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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 22:44
V-2J ... (= vacances dans deux jours...)
 
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 20:55

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Est-ce que l’œuvre d’un homme doit être jugée au regard de qui il est  véritablement ?...

Si la réponse à cette question était oui, Céline aurait été unanimement jugé comme un écrivain à ranger au Panthéon… des ordures. Et pourtant, le travail prolixe de l’homme, dont les idées antisémites sont effectivement largement blâmables, a heureusement pu traverser la polémique des décennies, pour que subsiste le témoignage d’une œuvre, somme toute résolument novatrice, mémorable et pour le moins incontournable.  Qui, outre un style incomparable, a le mérite de réveiller une curiosité saine et d’exercer un esprit critique nécessaire, considérant justement les convictions intimes de l’auteur.

Alors est-ce que Galliano est comparable à Céline ? J’aime la mode mais comme j’aime finalement nettement plus les mots, je dirais que non. La contribution de Galliano, à mon sens, à la culture globale de son pays ne vaut peut-être pas qu’on lui pardonne des propos définitivement gerbatoires.

Est-ce que des milliers de robes et de tissus froufrouteux méritent qu’on passe outre ce débordement révélateur d’une mégalomanie certaine ? (à défaut de la certitude d’un racisme à débattre sous l’effet d’une alcoolémie assez performante…) Peut-être pas. Parce que, ce que l’on demande à un créateur de mode, c’est plutôt de faire rêver, de créer, de la surprise, de la magie. Pas de rabaisser celles qui ne rentrent pas dans les cases d’un esthétisme dictatorial en fonction de leur origines culturelles, géographiques ou religieuses. Et d’un autre côté, est-ce que les paroles d’un homme ivre, sans tenir compte de son statut public, doivent condamner l’ensemble de son travail à cause d’ un emportement regrettable, dont personne, sauf la bonne foi du monsieur, ne pourra garantir la conviction intime ?

 

Sauf sa mégalomanie, (qui certainement lui laissera penser qu’un dérapage débile lui coûte une disgrâce assez honteuse au sommet de son art), je pense que c’est surtout parce que Galliano, créature de foire du cirque modeux n’a jamais été quelqu’un qui a suscité beaucoup de sympathie en moi, que son départ aujourd'hui ne m'apparaît pas comme une injustice terrible.

Car s’il est bien une chose condamnable dans ce bas monde dérisoire de la mode, c’est un manque cruel d’humilité quand on est une personne publique et un médiateur de l’identité culturelle française. Comme quoi, finalement, j’attribue peut-être à la mode une mission plus importante que je ne voudrais le croire…

Est-ce que l’acharnement médiatique dont Mr Galliano fait les frais, ne dénote pas ( hors considérations de jugement de ses propos, qui d’ailleurs, revient honnêtement à d’autres que nous, tribunal populaire de « grande écoute » ) une volonté également gratuite d’abîmer les idoles ? Dans un monde où tout est permis et le pire rarement jugé comme il faudrait, est ce que John Galliano, faiseur de vêtements chez Dior, est le bon coupable pour une déchéance dont l’approbation sera forcément politiquement consensuelle ?

Est-ce qu’il n’y a pas également quelque chose de gênant, dans la manière que la presse a de porter aux nues ses annonceurs bienfaisants( ou en l’occurrence pour The Sun, l’une de ses « stars »  de papier), puis de les dénoncer en vidéos ? De faire la pluie et le beau temps à coups de délations tout aussi discutables que celles, tragiques, immondes que monsieur Galliano, se permet d’évoquer comme s’il s’agissait d’une boutade à peine insultante pour la mémoire collective ?  Au final qui, dans ce scénario à rebondissements agit avec magnanimité, respect et élégance ?....

Je n’ai pas le plaisir de le connaître, comme certaines de mes collègues blogueuses qui, pour l’avoir croisé dans un défilé auront certainement mieux à dire que moi sur le sujet. Je ne suis pas non plus totalement objective puisque je ne suis absolument pas fan de la maison DIOR pour la femme depuis que Galliano y oeuvre.

Pourtant, et par souci d’honnêteté, je reconnais le génie du spectacle et de l’emphase entourant l’empire Galliano qui, certes, laisse une trace impérissable dans ma petite cervelle de modeuse ébahie.

Mais voilà. La question n’est pas de juger de sa légitimité au poste de D.A de Dior malgré ses mots très déplacés qui ont été immortalisés par la technologie moderne. S’il y a été et y est demeuré aussi longtemps, c’est qu’une clientèle admirative s’est suffisamment pâmée devant ses créations pour rendre justice à son art et vouloir le voir perdurer.

Et si aujourd’hui alors que toutes les portes du succès, de l’argent, de la féérie lui sont ouvertes, il prend le risque de saboter sa carrière, on peut comprendre qu’une page doive effectivement se tourner sur l’histoire de son ascension au sein de cette maison historique, qui pourra ainsi préserver son aura légendaire et internationale. Et admettre sans emportements larmoyants que Dior ait décidé aujourd'hui de congédier l'homme Caméléon.

Mais pensons bien une chose : Si Céline avait eu le look de Galliano, là oui, on aurait été mal. Pour le reste… Show must go on !

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:41

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Ca me démange depuis quelques mois... New York. Si j'avais su dessiner une ville pour moi, j'aurais certainement fait celle-ci. Ses murs de briques rouges, ses grands volumes, ses larges avenues, ses hauts buildings... L'esthétique, la culture musicale, artistique. Le sentiment d'une liberté absolue et à la fois d'une civilisation qui fourmille sans cesse, me plaît intimement.

Je vais avoir la chance d'y aller au printemps, grâce à la générosité de ma famille qui me permet, 20 ans après ma première fois, de renouer avec la Big Apple...

 

Je baigne dans New York, dans sa mode, ses créatrices de bijoux, son architecture, j'ai mille images en tête, que je vais vivre et que je vais pouvoir enfin prendre et emporter avec moi pour de bon.

 

New York, c'est aussi celui du merveilleux livre de Patti Smith, Just Kids. Je viens de le terminer et je dois reconnaître que j'ai rarement lu un récit autobiographique qui procure autant d'émotion en effleurant avec beaucoup de pudeur l'intimité. L'artiste et chanteuse, compagne puis amie du photographe Robert Mapplethorpe y raconte l'avant-renommée, sa jeunesse aux côtés de celui qui reste pour toujours l'âme-soeur prématurément disparue.

 

Alors que, comme vous l'avez compris, je me lance dans de nouveaux projets qui sont entre autres l'écriture et la création de bijoux, c'est avec délectation  que j'ai découvert le parcours inspirant de Patti Smith, l'écorché vive ivre de poésie et de création, dans son New York qui vécut avant ma naissance.

 

Elle qui accumulait les représentations religieuses, avec un mysticisme artistique exacerbé, tandis que son photographe enfilait des têtes des morts à ses colliers et immortalisait les instantanés d'une vie de créativité passionnée....

Un photographe et sa muse... Quand on a la chance de connaître le syndrome, on ne peut certainement qu'être touchée en plein coeur par la délicatesse brillante de l'histoire de ces deux icônes. Par la vérité avec laquelle cette quête artistique a été vécue et parvient à être finalement racontée. Par l'humanité sublime du rapport entre ces deux êtres.

 

Elle qui rappelle que le rock est avant tout un état d'esprit, une liberté personnelle, un instinct animal, une rage intérieure, un besoin de création aliénant. Et lui qui complète le tableau avec ses excès, cette poésie de la violence, cette quête de reconnaissance et d'accomplissement ...C'est beau parce que tout n'est pas dit, parce qu'il n'y a pas de pathos dans la douleur, il n'y a pas de fioritures dans le détail. C'est un New York légendaire, avec des rencontres, un environnement mythique et pourtant, c'est une vie normale, une vie très vraie, que Patti Smith décrit. La sienne, la leur, sans complaisance ni orgueil, sans mélodrame ni grandiloquence. Avec une vérité époustouflante, une syntaxe légère et des mots percutants.

 

Je voudrais pouvoir lire l'anglais suffisamment bien pour avoir découvert son oeuvre dans sa langue originale. A défaut je vais tenter dans de découvrir très bientôt, au plus près de son réel, ce qu'est une vie à New York pour un photographe et sa "muse"...Et je crains d'aimer vraiment beaucoup ça.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:22

 

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Comment voulez-vous que je fasse? C'est quand même très difficile de rester muette face à vos jolis messages d'encouragements et de fidélité virtuelle.... Je suis vraiment très touchée, de sentir pleinement aujourd'hui, alors que je prends un peu de distance avec ce blog, l'attachement que vous avez pu avoir pour lui et la sympathie que vous me témoignez ici ou en dehors....

Alors je vais me permettre de faire quelque chose de très personnel, qui paraîtra certainement futile ou présomptueux à certains, mais qui me tient particulièrement à coeur. Vous remercier, sincèrement, de m'avoir suivie aussi longtemps pour certains et dans tous les cas avec une bienveillance et une complicité adorables qui rendent le "deuil" de ce blog... particulièrement difficile!!

 

Parmi tous ceux que je voudrais remercier, je ne vais en citer que quelques uns mais les autres savent très bien je crois, à quel point je leur suis déjà reconnaissante de m'avoir lue ainsi régulièrement....

 

Ma plus fidèle lectrice, ma chère maman, qui a eu la patience récemment de m'imprimer en 5 tomes, le fruit de 3 ans de "travail" pour pouvoir me souvenir plus tard de cette jolie aventure.

Mon chéri qui a eu le talent de me faire me sentir jolie sur ses photos, la générosité de m'accompagner tous les dimanches, même par température négative, pour shooter la série de la semaine, qui a compris les heures passées après les boulot à alimenter ces lignes sans jamais m'en tenir rigueur....

Mes amis, nombreux, qui ont soutenu à leur manière, la promotion de ce blog à certaines époques charnières pour m'aider à le faire connaître, Dox en particulier....

 

Mes lecteurs masculins, fait assez atypique sur un blog féminin pour être relevé: Antoine et son sens de l'esthétisme et de la formule absolus, Julien Z., Matthias récemment, Alan de l'autre côté de l'Atlantique, mon frère, Antoine L, Nicolas B., François R. pour ses conseils avisés, Cédric C et son joli post sur Modop, Greg, Thomas D. et Christophe C. qui m'ont doublement soutenue au moment de la création de Mode Opératoire, le magazine internet, qui fut un temps collègue de ce blog sur la toile... et tous les autres qui m'ont rejoint sur facebook et que je n'ai malheureusement pas le plaisir de connaître vraiment...

 

Mes lectrices féminines, si fidèles, Arwen, Sophie, K., Juliette, Sylvia, Annoushka, Pinassotte, mademoiselle A, Caroline, Aurore, Camille M, Caro fashion, Agathe, Kathleen, Cily... et beaucoup d'autres!

 

Les petites "fées" bienfaisantes qui m'ont croisée sur le net (et parfois en dehors...), Punky qui a boosté l'audience de Modop comme jamais, Marie "aime le rose" en français dans le texte avec qui nous avons organisé une vente récemment, Caroline Daily qui a eu la gentillesse de faire la promo de mon blog sur le sien, Pauline Fashionblog et son intw,  Cyrielle en Belgique, Anne et notre petit verre entre "voisines"  ...

 

Les rencontres et les petits bonheurs inespérées que génère un blog... la belle Clémentine avec qui j'ai eu le plaisir de bosser pour des séries mode, Priscilla et ma jolie robe sur mesure que je ne vous ai même pas montrée finalement, Alix d'Heimstone et son adorable cadeau, melle San et ma B.O fétiche, Juliette de New Look...ceux qui m'ont soumis leur travail, qui ont suggéré ou partagé leur découvertes, qui ont pris la peine de me remercier de les avoir mis en avant: Cyril Montana et son "la faute à Mick Jagger", Anne-Sophie L. et la découverte musicale très pertinente de Brigitte, Harpo, le commentaire de Sandrine Vavasseur sur son oeuvre... 

 

Sans oublier les journalistes qui ont parlé de Modop dans la presse, Karima P, Camille G., Louis B, Karim Z....

 

 

C'est certainement un peu indigeste de lire ce pavé de merci dégoulinants à la place d'un post dynamique et imagés sur le look de la semaine, mais voilà. Je n'ai eu de cesse de ne faire que ce que je voulais ici, et de le faire surtout pour l'envie de le partager avec les autres. Ce n'est pas maintenant que je vais me l'interdire.

 

Et puisque c'est comme ça, je vous dis à bientôt sûrement pour vous parler de choses qui ne peuvent être passées sous silence... Comme la lecture du merveilleux Just Kids de Patti Smith... Mais certainement aussi quelques looks, car si je délaisse un peu le blog... je vis toujours avec un photographe et je continue de m'habiller... !! 

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:17

"Etre dans le vent: une ambition de feuille morte" Milan Kundera

PUBS EN COUPLES ET EN NOIR ET BLANC

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Depuis septembre, voire fin août, les campagnes de pub  de mode en noir et blanc ont fleuri dans tous les magazines. En noir et blanc et en couple. La nouvelle rock’n roll attitude, c’est le duo en bichromie.  Comme Sid et Nancy, Mick(Jagger) et Jerry(Hall), David (Bowie) et Iman, Axel (Rose) et Stephanie (Seymour), le rock renoue avec la love story…. Ca sent relativement moins fort le souffre et la luxure qu'à l'époque et plutôt bon la tendance marketing à y regarder de près...

Au programme des réjouissances modeuses en campagnes,  nous avons donc : The Kills chez Zadig, Lizzie Jagger & son chéri chez Eleven, le couple Poupaud / Maigret chez Sandro, côté à côte Vincent Perez et Virginie Ledoyen chez IKKS, hors circuit mais pas hors série. Et une seule question qui nous taraude ? Y avait-il un cahier de tendances pour les pubs de l’hiver 10/11 qui indiquait aux marques quels créneaux esthétique et musical choisir pour bien vendre?

The Kooples avait ré-ouvert la voie il y a presque 3 ans avec des boutiques mixtes, un vestiaire androgyne parfois, une identité « rock », des campagnes en « couple »….

Mais c’est comme tout. Plus on voit de couple, moins on a envie d’en être, plus on entend de rock, moins on a envie d’en écouter, plus on bouffe de noir et blanc, plus on a envie de couleurs… Il faudrait urgemment que la mode lâche le rock deux secondes pour lui laisser une chance de continuer à exister vraiment. Avec tous ses clichés les plus ancrés, de chromatique binaire, de binôme amoureux, qui sont d’autant plus beaux et forts qu’ils ne s’étalent pas sans cesse comme une culture de masse consensuelle pour faire vendre.

Une adresse pour se remettre  les pendules à l’heure et voir du cuir crado en noir & blanc qui ne promeut rien de spécial :

BORN BAD RECORDS

Désordres
Galerie 12Mail

 12 rue du Mail, 75002 Paris.
du 17 novembre 2010 au 14 janvier 2011

 

 

NOUVEAUX MAGs

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Si je vous dis Paulette, Serge, Simone ? Vous me dites ?.... Mes aïeuls ? Les nouveaux sacs Dreyfuss ?

Non, ce sont les noms des derniers magazines internet ou papier fraîchement débarqués sur le marché. Je ne dirais pas de mal d’eux, parce qu’ils ne le méritent pas. Et parce que ce n'est pas le propos. En revanche je vais dire beaucoup de mal de cette tendance à fourrer du prénom "vintage" de partout, à vouloir absolument considérer que la touche ringarde, c’est le nouveau moderne…

Car, autant quand la vie (aidée par tes parents précisément) a choisi de t’appeler Colette et que toi-même tu as choisi d’appeler ta petite boutique qui va devenir un véritable temple de la mode du même nom, et bien on peut dire que tu as eu un joli coup de bol. Car cette chienne de vie qui aurait pu ainsi t’infliger la pire punition d’un nom potentiellement désuet au fil des générations, t’a en réalité fait le plus beau cadeau hype du siècle. Parce qu’il détonnera, parce qu’il sera en décalage, et non pas parce qu’il viendra s’enfiler comme une énième perle au collier de conformisme de la "tendance".

Sorti de là, si ton dernier sac n’a pas la tête d’un vieux machin déglingué, pourquoi tu l’appelles Robert ? Il t’a fait quoi pour mériter ça ? Si ton canard ne parle pas années 80 ou idoles d’un autre temps, pourquoi tu lui files un prénom old school ?

Pour le style, pour la tendance. En pensant ne pas faire comme les autres mais en faisant exactement pareil en somme. Pour ce petit rien de rétro, de tacky qui n’a plus grand-chose de marginal. Faut prendre des risques dans la vie, Micheline. Appelle le Kevin, et si ton mag devient une bible, ce qui est finalement le  but utlime, et bien dans 10 ans on te trouvera vachement audacieuse et super branchée. Et sinon pense immortel, atemporel, absolu, classe... Sauf son talent indéniable, est ce que tu penses vraiment que la mode se mettrait en transe avec le départ de Carine Roitfeld si elle était RC d'un magazine du nom de Josiane? Ca casserait un peu le trip non?...

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 22:19

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"Thus far my life has been wonderful"....

 

De l’autre côté de l’Atlantique, à l’opposé de l’Amérique, aujourd’hui, on m’a écrit cette si jolie phrase, qui n’est probablement que le début d’une belle histoire. La sienne. Et celle d’une rencontre inattendue, absolument improbable. Celle d’un face à face écrit avec mon double au masculin. Un jumeau de sons, de mots, de caractère, de goûts, d'images... Une histoire que je vais écrire comme mon premier vrai rendez-vous avec les autres. Car de m’être racontée autant, d’avoir mis tant de mots sur moi, tant d’images sur mon quotidien, n’a fait qu’amplifier l’envie des autres, le besoin de leurs différences ou de leurs similitudes, le désir de les dire. Le blog a fait naître le sentiment d’avoir fait le tour de soi et de ne pouvoir maintenant en apprendre plus, qu’en laissant les autres se livrer. Et dans cette attente apparemment illusoire, avec ce projet d’écriture en tête qui ne trouvait pas son premier souffle, l’évidence a pris forme sous les traits de celui que j’aurais pu être si j’étais née de l’autre côté de l’Océan… Entre curiosité insatiable et frénésie d’écriture, je redécouvre le plaisir de lire et d’écrire autre chose que moi. Mais qui en l’occurrence me ressemble tellement, que j’ai déjà le sentiment d’être en train d’en apprendre bien plus que ne l’a permis le miroir de mes mots jusqu’alors.

Un blog n’est pas un outil pour parler de soi, c’est un moyen de parler aux autres. Et si j’aime infiniment savoir que j’écris enfin pour être lue, l’envie de lire pour pouvoir écrire me taraude encore plus...

Nous ne sommes pas qui nous montrons. Ni les photos que nous choisissons, ni les tenues que nous portons, ni la musique que nous écoutons. Nous sommes vraiment nous dans le secret de nos rêves, dans l’intimité de nos passions, dans l’apprentissage de nos goûts spontanés, dans la construction de notre univers personnel, dans la discrétion de nos amours, dans la vérité de nos paroles orales. Nous sommes ici une projection idéale de ce que nous acceptons de mettre à nu. Qui verra les photos de moi qui dissoneraient sur ce blog, qui lira les textes interminables que j’égraine sur mon clavier nocturne, qui ressentira les chansons que je murmure parfois au dessus d’un piano ou à l’oreille de mon amoureux, qui verra les clichés banals que j’ai pris et qui racontent pourtant ma vie, qui saura vraiment qui se cache derrière de faux cheveux blonds, derrière le masque d’un maquillage, d’une mise en scène... Qui voudrait ? Qui est-ce que ça intéresserait ? Pourquoi vouloir le montrer alors qu’il importe seulement que nous sachions véritablement qui nous sommes nous-mêmes. Il y a dans la part d’imaginaire ou dans le contrôle du visible, l’essentiel de ce qui convient à un blog.

Des bribes de chacun par procuration, des idées à adapter, des inspirations à critiquer, des découvertes à faire. Mais c’est exactement dans tout ce qui n’est pas dit, ni montré, c’est tout à fait dans ce qui est vécu en dehors, que réside le vrai. Nous sommes sur un blog et je suis un personnage. Ce que vous voyez n’est pas faux, c’est absolument partiel.

Et c’est dans les interstices, dans les brèches qui s’ouvrent entre chaque post publié ici, que se situe le réel.  C’est aussi dans les autres, dans leur histoire, dans leur vécu que résident les pièces qui manquent à mon puzzle. Il me tarde maintenant de les écrire eux, comme j’ai pu m’écrire moi.

 A trop se dire, on finit seulement par se justifier, à trop se montrer on finit seulement par lasser, à trop exprimer on finit par ne plus ressentir. J’aime le mystère, j’aime la suggestion, l’élégance d’un abandon impudique. Je ne crois pas que le blog soit le lieu idéal pour ça… Même s'il a été le lieu parfait pour arriver à cette conclusion essentielle.

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai cette obsession tenace qui consiste à vouloir préserver les belles choses, à veiller toujours à ne pas finir par les abîmer... Et parfois pour y parvenir, il faut ne plus rien toucher, ne plus rien changer, il faut parfois même abdiquer.

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 23:33

R.I.P Colette Renard

 

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:31

Le Vogue fête ses 90 ans derrière un loup, le Grazia est, à l'heure même où j'écris, en train de faire danser les happy few de l'Opéra Garnier derrière des masques... C'est bel et bien foutu pour la primeur de l'idée du Bal Masqué pour mes 30 ans... Dommage, je n'avais qu'à naître avant la fashion week d'octobre!!

Qu'à cela ne tienne,  le masque c'est aussi l'idée d'une prise de vue que je voulais réaliser depuis longtemps... Alors puisque la vie est mal faite et que je suis ce soir au fond de mon lit, au lieu d'agiter mes Louboutins et mon loup en dentelle à l'Opéra comme prévu, voilà ma vengeance en 4 humeurs photographiques.

 

ENIGMATIQUE

 

"J'aime passionnément le mystère parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller" . Baudelaire

 

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MACHIAVELIQUE

"Rien n'est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d'espérer". Nicolas Machiavel

 

 

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DOMINATRICE

"L'homme jouit du bonheur qu'il ressent et la femme de celui qu'elle procure. Le plaisir de l'un est de satisfaire des désirs, celui de l'autre est surtout de les faire naître " Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses

 

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JOUEUSE

" Dans le jeu on n'est pas libre, pour le joueur le jeu est un piège." Milan Kundera

 

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SCEPTIQUE

"Je suis trop sceptique pour être incrédule". Benjamin Constant

 

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"Rire de tout ce qui se fait et se dit est sot. Ne rire de rien est imbécile." Erasme

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 20:04

 

Entre les nombreuses heures de boulot, les moments de complicité, les désillusions, le renouveau, il y a toujours la musique, sa nécessité absolue, sa magie incroyable. Au milieu de cela subsiste mon univers, ce que je suis, ce que j'aime.

Comme me l'a très justement dit une inconnue absolument déconcertante hier, il ne faut pas vouloir tout expliquer. Ca a l'air bête sur le papier, mais pour quelqu'un comme moi, il fallait l'entendre pour de bon.

Parfois les mots ont bien raison de garder le silence quand ils n'ont rien de plus à dire. Et moi qui suis une grande bavarde, pour le coup je n'ai rien trouvé de plus pertinent que ces photos et ces musiques pour vous raconter l'histoire de ces dernières semaines.

En attendant les nouveaux clichés qui accompagnent les nouvelles pages qu'on tourne.

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 21:57

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Non, je ne vous ai pas oubliés ni délaissés... Oui c'est les vacances, plus que jamais...!! Bronzage au bord de la piscine, magazines débiles, conversations futiles, dîners tardifs, verres en plein air, les amis, le soleil, le repos... la vie quoi!

...Et sur ma route cet été, mon photographe, donc c'est promis, de quoi vous faire partager un peu de ces si jolies vacances en compagnie de ceux que j'aime au pays du soleil qui ne s'arrête jamais!!

Dès le 16 août je reviens parmi vous avec dans mon petit bagage, mes coups de coeurs sacs de l'hiver, un reportage sur Rock en Seine avec Converse (où je serai d'ailleurs "rencontrable" pendant les 3 jours du festival sur leur corner pour ceux qui s'y rendraient) , des nouveaux créateurs, des looks de rentrée (Tooty ta robe arrive enfin!!), une petite paru dans le Stylepapers (août/septembre déjà en kiosque je crois...) et peut-être même une petite vidéo de mes folles vacances à Aix qui devrait valoir le détour pour les amateurs de "rigolade"....!!

Merci encore à tous de m'être fidèles, vos commentaires sont toujours un vrai bonheur et promis je me remets sérieusement au boulot en septembre!!

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