depuis de nombreuses années à festoyer dans ce genre d’endroits, au grand dame de mes amis et contre toute logique présidant à mon statut d’attachée de presse, qui implique naturellement de connaître ces lieux dits branchés… C’est donc un peu pour ce blog, et beaucoup par curiosité, que j’entreprends de sacrifier mes dernières défenses contre la hype de la night!
Visite au Chacha à deux reprises pour une soirée reconnaissance entre filles puis celle, plus privée, d’un magazine pendant la Fashion Week. Premier constat : les bobos dandys ont trouvé leur nouveau repère. Un restau, bar, boîte à deux pas des Halles qui surfe sur la vague intimiste des lieux parisiens contemporains. Lumière extra tamisée, fumoir à l’intérieur pour les plus intoxiqués, canapés et tables basses dans des recoins cosy. On se toise un peu car on en est encore aux prémisses du lieu et qu’il faut s’acclimater à la clientèle pour savoir si on est bien à sa place. A l’étage des salons privés pour les happy few, au RDC un dancefloor improvisé en début de nuit et en façade la salle de restau toujours bondée. Les déjà « habitués » sont plutôt jeunes et « brillants » : journalistes, comédiens, branchouilles, musiciens… C’est ainsi que l’on se retrouve à déclarer sa flamme artistique à l’un d’entre eux à un coin de bar. Passons.
Dans un autre quartier chic de la capitale, sous le très bourgeois pont Alexandre III, le Showcase reçoit apparemment tout ce que Paris compte de jeunes sarkozystes en puissance. S’y déroulent beaucoup de soirées à thèmes, dont celle où je me suis rendue en compagnie de mes acolytes professionnels : la French. Sur le papier on parle de looks fantaisistes voire de déguisements, pour pénétrer dans le lieu plus facilement… Qu’à cela ne tienne. Mes collègues féminines et moi-même arborons nos plus beaux accessoires de fées, en nous réjouissant d’un peu d’extravagance dans la nuit parisienne. A l’arrivée, file de trois kilomètres sur le pont, en total look noir et ambiance sortie de bureau de JCD…
Baguette magique, donc méga pouvoir à la main, nous empruntons l’entrée dérobée des malins dont nous allons bien devoir prétendre faire partie pour éviter cette attente impossible. Un petit mensonge souriant et nous voila attablés dans la carré vip, avec vue sur la Seine et ses bateaux mouches, rendue possible par une immense baie vitrée derrière laquelle des passants curieux se rincent l’oeil. L’espace est étonnant de superficie, plutôt agréable par sa hauteur et ses pierres apparentes.

Après avoir failli mourir étouffée pour un hot dog au buffet afterwork puis, écrasée pour aller fumer dehors, nous sommes donc attablés avec notre bouteille dans l’espace Vip. En guise de vip, il s’agira en fait de connaissances estivales… On repassera pour les stars. Le monde est petit n’est-ce pas ? Ce soir les liens se tissent autour d’un lieu de villégiature commun et dieu sait qu’en ces lieux de drague par excellence, le dénominateur commun apparaît à ces messieurs comme un prétexte salvateur à la conversation… Un conseil d’expérience : ne pas donner sa carte de visite pro en début de soirée, on le regrettera en fin de semaine, quand l’illustre inconnu aura perdu de vue le but premier de cet échange de bons procédés au profit d’un plan drague assez bidon…
L’ambiance est somme toute bon enfant, la musique pas très avant-gardiste sans être ringarde, on y attend Ariel Wizman et Teki Latex, à qui nous ne ferons néanmoins pas l’extrême honneur de notre présence, jeudi soir oblige... Comme dans toute soirée, l’essentiel étant la compagnie en laquelle on est, mes chers collègues me permettent de passer un excellent moment.
Ce n’est donc pas cette fois-ci que je décrèterai QG l’un de ces lieux, mais je me suis promise de m’atteler à la tâche dorénavant, avec quelques autres projets nocturnes en perspective.