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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:30

En ce moment je suis, comme qui dirait, pas bien câblée. Alternante, déphasée, tantôt fofolle, tantôt tristoune. Maniaco-dépressive diront les plus défaitistes, en rémission dirais-je pleine d’espoir !

J’ai comme le sentiment que les 3 paires de pompes que je me suis enfilée ce mois-ci, y sont aussi pour quelque chose. C’est comme si mon état d’esprit suivait le leur à la trace. Vous voyez bien que ça tourne pas rond… Déjà parce que trois paires de chaussures en un mois, c’est au moins deux de trop, ensuite parce que je devrais peut -être m’inquiéter que mon humeur devienne tributaire des chaussures que je porte. M’en fous, en cas de pénurie de sentiments, bonheur, réjouissances, la chaussure c’est encore le moyen féminin le plus adapté de se faire du bien là où ça fait mal.

D’une parce que ça ne sert à rien et ça, ça génère toujours un plaisir énorme, ensuite parce que ça renouvelle. En cas de besoin de renouveau, changement, c’est toujours mieux qu’une teinture rousse que je pourrais regretter nettement plus qu’un compte à découvert (si, si j’y ai songé sérieusement pendant 24h, c’est pour dire à quoi je suis réduite… !!).


Ca a commencé avec une paire de sneakers. J’étais tombée amoureuse d’un modèle tout à fait voyant et massif et je me suis retrouvée avec un modèle tout à fait fin et discret. Normal quoi. La contradiction dans toute sa splendeur, ou comment se pâmer quinze jours devant une paire de chaussures, clamer que ce sera celle-ci et aucune autre, pour finalement changer d’avis en 2 secondes 30. Mission dominicale accomplie : j’ai pris mon meilleur ami sous le bras, ou presque, et je l’ai traîné sur les Champs- territoire si agréable par temps de week-end- pour assouvir mon besoin incontrôlable.

Une fois le modèle Scandal de Nike validé par l’expert en la matière, j’ai donc fait résonner le tiroir caisse, d'un coup de CB magique. Ce petit engin fantastique qui claque des fortunes sans en avoir l’air…Alors qu’est ce qu’elles nous disent ses jolies baskets de fiiillles ? Et bien qu’on en a ras le bol de se traîner en talons quand on a le dos flingué et qu’on veut briller un peu quand même en paillettes et vernis, parce qu’on en reste pas moins une fille. Depuis je trace plus vite que Bioman dans les couloirs du métro, je me la pète street  et j’écoute NTM pour aller au boulot, comme si porter des  baskets faisait de moi une caillera alors que suis toujours une modeuse déguisée en meuf cool. Bullshits. J’aime bien m’inventer une vie.

 


Ensuite il y a eu le syndrome "post coup de foudre' = achat impulsif. Présentation pour un client, journalistes de mode par dizaine et là, merveille, l’une d’entre elles, portent aux pieds des sandalettes cloutées à tomber, et ce, par 5 degrés. Bluffée par le courage vestimentaire incroyable de la demoiselle, je m’empresse de lui voler la marque de ses tatanes de ouf pour faire tout comme elle, en collant noir et même tout en look noir d’ailleurs, parce que ça flashe ces clous argentés sur du black.

Direction New Look avec une seule idée en tête. De toute façon pas moyen de dévier du droit chemin, parce que tout ce qui se passe alentours, se passe de commentaires… Miracle de la vie : le modèle, une paire, une taille, la mienne. La vie apporte parfois des réponses tellement évidentes à des questions tellement cruciales… Du genre Balmain à 40 euros, et mini talons, même pas trop laids pour une fois, c’est tout ce que je demandais. Oui, j’ai revu quelques exigences à la baisse, certes. Quand je les chausse pour la première fois, je me sens un peu comme Cendrillon dans sa pantoufle de vair version sexy rock 2009. Je minaude. Je me sens fille, femme, que sais-je, je cliquète sur le pavé en écoutant The Unforgiven, Black Album de Metallica de circonstance, pour flash back dans les années 90 qui bercèrent ma jeunesse. James Hetfield, ta voix rauque et ténébreuse me fait grrrrr dans le corps, j’avais oublié cette chape d’obscurité fascinante quand je t’écoute. Folle, oui folle. Le soir, je les range dans mon placard à côté des escarpins à clous, ballerines à clous, boots à clous… Prise de conscience simultanée de certaines affinités en la matière. Il va falloir me sevrer. Celle-ci sera la dernière paire à clous…. Avant la prochaine….

 


Et puis il y a eu l’épopée britannique. Un ancien coup de foudre qui s’est renouvelé il y a quelques mois de cela. En allant chez Vivienne Westwood pour travailler à choisir des vêtements pour une boutique (trop dur la vie d’attachée de presse…), il y avait une fille avec des bottes de la marque, que j’avais rangées dans ma mémoire pour cause de frustration certaine à l’arrivée. La question fatidique tombe. Réponse : elles existent encore.  Les pirates de leur petit nom. Rien que cela me fait frémir de bonheur. Folle, oui je l’ai déjà dit.

Donc direction les Galeries Lafayette où elles n’existent pas en noir….Enfer, damnation. Rien à foutre, Londres n’a qu’à bien se tenir. Branle-bas de combat, tous mes contacts anglais sont harcelés de messages pour aller acquérir pour moi au flagship store de la marque, le graal et sauver ma santé mentale du même coup. Trois mois d’économies sages pour pouvoir les acquérir, avec une petite ristourne négociée à l’occasion de mon anniv, ce sont trois mois de désir qui monte, qui monte, qui monte… Et finalement un paquet Fedex envoyé en 48H from London. Et là, ouverture du colis tant attendu, surprise, « tiens les sangles sont beiges au lieu d’être marrons, tiens le 40 anglais taille comme du 42 … », mais, sourire béat tout de même en enfilant les fameuses boots enviées sur tellement de pieds depuis tellement d’années. Puis, grand jeu : lanières superposées, enfilées à l’arrache avec boucles pas bouclées. Le punk  made in Vivienne s’empare de moi. J’ai envie de péter la gueule au mec qui me lâche la porte au nez dès le lundi matin dans le métro, je tire la tronche comme tout le monde sauf que je le fais avec un air encore plus très très méchant, et je trace la mine gravissime sur fond de Prodigy décadent. Smack my bitch up… Fuckin’ good idea…

Alors tout ça pour ça me direz-vous ? Et bien oui. Parce que sinon des chaussures comme ça, sans histoire, sans décor, sans contexte, c’est très joli… Mais c’est chiant.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 20:23



Elle est grande, brune, élégante. Elle travaille au Vogue mais aussi comme conseil pour des marques de luxe. Emmanuelle Alt a largement contribué au re-lancement de Balmain sur la scène mode. A coups de paillettes sur fond de rock attitude. Autre collaboration, même combat: Isabel Marant. La styliste spécialiste du bohême chic est passée entre les mains de la modeuse et ça se sent.
Il faut bien le dire, la patte est tangible, reconnaissable. Pour autant elle aurait un peu tendance à uniformiser ces deux marques qui, pourtant, jouaient dans des cours bien différentes.
Mais va-t-on s'en plaindre? Quand on fait partie de celles, comme moi, qui ne peuvent pas s'offrir du Balmain mais pourraient bien économiser pour s'acheter du Marant...

Le rock a encore de beaux jours devant lui, à en juger par le noir de rigueur pour l'hiver, le monopole du glitter et le clou absolument incontournable.
Il y aura donc encore de l'animal, encore du sarouel, encore de la veste épaulée. Les années 90 n'ont pas dit leur dernier mot, même si l'ambiance des catwalks hivernaux est largement investie par un esprit très soir, sophistiqué, une hymne à une féminité ostentatoire anti-crise décliné, il faut bien le reconnnaître, avec maestria par ces deux marques.

Petit tour d'horizon:

ISABEL MARANT






























































































































































BALMAIN






















































































































































































































































































































Ex aequo pour les boots à clous d'Isabel Marant et les sanglées de Balmain.... Pour un peu on zapperait l'été et ses pieds nus....
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 22:40
Alors comment se porte le petit monde de la mode ces jours-ci?

Ricardo Tisci, créateur de Givenchy, fait des sourires. Oui, oui, j'en ai même récolté un l'autre soir à l'Etoile Manquante, bar symathique du Marais, où mes collègues trop enivrés par les mojitos, n'étaient plus en état d'identifier le monsieur... Pourtant reconnaissable avec son indécrottable chemise bucheron et ses jeans, imposant ténébreux qu'il est. Charmant ce sourire de l'idole des fashionistas, encerclées par des lianes lissisimes rigolant à gorge déployée aux blagues italiennes du beau gosse émérite.

Alexis Mabille met toujours des noeuds partout. Et l'on est prise d'une envie incontrôlable de partir en courant du showroom avec cette petite robe absolument parfaite ,toute de noir moulant avec collerette en dentelle blanche ou cette veste à paillettes qu'il faut griffer pour voir apparaître le revers argenté de sequins noirs... Une merveille. Rappelée à la raison par les montants à 4 chiffres des dites merveilles, on se repliera sur des noeuds en ribambelle de collier, irrésistibles.



Colette toujours aussi souriante sort de sa boutique comme la boulangère de ses fourneaux. A l'intérieur ça fourmille toujours même en pleine semaine. Aurélie Bidermann est à l'honneur avec ces colliers "silicy", sortes de curiosités d'ossements flashy, arborées par tous les stockmen à l'étage. On pourrait pleurer devant les vestes épaulées de Balmain qui nous narguent en noir et en blanc. Plouf, plouf, ce sera... ni toi, ni toi. Evidemment on repart bredouille. Surtout parce qu'on est là pour travailler. Même si on dirait pas vu que le monsieur avec sa caméra vient de nous demander de faire semblant d'être une acheteuse pour les besoins du sujet et que l'on s'exécute car on est une gentille attachée de presse docile. Mais n'en parlons plus, ma carrière de comédienne ne décollera pas grâce à France 2, c'est un fait....


Alors comment se console-t-on de n'avoir pu assouvir tant de désirs modesques  ? Et bien on se démerde! On fabrique, on customise. Sans faire des miracles, on rend hommage à la crise en prônant le self home made comme palliatif.

Idées basiques:

- le tee-shirt imprimé: il y aura de la sérigraphie partout cet été, sur les sacs, les tops... On choisit son modèle et on se l'imprime toute seule comme une grande ,sur ce vieux tee -hirt qui risquait la poubelle il y a encore deux jours.
Dans le Top 3 des hommes de ma vie, David Lynch. Réalisateur inclassable qui délie sexualité et bizarrerie comme personne.  Chamboulée par le visionnage nocturne récent de Sailor et Lula, tellement raccord avec le come back 90's de cet été, c'est donc David qui sera mon homeboy affiché, c'est décidé.

- Cloutez tant que vous pouvez. Chaussures, sacs, vestes, bandana puisque lui aussi est un incontournable 90's qu'il faut juste daigner remettre au goût du jour. Direction la droguerie pour rock'n rolliser toute pièce minimaliste dont le potentiel commencerait à s'essouffler.

- Badgez-vous. Régression délicieuse: la machine à badges (Badge Factory à 25 euros). Niveau de compétences requis: 5 ans et un peu de punch dans les doigts. Lacérez vos magazines pour vous épinglez images ou messages préférés.


Veste Gap
Short cuir fripes (Episode)
Shoes H&M




Je vous aurais bien parlé de mon plastron en plumes sauf que j'en suis encore au stade de trouver comment les ajuster autour du col...N'est pas couturière qui veut. Quand j'aurais trouvé une solution digne de ce nom, je me ferais un plaisir de la partager avec vous.
Quant à la manière de bleacher et de trouer un jean totalement obsolète pour lui donner une deuxième vie, j'y travaille également.

Je sais. J'ai de grands projets...


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 22:58

Est-ce le fait de fêter mes 28 ans dans moins d’un mois ? Sont-ce les événements fâcheux de la vie ? Les effets délirants d’une grippe hivernale ? Toujours est-il que la question de la trentaine me préoccupe. Sans soucis excessifs. Je fais plutôt partie de ceux qui se réjouissent de grandir, pour ne pas dire vieillir, trouvant que la vie prend une saveur et une envergure bien plus grande avec le temps.  Et quoique mon adolescence ne reste donc pas le souvenir le plus impérissable de ma vie, c’est avec un attendrissement certain que je vous livrerai en fin d’article, deux looks inspirés de ma période grunge, qui fait son grand retour depuis quelques temps dans la mode.


Alors à quoi sait-on qu’on se rapproche dangereusement de la trentaine ?


-On se met à choisir ses vêtements une taille au dessus de la sienne, non plus l’inverse. Fini le snobisme des Petits Bateaux taille 12ans qui nous arrivent juste en dessous du nombril, des hauts moulants en lycra qui ne pardonnent rien, des jeans trop taille basse qui laissent dépasser un string disgracieux. Avoir l’air de flotter un peu sera toujours plus esthétique que d’avoir l’air boudinée.


-on remplace la crème hydratante par de la crème antirides. On n’en est plus au point de prévenir le vieillissement de la peau, on veut le ralentir. Car la machine est en route indéniablement.


- on fait des économies d’échelles en piochant dans les vestiges vestimentaires des deux décennies précédentes : Zadig sort son tee-shirt troué ?On a gardé celui de notre petit copain d’enfance avec ses trous d’origine, souvenirs de quelques petits excès festifs…Même chose pour les jeans bleach , chemises de bucheron…Tout vient à point à qui sait attendre. Le ringard connaît toujours une nouvelle heure de gloire.


-on porte de plus en plus de léopard. Mode ou pas. On osait à peine les ballerines il y a deux ans. On serait prête à craquer pour le manteau en fourrure. Parce qu’on le portera sur un total look noir, ayant fait les frais des dangers de mariages audacieux avec d’autres couleurs.


- on rêve de retrouver les bras rassurant du même chéri tous les soirs, de courir le monde avec lui plutôt que de courir après plusieurs chéris et de changer de monde toutes les semaines.


- on a intégré  le mot régime à notre vocabulaire courant pour ne pas dire quotidien. Fini l’époque du jebouffecequejeveuxmonmetabolismefaitlereste. On abuse, on grossit. C’est comme ça.


- on vous appelle madame, à la caisse malgré votre tee-shirt bariolé, au téléphone, dans la rue quand un enfant vous tacle sans faire exprès et que sa mère lui demande de s’excuser.


- on se met à s’acheter de l’eau de parfum et plus de l’eau de toilette. Parce qu’on ne craint plus de laisser une odeur tenace dans notre sillage. Parce qu’on veut même bien signifier notre passage par le lieu en question, l’homme en question…


- on se met au yoga, à la gym suédoise, au power plate et on tir un trait sur le hip hop ou le kick boxing.


-on choisit ses œufs bio, on bouffe du soja à toutes les sauces et on ne prend plus de dessert au restau, mais plutôt une bouteille de rouge avec les copines.


-on se met à penser achat d’appartement et non plus location car on commence à sentir que toutes ces heures travaillées ne devraient pas partir ainsi en fumée dans un loyer.

 

Mais s’approcher de la trentaine c’est aussi :


- stabiliser la couleur de ses cheveux. Soit au naturel en oubliant définitivement tout type de coloration hasardeuse qui n’est jamais parvenue à être aussi adaptée que ce que mère nature avait décidée pour nous. Soit parce qu’il faut bien masquer les premiers cheveux blancs qui parfois se pointent prématurément.


- avoir une bibliothèque digne de ce nom. Avec des œuvres qui retracent votre parcours mais aussi celui d’une génération littéraire qui sera un riche héritage pour vos procréations.


- exploser vos cadets  au blind test, puisque votre discographie couvre presque 3 décennies, 18 courants musicaux, 72 nationalités. Merci à l’époque du téléchargement légal.


- obtenir gain de cause auprès de tout ce qui est interlocuteur administratif. Votre banque ne vous fait plus casquer pour rien toutes les deux secondes, l’EDF se calme sur la facture s’il y a abus, la sécurité sociale arrête de vouloir vous entuber. Pas parce que le système s’est miraculeusement mis à fonctionner correctement sous prétexte que vous approchiez la trentaine. Mais parce qu’à force de payer des factures, la patience n’a pas tenu le choc laissant place à une soif de justice insubmersible.


- défendre ses convictions parce qu’on a des arguments constructifs pour le faire. Accepter les reproches parce qu’on a appris à faire la part des choses. Etre désensibilisée contre la connerie, l’égoïsme, la mesquinerie car on a arrêté de croire au Père Noël depuis un moment.


-savoir ce que l’on veut, en tous cas ce que l’on ne veut plus. Savoir où on va, comment on y va et avec qui on veut y aller.


-découvrir le sens du mot orgasme d’un autre point de vue que lexical…


-remplacer les rêves par des projets parce qu’on a fini par avoir les moyens et les compétences pour les réaliser. Et parce qu’on a compris que rêver ne signifie pas nécessairement idéaliser ou fantasmer mais voir grand et à sa portée.


-jouir pleinement de nos amitiés de jeunesse, consolidées par l’expérience des 15 dernières années voire plus. Savoir apprécier le soutien inconditionnel de ceux avec qui on a grandi, de ceux qui nous aiment pour ce que nous sommes et dont l’amour est l’un des plus belles choses dont on puisse être sincèrement fière et honorée.


- se dire qu’un enfant avec l’être que l’on aime le plus au monde, ce serait une bien  belle aventure … plus belle que toutes celles que l’on pourra accumuler sans buts avec beaucoup d’autres. Mais qui ne donneront jamais autant de sens à notre petite vie.

 

Bref la trentaine, c’est le moment où le meilleur n’est pas encore passé et le pire pas tout de suite à venir. Et c’est tant mieux parce que tout est à faire !




Tee Shirt NIRVANA perso

Chemise en Jean fripe chez EPISODE

Gilet GAP en soldes

Legging H&M

Boots H&M

Broches perso

Montre Tendence chez Colette

Bonnet Sandro

Bracelets Marc by Marc Jacobs

Lunettes Tom Ford








Jean Boyfriend homme Meltin'Pot

Chemisier fripe Kiliwatch

Shoes Doc Martens

Ceinture clous perso

Bonnet H&M

Bracelet léopard New Look

Tabouret Sentou

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 15:31

Y a-t-il beaucoup de créateurs dont on puisse dire que l'on pourrait porter toute leur collection? Que l'on s'imagine avec chacune de leurs pièces sur le dos, et ce, pas seulement dans des circonstances particulières?

Pour moi il y a eu Chloé à l'époque de Phoebe Philo, il y aurait Proenza Schouler si ma vie ressemblait à celle d'une it girl américaine, Isabel Marant si je ne craignais pas de ressembler ainsi à toutes les bobos parisiennes et Heimstone qui est d'ailleurs la marque que je porte tous les jours en ayant toujours ce sentiment d'être vraiment moi-même...

Tout ça pour vous dire, qu'Alexander Wang, dont je ne suis pas la première à chanter les louanges, fait donc partie de ces stylistes qui vous donnent un vertige de bonheur, un avant goût de perfection en voyant leur collection.
Ce n'est pas tant la sophistication ou la créativité débordante du jeune homme qui me fait ainsi crier au génie. C'est l'allure, c'est l'attitude, c'est la cohérence de ses silhouettes avec son temps, c'est la modernité profonde mais simple de ses créations.



Malheureusement il faudra attendre avant de pouvoir m'autoriser un achat chez Alexander Wang...Longtemps... Et comme je ne suis pas d'une nature patiente, j'ai rassasié ma soif de grungitude chez ...H&M évidemment. Les collections hiver n'y ont pourtant pas été étourdissantes mais là je m'avoue comblée par ce petit look à moindre prix qui me servira de substitut.


Tee shirt, jupe, veste, chaussures, bonnet H&M
Bagues Ela Stone, Chrome Hearts et perso
Collier Diamond Girl d'Alex & Chloé

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 20:36

Le vintage. On le confond avec les fripes, la fringue de dépôt vente, bref on lui afflige toutes sortes de définition. Vintage signifie millésimé. Comme le bon vin certains vêtements se bonifient en vieillissant. Le vintage a donc une datation : compter une bonne vingtaine d’années à dater de ce jour. Il est d’autant meilleur lorsqu’il provient d’un grand cru : Lanvin, Cardin, Courrèges, Chanel…


Le vintage s’est imposé comme une mode à part entière depuis une douzaine d’années environs, à mesure que les styles des époques précédentes faisaient leur retour dans les boutiques. Les modeuses, soucieuses de se distinguer de leurs pairs, ont cherché à s’approprier les modèles d’époque plutôt que leur version contemporaine. Pour revenir aux sources et pour le goût de la pièce unique.



A Paris Kiliwatch, les puces de St Ouen ou les surplus militaires ont commencé à avoir leur heure de gloire il y a une dizaine d’années environs. Endormissement ponctuel du phénomène puis reprise des hostilités il y a quelques années grâce aux people, dont un certaine Kate Moss, qui cultive l’art de la fripes à Camden et se construit ainsi un style personnalisé.

 



Et voila comment vous aviez le choix pour le dernier week end de septembre, de vous rendre au Salon de l'Auto Porte de Versailles ou au Salon du vintage installé pour la deuxième année consécutive dans la capitale. 3 étages à l’Espace Cardin dédiés aux meubles et aux frusques d’époque sur le thème orange cette année. Du plaisir des yeux au RDC pour certains articles inabordables de design mais néanmoins des stands beaucoup plus praticables de vêtements et accessoires à l'étage.



La bonne nouvelle c’est qu'en ce premier dimanche ensoleillé de Fashion Week, je suis allée me perdre dans les rayons étouffants de ce salon pour en rapporter toutes les adresses à ne pas rater en matière de vintage…Une redac chef du Elle, un Bob Sinclar en goguette, les robes de Didier Ludo en visu : je suis bien au rendez-vous branché de la capitale ce week end…



HIPPY CHIC : On vous rebat les oreilles avec les ventes de cette enseigne qui va bientôt avoir son propre lieu (en attendant ne pas rater leurs ventes Chloé à l’espace Jean Pierre Timbaud par exemple…). Ils sont dans toutes les listes d'amis des fashionistas de Facebook qui courent leurs ventes privées plus si privées...

Le showroom se situe au 11 rue Chapon, 75003 PARIS

mail: hippychic@live.fr



ESPRIT VINTAGE : des prix très honnêtes pour des petites robes tartan (30 euros), manteau 60’s (70 euros), bottes cavalières et quelques pièces griffées comme une jupe rayée marine Lagerfeld à 120 euros comme neuve, à laquelle j’ai failli céder….

La bonne nouvelle : ils ouvrent un site de vente en ligne le 15 octobre sur www.esprit-vintage.com



 

BY SOLANGE : vintage de luxe

Boutique en ligne également sur www.bysolange.com

Des pièces de marque à des prix forcément plus élevés: Chanel, Lanvin, Cardin..


EN VILLE vintage

www.enville-vintage.com

13 rue Paul Bert, 75011 PARIS du mardi au samedi  12h/20h

Un sac Chanel qui se balade, de la botte par dizaine, et quelques pièces assez désirables à découvrir.


 



L’autre nouvelle adresse friperies à noter dans vos tablettes fashion, c’est la boutique EPISODE, rue Tiquetonne. Un grand espace où tout est rangé par style : chemises en jean, manteaux en fourrure, chapeaux melons, jupes et shorts en cuir, tee shirts à inscriptions… Pour l’homme et la femme.



Le plus: les cravates en cuir à 6 euros, les nœuds pap à 3,50 à brasser dans leur bocal pour en faire des broches, barrettes, serre têtes... des masques à gaz pour une déco prise de risque à 10 euros, les foulards imprimés cachemire pour la touche preppy de rigueur cet hiver...

 



 

 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 19:55

Peut-on vraiment parler de rivalité ? Quand le talent est également présent avec une telle évidence en chacune de ces marques. Plutôt le choc des titans.

Il faut d’abord se remémorer que ces maisons étaient il y a encore quelques années tombées en désuétude dans le cœur des modeuses. Leur nom a lui seul évoquait une mode révolue, osbsolète, plutôt vieillissante. Derrière le succès renaissant des ces deux maisons françaises, deux stylistes: Christophe Decarnin depuis 2006 chez Balmain et Ricardo Tisci depuis 2005 chez Givenchy.

Pour resituer les choses à l’échelle de la fashion, ils sont respectivement responsables de votre look panthère/ léopard rouge et colliers plastrons gothiques de cet hiver. Révérence et chapeau bas.












 

 


Le prodige de Decarnin : développer un style aristo-rock qui se conforte saison après saison. Les robes se raccourcissent pour puiser un peu de sexualité dans des jambes dénudées. Elles se parent de bijoux, strass pour garder du luxe ostentatoire aux silhouettes plus audacieuses qu’elles  imposent. Son point fort : Emmanuelle Alt, conseil en style pour la maison, qui infuse un peu de son glam rock Voguesque dans la tisane surannée de l’élégance  Balmain. Sur le podium des lianes aux cheveux lisses caressant leurs épaules conquérantes, à l’image de la modeuse, passée maître en matière d’allure envoûtante.

Les femmes de Christophe Decarnin sont des rebelles urbaines, de petites pestes en glitter hyper lookées aux cheveux emmêlées par des nuits festives d’ivresse.

 











 

 










 

 

 

 

 

 




Decarnin confirme le grand retour des années 90 pour l’été prochain, jean bleach, tonalité grunge en filigrane… Glissement des années 80 précédentes avec des vestes hyper épaulées qui suivent rigoureusement les lignes du corps. Pas d’oversized disgracieux mais une signature sensiblement futuriste dans ces vestes structurées. Et cet ingrédient, décidemment plus que décisif dans l’allure: une masculinité sous-jacente, soulignée par des emprunts à la torromachie sous forme de  broderies, lisibles également dans l’usure des jeans délavés mixés avec des pièces ultra précieuses.

 










 

 












 

 

 

 

 

 

 

 


Les pieds enlacés par des sandales à lanières scintillantes, les amazones hyper modernes de Decarnin sont absolument subjugantes de contrastes, d’ambivalence, oscillant entre rébellion bourgeoise et sophistication désinvolte. Balmain dessine depuis quelques saisons le look symptomatique d’une époque faussement désabusée, réellement exigeante.

 










 

 

 




Chez Givenchy, on s’aventure de plus en plus sur les chemins de la rock’n roll attitude amorcée cet hiver en mode gothique. Il y a toujours ce quelque chose de fascinant qui rappelle les veuves siciliennes et leur noir enveloppant.

Ricardo Tisci renoue avec un mysticisme so italian, dans des découpes évoquant une imagerie religieuse.











 

 

 

 



Il suggère plus qu’il ne dévoile, sublime la nature féminine par des coupes ajustées qui n’entravent pas mais qui soulignent. Tailleurs pantalons impeccables, osant parfois le chair ou le jaune pâle, il n’oublie pas la sensualité derrière l’apparente sagesse des silhouettes.





















 

 

 

 

 

 

 

 

 



Cuissardes en cuir et open toe fétichisantes terminent des looks marqués par une certaine sobriété. Moins percutante que la collection de cet hiver qui marqua le style gothique incontournable de la saison au fer rouge de la maison, Ricardo Tisci persiste et signe un style d’une élégance évidente. Qui n’oublie pas pour autant la modernité.

 











 


 


 


 


 


 





 














 


Confirmation du style 90’s au gré de pièces en jean clair qui défilent sur des cow girls fans de Kiss. Quelques combinaisons pantalons également qui confirmeront leur succès amorcé cet été et des capes aériennes pour cultiver le mystère propre à l’image de la femme Givenchy , forte et féminine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 

 


 

 

 

 

Balmain vs Givenchy. Match nul. Résultat inclassable.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 22:33



Ce week-end je me suis octroyée une immersion dans la fashion, au cas où mon quotidien ne suffirait pas déjà à satisfaire mes besoins insatiables de frusques… Fashion Week parisienne oblige, je m’étais dégotée un deuxième rang du très prisé premier défilé parisien du jeune anglais Gareth Pugh.

Arrivée devant le Palais de Tokyo, la clientèle affiche la couleur : noir de rigueur à l’image d’un hiver qui en a fait son thème de prédilection. On se croirait à la fashion week londonienne. Dans la foule des hyper pointus qui commencent à s’amasser dans le hall du Palais, le défilé semblerait avoir déjà commencé. Pedro Winter vient de terminer son set dans ce lieu de l’art branchouille par excellence et se fraie un chemin l’air de rien parmi les extravagants. Un "boucles d’or" habillé d’une doudoune futuro-cosmonaute rutilante, un sosie d' Irina Lazareanu en manteau noir à épaulettes démesurément hautes, des neo-punks en wayfarers vêtus tout de noir et blanc. Le ton est donné et le style des invités résume celui du créateur que l’on vient voir.

Oublions le terme gothique que Gareth assimile à une flemmardise sémantique de la part des journalistes qui en ont fait ce mois-ci leur chouchou (Double, Jalouse…) Optons pour une tentative de caractérisation subjective : 80’s décadent, punk futuriste, néo dark robotique. 

Premier clic photo à la demande d’une demoiselle qui veut immortaliser mon look. Soulagement : je ne dois pas trop détonner dans le décor…Mes connaisances journalistiques aussi sont là: sensation de familiarité presque réconfortante. Un défilé c'est souvent une rixe de goûts, un baptême de la hype, l'épreuve du feu à l'échelle dérisoire de la mode... Bref une plongée en plein coeur d'un univers qui est plus agréable, plus lisible, plus indulgent, si on en fait un peu partie...

Rick Owens arrive avec sa compagne Michelle Lamy, celle qui a soutenu Gareth au point de lui permettre d’être là aujourd’hui. C’est donc avec une belle escorte que je franchis parmi les premiers, les marches du Palais pour découvrir le catwalk rectangulaire épuré où va se dérouler le spectacle.

 

Jefferson Hack, Rick Owens, Michelle Lamy, Emmanuelle Alt, Carine Roitfeld


Car un show c’est aussi une performance. La concentration temporelle de l’intensité émotive d’un concert, d’un opéra, d’un bon film. Un shoot d’adrénaline d’une quinzaine de minutes qui en l’occurrence se fait désirer une heure… La clameur des photographes commence à monter. Carine Roitfeld (RC du Vogue France), accompagnée de ses nymphes aux jambes interminables, discute au premier rang à proximité de son homologue masculin du Dazed & Confused et ex de Kate Moss, Jefferson Hack. Grand seigneur, il a alimenté tous les rangs de places assises de son dernier mag, avec la silhouette phare de l’hiver from Gareth himself en couv.

 


Sous la verrière du Palais où la chaleur est de mise comme à tout bon défilé, se pressent des invités qui semblent tous avoir passé un casting de style avant de venir. De l’autre côté de la salle, Sarah de chez Colette se repère avec un look street wear US assise à côté d’une Melle Agnès toujours très juste dans la sobriété. Une jeune fille donne le sein à son bébé, coiffée d’un bonnet grunge qui rend la scène mythique, un jeune ephèbe à la peau d’ébène se trémousse sur des plateformes shoes en veste ceinturée outrageusement, une liane à la moue boudeuse pose volontiers en tailleurs Chanel vintage, avant d’aller s’adosser discrètement au mur du fond en standing…

 


Les néons lumineux blancs s’allument enfin pour baliser le trajet des mannequins, retentissement de samples qui rappellent le dernier album de Portishead et, enfin, arrivée des looks absolument emphatiques de Gareth Pugh.

Le défilé rappelle la grandiloquence de ceux de John Galliano. Le spectacle n’est pas que dans la salle, il est avant tout dans cette créativité bouleversante du jeune homme qui néanmoins a des tendances chromatiques monomaniaques : exclusivité de looks bi-colores noirs et blancs, monopole des épaules haut perchées. C’est ainsi que l’on crée une identité, une patte, à force d’imposer des structures, des volumes, des partis pris. Gareth a un style unique, inédit qui ne demande qu’à se développer avec les nuances de l’expérience. Les matières se déclinent en vinyl, cuir, transparence et opacité, les découpes varient les plaisirs géométriques, longitudes, carrés, pastilles, bandes s’imposent avec une précision clinique qui culmine au comble de la rigueur esthétique.

Soudain un foulard fait frémir les premiers rangs de la presse… Une espèce de keffieh revisité, blanc criblé d'épingles à nourrices, qui rappelle un certain coup de maître de Balenciaga à l'été 2008. Porté en pointe, il diffuse un peu de sa souplesse aux silhouettes très maîtrisées du créateur.

 


 

Fraises d’Arlequin, pointes à la Star Treck aux articulations, blouson à la Thriller de Michael Jackson, plastrons rigides comme des armures moyennageuses, jabots dans le style gothique…Gareth Pugh a le génie de réinterpréter d’une manière totalement visionnaire, les formes symptomatiques de nombres d’époques révolues .

 


 








 









 






 
















































 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 



Rapide apparition du créateur sous les applaudissements. Pari parisien gagné. Gareth vient d’inoculer un peu d’audace londonienne hors tendances, aux conventions de la fashion week de la capitale. Reprise des hostilités : la fashion fourmille dans les escaliers, courant déjà vers d’autres horizons textiles, tandis que je rentre en marchant, la tête pleine d’images fantastiques, sur le trottoir baigné d’un doux soleil d’automne.

 

 


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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 22:04

Déferlante de slims, perfectos, wayfarers sur la mode et la musique depuis quelques années… Apparition de groupes britanniques en The qui sévissent sur des riffs de guitares entêtants. Le rock version troisième millénaire repointe le bout de son nez cerné par la tectonik et le R’n’B. Dieu soit loué la musique a encore de belles années devant elle. Oui mais. N’est pas rock qui s’en revendique, qui porte des fringues élimées, qui braille sous la douche, qui se coiffe en pétard.

 

Hedi Slimane


Derrière l’émergence de ce phénomène mode en France, un homme, ou plutôt dorénavant une icône, le styliste Hedi Slimane, brindille à la mine fatiguée, qui dessine une nouvelle silhouette pour laquelle certains de ses fans fondent de 40 kilos. Karl Lagerfeld se pâme à l’un de ses premiers défilés et se débarrasse du superflu pondéral pour pouvoir enfiler un des costumes du jeune prodige. Puis ce seront les femmes qui s’offriront les tailles mini du créateur hommes pour s’approprier cette fameuse silhouette dandy désormais générationnelle. Hedi impose un nouveau volume ou plutôt absence de volume : le skinny, tight, slim.

 

Rick Owens


Longtemps avant lui des créateurs s’étaient déjà attachés au look rock à renfort de clous, cuir, croix, métal. Parmi eux Rick Owens, installé depuis en terrain adoptif français avec sa femme Michelle Lamy, tous deux adeptes d’un look très dark chic, en longueurs, drapages, loose vs tight, superpositions, emmitouflage et voluptés néo-gothiques. Owens spécialiste de la peau, virtuose du cuir, fait rêver les fanatiques vestimentaires du black is beautiful. Disciple de son savoir faire, le très caractéristique Gareth Pugh, fraîche trouvaille de la scène mode anglaise prend Paris d’assaut également, avec  un défilé dorénavant dans la capitale. Son stylisme hypra gothique rend les divas mode extatiques car il le structure merveilleusement, pour livrer un spectacle absorbant de personnages au look SM absolument esthétiques.

 

Michelle Lamy et Gareth Pugh


 

En matière de musique et mode, je demande les bijoux Chrome Hearts.  Richard Stark, son créateur, américain lui aussi accompagné dans l’aventure par sa femme, Laurie, même silhouette de baroudeur/body builder longuement chevelu que son collègue Owens (qu’il pare d’ailleurs de ses bijoux) est responsable, également,  de la métamorphose du grand Karl. Signe de son passage, le couturier au catogan ne se sépare plus de ses bagues moyennageuses gravées dans l’argent de croix, roses, têtes de mort. Son credo rock affirmé en filigrane depuis une quinzaine d’années, Richard s’impose au grand public par le biais d’un Karl vantant les mérites de son relooking, s’invite chez Colette comme consécration ultime et ouvre sa boutique avenue Montaigne.

 

mains de Karl Lagerfeld en Chrome Hearts


Les bikers de Los Angeles reconvertis en stylistes gagnent le cœur des petites françaises qui s’encanaillent à coups de symboles rock’n rollisant.

Un déjeuner passé il y a presque 10 ans de cela, en compagnie du créateur et d’un membre des Sex Pistols, me laisse penser que l’acquaintance n’est pas simplement convenue mais que l’univers même du créateur  est profondément ancrée dans la culture rock, pour ne pas dire punk carrément.

On ne s’y trompera pas, le rock n’est pas qu’un look, c’est aussi un mode de vie, une provenance, un idéal, un rythme, une esthétique globale.

 

 


Chez nos compatriotes, la tendance est rapidement récupérée. April 77, marque de prêt-à-porter mixte qui convoque un rock plus 50’s, s’improvise également label et promeut des groupes en devenir pour concilier les désirs multiples de son créateur Brice Partouche. Vendue entre autres dans le mouchoir de poche de la rue du Roi de Sicile à Paris, Noir Kennedy, April 77 est  au rock ce que Kitsuné serait à l’électro. Une griffe sans créativité délirante qui a le mérite de proposer une imagerie complète à ses clients. Les modeux aiment qu’on entende à travers  leurs vêtements la musique qu’ils écoutent...

 

Boutique Noir Kennedy

 

Zadig & Voltaire aussi surfe sur le créneau musical rock, avec ses fameux cachemires nominatifs. Pente ascendante de Elvis à Patti (Smith) plus undergound, en passant par Mike (Jagger) ou même de plus explicites titres tels que Nevermind (Nirvana). Problème : la récurrence saison après saison de ces messages auditifs agace car les formes ne se renouvellent pas, la qualité s’amoindrit, inversement proportionnel aux prix. Ca commence à sentir le parti pris marketing à plein nez avec montres tête de mort, sérigraphies de guitare arborées massivement par des clients qui pensent sûrement que Gibson ou Fender sont des stars de cinéma…Le message est trop volontairement revendiqué, il est placardé sur une attitude qui a plus à voir avec  le boboïsme que la désinvolture décadente…

 


Kate Moss passée muse en la matière, véhicule fièrement cette coolitude du slim, marinière fadée, sur bottes boueuses dont s’emparent toutes les fashionistas sans vraisemblance. Marie Kate Olsen se fait remarquer avec ses chemises informes à carreaux et ses jeans destroy alors que les icônes trash comme Courtney Love se pavanent aux premiers rangs des défilés en tailleur ajusté. Le tour est joué.

 

 


On arrondit les angles cette saison chez les sœurs Maje et Sandro, dont les vitrines musicalement décorées, plantent un décor rock folkeux délibérément plus soft pour être plus accessible. Clavier, ampli, guitare. C’est un peu de l’univers rock que l’on vient s’injecter à coups de slims en cuir et gilets dégingandés à 200 euros.

Mise en scène paroxystique de cet élan rock, the Kooples et leur version dandy british de l’esprit musical adapté à la mode, s’implantent en force dans le panorama en cette rentrée. Sur leur site internet, programmation des concerts à ne pas rater à disposition, articles de garants en la matière : Patrick Eudeline, ancien chanteur et guitariste punk, reconverti en écrivain et journaliste pour Rock & Folk et focus du chroniqueur de style Olivier Nicklaus des Inrocks.

La mode a besoin de références. Le rock a besoin de liberté. De cette ambivalence est née une silhouette formatée qui incarne une époque et laissera bientôt la place à d’autres courants. La mode a beau s’évertuer à décortiquer le rock, il y a deux terrains où elle ne pourra pas interférer. L’attitude et le tempérament. So let the rock roll.

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 21:31


Un vent de panique souffle sur la planète fashion... Aux détours des illustres Top Shop et Asos, la chaussure la plus disgracieuse que la mode ait portée semble faire un come back tout à fait inutile... La Ugg, botte fourrée anti-glam tente de refaire son trou.

Contre cet affront au bon goût, me voila donc brandissant les trophées de la féminité de la rentrée: l’escarpin, les boots, qu’importe, la chaussure qui fait femme, qui affine la gambette, qui ravira messieurs les esthètes et quelques lecteurs que je sais être sensibles au cou(p) de pied dans ce lieu blogiste...

 

 


Je profite de l’occasion pour rendre hommage à celui que salue fréquemment mes fidèles critiques , que je remercie d’ailleurs pour leur assiduité, tellement gratifiante pour mon humble travail de chroniqueuse. Je remercie donc mon photographe, mais surtout amoureux, pour ses clichés- et la patience que cela implique- qui alimentent régulièrement ce blog, comme l'exige ma discipline personnelle...

Sans sa complicité, plus de séries mode régulières et c’est pourquoi je me retrouve au chômage cette semaine... Cela ne saurait durer et je peux d’ores et déjà vous annoncer que je table sur « Back in Black » et « J’ai mis dans mon cartable », en attendant un passage à l’acte imminent pour vous livrer ma vision mode de la rentrée.

 

J’en profite aussi puisque je suis atteinte ce soir du syndrome des Oscars( caractérisé par l’énumération fastidieuse de remerciements) pour saluer ceux qui ont la gentillesse de me laisser leurs commentaires pour faire vivre ce blog et rappeler aux autres - puisque la question s’est déjà posée- qu’en bas de chaque article posté, la mention, minimaliste certes, « ajouter un commentaire », leur permet aussi d’y aller de leur sentiment sur les questions hautement existentielles soulevées ici. Et ce pour mon plus grand plaisir.

Trêve de digressions voici quelques modèles entre noir et violine, pardon d’insister, qui ont déjà fait promettre à ma correspondante ès fashion américaine, son soutien pour assouvir mes désirs incontrôlables…God bless America…




 


En Pre Order sur le site Nine West (livraison uniquement aux USA)...


Castaner


 


Faith chez Aso


 


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