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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 14:25

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Hier j’ai regardé Buffalo 66. Aujourd’hui j’aime Vincent Gallo.

Je l’ai regardé par ce qu’il y a eu la Fnac et ses 10 DVD à  50 euros, parce qu’on me dit souvent que je ressemble à Christina Ricci (surtout dans la famille Adams évidemment…) et parce que Vincent Gallo est tout ce que j’aime, c'est-à-dire un mec absolument complet qui a un univers propre. Réalisateur-acteur, mannequin, compositeur–chanteur, photographe, peintre… Personnellement je ne considère pas que les gens qui touchent à tout devraient mieux s’en tenir à ne bien faire qu'une seule chose à la fois. Parce qu’il se trouve, qu’il y a des gens qui savent faire plusieurs choses et même très bien. Et qu’ils seraient juste débiles de ne pas exploiter tous leurs talents par respect pour ceux qui n’auront pas la chance de savoir en développer un seul... C’est injuste, c’est la vie. Donc à partir de ce postulat, Vincent Gallo, tu l’adores ou tu le bannis.

 

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Parce qu’un mec qui a tourné avec Ferrara et Kusturica, est sorti avec Chloe Sevigny, était pote avec Basquiat, fait de bons films, chante avec de l’émotion et se paye le luxe d’avoir une gueule de bad boy absolument irrésistible, ce mec là te donne forcément quelques raisons de le détester. Si tu n’es pas une femme amoureuse par exemple… A ce titre, je précise que cet article est dénué de toute objectivité, compte tenu de l’état amoureux totalement irrationnel dans lequel je me trouve depuis hier. Je vais avoir 15 ans pendant 10 min, ça va être certainement pénible pour certains, d’autres vont dire qu’il faut bien être totalement à la rue pour ne tilter que maintenant sur Mister Gallo, alors que le mec à 50 ans presque et déjà un parcours bien rempli derrière lui… Foutaises, bullshits, nonsense (je parle en anglais pour que Vincent me comprenne, merci…). J’ai certes fait un rejet du personnage « trendy undergound » de Vincent jusqu’à maintenant car je fais effectivement un rejet assez violent de tout ce qui s’apparente a priori à la « hypitude ».

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Bon et bien, ce coup-ci, j’arrête de faire ma mauvaise tête deux secondes pour dire que Buffalo 66 est un très beau film photographique avec des plans étonnants (vues aériennes, spots lumineux sur les personnages, inserts de flashbacks en images sortant de sa tête…) sans tomber pour autant dans la tentation du film d’auteur conceptuel totalement hérmétique pour pouvoir se dire différent... Un film avec de l’émotion sincère et véritablement touchante, sans faire du mélo romantico branché. Je dis que Vincent Gallo est un excellent acteur et réalisateur, avec une vraie diction, de vraies « manières », une vraie palette d’émotions à décliner sur sa gueule de déglingué un peu ravagée aux yeux lagon. Je dis que ce couple improbable, formé d’un ex taulard en boots rouges qui ne serait que bon au bowling, et d’une danseuse de claquettes en collants bleus dont la gentillesse se dessine toutes en rondeurs sur le visage, c’est tout juste un délice. Une rencontre tout à fait inespérée entre un mec que la vie empêche de pisser tranquillement depuis le matin même et une petite poupée trop maquillée qu’il prend en otage de sa détresse affective.

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Je dis qu’il faut de la nuance, beaucoup de sensibilité pour ne pas faire un film cliché avec une telle recette de départ, un faux looser un peu barré et une poulette au cœur tendre. Je dis qu’il faut beaucoup du cœur pour ne quasiment rien dévoiler de l’amour dans les mots et les images  et pourtant en parler autant dans un  film. J’aime ce qui est juste, précis, sans être trop ambitieux, trop prétentieux, j’aime ce qui montre le vrai tout en lui donnant quand même une autre envergure qu’un rendu trait pour trait sans attrait. J’aime Vincent Gallo, oui je le redis pardon, mais après je n’aurai plus de raison légitime de le faire… J’aime ses yeux troublants de pureté au milieu de sa tronche abîmée aux lignes saccadées et même un peu sévères. J’aime le contraste de cette pureté, de cette fragilité qu’incarnent des yeux clairs posés sur un univers beaucoup plus sombre, beaucoup plus complexe mais aussi beaucoup plus riche que ce qu’on pourrait croire.

 

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J’aime être prisonnière d’un univers qui s’approche du mien, sans pour autant lui ressembler, j’aime avoir envie de bouffer une œuvre en entier, être touchée sans m’y attendre, plonger dans un auteur, un artiste pour le comprendre. C’est assez rare, c’est plutôt très bon. Du coup je vais vous laisser car je dois aller acheter son album When et son deuxième film The Brown Bunny et continuer à croire que Vincent Gallo est un pote avec qui je vais pouvoir discuter ce soir…

 

 

Cela dit, en attendant un miracle, je peux toujours économiser pour me payer un peu de sa semence ou déjà une soirée en sa compagnie, puisque sur son site internet, cela fait partie des petites perles de bizarreries et d’humour qu’on peut découvrir… et s’offrir! A moins que, comme le disent nombre de critiques certainement très agacés par le beau sicilien, nous ne soyons ici qu’en présence d’un mégalo névrosé que l’undergound a sacré icône. C’est possible…. J’ai envie de dire qu’on s’en fout.

 

Sortie de Essential Killing courant 2010

 

http://www.vincentgallo.com/

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 13:14

Alors aujourd'hui dans "Vis ma vie" de chieuse modeuse, comment faire tourner son mec en bourrique en 3 leçons...

 

 

1/ Lui faire clouer des chaussures à la main avec un compas

 

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L'idée: customiser mes Converse à l'aide de clous à vis. Un projet tenace mais pénible, surtout quand j'entreprends de me faire toutes les merceries alentour, d'appeler une amie styliste, de déranger un cordonnier pour trouver un "emporte pièce", ce joli outil qui sert à faire des trous et que je ne trouverai finalement pas d'ailleurs...

Et comme la modeuse n'a qu'une idée en tête et qu'on ne lui enlève pas tant qu'elle n'a pas aboutie, et bien c'est armée d'un compas que j'ai violenté mes chères chaussures! Et comme  je suis d'une patience légendaire, au bout du deuxième clou récalcitrant, j'ai adressé un grand sourire à mon chéri et lui ai gentiment tendu le compas sans besoin d'explication supplémentaire... A quatre mains, on fait des merveilles, moi pour la géographie, lui pour le forage... Une grande et belle équipe.

 

 

2/ Essayer de le coincer en flag'

 

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J'ai très gentiment été invitée récemment par la marque Implicite à découvrir les modèles de la collection été 2011.

Et à cette occasion, à découvrir également un moyen ludique de faire un peu de douce torture psychologique à mon cher et tendre...

 

Même s'il n'est pas trop du genre "reluquage à gogo", disons que c'est aussi un esthète qui, nécessairement, n'est pas insensible aux bienfaits de la lingerie sur la santé mentale... C'est donc tout naturellement que j'ai pu tester sur lui le piège virtuel d'Implicite, une machination informatique qui tend à rappeler à chéri qui est le boss à bord! Sujettes à la jalousie s'abstenir, amies du jeu se lancer. En 2 temps, 3 clics sur le site www.mystere‐implicite.com, voilà de quoi tester votre Julo pour savoir s'il garde bien les yeux en face des trous en toutes circonstances...

 

3/ Pratiquer le bourrage de crâne (en toute délicatesse bien entendu...)

 

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"Tu as vu ce sac de ouf malade??? LE DIEGO D'ALEXANDER WANG, ça s'écrit W, A, N, G... J 'ai une copine, son amoureux lui a acheté pour ses 30 ans, trop généreux le mec non??? Hein c'est beau l'amour je trouve...". Ce n'est pas délicat ça comme approche? Non. Bon, ok. Mais c'est efficace, car trouvez-moi un mec qui comprend les messages subliminaux (du type laisser traîner un mag ouvert avec un gros coeur autour du sac convoité) et je vous l'échange direct contre le mien!! (Chéri?? Chéri?? Quoi Diego c'est un nom pourri pour un sac??? Pas du tout voyons...)

 

Si après autant de manigances et de bassesses, vous avez encore un peu d'estime de vous-même, mais surtout, toujours le même mec, j'ai envie de vous dire ...."Bienvenues au club des chanceuses!"

 

C'était donc la minute girly de la semaine. Rv très bientôt pour le quart d'heure musical...

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:26

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Merci Karima et merci Audrey!!

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:41

Je suis pressée, je ne fais que passer... vous me voyez, vous me voyez pas... vite vite, toutes les infos que j'ai en vrac dans la tête sinon elle va exploser!!!!

 

ARCADE FIRE

 

Parce que le dernier album The Suburbs me donne encore plus hâte d'être à Rock en Seine... du coup je vous ai mis My Body is a cage, qui n'est pas du tout de cet album!! Logique...
  
 
VELVETINE
 
Je voulais en parler depuis longtemps... mais toute la blogo l'a déjà fait. Je me suis dit que je passerais pour une ringarde alors j'ai voulu me la péter avec des images toutes fraîches de la collec d'hiver et mon chouchou répéré sur les salons où j'avais croisé la discrète et sympathique Anne cécile Couetil, créatrice de la marque.
Hello Keith (c'est le nom de ce joli sac...), my name is Laure. Will you marry me?
  
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LOW LUV

 

Je louche dessus depuis le printemps et là elle est en train de gagner du temps, à cause d'un livreur UPS qui me snobe...après m'avoir assassinée de 40 euros supplémentaires de douanes ricaines...! Mon armor ring Low Luv  (les créations d'Erin Wasson) qui va venir combler le deuil que j'ai du faire d'une bague poison trop grande pour moi cet été... C'est dur une vie de bijoux addict...

 

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KARL LAGERFELD A LA MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

 

parce que Kaaaaarl n'a pas seulement un Hasselblad qui déboîte, mais il fait aussi des vraies photos qui démontent... C'est à la Maison Européenne de la Photographie du 15 septembre au 10 octobre.

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 23:59

 

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A quoi ça sert 39 de fièvre se demande-t-on quand on est clouée au lit tout un week-end ? Et bien tout simplement à être fin prête à aborder sereinement les 35 degrés d’une vente presse. Sans mon week -dernier mouchoirs et Doliprane, aucune chance d’avoir supporté ce qu’il faut endurer pour survivre à une vente presse the Kooples.

 

 

Oui, j’ai vu la guerre et la victoire était au bout de mon fusil. Autant j’aime acheter des fringues, autant y passer 4 h est une épreuve que je ne m’impose que très rarement. Quand j’ai franchi la ligne de départ de la boutique Etienne Marcel, accueillie par la jolie et adorable Agathe, je me suis dit que la mode avait finalement eu raison de moi. Un champ de bataille, des chemisiers liberty par dizaine sans dessus dessous, des filles en total look noir avec dix cintres en main, une file…. Une file interminable à la caisse. Oui mais voila. J’ai toujours eu horreur des actes manqués. Donc ce n’est pas The Kooples qui allait me faire déroger à ma règle de persistance en toute circonstance.

Armée d’une grande bonne volonté, j’ai donc parcouru très calmement les rayons suffisamment achalandés pour ne pas susciter d’hystérie de pénurie particulièrement dangereuse en espace confiné…J’ai trouvé en deux secondes la robe en guipure sur laquelle je lorgnais depuis un moment et quelques tee-shirts boutonnés, galonnés… Aidée par le zèle d’une charmante vendeuse encore étrangement serviable malgré le cirque insupportable qui se jouait autour d’elle. Mais le plus dur ce n’est pas la chute c’est l’atterrissage...Température au sol bien trop élevée pour garder une allure honnête, frange collée au front, joues rougies par la frénésie, beaucoup trop rutilantes sous les éclairages violents de la boutique et une queue qui n’avance pas …. Ou peu pendant une demie-heure. C'est long une demi heure dans la vie d'une femme avec des cintres, deux sacs, un blouson... Là c’est le moment de solitude, celui où tu te dis qu’abdiquer maintenant ce serait la pire des défaites et à la fois quand tu vois ce qui t’attend, quand tu penses à ce que tu es en train d’endurer, il y a comme un doute sur la légitimité de cet entêtement. On appelle ça le bon sens. Mais bon là on parle de mode, donc je ne vois pas ce que ça viendrait faire là -dedans. Solution de repli. La caisse d’en bas.

 

Du coup sur le chemin, il y a deux chemisiers à pois qui se retrouvent à mon bras à la place des deux tee-shirts somme toute trop basiques pour mériter autant de violence physique et de lutte acharnée. Avec mon nouveau butin, mevoila repartie comme en 40, prête à suer comme un tennisman en fin de match s’il le faut. En bas, c’est pire en termes de température mais mieux au niveau de la fréquentation. Religieusement nous nous enfilons tous les uns après les autres, jeunes gens bien trop stylés du quartier Etienne Marcel pour repartir avec nos achats à – 40. Un quart d’heure de patience et me voilà à la caisse avec un sourire béat qui remplace cette moue de torpeur moite de la dernière heure.

C’est un peu comme passer la ligne d’arrivée d’un 100m haies, tu te sens warrior, invincible jusqu’au trognon, ça fait mal mais c’est bon. Tu te dis que si tu as fait ça, tu pourras tout faire, l’Everest, la traversée solo de l’Atlantique... De la blague. Qui n’a jamais fait une vente presse de marque branchée, ne connaît pas encore ses limites. Etre une modeuse ce n’est pas qu’un style, c’est aussi un masochisme absurde qui, cela dit, procure un plaisir certain. Et être blogueuse c’est avoir l’art de faire croire qu’être modeuse c’est autre chose qu’être obsessionnelle. Lecteurs, on vous ment !

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:04

Non je ne suis pas en dépôt de bilan, non le blog n'est pas fermé... Mais en ce week-end d'ascension j'ai opté pour une vie réelle plus que virtuelle. Et disons que la fête a pris le dessus sur l'écriture en l'occurrence. Du coup je reviens très bientôt avec de nouvelles découvertes musicales, des looks (si si promis, Top Shop a encore opéré un miracle...) et d'autres petites nouveautés pour vous.

 

I'll be back!!!!!!!!!!!

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 16:53

Comme on me le faisait très justement remarquer hier, ce blog est progressivement devenu cohérent. En images, en ton, en contenu. Tant mieux.

C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai décidé de faire un article spécial "bordel" sans aucune logique ni homogénéité car l'ordre c'est bien, mais la liberté c'est mieux!

 

Alors en ce moment, je suis madame arc en ciel, partout où je vais, j'en croise un. Comme je suis du genre à considérer qu'une étoile filante c'est le comble du bonheur sur cette terre, j'avoue que l'arc en ciel qui pointe son nez juste en face de ma fenêtre, je prends ça comme un signe ultime du divin pour me donner le sourire...

J'ai pris cette photo il y a quelques jours, elle reflète exactement mon état d'esprit actuel, entre grisaille passagère toujours dominée par des éclaircies et quelques éclats de merveilleux....

 

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Ensuite. Voilà ce que j'ai à dire:

 

- J'ai pas aimé Bagatelle, trop "poshy pute", en tous cas quand j'y suis allée. Je me suis sentie relativement vieille chez Moune où j'ai considéré que le samedi soir devait être laissé aux "jeunes", à leur parade de looks tout à fait sophistiqués, à ceux qui tolèrent qu'un "videur" leur parle comme de la merde sous prétexte que vous n'êtes pas sur la fameuse "LISTE". Moi-même y étant par l'opération du Saint Esprit, j'ai quand même eu envie de mettre une droite au jeune homme pas très arrangeant qui nous a accueillis. J'ai découvert le Madam et le plaisir, assez solitaire dans un premier temps il faut bien le dire, d'un petit Cure sur le dancefloor. Et je reste toujours accro à mon Bus, sa bonne humeur communicative, son sens de la fête bon enfant et j'envisage de prendre un abonnement prochainement étant donné mon assiduité irréprochable. Big up toujours à Rosa Bonheur (en semaine hein, sinon il faut aimer le risque...) et à ses tablées de copines avec une petite bière à debriefer de nos folles aventures.

 

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Photo de la série Décadanse de Carine Roitfeld/ Vogue / Mai 2010

 

 

 

- Je voudrais réhabiliter le slow dans les établissements de nuit. Oui c'est comme ça. Qui n'a jamais dansé sur Still Loving you dans les années 80 en boum ne peut pas comprendre ma quête éperdue... Précisément je propose d'épouser celui qui m'invitera à une Décadanse. Avis aux connaisseurs.

 

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- Je m'interroge sur le problème de la rousseur.... Et vraisemblablement je ne suis pas la seule. Etant donné que je suis amoureuse de Julianne Moore , je ne voyais pas bien le problème. Jusqu'à ce que je découvre (à cause d'un besoin irrépressible de repos vendredi soir), l'émission l'Amour est aveugle et Julien, rouquin de son état, qui semblait penser que la discrimination amoureuse dont il faisait preuve était relative à sa rouquinitude. Je dirais que, une gueulante plus tard et deux trois complaintes autour de sa vie trépidante d'ingénieur informatique, la réponse paraissait pourtant claire. Même aveugle, le problème de Julien n'est pas d'être roux, c'est d'être chiant. Tome 2 de mes considérations sur le sujet, le visionnage du clip de Romain Gavras pour M.I.A sur l'excellent blog de mon collègue www.urban-magazine.fr. Comme à son habitude Gavras a le génie de la violence au bout de la caméra. Et si de fait je reste sceptique sur le bien fondé d'une telle agressivité gratuite, je lui reconnais le talent de l'audace du sujet de la discrimination et de la tyrannie, traitée métaphoriquement par le biais des roux et je salue sa faculté à tenir en haleine son spectateur.

 

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Sneakers Christian Louboutin

 

 

 

- je veux ces chaussures. Parce que mode des clous ou pas, j'entretiens avec le métal une relation de prédisposition innée qui n'a pas l'air de vouloir passer. (Pardon à tous ceux qui tentent en vain de me dissuader d'acheter encore des clous).

 

- j'ai décidé que comme le bonheur était une donnée assez aléatoire si on s'en tenait au hasard, j'allais m'en mêler. J'ai donc entrepris depuis quelques jours une grande croisade de la "magie quotidienne", qui consiste à semer un peu de plaisir ou de surprises dans la vie de ceux qui m'entourent. A défaut de voir du rêve tomber du ciel, j'essaye au moins de créer quelques petits moments d'intensité dans ma vie et tant qu'à faire, de partager un peu... A conseiller autour de vous.

 

- j'aime mes amis. Profondément. Car je partage avec eux des moments de vrai kiff. Entre celui qui me prend dans ses bras devant un film le dimanche parce que je me sens un peu seule, celles qui m'inondent de textos pour prendre des nouvelles, ceux avec qui on improvise une bouffe, celle qui m'accompagne dans mes longues nuits festives, celle qui me fait rire à pleurer avec le récit de ses aventures... Je les aime tous. Et comme je ne leur dis pas assez, c'était l'occasion. Désolée pour cette bouffée d'amour incontrôlable.

 

 

 

- j'adore l'album de Cocoon, My friends all died in a plane crash, acheté 9 euros récemment, ce qui est un tout petit prix pour du bonheur quand même. Il me berce, il me donne des envies de ukulélé et également quelques idées de doux moments. Particulièrement ce morceau, excellent pendant de Chupee qui agit plutôt sur le sourire lui!

 

Pour le reste je tiens à préciser que la mode revient très prochainement ici en clichés. Promis.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:42

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C'est ce week end et pour la 5 eme fois. Le rendez-vous des fans des trésors du passé, en mode, mobilier, accessoires..; Le salon du vintage, un événement initié par Laurent Journo. Et comme vous savez que j'aime bien savoir qui se cache derrière les bonnes idées, voici une interview qu'il a accepté de réaliser pour Mode Opératoire, le webzine à l'époque et que nous n'avions pas eu l'occasion de publier alors.

 

  

 

  

 

1 Quel a été votre parcours avant le Salon du vintage ?

 

Les médias, Libération entre autre. Puis j’ai été éditeur du 1er magazine féminin gratuit en France : Touch’.

 

2 Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer le Salon du vintage ?

 

Le goût pour la mode mais surtout pour l’indémodable.

 

3 Comment se construit ce salon en amont ?

 

La recherche d’un lieu efficace : central dans Paris, beau, inédit. Puis des partenaires médias forts : le groupe Condenast, le groupe l’Express Roularta, les éditions Jalou, le groupe M6, ensuite ça va tout seul…

 

4 La salon s’agrandit de saison en saison...Est- ce que comme Emmaüs, le Salon du vintage pourrait s’installer Porte de Versailles ?

 

Non, le salon du vintage à un positionnement bien précis :  des exposants pointus pour une clientèle haut de gamme. Chantal Thomas, Vanessa Bruno ou Isabelle Marrant viennent personnellement au salon pour acheter du vintage et s’inspirer pour leurs futurs collections.  Dans la décoration, des décoratrices d’intérieurs comme Sarah Lavoine viennent s’approvisionner de belles pièces.  La sélection par le choix des exposants et d’un lieu d’exception –un hôtel particulier bld Saint Germain- restent pour moi essentiel à la bonne tenue de mon salon.

 

5 Quelle est la plus belle pièce vintage que vous ayez eue en vente au Salon ?

 

Des pièces de mobilier de Charlotte Perriand ou des malles Vuittons du début du XXeme siecle.

 

 

 

6 D’après vous de quand date l’émergence du phénomène « vintage » ?

 

Les stars hollywoodiennes ont lancé la mode au début des années 90 en montant les marches des Oscars dans des robes vintage.

 

7 Pourquoi le vintage connaît-il un tel succès ?

 

Le désir d’avoir un produit unique et non pas standardisé. Posséder un objet qui prendra de la valeur avec le temps au lieu de se déprécier.  

 

8 Quelle différence doit-on faire entre les fripes et le vintage ?

 

Il y a le vintage haute couture griffé et la fripe qui représente un instant de mode.

 

 

 

9 Quelle est d’après vous la plus forte tendance « vintage » qui sera incontournable cet hiver ?

 

On est encore dans la folie 80’s cet hiver. Le 90’s arrive gentiment (intw réalisée en mars dernier... effectivement cette édition est axée sur les 90's!)

 

10 Peut-on dire que la mode et le design inventent encore vraiment des objets/vêtements totalement novateurs si l’on considère tout ce qui a déjà été fait, tout ce qui est repris, réinterprété... Est-ce que les tendances actuelles ne sont pas que la modernisation d’acquis bien antérieurs à elles ?

 

La nouvelles génération de designers s’inspire du passé mais le réinvente à sa manière en créant de nouvelles formes et matières.

 

  

 

LE SALON DU VINTAGE

 

10 et 11 avril 2010

39 rue des Francs Bourgeois

 75004 PARIS

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:24

J 'écris depuis toujours. J'ai retrouvé récemment mes premières nouvelles quand j'avais environ 14 ans je crois... Quoique j'ai parfois le sentiment que mon vocabulaire n'a tragiquement pas tant évolué que ça, il y a certes eu du chemin dans le contenu!

J'écris beaucoup sur la mode, ici bien entendu, pour des piges sur internet, dans des magazines (quand ils daignent prêter attention à mon travail!), c'est mon exutoire, ma passion, mon mode d'expression privilégié.

J'écris égoïstement beaucoup, sur les hommes, l'amour ou plutôt les amours révolues, ça donne parfois des romans qui tapissent un tiroir...

 

Si on me demandait ce que j'emporterais sur une ile déserte si j'avais le choix, j'hésiterais cruellement entre mon I pod et un papier/ crayon....

Les mots ont tellement de vertus... Celle de faire revivre les choses, de les magnifier, de les romancer, de les rendre éternelles.

La magie d'une bonne phrase c'est certainement comme un coup de crayon précis, un jeté de peinture sur une toile, une mélodie parfaite... un moment de grâce au départ très solitaire qui parfois peut être partagé, ce qui décuple incroyablement son pouvoir.

 

C'est pour ça que j'ai commencé ce blog, il y a maintenant presque deux ans déjà.

J'ai failli le quitter à plusieurs reprises, mais il a toujours fini par avoir le dernier mot!

Parce qu'ici j'écris sur tout ce que j'aime et en plus je suis lue. Ce qui est finalement mon rêve initial pour ne pas dire essentiel. Et que grâce à ceux qui me font le plaisir de me lire sur ce blog, je réalise ce rêve à nouveau, chaque fois. Ce n'est pas un one shot glorieux qui laissera des traces, c'est une assiduité de fourmi travailleuse, une complicité virtuelle surprenante qui réinventent chaque fois mon rêve à travers votre passage et vos mots.

 

Merci donc à tous d'être là, depuis la presque première heure pour certains. Et même si mon rythme est parfois plus fainéant ces derniers temps, ce n'est pas faute de chercher à ne pas vous décevoir, à vous surprendre qui sait parfois, et à travailler avec vous à ce que la curiosité et la passion règnent ici en maître.

 

Pour ceux qui n'ont pas déjà laissé tomber à la moitié de mon laïus, un petit peu de lecture supplémentaire par ici avec ce billet concocté à la demande du blog de Flavor.

Un magazine que j'apprécie vraiment et qui m'avait déjà fait le plaisir de m'accueillir dans ses pages et sur son blog.

La directive était "Tribune ouverte", alors j'ai choisi une petite digression sur ce phénomène de tendance qui régit mon quotidien professionnel et qui méritait bien que je m'y attarde deux secondes quand même...

 

 

P.S: trêve de blabla, je vous prépare une mise en ligne de ma série masculine annoncée pour lundi prochain...

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:53

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Ce n’est pas la coke, ni la vodka, en ce qui me concerne ma nouvelle addiction concerne un mini ordinateur de poche, plus connu sous le nom de BlackBerry. Après 6 mois en compagnie d’une antiquité pour cause de boycott des tarifs exorbitants de l’I Phone tant convoité, mon cher père a eu pitié de moi et m’a élégamment cédé ce petit jouet.

Avant quand les gens disaient «  je lui ai envoyé un BBM » j’ouvrais la bouche grand comme ma bêtise et je cherchais en mon for intérieur de quoi cela pouvait être les initiales (certes je ne comprends pas plus cette fonction aujourd’hui, mais si je veux, je PEUX LE FAIRE !!). Aujourd’hui  mon BlackBerry et moi ne faisons plus qu’un. Il me restait quelques barrières avant de devenir le cliché complet de l’attachée de presse. Je crois que je viens d’en franchir une cruciale. (NDLR : ceci est une dédicace subliminale à la reine des abeilles en la matière…)

Car le blackberry c’est quoi :

-          La possibilité de taper deux fois plus vite, trois fois plus de mots inutiles à envoyer par textos. Autant dire l’opportunité de saturer la boîte message de vos correspondants en 3 sms. Royal.

-          La connexion non stop avec l’extérieur. Si vos chers amis ne reçoivent pas les textos, ils peuvent peut-être recevoir vos mails, s’ils ne reçoivent pas mails, ils recevront bien votre message sur facebook, et  s’ils ne sont pas sur facebook… c’est qu’ils méritent votre respect absolu !

-          La faculté de surfer partout, tout le temps, sur le net, trouver le numéro du restau de ce soir, les horaires de la séance de ciné, le site internet d’un pote… C'est-à-dire savoir tout, tout le temps, au point que les gens ont envie de vous tabasser car ils en restent encore certains qui aimeraient bien avoir le dernier mot pour une fois …

-          La connexion avec son blog non stop. On pensait pouvoir le laisser derrière soi le temps d’une journée. C’est foutu : pause dej = check des commentaires, métro = réponse aux commentaires. Ton blog c’est ta vie, un sacerdoce consacré par mister BlackBerry.

 

Voila comment on se retrouve à voir filer 2 heures de train en 3 min chrono. Au compteur 60 textos échangés précisément (je sais c’est honteux… j’avais beaucoup de choses à régler en retard…), 3 commentaires pourris sur des walls facebookiens, 4 coups de fil en mode chuchotements, un devis envoyé, un diner booké, une soirée confirmée et deux trois nouvelles croustillantes à noter dans les tablettes. Le tout avec musique dans les oreilles, nouveau magazine Be dans une main (il faut quand même se tenir au courant un peu) et donc… Blackberry dans l’autre…

Bilan : un voisin effaré par tant de frénésie, une crampe délirante du pouce droit et l’impression de retrouver les sensations hypnotisantes d’une partie de Mario Bros d’époque.

Et qu’on ne me dise plus jamais que les attachées de presse sont dingos !!

Je préfère le terme polyvalentes si vous voulez bien.

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Published by Laure - dans Au programme
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