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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 00:06


Comme une traînée de poudre … Du genre de celle qu’ on s’administre par le nez dans les soirées branchées ou bourgeoises des capitales européennes. Le vice se répand et fait exploser les barrières de notre chère société en mal de sensations. Il est à la morale, ce que la tendance est à la mode : un penchant extrême qui peut vite devenir une mauvaise habitude…. Consommer avec modération et finesse d’esprit, il est aussi la plus grisante des transgressions, le plus délicieux des travers.

Dans un monde où l’interdit est en train de devenir la norme, il fallait bien se pencher sur le cas de ceux qui savent encore mettre un peu de piment dans leur activité, qui défendent les valeurs d’une inclination que d’autres décrient ou qui jouent avec leur ambigüité polémique: le sexe, l’alcool, la nuit… Des jeux interdits qui oscillent entre voluptés et décadence. Mode Opératoire s’immerge dans un univers aussi grisant que dangereux, aussi addictif que controversé, aussi intellectuel que sensible. Voyage en pays charnel et sensoriel aux côtés de ceux qui font réfléchir le corps.

Entre Maina Lecherbonnier et la saveur littéraire de ses expériences sexuelles débridées ou Catherine Breillat et son cinéma romantique qui passe souvent pour un fantasme trash , notre cœur balance. Invitation aux rêves humides avec les aquarelles de Sébastien LeGal ou retours de nuits de débauche avec les photographies de Nicola Delorme… L’art s’acoquine aux excès pour délivrer d’autres messages en filigrane. Détour par l’univers du hooligan talentueux de la mode, Alexander Mc Queen, en passant par   (portfolio)   et (série mode). Clin d’œil cynique aux tentations artificielles avec un make it up spécial poudre de luxe… Pour les conseils de lecture, on suit l’expert en la matière Frédéric Beigbeder, quant aux hotspots, on opte pour ceux de la meneuse de revue du Crazy Horse …Ou quand le temple de l’érotisme décortique la ville du jeu dans toute sa démesure, Las Vegas. Immersion dans le lyrisme tourmenté des Mots de Jérémie Khlat, spécialiste de la nuit parisienne au Chacha Club, qui retrace également pour nous le panaroma des auteurs qui ont donné au vice leur lettres de noblesse…

Et comme les refrains se mémorisent mieux que n’importe quelle leçon, un dernier conseil en musique: Osez, osez… disait si bien le dandy Bashung…

http://www.mode-operatoire.com





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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:50


Ce qui se présente comme une aventure se terminera toujours comme une aventure… C'est-à-dire comme une parenthèse que l’on referme sur ce qui s’apparentera, plus tard, dans notre souvenir, à un fantasme. C’est peut être ainsi  que l’on  peut résumer la morale du film de Woody Allen, si l’on souhaite lui en trouver une. Vicky Cristina Barcelona… Un titre qui d’emblée convoque la sensualité au programme de l’imaginaire, à mi-chemin vers L’auberge Espagnole de Klapisch et son parfum estival si léger. Un conte d’été sur fond de voix off, qui raconte la rencontre entre deux amies et un homme et  leurs déboires amoureux.

De sensualité il est essentiellement question et ce, dans les formes, au sens propre incarné par deux actrices troublantes de voluptés, comme au sens figuré des combinaisons humaines qui se livrent au jeu des sensations. Scarlett Johansson, évidemment, incarne à merveille la jeune femme libre d’esprit qui veut s’encanailler en mode bohême sous les cieux de l’été hispanique barcelonais. Mais  la grande surprise, c’est Penelope Cruz et son charisme, son évidence absolue dans le rôle de Maria Elena, une ibère au tempérament corrosif et extrémiste, véritable cliché de l’espagnole sanguine qu’elle campe parfaitement….Donnant même de l’envergure au film dont les deux héroïnes principales apparaissent un peu en demi-teintes.

Décoiffée, parfois fagotée, artiste tourmentée, elle régale. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore cédé aux charmes des deux actrices, il restera toujours, et non des moindres, Javier Bardem, sculptural peintre absolument érotisant dont la seule enveloppe charnelle est déjà une promesse de plaisir.

Y a-t-il une chance de ne pas succomber à l’invitation explicite que fait cet homme à Vicky et Cristina à leur arrivé à Barcelone ? Non et c’est peut-être le propos du film. Prouver que l’audace conciliée à la beauté ferait succomber qui que ce soit. Et c’est une simple vérité qu’il est beau de voir s’illustrer à travers ces personnages dont l’esthétisme seulement, suffit à rendre le film agréable.

Vicky et Cristina ont des tempéraments totalement opposés, l’une guidée par un romantisme et une passion exacerbés, l’autre promise à un mariage sérieux et discipliné. Chacune à sa manière, et au terme d’un cheminement dont l’issue apparaît toutefois évidente, se laissera porter par cette passion, cette fameuse passion qui est le moteur du film, bien plus que l’amour, qui en demeure, pour autant, la grande question….

Quant à Maria Elena, l’ex-femme du bellâtre qui refait surface,  aussi folle, aussi destructrice soit-elle, elle rend le paroxysme de cette passion tangible. Son personnage hante tout le début du film en filigrane dans les mots de l’ex mari et son apparition dans un deuxième temps, est à la hauteur de la place qu’elle occupait dans son esprit. C’est elle qui vampirise tout.

Apprend-t-on quelque chose en regardant ce film ? Non. On confirme ce que l’on sait secrètement : qu’il faut tuer la tentation dans l’œuf si l’on veut avoir une chance de ne pas y succomber, qu’il faut avoir l’honnêteté de reconnaître l’aventure comme telle et ne pas vouloir la muer en autre chose, que la passion vit dans tous les cœurs, même les plus sages en apparence…

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 22:23
Il y a déjà un mois jour pour jour, nous sortions le premier numéro du magazine Mode Opératoire. Nous voilà déjà au numéro 2. Son thème: Fatale. Un petit avant-goût avec l'edito et la couv. Je compte sur vous pour venir nous rejoindre sur:

http://www.mode-operatoire.com


Here she comes you’d better watch your step/ She’s going to break your heart in two, it’s true. Le Velvet Underground vous avait pourtant prévenus…On ne résiste pas au pouvoir de la beauté et du caractère rassemblés en une seule femme. Fatale. A force de boyfriend jean et de parité uniformisante, on en aurait presque oublié les attributs de la féminité et ses vertus. A force de rengaine de crise, on en aurait presque perdu de vue le fantasme et ses bienfaits…A force de culte de la facilité, on en négligerait le désir, l’esthétisme, leur nécessité et leur magie. Est-ce pour toutes ces raisons que l’hiver 2009 s’annonce comme le retour à une tendance ultra féminisante ? Est-ce pour cela que glamour et sensualité reprennent leur droit en cette période de morosité plombante ?

Quoi qu’il en soit messieurs, réjouissez-vous : les femmes sont de retour. Mode Opératoire se penche sur la question ce mois-ci et dresse un panorama des références et de l’avant-garde en matière de féminité. Succombez.

Miss Marion nous surprend avec un cours en live de tassel twirling et nous emmène dans son univers de new burlesque et d’artiste plasticienne. Barbie l’indétrônable, se décortique sous les doigts de Margaux Lange, tandis que nos ongles votent pour la marque de vernis Essie. Cécile Togni des Putafranges nous dévoile sa playlist à écouter en lisant Evana 4, polar psychologique qui multiplie de séduisantes héroïnes. Agent provocateur, la marque britannique de lingerie débridée, nous convertit aux plaisirs des dessous. On vide la trousse de maquillage d’une Fatal Beauty, puis on va faire son shopping déco, mode et accessoires dans les thèmes Sexy Homy et Convoitise du portfolio. Catherine Malandrino, qui a exporté son élégance française aux USA, nous donne toutes ses bonnes adresses new yorkaises.  On (re)découvre le chef d’œuvre de David Lynch, Mullholland Drive, réalisateur/sublimateur de femmes ou en plonge dans le thriller obscur The Chaser. En version free style, Matheo de Bruvisso nous livre une digression mythologique décalée sur le thème de la femme fatale.

Si après ça vous n’avez pas rangé vos baskets au fond du placard….




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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:30



Ca y est nous y sommes.
Après 4 mois de travail parallèle à mes activités professionnelles lucratives, l'aboutissement de mon projet de webzine est pour demain... le jour de mes 28 ans!
Sans deux complices un peu folles, mais surtout très talentueuses, il n'aurait jamais pu voir le jour.
Nous vivons franchement une belle aventure je trouve, entre rires et stress, espoirs et craintes, qui je l'espère va durer encore longtemps.
Je compte bien entendu sur vous, pour nous rejoindre sur MODE OPERATOIRE LE MAGAZINE WEB dès demain à l'adresse suivante:

 www.mode-operatoire.com.

Notre mag mensuel repique quelques idées de ci de là de ce blog, en y ajoutant toutes les connaissances et le savoir faire des mes acolytes.
Nous espérons que vous y trouverez la variété des sujets que j'avais pour ambition de traiter ici et que nous pourrons désormais aborder d'un point de vue plus "journalistique".

Un nouveau départ, un nouveau projet, de nouveaux rêves car il en faut sans cesse pour avancer.
La crise n'était-elle pas la meilleure époque pour nous lancer??
J'espère que nous serons à la hauteur de nos exigences et surtout que vous serez au rendez-vous!!



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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 22:15

Il y a 20 ans déjà, Public Enemy nous avait prévenus… « Don’t believe the hype ». Le mot « hype » a pourtant fait son entrée dans le Petit Robert l’année dernière. Mais pas seulement. Signifiant battage/rumeur publicitaire, ce terme galvaudé chouchou des médias, est désormais partout. Pour parler d’une marque, d’une musique, d’un peintre, d’un auteur, d’un lieu…En nom, adjectif ou verbe (indiquant également l’action de susciter une réputation, de prétendre une chose de manière excessive), il en dit très long sur son contenu…


La hype ou branchitude est hyper prescriptrice, imposant à la société son baromètre de in et de out en matière de consommation et de pensée. Et si malheureusement l’underground, courant pionnier de la création, reste, comme son nom l’implique, plus confidentiel, la hype, elle, s’affiche sans rétention.


Elle englobe pourtant des noms qui ne parlent pas nécessairement à un large public, mais qui sont les sésames d’une caste puissante. Un microcosme dont le signe de reconnaissance est le namedropping, cette pratique qui consiste à asséner des noms « connus » à tout va, comme cautions de son propos.


Pour comprendre la hype, il faut donc souscrire à son protocole. Panorama arbitraire de ceux qui la constituent :



































Stylistes : Jeremy Scott, trublion anti-conformiste qui dévergonde la mode à coups de créations pop délurées. Plébiscité par Colette en toutes circonstances pour ces collaborations. Jean Charles de Castelbajac, son avatar français qui multiplie les interventions en tout genre, prônant une approche ludique du vêtement.





























Marques : American Apparel ou le comble de la hype, des basiques sportswear mixés avec un esprit 80’s coloré qui habille filles et garçons de Paris à L.A. Et une communication parfaitement équilibrée entre image casual low profile et porno soft. Kitsuné et son univers électro chic, Lomography et ses appareils photos toy expérimentaux…




Mannequin : Irina Lazareanu, petite amie de l’indomptable Pete Doherty, icône mutine et androgyne de la mode dandy rock.




















Garants de la tendance: Vincent Grégoire, du bureau de tendances Nelly Rodi, caution récurrente des magazines en matière de mode. Pascal Monfort, sociologue de la mode, chanteur de The Shoppings et  dénicheur de tendances pour Nike, nouvelle référence médiatique en matière de consommation mode et culturelle.




Photographes : Terry Richardson, l’un des acteurs majeurs de l’avènement du porno chic (choc) à l’image. Responsable des campagnes publicitaires de Sisley, et plus récemment du souffle de modernité qui rajeunit celle de Princesse Tam Tam. Imagerie blanchâtre crue, pour une vision trash de la mode reconnaissable entre mille.































Boutiques: Colette, évidemment, le Temple de la mode parisienne qui brasse aussi depuis plus de 10 ans la faune internationale qui veut trouver du branché à Paris en matière de vêtements, livres, disques, accessoires…La librairie du 107 Rivoli, adresse du musée des Arts décoratifs. Une bibliothèque complète à consommer, qui réunit tous les ouvrages d’univers arty très prisés par la hype.


































Réalisateurs: David Lynch, malgré (ou justement) l’ essence impénétrable de son œuvre qui donne lieu à des interprétations parfois hasardeuses…. Pour son génie esthétique au glamour obscur. La vision trash de la jeunesse US de  Larry Clark ou la caméra conceptuelle mais très émotive de  Gus Van Sant. Et par voie de conséquence des films comme Mulholland Drive, Kids ou Last Days…























Actrice/acteur : Chloë Sevigny, Asia Argento, Vincent Gallo… Des acteurs du cinéma indépendant, de films d’auteurs plutôt que des blockbusters américains qui terrassent souvent par leur inconsistance. Tous trois entretiennent une appartenance underground par des choix cinématographiques mais également esthétiques, très borderline…







































Chanteurs/Groupes : Herman Düne, un duo folk indie au look tacky qui préconise l’usage de salles à taille humaine pour ses concerts. Sébastien Tellier, monsieur Eurovision 2008, un romantique tout droit échappé de l’époque des Bee Gees, qui propose une électro-lova à textes, en arborant un look savamment ringard.




































Djs : Justice, Daft Punk, les Putafranges, Béatrice Ardisson. Pour commencer, deux duos de garçons. Les premiers ont fait de leur look symptomatique un fonds de commerce complémentaire à leur immense succès disquaire. Les seconds attisent depuis des années la curiosité de leurs fans, constamment cachés derrière des masques.

Les Putafranges, avec un nom retentissant et un style dont les enseignes ont compris l’intérêt (collection récente pour Maje) ou Béatrice Ardisson, reconnue pour sa programmation musicale de l’émission Paris Dernière (produite par son mari), sont les icones féminines du milieu.


 

















Producteurs :  Pharell Williams, Pedro Winter. Le premier, invité star des front rows des défilés Vuitton, est un artiste hip hop talentueux  qui produit des pointures comme  Britney Spears , Justin Timberlake, Gwen Stefani  ou Madonna. A chacune de ses interventions les médias crient au génie et le chanteur ajoute un diamant de plus à ses nombreux bijoux.

Le second, fondateur du label Ed Banger, lui-même DJ sous le pseudo Busy P, a produit les derniers succès électro de la décennie : Daft Punk, Justice, Uffie, Sebastian, DJ Mehdi…les incontournables des dancefloors parisiens.

















 

Auteurs : Frédéric Beigbeder, ex publicitaire, ex présentateur TV, ex éditeur, mais toujours écrivain et spécialiste du thème de la consommation,  illicite ou pas…Thomas Lélu, plasticien et photographe, auteur affranchi qui prône l’éloge du désordre et de la provocation. Tous deux adeptes de la lunette à forte monture en plastique noire, cultivent un intellectualisme débridé.

















Artistes
 : l’anglais Damien Hirst qui explore le rapport entre l’art, la vie et la mort surtout, comme l’illustre  l’un de ses fameux crânes bling bling incrustés de diamants, qui régala la FIAC cette année.  L’américain Jeff Koons qui exposait à la rentrée ses sculptures bouées géantes au Château de Versailles. Un parti pris d’art contemporain ostentatoire qui interpelle sans détours.




Présentateur TV : Ariel Wizman, monsieur tendances de Canal +, DJ récurrent des soirées parisiennes et son look absolument maîtrisé.




Restaurant : Pour n’en citer qu’un récent  à Paris: Le Chacha. En réalité, un lieu hybride bar, restau et boîte à la fois, détenu entre autres par le producteur et réalisateur heureux d’Asterix , Thomas Langmann. Un rendez-vous chic obligatoire des branchés parisiens à proximité des Halles.




Boîte de nuit : La plus emblématique de la décennie, le Baron. Un des établissements de la Clique, collectif regroupant les acteurs de la nuit parisienne, fondé entre autres par André Saraiva. Plus connu par son prénom de graffeur, André. Le lieu : un ancien bar à entraîneuses devenu boîte pour happy few. Et aussi le Showcase, le Rex, le Pop in…








Bars : le Truskel, un bar ambiance pop british toujours bondé vers la Bourse ou la Flèche d’or , direction Porte de Bagnolet, lieu de concerts et de dj sets d’artistes émergents. Tous deux roots juste ce qu’il faut, pour donner l’illusion à la jeunesse dorée parisienne de s’encanailler un peu. Les autres : Chez Moune, le Point FMR, le Social Club, la Bellevilloise…

 





Hôtel : Hôtel Amour, un autre établissement du tentaculaire André, situé dans le 9 ème. Outre son restaurant avec patio intérieur, ses chambres au design spécifique sont prévues pour accueillir les 5 à 7 coquins des branchés. L’Hôtel Costes, fer de lance des établissements des frères du même nom, situé dans l’élégante rue St Honoré et son cachet baroque désormais légendaire.


 


 


 

 





Evénements : le Fooding, une semaine consacrée à la bonne chair, sacralisée par une soirée de remise de prix durant laquelle, les bons vivants parisiens, dégustent les mets raffinés de ce qui se fait de mieux en matière de cuisine.

Rock en Scène, un festival rock qui réunit des têtes d’affiches, au Parc de Saint Cloud jusqu’alors. Notre version française de Glastonbury pour étrenner ses bottes en plastique dans la boue parisienne de fin août.



































Blogs : celui des Fluokids, The Sartorialist, Cory Kennedy (fermé depuis peu), Face Hunter. Le blog étant devenu aussi prescripteur que les magazines, les clichés volés des looks les plus pointus de la rue, les frasques nocturnes des people ou les découvertes musicales d’internautes, sont une mine d’inspiration pour curieux voulant flairer les tendances à venir.


































Magazines : Clark, Vice, Nylon, Purple … loin d’être les magazines les plus distribués, ils sont de véritables bibles de tendances pour la hype et des catalogues véhiculant son esthétisme trashy. Technikart, les Inrocks pour la musique…


















Journalistes
 : Kappauf, Olivier Zahm… Respectivement du Citizen K et de Purple Magazine. Des icones aux frasques excentriques qui hantent les pages nuits des magazines. Et pas seulement des leurs.

 


 

Cette liste, loin d’être exhaustive ou cohérente, est à l’image de la hype. Ephémère, inconstante, fluctuante. A l’heure où vous lisez ceci, ce recensement est peut-être déjà obsolète…Il en est ainsi de tout ce qui est ancré dans la tendance. Impactant, grisant mais rarement durable…

 

 

 

 

 


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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 01:00

Le dernier film dont je n’avais pas pu quitter la salle avant 10 min, c’était Into the Wild. Un film dont je n’étais pas sortie indemne. Le genre de films dont les images vous poursuivent jusque dans la rue. La rue à qui vous voudriez demander de se taire 5 min pour vous laisser encore dans votre bulle...

En sortant de Two Lovers, j’étais étourdie. Par la pertinence perturbante de ce que je venais de vivre par procuration. Par la justesse minimaliste de ce film d’amour sans pathos, sans mélodrame. Pourtant c’est bien la tristesse qui l’emporte et de longues minutes de larmes sincères qui perlent en fin de projection.





 



On imagine aisément où vont nous mener ces instants de grâce sublime, incarnés par l’insaisissable et fragile Gwyneth Paltrow et vécu par un Joaquin Phoenix, troublant de parcimonieuse bizarrerie. On sait bien que les Rita avaient raison - comme la vie leur a d’ailleurs tristement prouvé…- quand ils chantaient que « les histoires d’amour…. » Mais on espère un peu que le cinéma, lui, se permette le happy end. Puis finalement, on remercie ce cinéma de ne pas céder justement à la tentation de l’irréaliste.


Parce que ce qui étreint le cœur en regardant Two Lovers, c’est cette vérité que l’on a expérimenté ou que l’on veut nier. Cette vérité qui dit que l’amour ne connaît pas toujours les règles de la réciprocité. Que l’on aime de mille manières, parfois trop fort, parfois très mal. Que ce soit injuste ou cruel.  Mais qui dit aussi que l’on choisit toujours d’aimer au final, si le désespoir n’a pas eu raison de nous avant.




Ils ne sont pas vraiment assortis. Lui, au charme délirant, se hissant à sa hauteur pour lui dire son amour débordant. Elle, gracieuse écervelée, qui se laisse emporter par sa fougue à lui. Ils ne sont pas faits pour être ensemble. Lui, soumis à la pression d’une famille qui voudrait le voir épouser une jolie brune docile. Elle, amante éperdue d’un homme mariée. Il y a seulement cette évidence de la rencontre qui submerge, qu’il faut bien vivre pour ne pas mourir à petits feux de sa frustration éternelle.



Il y a cette disponibilité incontrôlable de celui qui aime et qui souffre tout de suite d’être le seul. Et qui sent bien au fond que le rêve est trop beau pour se réaliser mais qu’il faut pourtant le tenter pour en être sûr. Il y a celle qui abuse candidement, et peut être en voulant s’en convaincre un peu, de cet amour flagrant, de cette abnégation adorable. Et il y a l’espoir qui se mêle à la partie soudain, égrainant les illusions là où on veut bien les laisser naître.




Il y a ce défit de la raison et de la passion, cet affront de la constance et de l’éphémère, de l’absolu et de la durée. Il y a ce dosage magnifique des sentiments dans toute leur complexité, avec toutes leurs nuances, qui nous touche nécessairement là où on a aimé. Qui rappelle à l’ordre ou aux souvenirs, qui blesse ou qui panse.


Et il y a dans le regard de Leonard, cet amoureux étrange que l’on voudrait pouvoir consoler, toute la pesanteur indicible d’un amour déçu. Il y a dans son choix le résumé de la condition amoureuse qui nous rappelle qu’en la matière, nous ne sommes jamais libres et toujours vulnérables. Il y a la vie qu’on peut et celle qu’on veut. Et l’amour ne nous laisse pas toujours le choix.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:28

Aujourd’hui j’ai décidé de faire la pluie et le beau temps. De décréter qui le beau qui le moche, qui le bien qui le mal. Une sorte de « tu préfères » égocentrique, un j’aime/j’aime pas totalement arbitraire.

Un avant goût de projets dont je vous parlerai bientôt, relatifs à l’évolution de ce blog et à une certaine soif de liberté…

 

En attendant les bonnes nouvelles voici donc sans aucune logique ni hiérarchie mes in & out tous domaines confondus. J’aime lister, répertorier, comparer, confronter, mélanger…Bref j’aime le chaos abordé avec beaucoup de rigueur. Ambivalente , moi ? Jamais.

 









































 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime la future collection été 2009 d’Heimstone. Que c’est étonnant n’est ce pas ???

Alix et Delphine rencontrées sur les salons du pap en septembre m’ont permis de vous livrer des bribes de leurs créations qui rivalisent à nouveau de créativité et de personnalité. Car si je devais expliquer ma passion pour cette marque je parlerais de sa puissance intemporelle. Pas au sens péjoratif qui impliquerait une essence anti-tendance intrinsèque. Au sens d’éternité, d’idéal, d’originalité. Car les vêtements d’Heimstone sont de ces petits trésors que l’on attend impatiemment d’ajouter à sa garde robe pour lui donner un petit coup de « créateur » et de toujours. Ne succombant pas aux diktats, elles parviennent à réaliser le prodige du moderne voire avant-gardiste réconcilié avec le pérenne et la magie. On a toujours l’impression réjouissante de « première fois » quand on enfile sa fringue Heimstone parce qu’elle se distingue des autres par son identité unique et qu’elle promet de traverser les années sans épuiser son potentiel stylistique. Magique je vous dis.



 

J’aime pas les total looks, ces gens déguisés des pieds à la tête en marques ostentatoires. Ceux qui pensent que le style s’assène à coups de griffes. Ceux qui se pâment devant l’objectivement moche faute de goût et à force de conditionnement.

 


J’aime les sacs de la collec d’hiver de Marc by Marc Jacobs. Bons volumes, beau cuir lavé, détails de plaques militarisantes ou de clous ton sur ton. J’aime leur prix envisageable (en moyenne 400 euros) à l’échelle du « luxe » dans lequel ils se positionnent….

 


J’aime pas tout ce qui est à franges surtout depuis que j’ai sacrifié la mienne pour oser le front offert. Parfois s’y pose des choses pas désagréables d’ailleurs.. . En bottes, en sac, en sapes, j’ai toutes envie de les tailler à coups de machette… Je sens que cet accès de violence risque de me mettre à dos certaines lectrices mais que voulez-vous, je vous ai dit, je fais ma crise de rébellion tardive.

 


J’aime Interpol, un groupe de rock new yorkais qui date de 2002, a composé pour la série Six Feet Under que j’aime autant  et qui a dans le son, cette froideur galvanisante d’un Joy Division. Sauf que là où Ian Curtis peut finir par vraiment glacer à force de tonalités gravement dépressives (rappelons que le jeune homme s’est suicidé à 23 ans), Interpol embrase avec une rythmique rigoureuse et dopante.

 

J’aime pas attendre, faire la queue, patienter.  Pour payer, pour voir les gens, pour me décider, pour savoir à quoi m’en tenir. J’aime pas les silences, les non dits, les quiproquos. J’aime pas les actes manqués, les désengagements, l’hypocrisie, la stratégie. Ceux qui calculent tout, leur argent, leur temps, leur actes.


J’aime me lever tard mais surtout me coucher tard. Vivre la nuit pour lire, écrire, écouter de la musique, pleurer si ça me chante parce qu’un morceau m’émeut, l’écouter 12 fois de suite pour m’en imprégner totalement, traverser Paris en taxi pour m’extasier toujours de la beauté lumineuse de cette ville, boire un verre de rouge et être un peu ivre car je ne tiens pas l’alcool, rire beaucoup trop comme si la vie était une blague, me rassasier de ceux que j’aime à outrance comme si demain ils pouvaient n’être plus là.

 

J’aime pas qu’on m’arrache un cheveu blanc sur le haut de la tête qui semble être là pour me dire que je vais bientôt être plus proche des 30 que des 25 ans. Que la société va donc m’aliéner de plus en plus avec les projets d’enfants, de mariage, de crédits qu’elle a pour moi.


J’aime les contrastes, le chaud avec le froid, le sucré/ salé, le fruit/légumes, réflexion/action, flexion/extension, colère/douceur, français/anglais, noir & blanc, bois/métal, bonheur/tristesse, bien/mal. Leur superposition, leur confusion, leur contradiction. J’aime les nuances, les subtilités, l’intelligence et la sensibilité qu’elles impliquent.

 

J’aime pas renoncer, me résigner, abdiquer, me résoudre, abandonner.



 

J’aime cette photo qui vient compléter ma série shoes just want to have fun, qui dit l’envie de rester pour toujours insouciante à travers un jouet d’enfant et le fait d’avoir sombré dans la consommation qui est bel et bien un truc de grands. Qui dit en linéarité et symétrie la rigueur et en couleurs la fantaisie. En touches le besoin de musicalité et en paires celui de féminité. J’aime faire dire aux choses et aux gens tout ce qu’ils ne voulaient pas penser ou ne pensaient pas vouloir...

 

 

 

 

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:07

Cette semaine pour vous j’ai testé deux lieux de fêtes parisiens vraisemblablement incontournables.

Cette accroche sonne comme une mauvaise publicité, certes. Et pourtant. Je me refuse depuis de nombreuses années à festoyer dans ce genre d’endroits, au grand dame de mes amis et contre toute logique présidant à mon statut d’attachée de presse, qui implique naturellement de connaître ces lieux dits branchés… C’est donc un peu pour ce blog, et beaucoup par curiosité, que j’entreprends de sacrifier mes dernières défenses contre la hype de la night!

 



Visite au Chacha à deux reprises pour une soirée reconnaissance entre filles puis celle, plus privée, d’un magazine pendant la Fashion Week.  Premier constat : les bobos dandys ont trouvé leur nouveau repère. Un restau, bar, boîte à deux pas des Halles qui surfe sur la vague intimiste des lieux parisiens contemporains. Lumière extra tamisée, fumoir à l’intérieur pour les plus intoxiqués, canapés et tables basses dans des recoins cosy. On se toise un peu car on en est encore aux prémisses du lieu et qu’il faut s’acclimater à la clientèle pour savoir si on est bien à sa place. A l’étage des salons privés pour les happy few, au RDC un dancefloor improvisé en début de nuit et en façade la salle de restau toujours bondée. Les déjà « habitués » sont plutôt jeunes et « brillants » : journalistes, comédiens, branchouilles, musiciens… C’est ainsi que l’on se retrouve à déclarer sa flamme artistique à l’un d’entre eux à un coin de bar. Passons.

 


 

 

Dans un autre quartier chic de la capitale, sous le très bourgeois pont Alexandre III, le Showcase reçoit apparemment tout ce que Paris compte de jeunes sarkozystes en puissance. S’y déroulent beaucoup de soirées à thèmes, dont celle où je me suis rendue en compagnie de mes acolytes professionnels : la French. Sur le papier on parle de looks fantaisistes voire de déguisements, pour pénétrer dans le lieu plus facilement… Qu’à cela ne tienne. Mes collègues féminines et moi-même arborons nos plus beaux accessoires de fées, en nous réjouissant d’un peu d’extravagance dans la nuit parisienne. A l’arrivée, file de trois kilomètres sur le pont, en total look noir et ambiance sortie de bureau de JCD…

Baguette magique, donc méga pouvoir à la main, nous empruntons  l’entrée dérobée des malins dont nous allons bien devoir prétendre faire partie pour éviter cette attente impossible. Un petit mensonge souriant et nous voila attablés dans la carré vip, avec vue sur la Seine et ses bateaux mouches, rendue possible par une immense baie vitrée derrière laquelle des passants curieux se rincent l’oeil. L’espace est étonnant de superficie, plutôt agréable par sa hauteur et ses pierres apparentes.

 


Après avoir failli mourir étouffée pour un hot dog au buffet afterwork puis, écrasée pour aller fumer dehors, nous sommes donc attablés avec notre bouteille dans l’espace Vip. En guise de vip, il s’agira en fait de connaissances estivales… On repassera pour les stars. Le monde est petit n’est-ce pas ? Ce soir les liens se tissent autour d’un lieu de villégiature commun et dieu sait qu’en ces lieux de drague par excellence, le dénominateur commun apparaît à ces messieurs comme un prétexte salvateur à la conversation… Un conseil d’expérience : ne pas donner sa carte de visite pro en début de soirée, on le regrettera en fin de semaine, quand l’illustre inconnu aura perdu de vue le but premier de cet échange de bons procédés au profit d’un plan drague assez bidon…


 


 

L’ambiance est somme toute bon enfant, la musique pas très avant-gardiste sans être ringarde, on y attend Ariel Wizman et Teki Latex, à qui nous ne ferons néanmoins pas l’extrême honneur de notre présence, jeudi soir oblige... Comme dans toute soirée, l’essentiel étant la compagnie en laquelle on est, mes chers collègues me permettent de passer un excellent moment.  

Ce n’est donc pas cette fois-ci que je décrèterai QG l’un de ces lieux, mais je me suis promise de m’atteler à la tâche dorénavant, avec quelques autres projets nocturnes en perspective.

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 23:14
Aujourd'hui c'est le 23 juin, autrement dit la veille de la deadline,-dans ce cas de figure l'anglicisme est plus parlant- pour payer ses impôts. J'aurais du me douter que c'était un mauvais signe ....


Pourtant le week-end avait bien commencé. 40 degrés à l'ombre vers Bordeaux pour assister à un mariage très réussi au demeurant: beaux lieux, beaux mariés, belle fête. Un qui donnerait presque des envies de ....Passons.
Pourtant dès le retour les choses se sont gâtées. On ne ressort jamais indemne d'un train. Déjà on en ressort rarement à l'heure, ce qui en tant que tel, a beau être passé dans les moeurs, demeure toujours aussi gênant.


La SNCF vous garde toujours la suprise pour la fin. A l'heure dite de l'arrivée à bon port, un chef de train zélé qui vient de vous annoncer les résultats du foot ,alors que vous tentiez tant bien que mal de vous assoupir au dessus de la clim qui turbine à 15 degrés alors qu'il en faisait 20 de plus dehors, finit par cracher le morceau: " nous aurons 15 min de retard sur l'horaire prévu", rapport à la configuration très mauvaise des planètes aujourd'hui, à l'averse de trois gouttes qui a ralenti le rythme, à la grève du wagon restaurant etc, etc...
Cela n'excède jamais les 25 minutes car après la SNCF vous doit des sous, et ça ça les fâche beaucoup à 120 euros l'aller retour dans le glacier à sièges pour rester en France.



Quand j'étais encore jeune - j'entends moins de 25 ans , la grande époque il y a deux ans...- je pouvais me payer le luxe des billets en première à super prix, mes voisins gériatriques toujours soufflés de voir une gamine débarquée en prem's... Finie la belle époque, pauvre que je suis, à moi la seconde et ses réjouissances culinaires (odeurs de fromage dès 10 heures du matin), sonores (cris d'enfants, bruits de console, conversations téléphoniques pourtant interdites par le petit monsieur sur l'autocollant qui indique qu'ici ON SE TAIT)...

Cette fois-ci j'ai fait la connaissance visuelle d'un ex Miss France dont je ne remets pas le nom, mais qui est blonde et qui n'a pas été prise pour un homme, elle...Avec 5 autres clones faussement blonds, elle s'est installée dans mon wagon entre dindes émoustillées, avalant goulument un Mac Do odorant pour le plus grand bonheur du voisinage.

Malheureusement la seule heure de gloire de la miss dans ce train, fut la rumeur montante d'agacement liée aux bruits intempestifs de ses conversations risibles avec ses copines de blondeur....
Ca c'était l'avant goût des péripéties du voyage: crisage de nerfs entre passagers assis à la même place selon un ticket mensonger (impression de déjà vu, nous avons aussi eu ce problème à l'aller non???), enchevêtrement de passagers dans les contrées de notre wagon menant au bar (comment ça je vous marche sur le pied là...), impossibilité à trouver une position confortable sans être contorsionniste professionnelle, sonneries lambada, carioca, samba à tout va....




Je pensais avoir eu mon quota pour un dimanche soir tardif qui déjà présage un début de semaine délicat. Point du tout.

Le lundi c'est le jour de l'épopée chez H&M pour moi: retour des achats infructueux et donc queue pour les remboursements.
Dans mon H&M à moi situé en plein coeur de Paris, certes le magasin le pire qui doit exister de la chaîne niveau fréquentation, la patience est de rigueur et la patience n'est pas mon amie du tout. 20 min de queue avec pourtant seulement 4 personnes devant moi et deux vendeurs pour nous tous seuls. Et bien qu'à cela ne tienne, point trop de pression pour eux en ce lundi. Il y a cet éternel jeune homme qui a cette chevelure improbable, comme une perruque synthétique, ce regard hagard qui semblerait demander pourquoi le sort s'acharne sur lui avec cette succession de complaintes qu'il doit recevoir et qui de fait lui vaut bien un peu de sympathie....Ce jeune homme donc prend son temps pour remettre chaque vêtement sur un cintre, me donner le petit tiquet à remplir alors qu'il a déjà mes coordonnées dans tous les H&M de la Terre qui ont bien voulu de moi pour rapporter le fruit de dépenses hâtives

Oui je le maudis et j'avoue que chaque fois que j'arrive à cette fameuse caisse dont je n'arrive pourtant pas à me séparer, j'ai un haut de le coeur rien qu'en l'apercevant, le pauvre n'y pouvant rien personnellement, il est simplement l'incarnation de la force d'inertie, de l'absurde, de la torture de l'attente.
Mais je ne suis pas rancunière et plutôt endurante. Non fière de m'être fait rembourser un jean foireux, me voila déjà alpaguée par une robe rayée (encore) posée là par erreur comme si elle n'attendait que moi.
Je descends dans les étages pour trouver une caisse plus rapide ce coup ci, je tombe sur cette combi sarouel qui m'appelle de loin, puis ce porte-feuille bicolore craquant, puis ces boucles d'oreilles effet vintage, puis il va falloir refaire la queue.... Je vous passe les détails de ma mine agacée absolument odieuse au deuxième round de caisse....

Bref il y a des jours où je mets ma patience à rude épreuve,  supportant péniblement et à coups de moult soupirs bovins, jusqu'au disfonctionnement internet de la déclaration de dernière minute pour les impôts,  ce soir donc. Opération qui m'achève en m'annonçant un montant exorbitant (à mon échelle) à régler l'année prochaine quand j'en aurai fini avec celui de cette année. Mais une seule pensée me vient alors à l'esprit, la plus cruelle de toute: vais-je donc devoir retourner faire la queue chez H&M dès demain pour récupérer quelques piécettes afin de pouvoir  honorer mon du????
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 22:25


Adieu chauffeurs, room service, robes du soir, coiffure et maquillage à domicile et festivités. Bonjour Paris, la pluie, de ce côté pas trop de dépaysement le festival cette année a boudé le soleil pour mon plus grand regret.

En revanche il a tenu ses promesses en ce qui concerne le nombre d’heures éveillées contre celles, rares, de sommeil…

Grande déception, pas de Sean Penn visible malgré les prévisions encourageantes de sa venue sur mon lieu de travail. A la place et non négligeable : Faye Dunaway, Jude Law, Benjamin Biolay (mention plus plus pour le petit frenchie ténébreux), Vincent Cassel, Monica Bellucci, Wong Kar Wai nous ont fait, entre autres, l’honneur de leur visite.



 

 

 

Pour les nuits, contre toute attente, meilleure soirée au VIP, avec podium rotatif et prog musicale pour la soirée Belvedere très rock. Ambiance anti snob  réussie.

 



Surtout lorsqu’on arpente les soirées cannoises avec une team très en forme, bien décidée à rendre la nuit interminable. Suite au Jimmy’z la fameuse boîte où l’on ne croise que des gens que l’on pense connaître et pour cause ce sont ceux qui nous accompagnent à longueur de temps sur petit ou grand écran : Estelle Lefebure seule se lâche sur le dancefloor, Dita Von Teese, mutine se glisse discrètement entre les invités avant d’amorcer un mini show à base de bas joueurs, Mélanie Laurent se trémousse déjà dans l’asenceur très apprêtée, Judith Godrèche me regarde du coin de l’œil ( non non on ne se connaît pas chérie NDLR appellation très répandue à Cannes).

A 3h Ariel Wizman lâche les platines sous les reproches véhéments de mes collègues de la night en mal de danse. Qu’a cela ne tienne, direction le Bal Room sorte de repère parisien sans prétention, où viennent se finir les branchouilles : Emma de Caunes et André sont dans les escaliers, c’est un signe.


 


 

 

5h dodo, comment ça j’ai 3h devant moi pour me requinquer ?? Et oui Cannes c’est aussi ça : boulot à 9h le matin, jusqu’à 18h le soir et rempilage sur des nuits de dépressurisation, le tout sur 12 jours sans pause où le sourire et la bonne humeur sont de rigueur. Que du bonheur….

Marchage sur la croisette, téléphone collé à l’oreille et là bousculade, je me retourne, une Sharon Stone se faufile dans sa limousine. 18h les gens en smoking se mélangent avec les normaux comme moi éreintés dans leur tee shirt de la journée avec 15 sacs et pass qui pendouillent où ils peuvent. C’est le folklore cannois, son ambivalence, sa futilité, sa magie.

Dernier soir, soirée pour le Film désormais Palme d’or « Entre le murs » sur « ma » plage, ambiance hyper détendue, lâchage intégral, la festival se finit sur la vision des yachts scintillants au large de la baie. Le Carlton se dresse digne avec le Martinez dans son sillage, un verre de champ  à une table en bord de mer, oui d’accord il faut profiter de cette chance incroyable.

Pour terminer en beauté ce festival en terrain ami, direction la villa Murano entassés à 12 dans une voiture. Le plus dur: ne pas dégringoler les escaliers périlleux qui mènent à une, somme toute, petite terrasse compte tenu du monde qui s’y presse surplombant la mer pour dernières danses en plein air.

Le plus long est d’attendre pour les toilettes, puis pour un cocktail et la musique est un peu élitiste pour que les gens se lâchent tous vraiment, mais il faut profiter, le lendemain le festival est fini, et cette folle quinzaine, que l’on ne peut comprendre qu’en la vivant,  va reprendre ses droits pour un retour à la vraie vie.

La parenthèse se referme, des souvenirs plein la tête, avec une fatigue conséquente. Dans la file de l’avion Cédric,  le marin beau gosse révise pour la Nouvelle Star. En temps normal cette simple rencontre, agréable du point de vue esthétique, ferait son petit effet, mais Cannes abolit les barrières de l’entendement, pour s’émerveiller il faut du de Niro, Cannes rend blasé de la star, c’est le comble et pour apprécier il faudrait encore un peu de conscience. Pour cela il va falloir d’abord dormir….

 


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