Blog mode à tendance rock et à variations littéraires et musicales. Mode en séries, découverte de créateurs, vente en ligne de mes créations bijoux (INDIE), revue de must have, chroniques de bouquins et de CDs, vide-dressing...

J'ai encore craqué... Deux semaines sans shopping c'est beaucoup trop long pour un seul homme!!
Du coup je me suis vengée, au delà de toutes mes espérances, sans considération monétaire aucune, sans restrictions, sans scrupules.
J'avais eu le temps de bien baliser le terrain avant l'attaque. Repérage mental de la zone à ratisser puis passage à éxecution avec maximum d'achats en un minimum de temps.
Premier stop chez Gap. Le royaume de la sape classique qui d'habitude me laisse de marbre m'a cette fois-ci totalement envoûté. Robes à la pelle, à ne plus savoir où donner de la tête. Certes les 59 euros de départ sont un peu dissuasifs a priori mais pourtant après essayage du modèle en lin à carreaux, de la forme tunique écrue à imprimés ambiance keffieh et finalement de cette petite perle, valeur sûre avec ses rayures masculines et son empiècement à la poitrine qui fait toute sa tenue, je suis déjà comblée.
collier Ela Stone
Un basique sans prétention mais qui promet beaucoup porté avec un petit cuir pour l’encanailler ou en version minimaliste, du genre" j’ai taillé une robe dans la chemise de pépère de mon mec".

Je ne peux pas résister non plus à l’appel de la combi, courte cette fois-ci, noire avec son petit look 80’s point trop n’en faut, juste un peu oversized du haut pour avoir du style.

Simplissime, parfaite pour un retour de plage pratique mais féminin à souhait.
combinaison Gap
ceinture Zara
120 euros au compteur quand même, mais quand on aime on ne compte pas n’est ce pas ?
bracelet fleurs en diamant Sylvie Wulwik
Montre Zadig et Voltaire
Chemise Zara
Sur mon chemin Zara, pas de grosses folies, l’environnement est plutôt jeune cadre dynamique sans trop d’exigences, un peu trop de fleurs, de carreaux par lesquels je me laisse quand même avoir avec cette chemisette encore une fois empreinte de masculinité, à seulement 20 euros. Ca c’est mon côté indécrottable grunge qui sommeille...
Parapluie Zara
Pochette H&M
Bracelet nacre Aurélie Bidermann
Posés là comme par hasard alors qu’il pleut averse dehors, des minis parapluies mais qui ont la forme des grands, légers comme une plume, je me vois déjà le suspendre avec son look Marie Poppins à mon porte-manteau.
Et pour finaliser mon look cette ceinture rayée à double boucle marron pour casser l’effet petit marin potentiellement ennuyeux, qui accessoirisera très bien une tenue sobre pour y apporter le petit plus qui va bien.
Moins de 50 euros cette fois. Tout va bien. Je continue.
L’ami H&M n’étant jamais loin, je me retrouve avec trois fois rien mais encore une fois le suédois opère le miracle de ne jamais laisser ressortir ses acheteurs bredouilles.
Une jupette noire virevoltante pour la touche girly pure que je ne peux assumer qu’en été et une mini pochette de jour svp, tressée aux couleurs pastel qui me rappellent les vieilleries charmantes de nos grands-mères.

Moins de 40 euros, si c’est dégressif tout va vraiment très bien...
Mon quatrième arrêt était tout à fait orchestré, depuis un an maintenant j’ose le dire. Il s’agit des gris gris irrésistibles de Melle Bidermann, la chouchoute des magazines et des bobos qui vous fait passer la pilule sans problème en vous refourguant des nacres à 60 euros quand il est possible de les trouver bien moins chères.

Oui mais là: certificat d’achat, possibilité de changer le lien - déjà élimé je précise ça fait partie du truc- petit sachet en lin brodé si mignon et surtout la
garantie que les connaisseuses sauront qu’il ne s’agit justement pas de n’importe quelle nacre à deux balles chinée sur un marché quelconque, parce que celle-la est épaisse, foncée, sur ce lien
typique... et puis c'est tout!
Halte à l’étage des chaussures puisque je suis au Printemps: plus de spartiates Nine West évidemment, c’est le must have mademoiselle, j’apprends qu’il y a deux boutiques à Paris, rue Scribe et rue Boissy d’Anglas, s’il y avait d’autres ignares comme moi je le précise... Pas moyen de me venger ailleurs à l'étage, trop cher, trop haut, trop fluo.
Soudain je pense à ce bon plan pas cher improbable, dégoté par une collègue du festival de Cannes en mal de chaussures plates pour survivre au massacre plantaire de
15 jours de course effreinée sur une plage...
France Arno, oui je sais ça commence mal, propose des spartiates à 39 euros, Les Tropéziennes, oui madame, en camel, noir ou blanc. Certes elles sentent bon le chameau, certes j’ai failli assassiner la vendeuse qui a tenté de me faire passer des anti-dérapants sur la note ni vu ni connu, certes le reste de la boutique déprime mais alors pas à moitié, mais mes petites spartiates indispensables me réjouissent d’avance, dérapage incontrôlé ou non, chère amie vendeuse embobineuse.
Et dans ma lancée ringarde, j’ai même mis les pieds chez C&A, ce qui je pense ne m’était pas arrivé depuis les années 90, en quête d’un maillot une pièce complètement échancré sur le ventre, le type de maillot avec lequel on ne bronze pas (et que personne ne me demande alors à quoi il sert), que bien entendu je n’ai jamais trouvé entre les bonnets de bain et paréos à fleurs qui m’ont fait fuir très rapidement tout en me promettant de ne plus jamais revenir.