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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 23:10

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C’est de la faute de cette fille là précisément. Tout est de sa faute d’ailleurs. Les slims, les cuissardes qui font trembler les jeunes filles voluptueuses de toutes leurs belles formes. Le rock, les festivals, c’est elle. Satanée Kate. Avec son Pete déchiré au bras, à Glastonbury, les pieds dans la boue, une bouteille de bière à la main. C’est elle la renaissance du rock médiatisé, c’est elle la fin du rock pour initiés. Une génération entière, la mienne, celle des trentenaires a puisé dans l’imagerie iconique de ce cliché légendaire, une soif de rébellion modeuse qui a plus le diable au corps que le diable au cœur. De Paris à Londres, de New York à Milan, on a vu partout les perfectos, les bottes à clous, les croix, les têtes de mort ressurgirent. Des fashionistas qui portent des tee shirts the Ramones sans avoir jamais écouté une seule chanson, des filles de bonnes familles qui s’encanaillent avec des baby rockers tatoués. Le rock n’a jamais eu le vent plus en poupe que depuis ces dernières années. Et pourtant, est-ce que les NAAST, est ce que les Plasticines, est ce que les BB Brunes, ceux dont on dit que c’est la relève du rock français, ont vraiment ressuscité l’enfer du rock’n roll ?

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Le rock’n roll a survécu à tout : l’empreinte du jazz qui vit sa naissance officieuse dans les années 30, la touche country de mythes comme Elvis Presley dans les années 50, le blues et le folk insufflés par les Rolling Stones ou les Beatles dans les années 60, le mouvement hippie avec Jimi Hendrix dans les années 70, le hard rock porté par Led Zeppelin ou Aerosmith, le punk façon Sex Pistols ou The Clash, la cold wave, la new wave de Joy Division à Depeche Mode, le grunge de Nirvana, jusqu’à l’électro de Justice…. Chacun a marqué l’histoire du rock à sa manière, ajoutant une pierre à l’édifice inébranlable de ce style musical. Caractérisé par ses guitares électriques, basses et batterie, par une énergie décapante, un style vestimentaire décalé, relativement marginal, le rock est polymorphe. Aussi pluriel que riche. On ne compte plus tous les groupes en « The » nés Outre Manche cette dernière décennie, tous plutôt inspirés par une esthétique dandy, finalement assez paradoxale avec la culture populaire du rock originel.

 

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La puissance du rock c’est son rythme normalement binaire, la donnée majeure qui le caractérise. Au départ le rock était fait pour danser, imprégné du blues de la musique afro-américaine dont il est né. Le rock c’est la musique du diable, un tempo qui a été pensé pour exciter les foules, un mot né de la reprise d’une expression d’argot signifiant « faire l’amour ». L’Amérique tentera très tôt de tuer cette musique machiavélique qui pousse ses enfants à la rébellion et à la débauche. On voit alors éclore la surf music sur la Côte Ouest et le garage rock au Nord des USA. Nul besoin de vous expliquer le pourquoi du comment de ces tendances… La géographie culturelle parle d’elle-même…

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Bob Dylan sort le rock de son carcan  consensuel où l’on a voulu l’étouffer et redonne du sens aux paroles. Souvent emblématiques d’un vent de révolte contre les guerres menées par les gouvernements en place. On comprend mieux pourquoi des années plus tard, des groupes comme Guns n’ Roses et son Civil War ou Metallica et son One, deviennent les hymnes de leur génération rock. On touche à un héritage sacré et ontologique du rock’n roll. Le glam rock de Bowie ou T Rex, remet un peu d’édulcorant dans les années 70 alors que s’éteignent les monstres sacrés Janis Joplin ou Jim Morrisson, sacrifiés prématurément sur l’autel d’une vie d’excès, finalement tellement cohérente avec leur musique. The New York Dolls, Patti Smith font émerger dans leur sillage punk des groupes tels que les Red Hot Chili Peppers, les Pixies ou Faith No More. Petit à petit l’essence du rock se déverse principalement dans le courant métal laissant aux autres une folk plus accessible, plus conciliante. Il reste encore ensuite de grands groupes comme Smashing Pumpkins à ses heures, Sonic Youth le plus punk des résistants, le merveilleux Radiohead ou les ténébreux Alice In Chains.

Puis se pointent Oasis ou Linkin Park, qui agitent le même étendard et là on crie à l’arnaque. Je ne parle que de la partie immergée de l’iceberg, évidemment d’autres petits groupes moins exposés valent le détour.

 

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Mais dans le fond est-ce que la révolte est encore là ? Est-ce que la violence suinte vraiment dans ce rock troisième millénaire ? Est-ce qu’il y a de l’ardeur au-delà du style ? Qu’est ce que le rock conteste aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’il dénonce ? Il véhicule surtout une esthétique encore un peu marginale quand elle est poussée à son extrême, il défoule les teenages dans des salles de concert, il fait vendre beaucoup beaucoup de costumes très chers chez The Kooples. On fait renaître le Gibus, on remet le Bus Palladium sur les rails. Je suis la première à m’en réjouir. A me sentir dans mon élément dans cet univers chargé de l’histoire d’un autre temps, d’une autre époque. A vibrer à nouveau quand je vois une scène de rock qui s’illumine et fait rugir ses guitares. A aimer avoir trop chaud au contact de ma génération qui s’agite férocement. A écouter en boucle l’excellent album de The Dead Weather qui est exactement la réconciliation de tout ce que le rock a compté de nouveaux bons groupes ces dernières années, des Whites Stripes à Queens of the Stone Age en passant par The Kills. Je ne serais pas non plus la dernière à acheter mes places pour Rock en Seine. Ni celle qui crachera sur un bon vieux cuir ou une chemise en jean usée….

Mais je serais volontiers la première à prendre mon ticket pour un voyage dans le temps des années 50 et du rockabilly… Histoire d’aller vivre ce que c’était le rock. Pour de bon.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:14

Attention, ces albums ne sont pas à écouter en cas d’état dépressif, deuil, rupture, découvert bancaire et autres réjouissances dont j’éviterai l’énumération si je ne veux pas me retrouver taxée de cynisme…

MASSIVE ATTACK/ Heligoland

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Généralement quand on se souvient du lieu et de la météo du jour où l’on a entendu une chanson, c’est qu’on peut affirmer qu’elle vous a marqué. C’est le cas de Paradise Circus, l’une des petites merveilles du nouvel album de Massive Attack. J’étais donc dans la voiture, nous descendions les Champs Elysées, il y avait un soleil éblouissant, celui des débuts de matinées hivernales, et Nova en fond. Ce sont les « applaudissements » saccadés qui ont retenu mon attention. Une rythmique décalée sur une voix suave et enveloppante. J’ai cru que c’était le dernier album d’Hope Sandoval que je n’avais même pas eu le temps d’écouter depuis que je l’avais acheté. Il s’est avéré que c’était bien elle, mais sur l’album de Massive Attack, les géants incontestables du trip hop. Cette musique qui comme son nom l’indique, fait planer autant qu’elle fait  hoper. Je ne ferai que souligner cet aspect, mais tout de même, avis aux amateurs d’orgasme, il y a dans Paradise Circus une gradation d’émotion, de tension, d’intensité auditive qui s’apparente de très près à une « prise de pied » monumental.

Une dernière confession pour la route : j’ai du passer à peu près trois fois devant le présentoir à la Fnac avant de me décider pour la bonne pochette/ 4 déclinaisons possibles : bleu lagon et 3 degradés d’ocre. Je pense que Massive Attack n’a pas absolument le respect de la modeuse considérant cet horrible dilemme auquel je me suis trouvée confrontée. Toutefois, il faut bien dire que voilà encore un grand album du duo prodige. Fair play la modeuse…

 

NDLR: Au moment où je m’apprête à publier ce post, je cherche le clip en question et je découvre qu’il s’agit des images d’un film X dans années 70. Il semblerait donc que je ne sois pas la seule à avoir flairé le potentiel érotique de cette chanson... Je ne le publie pas ici car il est censuré et je préfère laisser à chacun le choix de le visualiser ou non. Mais je précise qu’il s’agit plus de dénoncer une industrie avilissante que de produire une œuvre esthétique pour illustrer ce morceau pour le moins magique. Pour ceux qui aiment rêver, je conseille donc de s’en tenir à sa propre imagination.

HOPE SANDOVAL & THE WARM INVENTIONS / Through the devil softly


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Comme ça la boucle sera bouclée. Hope Sandoval  & The Warm Inventions et son Through the devil softly. Toujours bien traduire les noms en anglais. Warm comme chaud, ce que sont indéniablement les mélodies de Hope (Espoir donc,  ça aussi ça a son importance…). Puisque je me suis dangereusement aventurée dans le domaine de la métaphore sexuelle, disons que cet album, c’est un parfait stimulateur de préliminaires sensuels et langoureux ou une excellent accompagnateur de post-coït caressant et délicieux.

C’est aussi un album relativement mélancolique et assez mono- thématique. C’est d’ailleurs le problème de ceux qui ont un vrai univers, c’est qu’on se prend parfois à leur reprocher leur monotonie. Bon il y a bien une solution si vraiment…. Cette touche qu’on appelle STOP et qui permet de doser la quantité nécessaire de Hope pour rester extatique et non pas léthargique. C’est beau la technologie. Mais ce qui est encore plus beau c’est véritablement la délicatesse, la poésie, du voyage onirique que l’on fait généralement en écoutant Hope Sandoval.

 

MIDLAKE / The Courage of others



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Si Syd Matters avaient eu la chance de boire un coup avec Lane Stanley (défunt chanteur du merveilleux groupe Alice in Chains), ça aurait pu donner Midlake. Sur la pochette des sortes de moines qui auraient trop regardé Blair Witch. Dans la boîte à musique un son hyper mélodieux, avec des chœurs de voix enchanteresses. Il s’agit en fait d’une forme de folk de troubadours d’inspiration mystique. Effectivement on imagine pas mal un évangéliste en spartiates jouant de la guitare sèche, un  Patrick Bouchitey en prêtre folkeux dans La vie est un long fleuve tranquille  qui aurait un peu trop traîné dans les rades rock des années 90 avec les Guns ou Metallica.

 Je ne suis pas sûre que toute cette imagerie vous aidera à apprécier l’univers de ce groupe que Télérama signale de ses 3 f… qui se trompent rarement il faut bien le dire. Mais si vous n’aimez ni les veillées ambiance JMJ décadentes, ni le rock spleenant, abstenez-vous absolument. Pour les autres, à vos chapelets.

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 19:46

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FLORENCE & THE MACHINE - LUNGS

La douce rouquine est en fait une tempête. Florence a la voix haut perché sur une pop folk joyeuse et sombre à la fois. C’est pétillant comme une bonne variété, c’est efficace comme un bon funk, c’est mélancolique comme un bon blues, c’est entêtant comme un bon rock. Diva contemporaine, Florence et sa Machine, c’est la révélation musicale de ces derniers temps, une voix puissante mais fragile, un univers folklorique et enveloppant. Girl with one eye, c’est la chanson qu’on a envie de brailler lascivement sur une scène poussiéreuse dans un bar de l’Amérique profonde… Oui je m’emballe, mais quand la musique fait voyager c’est qu’elle a du bon. Du très bon. Ecoutez Kiss with a fist le matin et vous verrez que la pêche tient à quelques notes bien placées !



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CHARLOTTE GAINSBOURG - IRM

Je vais être classiquement consensuelle mais oui le dernier album de Charlotte Gainsbourg est un bon album. Même si je ne le place pas au même niveau que le précédent qui était plus identitaire, plus surprenant, plus riche, il excelle dans le genre. Le genre c’est celui de Beck, compositeur de génie dont l’esprit tout entier plane sur l’album. Et Dieu que c’est bon l’univers de Beck chanté par Charlotte. Les ténèbres qui rencontrent la fragilité, la douceur qui percute l’austérité. Percuter oui c’est le mot, car les percussions sur l’orchestration grandiloquente c’est le maître mot du savoir-faire de Beck. Est-ce que cet album ressemble à Charlotte Gainsbourg ? Sans m’improviser biographe ou psychanalyste de la dame, je dirais qu’il lui correspond plus qu’il ne lui appartient. Mais qu’importe, on fait de grands albums avec de grands interprètes. Le chat du café des artistes c’est un bonheur dark, une cacophonie live hypnotisante, un régal pour les oreilles en français (ce qui est rare sur l’album), Trick Pony c’est Hole en sourdine, Garbage en filigrane, du très rock, très bon. Quant au premier single Heaven Can Wait, son clip est le meilleur descriptif de ce qu’il évoque : une ambiance 70’s légèrement désaturée, délicatement nostalgique, délicieusement vintage. C’est une balade en roulote dans les rues de Londres, c’est Virgin Suicides version no suicides at the end. Un épilogue de road movie dans une mustang qui trace sur la route 66…. Vous m’excusez, je continue mon voyage sonore…

 



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KINGS OF CONVENIENCE – DECLARATION OF DEPENDENCE

 

Ok, vous voyez Herman Düne, Laurent Voulzy, Cesaria Evora et Simon & Garfunkel ? Et bien vous mettez tout le monde dans un shaker et vous obtenez Kings of Convenience, un duo de folk à tendance bossa nova. A moins d’avoir vue sur la mer depuis votre duplex, vous aurez peut être plus de mal à rentrer dans ce pourtant bon album. Parce qu’à température négative, musique austère ou brute. Oui je suis comme ça, j’aime les correspondances météorologiques et musicales. Sérieusement, Kings of convenience, c’est un a parte convivial, un peu mélancolique, un enchaînement de douces mélodies, de guitare sèche et voix enveloppante.

J’attends seulement l’été pour profiter pleinement des bienfaits certains de cet album, qui me paraît vraiment très circonstanciel… c’est peut être sa seule limite : ne pas passer partout, tout le temps, avec tout le monde. Etre un peu trop lisse pour laisser des traces. L’écoute ça doit bouleverser les oreilles, ici ça les caresse seulement.

 

NDLR: Un petit bonheur pour la route, issu d'un album sorti en juin mais qu'il fait bon écouter quoiqu'il en soit!

GOSSIP/ MUSIC FOR MEN - DIMESTORE DIAMOND

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:57
Comme tous les mois, descente à la Fnac et achetage de CDs variés pour faire vivre les artistes (ceci est un message subliminal contre le téléchargement illégal...)

BENJAMIN BIOLAY / LA SUPERBE



Soyons très clair, je suis amoureuse de ce mec. Donc forcément cette critique sera tout sauf objective. J’aime les hommes « canailles », ceux qui ont eu un peu mal du côté du cœur, qui ne sont pas tout à fait clean, qui marchent le long du précipice et qui en sortent quelque chose de très très beau. J’aime ceux qui utilisent des mots a priori ringards pour parler de sentiments absolus. Alors oui j’aime Benjamin Biolay, superbe exactement comme le titre de son album. Avec sa voix ténébreuse enveloppante, son orchestration sublime, ses textes émouvants pas larmoyants. Et j’aime la Superbe, un double Cd comme seul des labels ambitieux comme Naïve peuvent sortir au prix d’un seul. Bravo et merci.


MUSE / THE RESISTANCE


Oui, j’ai écouté Europe et son tube planétaire et j’ai écouté Queen et placardé les posters de Freddy Mercury dans ma chambre d’ado. Mais jamais, ô grand jamais je n’aurais voulu écouté le dernier album de Muse si j’avais su qu’il s’agissait d’un mix douteux de ces deux groupes phares des 80’s. J’ai été bouleversée par des titres comme Blackout, émue par Unintended, grisée par Hysteria... échaudée par Black Holes and Revelations... et logiquement abattue par leur dernier album donc, The Resistance. Un grand ouf à l’écoute de Exogenesis Symphonie part 2 ( Cross-Pollination) ou comment trouver un nom de chanson indigeste cela dit. Il y a là les symptômes rassurants de Muse, des envolées lyriques, du rock (entre deux niaiseries pop heureusement) en mode piano, de la voix pénétrante. Album construit comme un opéra rock... oui certes, c'est aussi ce qu'on dit du spectacle sur Mozart créé par Dove Attia...



THE DEAD WEATHER/ HOREHOUND




Peut-on décemment faire de la m.... quand on a dans son groupe Alison Mosshart (des Kills) au chant, Dean Fertita (de Queens of the Stone Age) à la guitare, Jack Lawrence (des Raconteurs) à la basse, et Jack White (des White Stripes) à la batterie? (également fondateur du label qui produit donc ici son premier opus absolument réussi, Horehound). Bah non on ne peut pas, et on ne le fait pas d'ailleurs. Je n’avais pas aimé du tout the Kills, en revanche la pêche de Queens of the Stone Age, et le dark un peu massif des Whites Stripes avaient déjà eu raison de moi. Un album nimbé de poussière cradingue qui ressemble de vachement près au vrai rock... Avec la colère d’une Janis Joplin, la noirceur des Doors et un grain de Joan Jett. Une rythmique bien lourde, un son brut, un peu sourd, presque cacophonique parfois. On se croirait spectateur d’un bœuf improvisé qui tourne au miracle. The Dead Weather me réconcilient donc avec les groupes de rock en The.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 22:36

Depuis que le téléchargement est devenu illégal, je redécouvre le plaisir de l’album, de la plongée en plein cœur d’un univers, d’une voix, de mélodies qui construisent une identité musicale.
Je redécouvre le plaisir de payer leur dû aux artistes qui nous permettent quand même de vivre un voyage auditif fantastique, bien plus fort que celui que permet la consommation par bribes des sites pirates...

Voici donc quelques unes de mes perles de l’été :

 

NOISETTES : un album éclectique pour un trendy listening qui occupera très bien la platine cet été.

 


 

TORI AMOS : une folk un peu plus conventionnelle, un peu plus consensuelle que d’habitude, mais comment faire défaut à ma muse...!!!! Celle « que j’aurais aimé être dans une autre vie », à ses envolées lyriques et son piano envoûtant même si les tourments de la belle rousse se trouvent un peu bridés par une sagesse inédite ce coup-ci .

 


 

SONIC YOUTH : le groupe phare des années 90 renoue avec le son un peu déglingué de l’époque, avec la voix emblématique de Kim Gordon qui fera le bonheur des aficionados sans pour autant faire des merveilles, soyons honnête. Un juste retour des choses et c’est déjà très bien.

 


REGINA SPEKTOR : quand Télérama affiche ses 3 F, généralement je m’incline. Première écoute à la borne, embarquement immédiat. Une pianiste à voix aigüe qui s’inscrit dans la lignée de ses consoeurs Sarah Bettens, Fiona Apple, Yaël Naïm ou Sia pour de douces mélodies enveloppantes qui opèrent sans difficulté. Il n’y a pas de méga créativité, il y a simplement du plaisir un peu nostalgique qui fera parfaitement l’affaire des souvenirs de vacances émus!

 

EELS : une voix suave et ténébreuse sur des arrangements un peu abîmés, EEls transporte toujours cette obscure mélancolie complaisante dans laquelle on aime s’enfermer. Des sons saturés, du rock, c’est bon, ce n’est plus seulement triste, c’est consistant. Et parfois c’est même caressant... Ou décapant.

 


 

NAIVE NEW BEATERS : "ma" fière découverte de ce début d’année!! Un trio français déjanté qui fait une musique inclassable et que nous avions interviewé pour le magazine Mode Opératoire. Un son résolument nouveau contrairement à leur touche vestimentaire top ringarde (comble de la branchitude disons le bien...).  Dynamique, revigorant, estival, festif.

 

Quelques déceptions au passage :

 

DEPECHE MODE : non ce n’est pas l’album réussi de la maturité... Avec tout l’amour que je porte au groupe, c’est plutôt l’album impuissant d’un groupe légendaire aux plaisirs affadis de sonorités familières qui ne renouent jamais avec la puissance d’antan. C'est dur, c'est dur... Mais c'est toujours comme ça quand on a écrit des morceaux inoubliables: barre trop haute, sanction sévère.

THE KILLS : j’avais laissé sa chance à Pete Doherty qui avait relevé le défi haut la main. J’ai donc voulu croire en Mister Moss number two. Comme quoi il faut bien se méfier des groupes anglais en The…

STUCK IN THE SOUND : la relève troisième millénaire du grunge ? Qu’on me rende tout de suite Nirvana, Pearl Jam et Alice in Chains. C’est sale oui, mais ce n’est pas émotif.

REVOLVER ou PHOENIX : trop convenus, trop simplistes, annoncés comme des révélations ou retours gagnants, ce sont surtout de gentilles compos qui laissent impassible.

 

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 22:23



Cher Pete, ou plutôt Peter, sorry darling… Tu l’as pas volé ton « r » de maturité j’avoue... Je me refusais totalement à céder à toi, dandy décadent tellement cliché, qui se tape que des it girls britanniques. Trop facile, trop évident. La faute à Bat For Lashes qui m’a attirée jusqu’à la Fnac ce lundi pour la sortie du deuxième album. Et là, sur la borne d’écoute, tu m’attendais tranquillement avec Grace/Wastelands.

Aux premières notes de la deuxième mélodie Last of the English Roses, je succombe. Elle est belle ta voix qui se pose, avec quelques réminiscences de tes cris d’ancien déluré dans le timbre.  Ils envoûtent comme il faut tes arrangements, ta guitare que tu gratouilles, ok, ok, la midinette qui sommeille en moi veut bien transiger deux secondes pour un sourire en coin, en se laissant bercer par tes balades, rockeur...

Oublié ton teint blafard et tes chicos pourris qui ont pu remettre sérieusement en question les goûts de Miss Kate en matière de keums. Le charme opère, oui, oui, oui.

C’est tantôt country ringard, à la limite du road trip sur la route 66. Un coup d’Harmonica et de guitare folk avec ce timbre à la The Virgins et là, effet immédiat : grand pré vert sous la bruine, marguerite entre les dents. Je voyage, je m’évade. Gagné. Surprise à tous les étages : accords à la Keziah Jones, claviers bluesy,  jolie mélancolie teintée de rock retenu, sample à la Gainsbarre un peu décadent. C’est lancinant, c’est délicat, comme une valse qui emporte dans son tourbillon. Les entrées en matière sont toujours délicieuses… Et là je me dis que si, si, peut être derrière tes yeux de jais cerclés, ton chapeau vissé, il y aurait bien un mec talentueux qui n’a pas fait qu’érotiser les soi-disant rockeuses de l’époque Libertines ou Babyshambles. Il se pourrait bien aussi qu’il y ait un type capable d’emballer leurs grandes sœurs avec ce petit bijou ténébreux et poétique.

Peter, Peter, ça faisait longtemps qu’un garçon n’avait pas caressé la corde sensible….

Thanx honey...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 23:18

Deux salles, deux ambiances. Non je ne vous fais pas l’article du Macumba Night. Juste le résumé de deux soirées, deux concerts, aussi différents que réussis. De deux lieux chacun dans leur style.

 


MARDI 10 FEVRIER 2009 : TRUSKEL / BOURSE/ EDWARD BARROW


Le Truskel c’est le rendez-vous de la capitale où tout bon rockeur se doit d’avoir trinqué avec sa pinte, englué dans la foule des soirs d’affluence. Toujours bondé, toujours fréquenté par les pop rockeux qui se font de plus en plus nombreux depuis quelques années que le rock est devenu une mode, le Truskel est aussi une mini scène de concerts pourtant très courus. Ce mardi, c’est donc Edward Barrow, trentenaire ténébreux qui se produit avec son combo d’un guitariste et un clavier.

Si le physique du jeune homme ne gâche rien au spectacle, c’est surtout sa voix délicate et cette mélancolie si bien mise en musique qui l’emporte. Sans artifices scéniques, mais avec la maestria d’un compositeur talentueux, l’envoûtement opère et l’on comprend que mélodie et sobriété ne riment pas nécessairement avec tristesse .



http://musique.france2.fr/actu/51479118-fr.php

 

JEUDI 12 FEVRIER : SOCIAL CLUB / SENTIER /SPA



Dès 22h c’est la cohue devant ce Tryptique ressucité en Social Club de la jeunesse parisienne branchée roots. La star de la soirée c’est Steve Aoki, DJ californien que l’on attend comme le messie. Mais la surprise viendra dès minuit avec SPA, récemment signé par le DJ sur son label DIM MAK. Electro agressive absolument efficace, le son de SPA et de son dj Fuzz fait suinter les murs de la salle. Une moiteur compulsive agite les amateurs qui se régalent de cette mise en bouche à la hauteur des promesses d’un teaser bien ficelé annonçant la sortie de Pets Dance. En milieu de mix, le titre tout juste sorti achève le travail de transe. Derrière une scène éclairée par des néons épileptiques on murmure que «  le mec a assuré ».

Et c’est vrai qu’à voir une salle pleine  à craquer se lâcher totalement, on peut jurer que SPA a de beaux jours devant lui.

Pets Dance, le 24 février en digital & CD



www.facebook.com/pages/SPA/

www.myspace.com/sparemix


Après de telles  prestations, on se dit que le 2 ème arrondissement est un vivier musical à n’en pas douter…

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 22:49



I POD NANO

HOUSSE PYTHON FREE LANCE

CASQUE PANASONIC RP -HTX7



Tu es si petit, si doux… Tu glisses sous mes doigts et t’illumines quand je m’occupe de toi.


Dedans toi, je mets tout ce que je veux. Tu me fais sourire, danser, chanter, vibrer, pleurer. Tu attends avec moi, tu rends la vie plus belle, tu ne m’encombres jamais, tu te faufiles partout. Toi, I pod. Objet de mon cœur, que j’aime de l’amour.


Mon papa Noël t’a amené jusqu’à moi et depuis nous ne nous quittons plus. Dans la rue, dans le lit, en faisant la vaisselle, en attendant le métro. Tes capacités sont intarissables et je sens qu’il va falloir longtemps avant que je vienne à bout de toi….Et j’aime ça.


Et je vois bien que tu m'aimes aussi depuis que je t’ai branché un joli casque et glissé dans ta housse en python... Il en faut peu pour être heureux.


NDLR : ce billet n’a été écrit sous l’emprise d’aucune substance illicite.


Merci aux deux hommes de ma vie, frère et père, pour leur contribution à mes délires auditifs.


Playlist :

LADYHAWKE – MAGIC

SANTOGOLD – L.E.S ARTISTES

THE VIRGINS – SHE’S EXPENSIVE

THE GOSSIP – LISTEN UP!

ADAM KEYSHER – WHERE IS MY PLACE

BECK – THINK I'M IN LOVE

METRONOMY – HOLIDAY

MY BLODDY VALENTINE – ONLY SHALLOW

STEREO TOTAL – JOE LE TAXI

PONI HAOX – ANTIBODIES

ROISIN MURPHY- TELL EVERYBODY




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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 21:10

La new wave, et sa déclinaison paroxystique la cold wave, déversent leur vague de froide mélancolie sur la littérature et le cinéma.

On ne compte plus les biopics récents en tous genres qui s’attaquent aux destins de ceux qui ont marqué leur époque : Coluche et son tapage médiatique de pré -sortie, Piaf et sa Cotillard oscarisée, Mesrine ou l’éloge posthume d’un bandit starisé, Ray Charles et son doigté aveugle légendaire…Et il y a plus d’un an, le saisissant Control qui faisant jaser le festival de Cannes, retraçant le parcours du groupe anglais Joy Division mais surtout de son défunt chanteur et leader Ian Curtis.



Dire que le film m’a plu est un euphémisme. Je ne connaissais que les mélodies lancinantes et la voix gravement ténébreuse de son chanteur. Découvrir sa vie sentimentale - car c’est surtout le propos de ce film d’après moi - donne une dimension absolument inédite à sa musique. Ce quelque chose de foncièrement chaleureux qui pourrait logiquement faire défaut à la cold wave et qui se loge quelque part entre un romantisme exacerbé et des émotions absolues. Tous deux ingrédients majeurs de l’existence de Ian Curtis, suicidé par pendaison à 23 ans dans la cuisine de son appartement de jeune père dépressif, à la veille de son départ pour une tournée certainement triomphale aux USA...


extrait du film


L’interprétation du brillantissime Sam Riley est blufante. A y regarder de près, il pourrait certes tout aussi bien jouer un Pete Doherty névrosé et défoncé. Mais en l’occurrence le mimétisme de sa gestuelle et cette espèce de nonchalance fantomatique qu’il emprunte à Ian Curtis, sont confondantes de similitudes. Ian Curtis est un exalté sombre qui est la première victime de son inadéquation à ses rêves. Se marier, être père, être un artiste reconnu : tels sont les objectifs qu’atteint Ian, comme à son insu, mais qui finissent par devenir les fardeaux d’une vie plus subie que vécue.

 


portrait de Ian Curtis


Impossible de ne pas songer à Kurt Cobain et à son rejet d’une renommée dont il ne savait que faire et qui fut pourtant la sacralisation la plus légitime à laquelle aspire généralement un artiste….Impossible de ne pas se dire que nos idéaux se transforment parfois en nos pires ennemis… Impossible de ne pas songer que certains êtres sont nés pour n’être jamais en phase avec leur vie…Impossible de ne pas être touchée par l’injustice de la maladie, de l’épilepsie de Ian Curtis qui est comme une condamnation irréductible à vivre dans l’angoisse des crises, dans la marginalité d’une existence que l’on ne domine pas vraiment… Qui contraint ce grand corps qui semble avoir déjà tellement de mal à trouver une place adéquate dans l’espace, à convulser au rythme de ses peurs, de ses désillusions. Une danse saccadée que sa victime désespérée porta sur scène, comme une manière de conjurer le sort en le transformant en un style…


extrait du film


Les séquences de cette vie, que l’on sent mue par une solitude extrême même si l’on ignore encore le destin tragique de son chanteur, se construisent autour des textes de Ian. Des textes qui disent explicitement la maîtrise qu’il perd de sa propre vie, de son propre corps. Qui disent l’amour qui s’évanouit. La déchirure d’être à trois, là où le coeur n’a de place que pour deux. Qui disent une forme de résignation, qui disent déjà que Ian Curtis abdique et que finalement sa mort décidée n’est que l’aboutissement prévisible de sa vision désabusée de la vie.


extrait du film


Tourné en noir et blanc, ce film d’Anton Corbjin est d’un esthétisme impeccable. L’absence de couleurs y tutoie avec évidence le manichéisme inhérent aux mythes : Live fast and die young. Sans autre alternative.

 

Deuxième pioche dans la veine de la New Wave : le livre éponyme sorti chez Flammarion parmi les centaines de romans que compte la rentrée littéraire française chaque année. Est-ce de l’avoir lu après avoir vu Control, qui évoque donc le même courant musical avec tant de brio, qui m’a laissée sur ma fin ?



New Wave est une sorte de libre interprétation d’un téléfilm de Gaël Morel revisité par l’auteur Ariel Kenig. Et il manque justement à une écriture propre mais sans passion, des images qui donneraient de la matière au contenu. Une amitié adolescente à sens unique sur fond musical. L’idée que j’ai aimé, car elle fait partie de celles que j’aimerais mettre en œuvre un jour : proposer une playlist relative aux différents chapitres du livre. Ou comment lire en écoutant la musique qui diffuse l’ambiance que l’on ne saurait retranscrire par les mots. Sorti de cela, point de climax dans cette histoire de fascination aux accents tragiques. C’est bien le froid de la new wave qui souffle sur ces deux destins parallèles de jeunes garçons, en proie à une forme d’ennui fédérateur que la musique pourrait guérir…

 

Deux vagues de froid dont l’une étreint les tripes et l’autre laisse de glace…

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 15:33
Thom Yorke porte des pantalons rouge…D’aucun y verrait la fin d’une époque ténébreuse propre à l’idée que l’on pourrait se faire du chanteur œil mi-clos/tourmenté. Trêve de considérations modeuses - qui en disent long sur ma déformation professionnelle je l’auto-note - Radiohead était là où on pouvait l’attendre, et même plus, en ce 10 juin à Paris Bercy.
Dans une énergie qui n’a rien à voir avec de la happy music, mais qui a oublié toute la pesanteur de la mélancolie.







En première partie, mais quasiment éludé, Bat For Lashes, le groupe ami de Radiohead. A la nouvelle de leur présence mon sang ne fait qu’un tour, tant j’adore la fantasmagorie de leur univers et la sensualité de la voix de sa chanteuse.
Arrivée à 20 h, heure affichée du concert, après jetage de tout bouchon de bouteille à l'entrée suivi de fouillage des sacs et scannage des places; ils ont déjà commencé sans moi et j’entends dans les couloirs le refrain d’une chanson que j’adore.
La salle est plongée dans l’obscurité la plus totale et déjà bondée presque jusqu’en haut des gradins. Une question pratique me vient à l'esprit : mais où va-t-on donc empiler toutes les personnes que je viens de voir dehors….

Assise face à la scène malgré tout, mon amie et voisine de rang enceinte de 8 mois, me paraît d’autant plus présente que Thom Yorke m’apparaît en vraiment très petit ! Cela dit je salue le mérite de mon amie qui supporte en gesticulant son ventre rond sur la chaise, les riffs assourdissants du groupe et ce, jusqu’au bout. Radiohead compte de vrais fans tout de même…



On le sait dorénavant, Radiohead est impliqué dans la lutte pour la protection de l’environnement. Après avoir fait rouler à vélos les journalistes pour venir se fournir en places de concert auprès de la maison de disques, privilégié le train et le bateau pour leur tournée, prôné le co-voiturage pour les fans se rendant au concert, le groupe nous rhabille en tee shirts recyclés qui ont ce petit air de vintage, qui va bien quand même…

Effets de lumières hypnotisantes traduisant en rythme la magie ou le dynamisme des mélodies. Un show bien rodé avec un staff sur-rapide qui réapprovisionne le groupe en instruments différents, quasiment entre chaque chanson. Des rappels, deux, scellés par le retour des lumières, explicite, et une bande son inappropriée qui signifient que le spectacle est fini. Déjà.
Pourtant au final deux bonnes heures que le groupe se donne, tantôt avec parcimonie, tantôt avec emphase, à ses fans français, en faisant même l’effort de la langue.



Le grand regret demeure l’absence de titres supplémentaires de Ok Computer, album légendaire et mythique du groupe, que la salle espérait certainement entonner en cœur. A en juger par le mouvement de soulèvement émotionnel du public aux premières notes de Karma Police, on ne peut que se lamenter de ne pas avoir eu droit aux petites merveilles de la veille, telles que Exit ou Paranoïd Androïd.
Heureusement sur la playlist mon orgasme auditif de ces derniers mois Nude, House of Cards, Reckoner, la lancinante et délicieuse Videotape, des nouveautés à découvrir sur le site internet du groupe…

Dans la fosse ça gigote gentiment, avec des petites pointes d’énervement tempérées par un Thom Yorke bienveillant. Le public de Radiohead a vieilli, en moyenne trentenaire, assez hétéroclite et plutôt sage. Les briquets ont été remplacés par le scintillement électronique des portables en train de filmer la scène, quoique quelques cigarettes honteuses soient trahies par des nuages de fumée épars. Dorénavant les idoles du rock ont des noms qui commencent en « The » que voulez-vous…
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