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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 22:04

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Dans les starting blocks pour demain 7h... Rv au 29 rue Tronchet, Paris 8, au soleil (mais quand même un peu à l'ombre des arbres paraît-il... on l'espère en tous cas!) pour le grand déballage d'été.

Je compte sur vous!

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:45

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PARIS / LONDON / WOLLASTON avec Dr.Martens
Nous avons passé 3 jours de rêve à Londres ce week-end grâce à Dr.Martens.
 
Au programme : découverte de la boutique de Spitafields, balade dans Brick Lane, soirée/expo/concert en compagnie des collègues de la blogo dans Londres, découverte des usines Dr.Martens à Wollaston où sont fabriqués les produits M.I.E de cette marque légendaire, shopping of course, Portobello, son marché, Covent Garden, ses lumières et l'hôtel Renaissance St Pancras, majestueux, ses ogives splendides, ses petits dej' british copieux et ses lits et ses chambres... king size!
 
Si les images parlent d'elles-mêmes, quelques mots quand même encore : bravo aux "petites mains" et à leur dextérité épatante, à tout ce savoir-faire qui se cache derrière les illustres Doc' que nombreux d'entre nous portent depuis des années et porteront encore longtemps, car elles sont increvables! Et pour cause, quand on voit toutes les manipulations nécessaires à leur fabrication, toute l'implication touchante et sincère des employés qui oeuvrent pour certains depuis des décennies à Wollaston, quand on regarde les pieds des anglais dont la moitié ne passe pas l'hiver sans leurs Dr.Martens, on se dit qu'on a eu la chance d'aller trouver à la source même, les raisons qui font que, naturellement, on a soi même toujours eu tant de sympathie pour cette marque. Et que maintenant qu'on sait qui/quoi/comment, on l'aime encore plus!
 
Deuxième point et pas des moindres, merci à Chloé, Seb et Ellie de Dr.Martens pour leur accueil chaleureux, mais surtout pour le traitement royal que l'on réserve désormais aux blogueurs, nouvelle caste de "médias" aussi décriéé que décriable. C'est une chance indéniable que nous avons d'être ainsi considérés et ainsi traités pour nos hôtes. Les blogs ne remplaceront jamais le journalisme, et je le souhaite, n'en auront jamais la prétention, mais j'espère au moins qu'ils pourront à leur manière, absolument subjective et libre, apporter une pierre à l'édifice du succès de ces marques qui nous font l'honneur de considérer notre discipline comme informative et qualitative.
 
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N.B : Et merci à Marie et son bonnet COCONUT WOOL tricoté à la demande à s'offrir ici
Il m'a sauvé du froid polaire Londonien!
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 14:39

 

 

Une fois n'est pas coutume (ou peut-être le deviendra), ce billet sera rédigé en anglais.

L'occasion d'une révision pour moi, d'un peu d'exotisme pour vous, d'être cohérente avec la géographie et de faire une petite dédicace compréhensible à mon ami Alan, qui vit à Los Angeles, la ville dont il est question dans ce post.

 

Voyage en Californie, il y a 13 ans... J'en avais 17, et quand je revois ces photos je comprends à quel point ce fut un voyage initiatique qui a permis à mon univers personnel de s'affirmer: la photographie, le design, la mode, le cinéma, la musique... En une dizaine de jours, c'est tout mon monde qui a trouvé un ancrage culturel et esthétique qui ne m'a jamais quitté depuis.

 

California trip, 13 y ago... I was 17, and  watching these pictures, I understand how this travel was an initiation which built my personal world and tastes: photography, design, fashion, cinema, music.... In 10 days, my whole world found a cultural and aesthetics inspiration that I never gave up until then.

 

First pictures with the Olympus I was offered there, argentic pictures

 

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David Lynch's house on Mulholland Drive, the same building where was filmed his "Lost Highway". Unforgettable one. I remember making the car stopped in front of it, because it rang a bell... and I was said it was Mister Lynch house, this house I had in mind, obsessed by this moovie I had loved so much because of its mysterious and dark ambiance ...

 

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Shopping at Maxfield, the famous concept store created by my uncle, which inspired many others multi brands shops after....

First contact with real fashion, rock and black clothes, incredible designers like Rick Owens or Voyage.... Discovering of Chrome Hearts and got my first ring I can't live without!

 

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We spent few days in Santa Monica, because it was so hot in August that we couldn't hardly breathe in L.A...

This one was taken in the famous Art Deco Hôtel Shangri-La, and it is exaclty what I was. A long haired girl, very thin at this moment, with dark lipstick and nails, inspired by Patricia Arquette in Lost Highway. Still a teenage girl with her first plateform shoes, taned like californian girls...

 

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...this amazing color of the sunset...

 

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Venice Beach, a kind of flea market near the sea... I used to go to Clignancourt in Paris to get all those useless stuffs. There I discovered a place where to find all that but with such a nicer view!

 

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... and my first fake tattoo (fortunately!!) made in Venice Beach...

 

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 And my two favourite ones to end...

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 14:57

...et je trouve d'ailleurs qu'on devrait instaurer l'affaire du dimanche comme programme hebdomadaire!

Vous me direz ce que vous en pensez...

 

Donc cette semaine, l'affaire dominicale c'est cette veste H&M en vrai cuir marron T.36, ambiance j'aime les découpes nuages comme on en voit partout cet été, je suis un peu hippie sur les bords (découpés...) et j'ai pas trouvé ma petite veste parfaite de l'été

 

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75 euros (frais de port compris) / 140 euros prix d'achat

PARFAIT ETAT

 

 

 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:06

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Non Tom Ford n’est pas que le monsieur qui met des doigts de pieds dans la bouche de ses mannequins campagne, ni des lunettes à 400 sur le nez de ses fans. C’est aussi un homme qui fait des films, un film en tous cas, plutôt pas raté.

Amis de l’esthétisme, à vos DVD.

A single man est effectivement l’histoire d’un homme seul. D’un homme en deuil, même si les années 50 voudraient bien faire comme si son homosexualité n’autorisait pas la peine de la perte de l’être aimé... Même si son amie, ex et toujours amoureuse éconduite, le couvre d’une affection pleine de tendresse. Même si les garçons sur son chemin, éphèbe ou virile, lui rappelle que c’est un homme toujours séduisant et désirable. Le héros de mister Ford est un homme triste mais digne, impeccable mais tourmenté. Quant au film de monsieur porno chic, il est plus chic que porno. Avec une élégance de l’image qui pourrait avoir une certaine froideur, mais qui n’est pas dénuée d’une sensualité très intériorisée et pourtant palpable, qui réchauffe la rigueur apparente de son héros.

Si je n’étais pas profondément amoureuse de Julianne Moore, de sa tignasse domptée de bourgeoise déglinguée, si je n’aimais pas autant la magie de l’autre temps, celui d’avant, avec ses belles voitures comme on n’en fait plus, ses tenues tirées à quatre épingles comme on n’en fait moins, ses coiffures sculpturales, sa musique enveloppante, aurais-je aimé autant le film ? Ce n’est pas certain effectivement. Peut-être que le cadre temporel, la géographie de Los Angeles, la beauté des acteurs dans leur habits d’époque m’ont aidé à trouver cette séquence de vie pleine de détresse, plutôt réussie.

Toujours est-il que c’est la première fois en ce qui me concerne, que je vois un film qui parle d’homosexualité avec pudeur, avec justesse. Qui ne montre pas les faits de trop, mais laisse plutôt passer des sensations, du ressenti, qui en tous cas montre une histoire d’amour, une vraie. Il s’agit d’après moi plus d’un film qui parle de sentiments, que d’orientation sexuelle, de solitude, de souvenirs, de survie, qui parle de la vie en somme. Et qui n’a pas le mauvais goût américain trop répandu en matière de cinéma, de gâcher la véracité de son propos par un happy end trop prévisible.

Un joli moment d’images et d’élégance donc, où le génie photographique l’emporte peut être un peu sur le génie cinématographique, mais à peine sur l’émotion.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:17

 

"Des battements de coeur". Voilà quelques unes des images qui ont fait battre le mien ces derniers temps...

 

LE BLOG AUSTRALIEN ORACLE FOX 

Une mine d'inspiration, un souffle de chaleur

 

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CETTE BAGUE CHARLOTTE MARTYR...

 

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CE PULL, sorti de nulle part...

 

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CET EDITO shooté par David Sims, dans le premier Vogue d'Emmanuelle Alt (en avril)

 

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CETTE ROBE parfaite de Gas by Marie mise en vitrine aujourd'hui...

 

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MON NOUVEAU VERNIS SHATTER chez OPI qui craquelle sur tous mes ongles rouges...

 

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CE TATOUAGE, net, précis, comme la typo d'une machine à écrire gravée dans la chair

 

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CETTE ROBE EN COLOR BLOCKS chez PETIT BATEAU

 

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CES QUELQUES IMAGES D'UN ROAD MOVIE improvisé sur une nationale bien française, où l'on trouve pourtant des paysages qui ont tout d'un ailleurs plus lointain...

 

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TOP THE KOOPLES

SHORT LEVIS vintage

CONVERSE

Bracelets perso, ET VOUS, VANESSA DEE

Collier... under construction!!

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 00:11

L HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE / ERIC LARTIGUEAU

 

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Je vais me faire un film comme j’achète un livre…. Au départ, parfois, juste pour son titre.

Celui-là forcément, ne laisse pas indifférent. On se demande dejà qui l’en empêche, ce cher Romain Duris, de vivre sa vie ? Et bien personne en réalité, à part lui. Elémentaire mon cher Watson. Sauf que dans son cas, il faut un événement tragique pour que la détonation ait lieu. Il faut que la vie bascule avec ses aléas imprévisibles et cruels qui s’accumulent, pour que le jeune avocat se tire bien loin de sa vie réelle. Pour vivre une vie usurpée qui, finalement, n’aura jamais été aussi proche de qui il est vraiment. Loin de cet homme en somnolence, bloqué dans une vie classique quoique épanoui par ses enfants. Loin de sa femme qui l’a trompé avec un photographe arrogant…

Celui qu’il voudrait être au fond, dans le secret de son labo installé en sous sol de son petit pavillon chic de banlieue… Celui qu’il devient en mieux, parce qu’il a le talent enfoui, au fil d’un périple aussi torturé qu’intense… Au final, un « drame psychologique » qui parle de soi avec soi-même, des rêves inaccomplis, des hasards malheureux qui paradoxalement peuvent rendre vivant, des sacrifices comme des victoires personnelles… De la dualité entre mensonge et vérité, de leur jeu dangereux, de cette ambiguité qu’il y a, à pouvoir enfin être soi alors qu’on joue à être un autre.

 Un joli film qui dit beaucoup entre les dialogues, dans les plans sur les détails que l’on préfèrerait ne pas avoir vus, dans les silences qui accompagnent la solitude forcée…

Un film qui donne envie d’être libre, fondamentalement, comme pour rappeler que c’est décidément ça la vraie vie, le bonheur ultime. Etre libre.

Un énorme big up également à Nils Arestrup, qui n’est pas un bon acteur, qui est finalement un putain de mec charismatique planqué derrière un très bon comédien.

 

 LES PETITS MOUCHOIRS / GUILLAUME CANET

 

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Je ne voulais rien savoir, rien lire avant d’y aller. Parce que j’aimais l’idée de me laisser porter totalement par cette histoire de bande de potes qui soulève quelques questions fondamentales.

Alors je ne vais pas mentir, j’ai eu du mal à retenir ma petite larme et mes rires. Donc je valide, le titre est tout à fait approprié. Il y a de la joie conviviale, de l’émotion sincère, de la douleur intérieure. Mais… Guillaume Canet, cher Guillaume qui aurait pourtant spontanément mes faveurs, m’avait bien plus bluffée avec sa superbe interprétation cinématographique de Ne le dis à personne… Je lui en veux un peu de survolé dans ce film, parfois un peu long et laborieux sur certaines créneaux émotifs, toutes les subtilités de ce qui devrait faire la force spontanée de cette histoire. Celle d’une amitié de groupe qui se dissout et se résoud autour de l’accident terrible et brutal de l’un d’entre eux. Il y a un peu trop de pathos, et peut-être pas assez de nuances dans cette quinzaine au soleil qui se trame loin de l’ami blessé, à son insu… Ca s’emballe parfois mais ça n’emporte pas toujours aussi loin que ça pourrait.

Si il est vrai que chacun d’entre nous se reconnaîtra ou reconnaitra l’un de ses potes dans un des protagonistes, aucun n’a vraiment l’occasion d’aller au bout de son personnage je trouve. A part peut-être Gilles Lellouche, qui est décidément terriblement attachant et qui est un absolument bon acteur plein de charme dans son rôle de tombeur éconduit.

Pour autant, c’est étrange, je ne peux pas dire que ce soit un grand film, mais je reconnais volontiers qu’il a vraiment touché à un endroit très juste. C’est peut-être que finalement la vie n’est justement pas un film et que les Petits mouchoirs montrent cette vraie vie là. Et que ça ne mérite pas toujours pour en parler bien, de faire tout un cinéma…

 

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 18:10

KARL LAGERFELD A LA MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

 

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Karl Lagerfeld, vaste sujet... Mégalo antipathique et déshumanisé? Génie de la mode et de la photographie à cheval sur deux siècles? Je ne suis pas sûre que le choix soit aussi manichéen. Je ne suis pas sûre non plus qu'il faille toujours vouloir aimer ou comprendre l'homme derrière l'artiste.

 

Ce dont je suis sûre, c'est qu'il faut aimer l'art, la création, l'élégance, la féminité, l'esthétisme pour aimer l'oeuvre de Karl Lagerfeld. En rentrant dans la MEP pour assister à l'expo de monsieur Lagerfeld, ce sont d'abord les tirages gigantesques de Versailles ou de New York qui ont retenu mon attention. Leur grandiloquence sobre, la magie de pigments argentés qui embellissent l'image, d'un rouge brique saturé qui symbolise parfaitement les lofts de la grosse pomme avec leurs échelles de secours enchevêtrées... C'est tout simplement beau parce que c'est le réel pris dans ses détails de structure, de matière... Parce c'est bien rangé par thématiques de couleurs, qu'il n'y a pas de fausse note, c'est harmonieux comme un défilé Chanel, comme un look de karl Lagerfeld. De l'autre côté on attaque la mode, ébloui dès l'entrée par une silhouette de Karl nimbé d'un bleu électrique que diffusent des nénons autour de son profil en taille réelle.

 

La diversité des traitements de tirages photographiques est revigorante car elle surprend. Le photographe n'a pas seulement bon oeil et bon goût, il a aussi de bonnes idées, de l'inventivité. Des photos qui passent de l'impression d'une peinture, à celle d'une sérigraphie, qui s'arnachent de paillettes glamour sur des images qui évoquent l'iconographie religieuse... Il y a les portraits nombreux de toutes les belles gueules magiques du cinéma et de la mode shootées par l'artiste, Baptiste dans tous les sens, sa muse, son corps sculptural imperfectible qui se décline en dizaine de clichés noirs et blancs... Des petits tirages de série mode tous aussi merveilleux les uns que les autres qui font régner un silence monacal dans la pièce pourtant bondée en ce début de dimanche après-midi. On a envie de décortiquer chaque image, d'être chaque femme superbe immortalisée ici, on imagine la grandeur d'une prise de vue avec Lagerfeld, on touche de très près ce sentiment d'éternité que la photographie peut parfois susciter.

C'est un beau moment de recueillement et de contemplation. C'est une vraie belle exposition d'un grand artiste de la modernité et de la féminité.

 

 

 

 

 

 LARRY CLARK, KISS THE PAST, HELLO, AU MUSEE D'ART MODERNE DE PARIS

 

 

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On s'attaque là à un tout autre registre. Cette exposition m'a plus fait l'effet d'un reportage. Celui d'une adolescence particulière, assez trash, assez crue. C'est un parti pris et je ne vous apprends rien, car il s'agit là du fonds de commerce de Clark depuis toujours.

Je ne me suis pas sentie spécialement choquée par ces images de jeunes se défonçant à coups de seringues ou par ceux qui offrent à l'objectif le corps nu de leur conquête. C'est une réalité, c'est un fait, l'adolescence est aussi l'âge des excès, des quêtes, des tentations et des tentatives. 

Je me suis en fait sentie gênée par la promiscuité de la foule s'amassant devant ce qui est absolument intime et personnel. J'aurais eu moins de mal à regarder Kids chez moi, dans le secret de ma chambre pour y ressentir de plein fouet le malaise des déviances bien réelles d'une certaine jeunesse. Etre plus proche dans cette intimité dans laquelle il faut bien arriver à pénétrer pour comprendre ce travail. J'ai été plus embarrassée de regarder un gosse aux yeux vicieux se passer une corde au cou, plus dérangée d'arpenter une salle où les clichés de portoricains moustaches naissantes sur peau pubère jouent aux caïds devant l'objectif. J'ai été plus gênée de le faire en présence d'autres gens, d'autant d'yeux, comme si nous étions bien trop nombreux pour faire ressortir quelque chose d'artistique de tout ça, comme si la masse noyait le propos.

 

Je ne suis pas sûre d'avoir aimé cette exposition. Car je ne suis pas sûre d'avoir aimé mon adolescence. Et c'est entièrement de cela dont il est question. Je ne suis pas sûre de m'être sentie bien dans mes baskets en regardant ces visages enfantins avec comme dénominateur commun cet incroyable regard d'adulte en devenir. Mais n'est-ce pas justement en cela que c'est réussi? S'être parvenu à me faire renouer en sensations réelles avec ce malaise assez indescriptible qui situe les ados entre détresse et espoir, entre innocence et violence? N'était-ce pas justement le propos? Montrer les symptomes d'une jeunesse en proie à un certain mal être, dans cet entre deux qui joue avec les limites de la décence, de la vie, de la mort, du sexe, de la drogue. Une jeunesse qui dérange quand on l'a quitté, qui choque peut-être quand on l'a oubliée...

 

C'est dommage que l'expo soit interdite au moins de 18 ans. Non pas que je milite pour l'agressivité visuelle ou toute forme de crudité un peu pronographique ou déviante qui est déjà assez impactante dans ses expressions quotidiennes tout à fait incompressibles.

Plutôt parce que pour bien parler d'une expo qui dépeint d'adolescence, il faudrait en être un...

 

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 20:54
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The Brown Bunny n’est pas un film chiant qui se résume à une fellation. Comme certains critiques voudraient bien le laisser penser...

C’est, d'après moi, l’un des films les plus sensibles, les plus nuancés et les plus justes que j’ai vus sur la perte de la personne qu’on aime.  Justement parce que les longueurs (et non les lenteurs) qui accompagnent deux tiers du film, sont exactement la bonne recette pour amener à une fin paroxystique. Parce qu’il n’y a pas meilleure peinture de la solitude, de la peine, que de les voir se dérouler sur l’expression d’un visage, au fil d’une route pluvieuse, de les deviner dans un silence parfois pesant ou d’écouter leurs chansons dans des mélodies qu’il serait maladroit de vouloir raccourcir. Le vide tellement bien habité de la première heure du film est comme une préparation à la douleur.

Ce road movie entre averse battante, lignes jaunes d’autoroutes et soleil couchant est un délice visuel pour qui aime prendre la route. Bud Clay, le motard, est bizarre, certes pommé et c’est un peu de son malaise existentiel qui passe à travers l’étirement de ce temps parcouru seul sur les routes. Ses rencontres sont aussi poétiques et courtes que les noms de celles à qui elles s’amarrent : Violet, Lilly, Rose…Qui ne mènent finalement qu’à Daisy, celle qui est le motif, le moteur, la raison  de tout ce qui se passe et ne se passe pas avant. De tout ce qui ne se passera plus non plus, ensuite…

Chloë Sevigny et Vincent Gallo, le couple fusionnel de ce film, en était un vrai également au moment du tournage. Aussi poignant que la débâcle de Cruise et Kidman dans Eyes wide Shut, l'histoire de Bud et Daisy étreint le cœur, particulièrement dans cet échange ultime, cette rencontre fantasmagorique qui clôt un film tout en émotions. Voir Gallo, recroquevillé comme un gamin sur ses pleurs, voir ses mains se perdre autour du visage de celle qu’il aime, l’entendre dire les mots crus que seul un amour sincère peut formuler alors même qu’il vit, dans sa bouche à elle, ce que la décence voudrait laisser à une intimité inviolable, c’est approcher de près, de très près, la vérité du couple. Sa magie comme sa détresse, ses promesses comme ses désillusions, sa force comme sa fragilité.

Un film photographique, sonore, qui se ressent, qui, comme tout bon film, emmène loin, très loin du quotidien tout en rappelant à quel point on est proche, si proche, de ce qui fait qu’un film n’est pas toujours qu’une fiction. Il y a une vérité qui est à son apogée absolue dans ce dialogue final de The Brown Bunny. Une intensité qui appuie forcément quelque part où ça fait un peu mal.

Mais puisque c’est fait avec autant d’intelligence émotionnelle, on veut bien être un peu maso pour l’occasion.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:29

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Ceci est une pub pour un blog. Celui que vous me faites le plaisir de venir lire depuis deux ans et demi pour certains. Si vous revenez ici c'est qu'il y a quelque chose qui doit vous plaire, j'en suis ravie et je vous en remercie sincèrement.

J'ai besoin de vous pour élargir le cercle de Mode Opératoire. 

Il n'y a jamais eu de pub sur ce blog comme vous avez pu le constater car j'ai toujours voulu qu'il reste un outil de liberté. Pour que Mode Opératoire vive, je n'ai pas besoin de bannières publicitaires, j'ai simplement besoin qu'il soit lu.

Je vous invite à enregistrer les images ci-dessus et à les utiliser comme bon vous semble, sur votre facebook, myspace, par mail, sur votre propre blog...Merci à tous pour votre soutien et à très vite pour la suite de cette petite série qui dira en images ce qu'est exactement Mode Opératoire.

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