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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 19:27


 

Paris est déserté par les Parisiens pour les ponts de mai et c’est tant mieux !

Dans ce cas une seule chose à faire avec le temps radieux qui nous gâte depuis quelques semaines: chevaucher la monture citadine autrement connue sous le nom de velib.

Direction les boutiques de la parisienne de base que je suis, pour un petit shopping avant Cannes.



Car oui chères lectrices qui me faites l’honneur de me suivre dans cette jeune aventure blogesque, je pars mardi au festival pour le boulot.

En prévision au retour: de la nuit cannoise et du people c’est promis. Je ferai mon possible pour tenter de trouver le temps de publier mes articles quand même pendant la quinzaine, mais rapport aux nombres d’heures qu’il va me rester pour dormir et à celui que je vais passer à courir, ce n’est pas forcément gagné.

Toutefois je m’engage à rattraper le temps perdu dès mon retour.

J’en reviens donc à mon épopée cyclistique d’hier qui m’a mené dans les quartiers très chics de la capitale, de la rue du Faubourg du St Honoré au Palais Royal.


 


Premier arrêt : COLETTE

Le temple de la hype parisienne ne se présente plus, bondé en ce samedi après midi, beau temps ou non, il m’a permis de dénicher deux trois gadgets pour mon départ pour un montant à la caisse de 17 euros très raisonnable.

 

Bilan :

<!--[if !supportLists]-->-          Cahier avec sa housse imprimée alphabet (existe en noir), 11 euros avec possibilité de ranger petits papiers dans la couv, très pratique pour les 12000 cartes de visites qui vont voyager avec moi à mon retour !<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->-          Mini stylos rose et noir (2 euros pièces) à accrocher au portable ou à une trousse pour être sûre de ne jamais rater une info importante

 


<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->-          Mini bloc Rhodia inversé, fond noir écriture orange, c’est ça le snobisme Colette il faut bien la dire (2euros), va me permettre de gratouiller toutes mes petites idées pour le blog <!--[endif]-->

 

Deuxième adresse : place du marché St Honoré, American Apparel

 

Je fonce directement à mon but. Ce petit sac toile de jute imprimé des noms des villes où est vendue la marque. La déclinaison portable du fameux sac plastique de la marque qui fort de son succès  a fait des petits (26 euros), idéal pour trimballer des docs A4 en passant pour une voyageuse avertie.

Dernière Halte : Marc Jacobs au Palais Royal

Et là, déception. Que des modèles d’hiver, bonnets en cachemire qui font suer rien qu’à les regarder.

Pour les petits prix, toujours les sacs et tee shirts Blondie beaucoup trop vus, et le fameux cabas tie and dye qui ne me fait pas tomber de ma chaise pour cause d’addiction à mon cher nouveau compagnon American Apparel bien plus craquant.

 

Retour sur ma monture à roues dans la fin d’après midi douce parisienne après une immersion totale dans la branchouille parisienne et au compteur 40 euros de dépenses. On s’en félicite.

 

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 21:01

Les vacances sont déjà presque une semaine dernière.

Rien de tel qu’un bon flashback dans cette semaine passée aux antipodes de l’hexagone.

 En commençant par le Perthus à la frontière espagnole, une plongée en plein coeur des montagnes , de la mer, de la nature saine, de la beauté vraie. Suivi d’un week-end prolongé au Touquet où, contre toute attente, le  beau temps était plus qu’au rendez vous pour un tout début de mai. Mon maillot a même pu voir la couleur du jour, c’est pour dire.

Au retour la bonne mine qui fait plaisir, enfin, le repose qui aide à repartir sur de bonnes bases et pleins de belles images en tête pour oublier l’hystérie du boulot montre déjà le bout de son nez

 

Tout a commencé par un long voyage en train, de ces trains si modernes où on peut  louer des dvd, ou l’on vient vous apporter votre boisson et des gâteaux à votre place, assis au premier étage  surplombant le paysage pour un voyage aérien tout en douceur.


A l’arrivée du soleil en bord de mer, des couleurs plein la tête, sans compter le bleu du ciel.


De la marche. J’ai gravi la montagne, culminant à plus de 1000 mètres, certes je n’ai pas commencé d’en bas, ceci étant j’estime que deux heures de marche pour la citadine  que je suis c’était déjà un gros challenge. A la cime oxygène, revigoration, régénération. Merci mère nature.




Visite culturelle et balade en amoureux entre les murs d’un autre siècle avec pour seul compagnon le vent qui balaie la campagne verdoyante et au passage les idées noires parisiennes.

 

 


Et c’est là que les miracles ont commencé.

Un arc en ciel a jailli de mes mains, rien que ça...!

 


 

Puis direction le nord où les surprises se poursuivent.
En soufflant sur un lampadaire, soudain la lumière jaillie : moment lynchéen par excellence.

 

Plus tard des pieds poussent dans le sable,


 

Et quand ce ne sont pas les pieds ce sont les cheveux

 

Mais je revendique tout de même le comble du miracle, accompli sur un marché : faire jaillir d’une masse immonde de vêtements nauséabonds, une petite perle à 2 euros que j’ai nommé «  la robe à rayures vintage à sa mémère ».


Bilan du voyage quelques mille kilomètres dans le nez, sans compter les quelques décilitres de boisson du cru sudiste. De bonnes réserves de gras pour l’hiver... ça tombe bien l’été arrive!

Mais surtout, surtout, de nouvelles images sur papier et dans le cœur, de nouveaux horizons partagés avec mon amoureux. Et l’envie de repartir. Très vite si possible. Merci.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 17:36

 

La semaine dernière le Elle choisissait Irina Lazareanu pour un portrait. Une fille pas nécessairement connue de tous qui pourtant a déjà du lourd à son actif : défilés de luxe, boyfriend stars, look référence… Bref cette fille là, elle est terrible. Et bien moi il y a quelques jours j’étais à l’Hôtel Amour, l’un des lieux hype de la capitale qui en compte déjà tant….

Sauf que moi je suis certainement la dernière attachée de presse parisienne à ne pas les connaître ces fameux lieux hype. Je suis en quelque sorte la risée du village parisien !

Il faut dire que j’ai déjà mon quota de défilés de style et de mondanités au bureau, et quant à la fête je la préfère entre gens qui partagent les mêmes envies, les mêmes délires et pas les mêmes moyens ou le même look. Ca s’est dit. Maintenant aller faire la dinde sur le dancefloor par jour de faste je ne dis pas non.



Etant curieuse de nature, j’aime bien savoir de quoi je parle avant de me prononcer.

Me voilà donc à l’hôtel Amour, 8 rue Navarin dans le 9 ème pour un dîner entre copines.
J’arrive vers 21 h un jeudi. Première impression le lieu est étrangement calme, ambiance tamisée très agréable, décoration sans fioritures, table en bois, sièges aussi, verres de cantines. Tout à l’air volontairement désabusé, même les clients. Mais pourtant on y est pourtant plutôt à l’aise.




Très vite les tables se remplissent et à 22h la salle est comble, la musique plus forte et le maître des lieux André, accompagné de son acolyte Lionel , veillent sur le grain assis au bar. Tous deux jeans bleus et blousons en cuir noir style aviateur, le cheveux brun court et ce no style qui caractérise les nouveaux branchés. En réalité leur présence n’a absolument rien à voir avec le hasard : une équipe de télévision ne tarde pas à faire son entrée dans les lieux, précédée par les deux Putafranges Cécile et Tania traînant en grappe les valisettes et autres réjouissances amalgamées à l’une d’entre elle par une collaboration avec Lancel.


 


Très stars elles traversent la petite salle, toujours suivies par une caméra et un spot qui vient dévisager tous les clients. Elles s’attablent pour leur repas, alors que déjà mon regard s’attarde sur une brunette chapeautée souriante qui détonne avec son look improbable mais tellement unique.

Je ne comprends pas tout de suite qu’il s’agit d’Irina, mon attention est canalisée par sa présence, et par l’audace d’une de ses connaissances qui déambule en short et talons hauts par ce frileux mois d’avril. Je finis donc par me dire que ce visage m’est familier. Je me retourne vers elle qui est assise à la table d’à côté en train de taquiner du doigt une cigarette qui passé 23h ici ont l’air d’être autorisées. Elle me décroche un sourire jovial, de ceux qui donnent envie d’entamer une discussion entre filles, de parler chiffons et musique. J’en oublierais presque que le Pete qu’elle va appeler tout à l’heure et ben même que c’est l’ancien de la mère Kate !!


 


Je quitte le restau plutôt satisfaite de cette soirée bon enfant sans chichis. Et puis oui d’accord c’est plus drôle de voir du people en vrai que sur des magazines !

Deux soirées, deux ambiances. Ce soir là c’est l’Etoile et là franchement je fais péter mon score mensuel de hype parisienne je trouve .

Si on considère en plus que dans  moins de 3 semaines je suis au festival de Cannes, c’est la fin des haricots.

Donc mardi soir à L’Etoile c’était la soirée de l’un de mes clients pour des cosmétiques de plaisir… Tout un programme.

De l’Etoile on ne voit que l’Arc de Triomphe en arrivant et en sortant si on est encore en état de la remettre. A l’intérieur,  s’improviser contorsionniste pour l’apercevoir depuis la micro terrasse aménagée spéciale fumeurs pestiférés. Estimons-nous heureux, il ne s’agit déjà pas d’un sas pour futurs cancéreux.


 



L’endroit quoique aménagé pour l’occasion n’a pas l’air désagréable mais somme toute assez semblable à ce qu’on peut imaginer d’une boîte parisienne : déco noir, lumière rose, grands miroirs…

Soirée privée donc clientèle particulière. J’ai envie de dire que comme ça, ça me fera toujours ça de moins à connaître des lieux branchés parisiens !

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:10




Quand j'étais jeune j'écoutais du rock. Et puis j'ai continué. Le rock que j'écoutais lui a changé. J'ai perdu de vue mes idoles dont l'une qui hanta pourtant mes rêves de jeune fille, il faut bien l'avouer. Le beau chevelu Eddie Vedder, leader chanteur de Pearl Jam, ce groupe de la scène de Seattle, la fameuse, celle qui vit naître les stars du grunge, amis de la chemise bucheron et de la veste de treillis.


                                                                         
                                                                                     




Eddie Vedder donc avait, et a toujours merci mon Dieu, cette voix pénétrante, grave, légèrement nasale, ce timbre sensiblement éraillé.
Pour un autre de mes sex symbols talentueux, le charismatique Sean Penn, il a composé la Bo de "Into the Wild". Un petit bijou country folk à l'image des paysages pittoresques de l'Amérique que nous fait découvrir le film.





Je suis resté 15 min dans la salle à la fin du film, en essayant de retrouver un souffle serein après avoir vu s'échapper dans un ciel nuageux, le dernier du héros.
Ce furent plusieurs heures de grâce authentique qui soulèvent des sentiments enfouis, des désirs de liberté, de solitude, de fuite.
Un film qui suspend le temps à celui compté d'un jeune homme en quête de sens.
Emile Hirsch est un spectacle a lui tout seul, incandescent, insaisissable. Les paysages lui volent quand même la vedette.
Son personnage est un affront à la société, aux bornes aliénantes qu'elle nous impose sans cesse, à nos désirs matériels dérisoires.
C'est un hymne à la nature sur fond de guitare sèche sobrissime. La pureté des gens, des sentiments, de la nature enveloppe de sa beauté grisante autant qu'inquiétante parfois.







On sort du film avec l'envie de prendre son sac à dos, un bouquin et partir. De quitter les gens, la vie quotidienne, les contraintes, les désillusions, les habitudes. Ce film est une cure de bien-être de presque 3 heures, de voyage culturel, émotionnel. Une immersion dans la vie, la vraie, celle qui fait ressentir de pleins fouet les moindres sensations, celle qui donne un sens aux risques, aux dangers, aux rencontres, aux gens, au monde.
C'est un cheminement initiatique dont l'issue interpelle profondément non pas par sa complexité mais au contraire par son évidence.

Le héros solitaire prône tout au long de son parcours les bienfaits personnels de sa solitude, jusqu'à comprendre qu'il manque à ce bonheur sincère qu'il vit en osmose avec la nature, le fait de pouvoir le partager. Avec autre chose que la nature, l'être humain, que rien d'autre ne remplace. Celui à qui l'on peut dire et qui répond.



Je garde de ce film une impression de sagesse, de philosophie, d'esthétisme mais aussi de tristesse. A l'image de son réalisateur, ténébreux, habité, investi. Et de la nature, cette conscience qu'elle est une entité indomptable, incontrôlable, plus puissante que tout le reste, la seule chose que nous ne pouvons pas maîtriser. Et c'est tant mieux.


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 23:08

"- Ah oui d’accord,  tu écris  des articles dans les magazines de mode ?

 

Voici la question que l’on me pose régulièrement lorsqu’il s’agit d’expliquer  mon métier : attachée de presse donc. Pour résumer je ne suis ni journaliste, ni styliste. J’essaye juste de faire le bonheur des deux !

Cela dit pour ce qui est d’écrire les articles ce n’est pas tout à fait faux. Quelle ne fut pas ma fierté quand je découvris aux prémisses de cette grande carrière dans la communication, que les mots exacts de l’un de mes communiqués de presse avaient eu leur chance dans un magazine..... Depuis ce "plagiat" lorsqu'il a lieu ne cesse de me remplir de joie, impliquant que le contenu de mes dossiers est suffisamment bon pour être cité tel quel. En plus il minimise le risque d’erreurs qui font habituellement monter la tension, déjà très haute, des attachées de presse à l'affût de la moindre bourde au sujet de leurs chers clients…

 

Je reprends, car je sais bien que ce n’est jamais très clair : je suis attachée de presse, c'est-à-dire la fille qui ne sert pas toujours à grand-chose pendant les rendez-vous, qui est là pour faire la jonction entre les deux interlocuteurs en présence, avec une alternance entre mutisme et exubérance, selon…,  mais qui surtout, surtout, doit sourire, être aimable en toutes circonstances, particulièrement quand elles s’avèrent être hostiles, faire face à quelque demande que ce soit, de la plus improbable (« Vous n’auriez pas du jus de goyave ? ») à la plus gravissime («  Si je n’ai pas les visuels du top moutarde perlé dans une heure, la parution saute !!! »). Un quotidien lourd de conséquences dans un milieu qui ne pardonne pas grand-chose. Et je ne parle même pas d’une faute de goût!!

 

Je suis celle dont le but ultime est de promouvoir le talent d’un créateur, le promouvoir dans les médias, surtout dans la presse écrite (les  jours où la télé manifeste son intérêt, sont des jours de grâce paroxystique pour nous).

Je suis là, tapie dans l’ombre car ce n’est pas à moi de briller (sauf s’il s’agit des paillettes des vêtements de ceux que je représente), à remuer ciel et terre pour que mon cher protégé voit son talent reconnu et proclamé, atteigne la gloire que confère une parution dans Vogue, ou au moins en attendant, celle non moins gratifiante, de deux lignes et une photo dans le Cosmo…

 

Mon dada : les vêtements, jupes, shorts, tops, pantalons, chaussures, sacs… Ce qui ferait le bonheur de toute fille normalement constituée, s’il ne s’agissait pas de faire que ces jupes, shorts, tops, pantalons, chaussures soient les stars de demain, s’ils ne me demandaient pas de déployer une énergie aussi spectaculaire que dérisoire au fond pour leur obtenir une place sous les spots lights.

 

Car mettons-nous bien d’accord : nous parlons de textile, de fripes, de bout de chiffons, pas d’êtres humains. Ca coule de source, mais en réalité c’est essentiel. Car cette nature même matérielle de l’enjeu semble parfois totalement échapper aux gens du milieu...

Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe, puisque grâce à ce joli métier j’en mange d’ailleurs très peu. Je ne parle pas du salaire, bien entendu celui-ci pourrait faire l’objet de longues et fastidieuses doléances, comme tout un chacun en aurait à l'égard de son propre sort. Disons simplement que s’il était proportionnel au dynamisme engrangé,  il avoisinerait certainement celui des plus gros patrons, mais dieu soit loué pour les nombreux bureaux de presse parisiens, nous sommes bien loin de ce genre de considérations !
 

La soupe donc serait plutôt remplacée par des sushis pendant les réunions clients, des petits plats, petits c’est le mot, dans des restaus branchés pour les rv journalistes, des bouchées de traiteurs  dans les soirées huppées de la capitale, du champagne à tout bout de coupe quelles que soient les circonstances….

 

Je me souviens de mes premiers jours en tant qu’attachée de presse.

C’est un thé que j’ai bu ce jour là dans un de ces appartements parisiens qui devraient faire rougir leurs propriétaires pour être si honteusement beaux et spacieux !

Un appartement sous les toits - pas de petites chambres de bonnes rabibochées, non malheureuse !- un vrai étage sous les toits avec de vraies fenêtres qui baignent un séjour qui fait bien plus de la taille de mon appartement à lui seul. Un total look blanc immaculé dont on se demande comment il est possible qu’il soit aussi clean, ponctué de mobilier noir bien entendu.

 

Dans le salon, nous prenions  donc le thé entre filles. J’aurais pu me croire avec mes copines, sauf que la brune métisse qui partageait ses histoires de grossesse avec nous, n’était autre qu’un des membres actifs du binôme de la « night parisienne » qui se targue de bien vouloir se faire sauter pour la gloire...

 

Mon sentiment se situait entre une désagréable impression de condescendance envers des personnes dont on ne dirait pas vraiment que l’on est fan et une sensation de douce légèreté à l’idée que cet instant est un échantillon du quotidien de paillettes et de superflu en quoi va consister mon travail.

Echantillon effectivement, car mon quotidien c’est aussi arpenter les rues les plus chics de la capitale en passant de bars branchés en restos inabordables,  avec un chèque qui ne sera pas signé de mon nom!

 

Je connais par cœur les serveuses de certains des établissements des deux frères auvergnats dont le nom crée une connivence immédiate entre habitués parisiens, comme si ce simple patronyme garantissait qualité et goût. Alors la qualité doit aujourd’hui consister à être servi par des gens privés de sourires mais à la pointe du style et le goût dépend très certainement du montant de l’addition.

 

Paris n’est toutefois pas le seul lieu de prédilection de la mode. Nos clients sont italiens, anglais, belge… Pour Milan j’attendrai un statut de sénior, les billets coûtent chers en business et dans ce milieu on ne connaît pas trop la classe éco. A moi donc Bruxelles et Londres.

Je connais le Thalys mieux que personne, les boutiques d’Oxford Street où ma patronne m'emmène faire des courses quand nous venons pour la journée assister à 20 min de défilé de notre client, les boutiques, toujours, de l’avenue Louise à Bruxelles, mais absolument rien qui s'apparente à une visite culturelle de ce deux villes depuis la dizaine d’allers retours que j’y ai fait.

 

Bien entendu qui se plaindrait d’être attendue par un chauffeur à la sortie du train, logé dans un Palace flambant neuf, escorté dans les endroits les plus luxueux des villes concernées ?

Ce luxe fait-il le bonheur, a-t-il seulement un sens? Pour les questions existentielles je repasserai plus tard. Je vous l'ai dit je suis attachée de presse, ce ne sont pas des questions que l'on se pose enfin... !

 

Pour en revenir à des choses plus terre à terre, j’ai oublié aussi de parler de Cannes et de son festival.

Car depuis presque 3 ans , ma mission ultime dans ce bureau de presse est d’assurer la communication d’une plage, celle d’un Palace de la Croisette . Comment ça ce n’est pas un travail ? C’en est un et des plus éreintants s’il vous plaît, si on juge qu’il faut 6 mois de préparation pour le projet mis en place dans ce lieu, une équipe de 4 personnes sur place pour faire face pendant 15 jours afin de ne pas sombrer dans l’hystérie la plus totale.


Bien entendu de l’extérieur c’est un paradis : une plongée en plein cœur du gratin du cinéma, de la mode, de la musique, des soirées éblouissantes sans rien débourser, accueillie par les tenanciers de lieux dont on connaissant simplement le videur jusqu’alors, des tenues de couturiers et des bijoux à 12OOO dollars pour se la péter à bloc, des chauffeurs encore et toujours car il est hors de question de se mêler aux chalands cannois de la Croisette.

Mais ceci n’est que la face immergée de l’iceberg. Le travail abyssal se trame dans des bureaux sur-voletés où l’usage du téléphone et du mail nous remémore chaque jour la pertinence de cette interrogation d’un grand homme contemporain : «  Mais comment faisait-on avant ? »

 

Il est vrai : comment pouvait faire la pauvre attachée de presse sans son iphone et son blackberry,  sans son clavier et facebook pour communiquer plus vite que la lumière, ne pas rater un bouclage à 5 min près, trouver un taxi à toute heure du jour et de la nuit, prévenir de ses 30 min de retard de politesse incompressibles ???

Je vous pose la question!!!!!

 

 

Voir aussi:

http://modeoperatoire.over-blog.com/article-24-h-dans-la-vie-d-une-rp-44221892.html

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