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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 13:11

Entre Chloé et moi, tout a commencé par Stella. Mc Cartney, fille de. La créatrice qui a parlé directement à mon cœur de jeune fille se faufilant discrètement dans les rangs des défilés pour y voir les fameux tee shirts banane ou maillots ananas, tops en soie strassés et pantalons pattes d’eph qui identifièrent la Stella touch.


Depuis ces jours bénis - où je me retrouvais seule perdue dans la foule fashion qui m’était alors totalement méconnue - je m’étais jurée d’y mettre les pieds, chez cette fameuse Chloé, un jour, comme un rêve de gamine illusoire. Ce fut chose faite il y a de cela plus de 4 ans… à force de persévérance, le rêve peut devenir réalité.


J’ai eu le plaisir de vivre une année au sein même de cette belle maison, qui à mes yeux véhiculait l’image parfaite de la femme : élégance décontractée, minutie de détails habilement féminins, modernité d’une silhouette savamment dosée d’une pointe de rétro, douceur des teintes et cet univers, cet univers de sensibilité, de candeur sensuelle…

Et ce n’est plus Stella qui en était alors responsable mais Phoebe Philo, son ancien bras droit, une jeune femme aux allures de madame tout le monde avec ce petit plus hyper nature à qui il suffit d’un soupçon de style pour  faire une icône.

 











 


 

Chloé hiver 05/06











 


 


 


 

 

 


 

 

Phoebe incarnait parfaitement cela, aidé pour le styling de Camille Bidault Waddington, une autre muse fashion délicate, tellement contemporaine dont j'ai déjà parlé précédemment sur ce blog.  J’ai vu défiler les it bags, accumulés dans mes placards depuis, grâce à la générosité de la maison pour mon travail gracieux : le Paddington, le Silverado, le Betty, le Edith…une succession de must haves dont les Chloé girls avaient l’habitude de dire qu’ils avaient la vertu de muscler leurs adeptes, car de fait, leur poids à vide pourrait dissuader n’importe quelle hésitante…

J’ai connu l’envers du décor des défilés dominicaux de la marque aux Tuileries, l’effervescence qui parlera à ceux qui connaissent le travail colossal que représentent ces 15 minutes d’intensité que viennent se procurer en shoots successifs pendant la Fashion week, les journalistes, acheteurs, clients… J’ai ressenti ce sentiment très particulier que d’évoluer dans une grande maison de luxe, historique, de participer à une énergie commune, d’appartenir à une « famille ».











 

 

 




J’ai adoré me balader dans le studio pour y découvrir tous les échantillons de tissus qui vont bientôt prendre vie avec la mise en forme des patronnages, brasser des robes en mousselines à des prix indécents et avoir le droit de les emprunter même parfois pour le week-end, pour un grand soir...

J’ai vu Phoebe, énigmatique, discrète, filiforme, arriver radieuse dans le bureau avec sa chère Maya. Son premier enfant, responsable ensuite de son départ de la maison, au plus grand regret de tous ceux qui ont connu cette époque bénie où tout ce qui s’accrochait sur les racks brillait par sa justesse, par son adéquation parfaite avec l’air du temps.

Puis je suis partie en même temps que Phoebe, comme si Chloé avait perdu de son sens avec son départ et depuis aucun défilé de la marque, aucun des stylistes qui ont succédé à la blonde mutine Philo, ne m’ont émue comme elle l’a fait.

 

 

Chloé été 09

 


Aujourd’hui deux nouvelles vont peut être me permettre de renouer avec cette magie si familière que je garde en mémoire comme un souvenir précieux. Phoebe revient chez Céline, alors que tous la disait résolue à s’occuper de sa petite famille au détriment de la mode. Les premiers pas auront lieu sur la collection d’hiver 2009 qui défilera en mars 2009, mais le vrai premier défilé et la vraie première collection aboutie, devront attendre l’été 2010 et donc les défilés d’octobre 2009.

Elle est comme ça Phoebe, l’air de rien, elle sait imposer son style mais aussi ses exigences. Et elle n’est pas la seule.



 

 

 

Chloé été 09



 

Car l’autre personne qui a su devenir essentiel chez Chloé ( avec un détour par Valentino entre temps) et qui devrait aussi le devenir aux yeux du grand public, c’est l’ancienne assistante de Phoebe chez Chloé justement, Hannah MacGibbon, qui reprend les rênes de la maison pour l’été 2009.

Une autre belle plante mini format aussi mystérieuse que Phoebe, mais au tempérament plus que décidé sous des airs de douce folkeuse fragile. J’ai assisté Hannah sur un shooting pour Chloé et il est certain que cette femme y était déjà pour beaucoup dans l’impulsion donnée alors à la marque. Dans cette nonchalance un peu désinvolte mais toujours chic qui était devenue son image de marque. Une main de fer dans un gant de velours. Hannah est une ambassadrice créative idéale pour Chloé,  certainement la meilleure chose qui puisse lui arriver pour cesser le dérapage stylistique incontrôlé qui est le sien depuis quelques saisons …Quoique les accessoires aient su, eux, se maintenir.

Remercions donc à nouveau la terre britannique d’enfanter des talents à la chaîne et guettons impatiemment les hauts faits des deux grâces pour la mode française.

 

 

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:52

Quand vous sortez avec un surfeur/skateur, il y a deux trois choses de base à connaître. Ne pas aller vous coucher quand votre mec vous parle de « ollie », un figure de skate de base, ne pas se moquer des baggys portés donc de principe en dessous des fesses et laissant entrevoir un caleçon pas toujours des plus sex, avoir comme référence musicale  les Beastie Boys mais surtout, surtout, porter du Volcom pour les sapes et du Nixon pour l’heure.

 


Ce qui m’amène aujourd’hui à l’évocation de cette marque pro sports de glisse, qui sévit depuis plus de 10 ans avec, il faut bien le reconnaître, des modèles de montres tous plus impeccables les uns que les autres. Tout du moins de mon point de vue, c'est-à-dire celui d’une femme qui aime les montres d’hommes…

Oui j’aime la grosse montre, massive, qui se balade le long du bras et qui à l’air bien trop grosse ou trop lourde pour des petits poignets graciles.

Oui j’aime l’acier, sa froideur au toucher autant qu’à la vue.

Et oui j’aime la solidité, le graphisme, la masculinité un brin sportswear, l’amalgame de rétro et de modernisme des lignes de Nixon.


 


 

 












 

 


 

 


C’est ma forme de régression à moi qui convoque d’un coup d’un seul Kids, Génération X, Cypress Hill, Hossegor, Vans, Les Simpsons juste en posant mes yeux dessus. Des références sans liens, sans hiérarchie, sans raisons presque, réconciliées dans un boîtier à minutes, pas toujours donné il faut bien le dire. Cet accessoire que je porte comme un bijou, détournant les tenues les plus chics du droit chemin ou légitimant des tentatives plus urbaines.

Ce serait un peu ma Rolex à moi : un tantinet clinquante et connotée, mais précieuse et durable.

 


 











 


 


 

 


Et pour me plonger en plein cœur du problème, j’ai trouvé le "royal plus plus" de la boutique à montres, autre que chez Citadium où je finis par me sentir tout de même un peu oppressée par cet univers skate et surf, pour lequel je crains d’avoir largement passé la date de péremption...

 


Cette adresse c’est Chez Maman, 4 rue Tiquetonne dans le 2 ème, une mini boutique cachée au bout de la ruelle piétonne du côté Turbigo, caverne d’Ali Baba de la trotteuse, avec les vintages et rééditions des fameuses Casio 80’s, les très chères Vestal, les très vues Starck et même les très branchées Marc by Marc Jacobs, en version bracelet avec cadran breloque par exemple…

Alors la prochaine fois qu’on vous dit retourne chez ta mère, allez-y donc faire un tour!

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 20:00


C'est le buzz mode qui fait parler les quelques parisiens qui ne sont pas encore partis en vacances... Un bruit de couloir qui a emprunté celui d'internet surtout et qui annonce l'arrivée à grand fracas d'une nouvelle marque.





Joie, bonheur dans le coeur de toutes les modeuses, et modeux , puisque la bien nommée The Kooples, dédicace extrêmement connotée aux groupes de rock émergents, habillera hommes et femmes.
Vous connaissez nécessairement une certaine marque qui met en scène sur ses campagnes des couples mères filles depuis quelques années... Dans la lignée de ce succès, les anciens de la famille qui créa Comptoir des Cotonniers, relancent les hostilités. Les ténébreux et très branchés frères Elisha, Laurent, Alexandre et Raphaël, seraient derrière ce qui s'annonce comme un lancement en fanfare dès le 1 er septembre, d'une vingtaine d'enseignes de la marque en France sur les plus grandes artères.



Un coup marketing retentissant accompagné d'une campagne de pub qui s'affiche déjà sur facebook ou myspace avec peu de membres encore, en attendant que vous succombiez aussi au charme so so so néo dandy de The Kooples et rejoigniez les happy few.
J'aimerais vous en dire plus mais l'esprit même de la philosphie de la marque me l'interdit autant que les indices très lacunaires dont on dispose de toute façon...
Voici donc les photos pour vous donner un avant goût, préparez votre homme pour la rentrée, la CB risque de fumer car il paraîtrait que les prix aussi seront claironnants...








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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:19

Chez Zac ça sent le tapis rouge à plein nez, les frimousses tirées à quatre épingles. Natalie Portman icône proprette et tellement « american dream » est la muse du jeune créateur, une incarnation sur mesure de la jeunesse dorée américaine à qui s’adressent surtout les toilettes du jeune Zac Posen.


Robes fourreaux, silhouettes de sirènes, traînes à rallonge… il y a un peu de rêve hollywoodien dans le sillage des vêtements du jeune homme.

 

 

 


Une aura glamour balaye les catwalks au passage de ses looks convertissant la décideuse Anna Wintour, emballant les acheteurs des enseignes prescriptrices telles que Bloomingdales ou Neiman Marcus, ravissant le cœur des américaines avides de grandiloquence et de tenues de princesse qui voient en lui la relève d’un Marc Jacobs.

 


La mode de Zac Posen s’inspire de son environnement : une famille riche, des amis riches, des investisseurs riches. Des moyens donc très vite pour soutenir le néanmoins vrai talent de Zac, le garçonnet qui avait un peu honte de sa passion pour la mode et peut dorénavant se venger sur ses amies les stars.

 


 


 


 


 


 


 










 

 










 

 










 

 

 

 

 

 

 


collection été 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 

 

 

 

 

 


 

Il y a un juste mélange de classicisme formel et de créativité rafraîchissante chez Zac Posen. Ce quelque chose d’envoûtant qui l’empêche de tomber dans la caricature de soi-même.

Bobo new-yorkais dyslexique, le petit Zac aurait pu passer à côté sa carrière de jeune prodige, sans le soutien de parents bienveillants qui encouragent ses ambitions. De stage, en cours du soir à la Parson School et bien évidemment en passant par la case Saint Martins, Zac découvre les joies des courbes féminines, de leur mise en valeur par le drapé ou l’utilisation du biais qui deviennent les systématismes délicieux de ses créations. Premier défilé en 2002 à 21 ans, après quelques coups de maître bien placés qui font mouche sur des comédiennes ou des amies.

 




 










 









 

 









 

 









 

 


 


 


 


 


 


 

 

collection hiver 2008/2009


 


 


 


 


 


 
















 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intronisé dans la jet set qui le fait jouir de sa visibilité essentielle, Zac Posen trouve sur sa route un certain P.Diddy, partie prenante depuis a 50% de sa société, qui lui apporte son réseau de distribution. Quels ingrédients peut-il donc manquer à son ascension simplifiée, que la presse de surcroît encense?

Cartier s’associe à la griffe en 2005 et Naomi Campbell défile. A star is born.

Si Zac a du mal à se passer du « syndrome de la toilette », il parvient quand même à créer des tenues modernes qui ont indéniablement une signature, une magie intrinsèque, un pouvoir d’attraction.

Des couleurs audacieuses mais extrêmement féminines, des jeux de volumes sans cesse mais qui ne cèdent jamais à la tentation de se placer disgracieusement… L’hiver 2009 par Zac Posen délie des froncés, plissés, drapés charismatiques, des tenues spectaculaires qui réveillent un imaginaire de contes de fée contemporains. Tout est dans le détail, l’harmonie, l’emphase avec l’aplomb qui sied aux plus grands. Une grandeur assumée et convaincante.

 

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 22:41

Rachel Zoe c’est simplement son prénom. Son nom est Berman, moins glam : première stratégie marketing de la petite mégère qui a huit ans relookait son voisin qu’elle trouvait mal affublé, et à treize s’offrait avec l’approbation des ses riches parents son premier Vuitton …





Diagnostic : mégalomanie prématurée qui l’amène à se vanter aujourd’hui d’être plus prescriptrice qu’Anna Wintour herself…. Damned.

Son premier miracle elle l’accomplit en 2003, en s’attaquant au cas Nicole Ritchie, à l’époque vampirisée par une Paris Hilton longiligne mais néanmoins  sans cervelle, qui fait de l’ombre, malgré sa taille 34, à la bouboule Nicole.

Se souvient-elle lorsqu’elle pare Nicole d’accessoires en tout genre passant de la lunette extra large - dont elle devient au passage l’ambassadrice-  aux bracelets innombrables pendus à ses poignets graciles, qu’elle souffrit adolescente, de s’être marginalisée à force de surlooking extrême ?

Rachel frise la quarantaine mais a toujours le look d’une jeune femme pimpante et colorée, robe longue folk qui signe son style très tôt, alors que l’époque de sa jeunesse dans les années 90 ( si tant est que sa datation soit véridique) prônait les épaules réhaussées et la taille scindée.

 


Sa recette miracle consiste en un look qui mixe bohême, rétro et allure nonchalante et désinvolte. L’avènement du vintage c’est un peu elle, le clutch en bout de bras, toujours elle, la robe qui caresse le tapis rouge hollywoodien, définitivement elle.

Parmi ses disciples Lindsay Lohan, Keira Knightley, Cameron  Diaz, toutes caractérisées par une minceur qui tutoie l’excès et qui va valoir à Rachel la démission de sa plus belle œuvre Nicole, entraînant avec elle les médisances (avérées ?) de la presse à l’égard des pratiques nutritives douteuses de la styliste.

Liv Tyler et Demi Moore étrangement fines pour des femmes naturellement voluptueuses, lui restent fidèles…

 


Son oeuvre : Style from A to Zoe, un recueil didactique des commandements de la miss à destination de toutes les fans incompressibles du style bobo chic largement répandu depuis que tellement de stars l’ont adopté. Vendu à des milliers d’exemplaires, il préfigure une émission de télé sur les tendances et conseils mode de la prêtresse mini format et bientôt une ligne de vêtements et accessoires … Business is business .

Budget à prévoir pour s’allouer ses services : 4000 dollars la journée.

Son mérite : s’être embrouillée avec l’intouchable Anna Wintour et se faire refouler des défilés de plus en plus approximatifs du grand Marc Jacobs.

 

Face à la crinière blonde de la californienne « Zo », la chevelure rouge ondoyante de la new yorkaise Patricia Field fait office de rébellion ultime.

 

Styliste cinéma et télévision, c’est à travers le désormais légendaire Sex & the city que la charismatique Patricia Field va s’illustrer relookant une à une, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda et donnant ainsi une âme à la série.

On peut néanmoins s’inquiéter des déviances vulgarissimes et ostentatoires qu’elle fait parfois subir à miss Bradshaw …

Pourtant ce style reflète plutôt fidèlement celui des new yorkaises branchées, à coups de robe à fleurs et de fourrures de diva. Qui a oublié la mode de la chaînette avec pendentif nominatif strassé qui s’est répandue dans tous les coins de France dans la foulée de la diffusion de la série ?

C’est elle aussi qui  est responsable des  looks irrésistibles du film « le Diable s’habille en Prada » (seule réussite de cette adaptation par ailleurs). C’est elle encore qui en 2007 avait collaboré avec ASOS pour une ligne de prêt-à-porter féminin. Vous aurez peut-être d’ailleurs remarqué que récemment sur le site, les fameuses warriors qui se sont arrachées en 24 h, sont les imitations des Dior que Patricia Field a fait chausser à SJP pour remplacer ses cultissimes Manolo Blahnik…

 



Patricia Field est un personnage emblématique des nuits underground new yorkaises qui a ouvert sa première boutique il y a  plus de 40 ans.

Son point fort : le culte de l’extravagance, l’affranchissement de toute règle de tendance, l’audace.

Le ratage : allez faire un tour sur son site internet, difficile d’y retrouver l’âme d’un Sex & the city, l’emphase stylée d’une Carrie, seulement du cheap à prix chers... Seule une ceinture cloutée portée dans l’adaptation cinématographique de Sex & The City aurait pu  retenir mon attention si elle n’avait coûté 120 dollars…

 

Dans cette guerre du cheveu coloré qui en dit long, la brunette neutre Camille Bidault Waddington fait figure de force tranquille.

 


Une anglaise qui a émigré en France il y a une dizaine d’années .

On l’aime d’emblée lorsque l’on sait qu’elle est mariée à Jarvis Cocker le chanteur du groupe Pulp  de la scène underground britannique. Une fille qui a du style, du caractère, de la classe sans avoir besoin de l’afficher haut et fort.

Son credo : « l’ennemi de la créativité est le conformisme et se laisser effrayer par ce que les autres peuvent penser de ce que vous faîtes. Vous devez faire fi de tout jugement extérieur, car si vous commencez à demander l’avis autour de vous , vous êtes foutue. »

De la bouche d’une fille qui collabore avec les magazines Vogue Italie, Japon, Chine… qui a travaillé avec les photographes les plus talentueux tels que Juergen Teller, Mario Testino et Terry Richardson, pour des séries mode publiées dans Dazed and Confused, the Face, Pop ou Numéro, une fille qui fait du consulting pour Marc Jacobs ou Chloé, qui pose pour une campagne APC en 2007, ce conseil éclairé devrait être pris comme parole d’évangile.

 

Camille Bidault est une jeune femme d’allure plutôt simple, entre une Sofia Coppola et une Jade Jagger, une brunette bien taillée à la moue austère qui a tout compris au style sans fioritures, sans ostentation. Elle a cette appréhension instinctive du bon goût, qui, à ce niveau ne s’apprend plus mais peut toujours se suivre. Faute de mieux…

 

P.S : Et comme vous pouvez le voir ci-dessus, chaque modeuse ayant son inspiration ( le mien est un vrai mécène...pour le moment…), un merci à lui de m’avoir soufflé l’idée judicieuse de ce sujet.

 

 

 

 

 

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 21:13
J'avais pourtant dit une fois par mois... Car pour tenir un blog, il faut de la discipline, de la rigueur. Pour ne pas partir dans tous les sens, pour établir une cohérence. Non mais. Certes cette organisation ne regarde que moi, je ne m'éterniserai donc pas.
Un mois c'était la fréquence que je m'étais fixée pour écrire un portrait d'un créateur que j'aime et sur lequel je veux attirer l'attention car il le mérite à mon humble avis.
J'arrive peut être après la bataille car les filles d'Heimstone ont déjà largement fait parler d'elles dans la presse, mais à l'époque je n'avais pas ce blog pour leur rendre un hommage de modeuse admirative.

Je décide de le faire particulièrement aujourd'hui, car c'est les soldes au cas où quelqu'un l'ignorerait. En tous cas les soldes elles m'ont totalement ignorée faute de trouvailles méritantes et pour cause de prix toujours exorbitants. Forte de cette déception je décide donc de parler d'une mode hors soldes (même s'il y en a aussi sur les modèles d'Heimstone et que je ne compte pas les rater!), pour ce qu'elle a de créatif, d'atypique, de novateur, de magique même, soyons fous!



Heimstone donc, est mon coup de coeur vestimentaire de l'année dernière déjà. Une marque française coachée par deux jeunes blondes rayonnantes et rock'n roll, qui révolutionne l'univers du moyen gamme avec des créations très personnelles, investies d'un style qui ne s'acoquine pas aux tendances, qui trouve son propre souffle dans une féminité brute, des mélanges de matières, des formes tantôt vaporeuses, tantôt structurées, des contrastes aussi inattendus que réussis, des pièces d'une originalité criante.


Un véritable bijou en matière de créativité qui a élu domicile au 23 rue du Cherche Midi à Paris dans une ancienne boucherie dont la devanture metallique abrite des trésors (aussi chez Gas by Marie, Brand Bazar.... www.heimstone.com).





Alix Petit et Delphine Delafon ( qui est passée par E2 et Vanessa Bruno) se rencontrent chez Michel Klein. Leurs inspirations complémentaires les mènent d'abord à l'élaboration de bijoux à base de boulons industriels puis de maillots de bain dont l'un est porté par Uma Thurman -excusez du peu - dans In a bloom. Elles se mettent ensuite à la fringue et leurs premières pièces s'écoulent grâce au réseau de copines qui engloutissent 400 pièces lors de ventes en appartement.










collection hiver 07/08


La suite est une succession de collections toujours plus audacieuses et inédites les unes que les autres. L'hiver 2007 prône des formes militarisantes où la robe est la pièce maîtresse du jeu. 
Elles osent le moutarde (que l'on n'aura jamais trouvé aussi seyant) et la toile de jute, là où d'autres optent inconditionnellement pour le noir et la soie. Il en est néanmoins question aussi chez Heimstone, mais jamais en cédant à la facilité. On n'achète pas ici des basiques mais des pièces élaborées, des créations intimant un style propre, baladant avec elles un univers intrinsèque. Celui d'une baby doll ténébreuse en ce qui concernait l'hiver dernier.





collection été 08




Pour cet été, elles jouent entre transparence et opacité, douceur des matières soyeuses et brutalité des détails de clous pointant sur des amazones de caractère,   incarnées dans leurs campagnes, par une espiègle et charismatique égérie aux cheveux aussi courts et bruns que sont blonds et longs ceux des deux jeunes prodiges....La preuve que si les filles d'Heimstone déclinent une mode qui leur parle, elle ne la destine pas qu'à des filles qui leur ressemblent.

Les contrastes de beige et de noir dessinent des volumes très modernes, sur des longueurs plutôt courtes pour gambettes affirmées, les blousons motards se taillent une place de choix pour encanailler l'élégance des robes qui demeurent leur thème de prédilection. Le lurex illumine des bleus obscurs.
Il y a un fil conducteur dans chaque collection, qui n'est jamais le même, mais reste toujours sous-jascent pour créer cette cohésion essentielle à une collection, cette patte qui distingue une marque, cette silhouette reconnaissable entre mille qui fait l'identité d'un créateur.






collection été 08

En l'occurrence c'est encore un quatre mains- comme pour mes chouchous Proenza Schouler dont je parlais il y a peu de temps ici- qui accomplit le miracle de ces vêtements avoisinant les 400 euros en moyenne. A croire que l'ambivalence et la complémentarité ont du grand bon! Et pour boucler la boucle des similitudes entre talents de la mode, le Heim de leur nom est aussi hérité d'un patronyme familial...

Les filles d'Heimstone ont ce petit truc roots dans le look et dans leur univers, qui sied si bien à la mode, l'empêchant ainsi de devenir prétentieuse. Elle n'en reste pas moins exigeante chez Heimstone de qui l'on ne pourra pas - adepte ou non du style- déplorer un manque d'inventivité, de recherches, de propositions.




collection hiver 08/09



Pour l'hiver prochain, changement de programme: le léopard repointe le bout de son nez, faisant fi des modes encore une fois, et s'intercale entre des couleurs vives qui véhiculent une imagerie ethnique inspirée.






collection hiver 08/09

Place à la citadine baroudeuse qui emmène avec elle un peu de voyage, aux longitudes colorées, à l'hyper structure, aux mélanges de teintes africaines et de textiles/formes aux allures futuristes.

Décidément Heimstone est inclassable. Un ovni à qui l'on souhaite la bienvenue sur la Terre mode formatée.
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 22:54

Il y a deux choses que j’adore dans la vie. Proenza et Schouler. Non en fait 3. Quand mon père me dit “c’est bien ma fille la mode, oui pourquoi pas après tout. Ca te va bien. Mais alors lance-toi dans l’épistémologie de la mode, pour te distinguer des autres. Parce qu’il faut garder à la mode toute sa légèreté mais surtout fuir sa superficialité. »


En voila un conseil de Papa, pas spécialement avisé mode du tout, qu’il est bon ! Donc je décrète aujourd’hui que mes trois idoles masculines sont : mon père, Lazaro Hernandez et  Jack McCollough. Et pour rendre hommage aux trois en même temps, voici les raisons précises du pourquoi Proenza Schouler me procure autant de bonheur et pourrait vous en procurer tout autant.

 

Tout d’abord parce que les inspirations des deux jeunes hommes sont saines car a priori antithétiques : la couture française d’un côté avec Dior ou Chanel, le grunge américain de l’autre avec Nirvana. C'est-à-dire l’équilibre parfait entre le grand n’importe quoi, le néo punk destroy et la rigueur et l’élégance frenchie. Et aussi parce que certaines de leurs créations sont nées de l’idée de pliage des petits avions en papier. Une régression créative qui donne des volumes et des détails de coupes symptomatiques parfaits.

 

défilé hiver 2008/2009


 

 

Ensuite parce que lorsque les papesses de la mode Suzy Menkes, Hilary Alexander et Anna Wintour ( respectivement du International Herald Tribune, Daily Telegraph et Vogue Us) soulignent de concert, et ce dès les débuts, le talent de ces deux jeunes gens, on s’interroge puis en toute bonne foi on se pâme. Houpette haut perchée, look obsolète ou frange austère ne doivent en rien nous détourner du droit chemin souvent tracé par ces dames avisées de la sphère mode… C’est justement grâce à Mme Wintour, que les deux acolytes décrochent au sortir de la Parson’s School où ils ont réalisé leur collection de lauréats à quatre mains, un job chez le styliste Michael Kors pour l’un et Marc Jacobs pour l’autre. Premiers pas avant que miss « je fais la pluie et le beau temps de la mode » ne s’approprie leur collection entière pour jouer à domicile.

 



Anna Wintour, Vogue US

 

 

Troisièmement car la sophistication des sonorités incongrues de ce nom Proenza Schouler (prononcer Pro –N –Za-Sko-Leur) est un indice lexical de succès et d’originalité. En réalité il n’est autre que le cumul des noms de jeunes filles de leurs mamans, quel hommage touchant n’est-ce-pas ? Leurs origines justement se situent aux antipodes, et ce sont ces différences fondamentales qui établissent les bases d’un style pourtant très cohérent où le mélange des idées est un moteur. «Seul, chacun de nous ne serait pas aussi fort, explique Jack. Notre duo est enrichissant, car il est fondé sur des différences quasi irréductibles. On est tous les deux américains, mais avec des références si éloignées qu'on n'aurait sûrement pas été copains au lycée!».

En effet Lazaro Hernandez, le petit brun, élevé dans les jupons d’une mama immigrée cubaine découvre la mode dans son salon de coiffure en lisant Harper's Bazaar, Vogue, Elle...Jack McCollough, le bellâtre aux yeux azur, ado rebelle en dreadlocks, grandit au Japon avant de rejoindre San Fransisco, quittant sa famille de banquiers.


 









 


 

Looks hiver 2008/2009

 

 

 








 

 

 

 

Looks été 2008

 


Enfin parce que parmi leurs inconditionnelles, on compte Kirsten Dunst, Chloë Sevigny ou Demi Moore, déjà repérées au premier rang de leurs défilés. Messieurs Proenza Schouler aiment habiller les filles mystérieuses disent-ils. Qu’à cela ne tienne, si anonymat peut rimer avec mystère, tout espoir est permis !


 

Gwyneth Paltrow en Proenza Schouler hiver 08/09

 

Jack et Lazaro sont installés dans leur atelier de Chinatown, où ils écoutent New Order et Joy Division, on les aime d’autant plus pour cela, et quand ils seront grands ils pensent devenir collectionneurs d’art, amateurs qu’ils sont de Rothko, Basquiat, Duchamp, Yves Klein ou Jean Prouvé...

Avec un tel bon goût, dois-je vraiment m’étendre sur celui de leurs collections….Je n’ajouterai donc qu’une chose : les lunettes sont déjà en boutique (Marc le Bihan), les chaussures arrivent au printemps 2009 avec le concours de Guiseppe Zanotti, les sacs seraient prévus pour septembre et une boutique à New York en 2009…

Je n’ai donc plus qu’une question : mais qui va donc me payer le billet pour la grosse pomme?

 

Sarah Jessica Parker dans Sex & The City le Film en Proenza Schouler

 

 

 

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 12:53
Il avait ce léger sourire espiègle et cette prestance naturelle.
J’ai eu la chance très éphémère de le croiser il y a peut-être un an, attablé au Bar du Plaza dans son fauteuil roulant, accompagné de son fidèle compagnon de chien. Il inspirait le respect, instinctivement, je l'ai salué de la tête un peu pour lui dire mon admiration et il m'a gentiment rendu un sourire bienveillant, comme complice et rassuré de son propre succès dans mon regard.

Le sien était resté si pétillant malgré l’amoindrissement physique... Il appartient à ce genre d’hommes dont on se souviendra toujours qu’ils furent ambitieux et infiniment talentueux, et ce même lorsqu'ils ne sont plus devenus que le fantôme d'eux-mêmes.

Yves Saint Laurent a vécu par procuration cette soif de pouvoir et d'affirmation des femmes de son époque, il leur aura donné l'apparence qui se mariait avec leur état d'esprit, leurs aspirations, une forme de soutien tacite, qui pourrait paraître superflu et qui pourtant contribue à fonder l'image de la femme moderne, forte et sereine. Une nouvelle ère de la féminité s'est ouverte avec lui, qui a pris la forme d'un costume ou d'une saharienne....



Monsieur Saint Laurent a fait défiler le premier la beauté unique des femmes de couleurs, il a dessiné des smokings féminins absolument indétronables qui sont la marque de fabrique de son style, sobre, raffiné et exigeant, il a travaillé chez Dior a seulement 21 ans et créé une première collection baptisée Trapèze, qui marqua son époque grâce à ses formes triangulaires en totale rupture avec les tailles de guêpe de l'époque, il a monté sa propre maison dont les seules initiales enlacées sont encore symbole d’élégance et de luxe de par le monde, et ce avec son compagnon de toujours Pierre Bergé.

Depuis 2002 Yves Saint Laurent avait tiré sa révérence dans la mode, sur un podium encadré de deux des muses qui résument son univers : Laetitia Casta incarnant la fraîcheur et la volupté, Catherine Deneuve symbole de la classe à la française et du charisme.





















Après lui Tom Ford ou Stefano Pilati qui se succèdent au stylisme de la marque, s’engouffrent dans la brèche de cette sensualité qu'il a instauré, avec pour l'un des dérapages vers un porno-chic désinvolte qui ne ressemble plus vraiment à l’audace pudique de l’élégant Saint Laurent  et pour l'autre la quête d'une sobriété très réussie qui néanmoins ne pourra pas égaler celle, impeccable, de Monsieur Saint Laurent.

Pour autant Yves Saint Laurent demeurera l’une des marques de luxe françaises les plus emblématiques et son créateur un artiste inoubliable, ancré dans son époque mais également dans l’histoire de la mode.
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:15


Oubliez tout de suite celle des Valseuses.... La mode elle, vibre pour une autre icône qui répond au même doux chant labial, italienne celle- ci.
J'ai nommé Madame Miuccia Prada, l'indomptable et charismatique créatrice qui a réjouit les moues boudeuses de la mode.






Son génie: avoir imposé sans compromis une marque qui est à l'image même d'une génération de jeunes femmes de mode, exigeante et affranchie.
C'est ce qui fait la force de l'ovni Miu Miu. Cette élégante désinvolture à l'envers des tendances. Ce style " vintage créateur" qui est incarné par des égéries emblématiques de leur temps: Kirsten Dunst, Selma Blair, Ludivine Sagnier, Lou Doillon, Lindsay Lohan , Laetitia Casta...

Toutes des filles qui ne s'illustrent pas tant par leurs frasques que par leur modernité.
Des femmes de caractère et de tempérament à l'image de Miuccia. Des espiègles mystérieuses, des filles "nature" avec un style intrinsèque, une personnalité.



Pour la campagne de cet été, Kirsten Dunst en contre emploi de l'image virginale qui lui colle à la peau depuis une certaine Sofia, se meut en Chaperon Rouge décadent.
Le rideau pourpre plante un décor théâtral dans lequel elle incarne une séduction diabolique et rappelle l' ambiance intriguante du Twin Peaks de David Lynch.
Des robes d'arlequin pour une Laura Palmer somme toute. Comme empruntées à celles des poupées des vitrines du Palais Royal. Le signe d'un autre temps mais qui parvient à ne pas être archaïque pour autant.
Miu Miu a ce style un brin cabaret très rétro qui peut s'enorgueillir de coupes impeccables et de coloris obsessionnels.

Cet été Miu Miu vampirise plus que jamais, elle nous fait jouer à la gouvernante débridée ou à la danseuse de ballet en jupette gondolée.
Il y a infiniment de sexualité sans aucune vulgarité dans son imagerie, c'est l'apogée du glamour.

Les publicités véhiculent cette vision très cinématographique de la femme chez Miu Miu, ne serait-ce que dans ces lèvres écarlates récurrentes qui se dessinent en contours parfaits sur ses héroïnes...
Si les "échangistes chics" de Eyes Wide Shut avaient du porter des vêtements pour la scène phare du film, elles auraient pu être habillées en Miu Miu...

Kirsten Dunst réscucite la Lolita de Nabokov avec quelques années de plus ...Cette vision de la femme a ce petit quelque chose de délicieux qui nous transpose dans notre enfance à coup de petits cols, d'imprimés et de ce mélange si audacieux et tellement juste de couleurs.
Miu Miu: 3 lettres pour dire magique, irrésistible et unique.

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