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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 21:38
Le débat est ouvert...
Le noeud a ses adeptes et ses détracteurs.
Régression infantile, embourgeoisement, détail girly, finition rétro?

Petites propositions en pagaille pour défendre le noeud. Définitivement.




Blouse en organza violet BIBA


La marque londonienne des années 70 fait son grand retour sur les podiums et dans nos coeurs. Nos mamans nostalgiques de ce Top Shop du swinging London se souviennent de ce premier concept store sur Kensington Street qu'elle dévalisait dans les longueurs.
Dorénavant la marque s'inscrit dans le créneau créateur, avec des prix qui avoisinent plutôt ceux d'un Marc Jacobs.
A Paris pour l'été c'est chez Gas by Marie, avenue George V, le multi marques hippie chic par excellence que l'on trouvera les robes seventies qui annoncent un été en longueur.





Robe BIBA or

Encore une perle de la marque pour cet été. Epaules rehaussées, dos ajouré.. le tour est joué!





Shoes CHLOE


Certaines d'entre vous reconnaîtront très certainement ce modèle d'il y a 4 ans qui a été tellement copié et pour cause, le gros grain noué sur le bout du pied avait de quoi faire des émules...


Le noeud trace sa route, de saison en saison, il est récurrent, emblématique chez certaines marques (Sonia Rykiel, Viktor & Rolf), privilégié chez d'autres (Marc Jacobs, Chanel), il persiste et signe, la plupart du temps, la finition d'une silhouette féminine et un brin ludique.





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Published by Laure - dans Look look
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:15


Oubliez tout de suite celle des Valseuses.... La mode elle, vibre pour une autre icône qui répond au même doux chant labial, italienne celle- ci.
J'ai nommé Madame Miuccia Prada, l'indomptable et charismatique créatrice qui a réjouit les moues boudeuses de la mode.






Son génie: avoir imposé sans compromis une marque qui est à l'image même d'une génération de jeunes femmes de mode, exigeante et affranchie.
C'est ce qui fait la force de l'ovni Miu Miu. Cette élégante désinvolture à l'envers des tendances. Ce style " vintage créateur" qui est incarné par des égéries emblématiques de leur temps: Kirsten Dunst, Selma Blair, Ludivine Sagnier, Lou Doillon, Lindsay Lohan , Laetitia Casta...

Toutes des filles qui ne s'illustrent pas tant par leurs frasques que par leur modernité.
Des femmes de caractère et de tempérament à l'image de Miuccia. Des espiègles mystérieuses, des filles "nature" avec un style intrinsèque, une personnalité.



Pour la campagne de cet été, Kirsten Dunst en contre emploi de l'image virginale qui lui colle à la peau depuis une certaine Sofia, se meut en Chaperon Rouge décadent.
Le rideau pourpre plante un décor théâtral dans lequel elle incarne une séduction diabolique et rappelle l' ambiance intriguante du Twin Peaks de David Lynch.
Des robes d'arlequin pour une Laura Palmer somme toute. Comme empruntées à celles des poupées des vitrines du Palais Royal. Le signe d'un autre temps mais qui parvient à ne pas être archaïque pour autant.
Miu Miu a ce style un brin cabaret très rétro qui peut s'enorgueillir de coupes impeccables et de coloris obsessionnels.

Cet été Miu Miu vampirise plus que jamais, elle nous fait jouer à la gouvernante débridée ou à la danseuse de ballet en jupette gondolée.
Il y a infiniment de sexualité sans aucune vulgarité dans son imagerie, c'est l'apogée du glamour.

Les publicités véhiculent cette vision très cinématographique de la femme chez Miu Miu, ne serait-ce que dans ces lèvres écarlates récurrentes qui se dessinent en contours parfaits sur ses héroïnes...
Si les "échangistes chics" de Eyes Wide Shut avaient du porter des vêtements pour la scène phare du film, elles auraient pu être habillées en Miu Miu...

Kirsten Dunst réscucite la Lolita de Nabokov avec quelques années de plus ...Cette vision de la femme a ce petit quelque chose de délicieux qui nous transpose dans notre enfance à coup de petits cols, d'imprimés et de ce mélange si audacieux et tellement juste de couleurs.
Miu Miu: 3 lettres pour dire magique, irrésistible et unique.

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 22:41
J'ai décidé de lui régler son compte... Puisqu'on en parle dans tous les coins et bien je vais lui dire moi, à la combi, ce que je pense d'elle!

Elle peut vous plomber la silhouette en moins de deux: fesses trop larges, trop basses, soulignées par un pli disgracieux à la taille du à une disproportion de votre corps avec le standard de la coupe. Cuisses trop fortes, poitrine trop petite, et le tout accentué par cette satanée combi qui présente tous les désagréments de la salopette, de la robe et du pantalon réunis.
Rien que ça.

Alors oui j'ai tenté la combi pas chère à 50 euros, LA ré-édition de la marque au petit cochon en tutti coloris et là, douleur, persistance rétinienne: un parme très parme, un orange et un jaune bien trop vifs pour un total look, un rouge pas franc, un bleu trop vêtement de travail et un noir... en rupture de stock!
Pour la coupe on repassera, les standards 80 ne devaient pas être les mêmes c'est certain.
Ce n'est pas qu'elle soit ratée ni laide. A ce prix elle remplit les critères de base de point trop d'exigences: un peu de look, du potentiel de customisation... Elle n'était juste pas faite pour moi!

Et là je me tourne vers toi, combi de mon coeur, que j'avais déjà oubliée dans un coin de placard depuis quelques semaines que je t'avais rangée sagement en attendant les beaux jours...

Tu es là parfaitement coupée pour mettre en valeur mon arrière train prédominant sans le rendre trop imposant, donner l'illusion que j'ai des seins et  souligner ma taille, pour ne pas dire masquer mon petit ventre d'hiver.

Ta couleur, pas vraiment noire, pas vraiment grise, un peu kaki mais pas trop- car je ne pars pas non plus sur un chantier- ton col bénitier boutonné, les pattes de serrage sur tes manches, les pinces au pantalon, et ô joie ta coupe large so 70's de cette saison... tu me redonnes le sourire!!!

Et je dis, une fois n'est pas coutume, pour 100 euros et  une bonne dose de persévérance - comme toujours dans les cas de coups de coeur insatiables - merci KooKaï pour cette combi qui a folle allure et qui me réconcilie ce soir avec cette tendance, somme toute étrange, qui consiste à vouloir entrer d'un seul morceau pour l'été dans un grand sac à patates avec des trous pour les bras et les jambes.

Combi à suivre:
- LES PETITES: une version short en toile façon jean, avec manches courtes remontées, ceinture élastique: 120 euros, sobre mais très efficace
- MAJE: version courte encore style militaire en noir, beige, kaki, avec deux poches plaquées devant, sans col
- SANDRO: ai juste aperçu derrière une vitrine du dimanche une forme longue...pas mieux...
- NAF NAF: la fameuse réédition des années 80 en tutti colori , pas forcément les plus évidents d'ailleurs, la bleue de travailleur ou la noire, si le miracle est encore possible de la trouver en boutique, sont à 49 euros
- GAP: à 60 euros, deux versions courtes à ne pas rater: la beige inspiration army en lin et la noire, haut sans manches oversized, zippée.


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Published by Laure - dans Must Have
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 23:08
Oui tout fout le camp, oui la banquise nous lâche, les hivers sont des étés et vise et versa.
Mais réjouissez-vous, petites âmes bricoleuses du dimanche, vos dix doigts eux sont encore dispos pour de jolis travaux pratiques dominicaux.

C'est mon côté obscur Valérie Damido qui vous parle...Voyez ce que la pluie me fait faire.
Petites découvertes très abordables des mes pérégrinations au BHV, véritable boîte de Pandore des arts plastiques amateurs.

- LE POCHOIR: cette discipline aussi old school qu'infantile devient très réjouissante lorsqu'il s'agit de se venger sur ses murs. Amies propriétaires, lâchez-vous puisque votre bien vous l'autorise. Locataires, soudoyez votre proprio en implorant son sens artistique de s'éveiller à vos talents ou optez pour un coup de pinceau sur les menus dégâts que vous vous apprêtez à faire à ces pauvres murs après votre départ.

L'intérêt: PERSONNALISER SON INTERIEUR. 26 lettres à notre alphabet, des millions de combinaisons et donc des ressources incroyables pour exprimer ce qui vous habite.

Coût: MINIME. environs 10 euros le pinceau et le petit boîtier de peinture sèche qui va avec.
L'avantage est que tout est localisé au même endroit. Adieu les insultes véhémentes aux vendeuses trop peu nombreuses pour nous aider à constituer notre kit peinture aux quatre coins de la boutique. Nul besoin de savoir faire quelconque non plus. Vous rêviez de dessiner sur les murs depuis toute petite, et bien faîtes-vous plaisir, le pochoir comme son nom l'implique permet de ne pas déborder (pas trop: un coup de gomme pour effacer les ratés si besoin).

Petit exemple: abritant un musicien, nous avons donc opté pour une déclinaison musicale de nos pensées intimes, avec titres de chansons préférées s'échappant du piano pour annoncer la programmation du lieu.





- LES LETTRES: j'aurais du appeler cet article les mots du dimanche, car il sagit encore ici d'écrire. Mais quoi de mieux pour rendre unique un lieu?
Des lettres donc en carton en l'occurrence, permettant donc de les repeindre ou de les recouvrir de tissus, scotch, autocollants de son choix.

L'intérêt: PERSONNALISER; je l'ai déjà dit non?

Le coût: 3, 50 euros, adepte de la langue française prévoir un bon budget.

Mon choix, très surprenant :MODE, puisque pas gros budget justement mais aussi parce qu'il ne restait qu'un seul O dans les petits casiers où se ruaient déjà toutes mes voisines les acheteuses et qu'il fallait bien qu'il soit  pour moi!

Ensuite, je suis tombée sur ce fabuleux rouleau de scotch FRAGILE (6, 50 euros). Prétextant à mon colocataire mâle l'utilité future d'un tel achat pour notre déménagement, je jubilais déjà de l'alliance symbolique du FRAGILE et de la MODE....




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Published by Laure - dans Idées chinées
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:08
Tout a commencé il y a presque un an maintenant. Abandonnée à mon triste sort entre quatre murs pendant un arrêt maladie de un mois, je me mets à prendre en photo mes pieds sous toutes les coutures.
Une sorte d'introspection plantaire, une évasion des orteils, l'errance de mes membres très inférieurs dans des lieux insolites.

C'est l'époque de l'avénement de myspace. Je mets les clichés nés de cette métaphore photographique de l'ennui sur ma page et banco, les commentaires d'encouragement se suivent...
Comme quoi il y a peut être aussi de l'esthétisme dans le ludique! J'entreprends alors d'améliorer cette série que je renomme très vite "Shoes just want to have fun" en référence on l'aura compris, à la fameuse chanson de Cyndi Lauper, kitshissime, qui prône l'amusement et la légèreté.
Du sur mesure pour ces prises de vues sans prise de tête, qui n'ont pour autre but que de figurer des lieux incongrus, familiers ou urbains, repères de mon environnement actuel.

Finalement dans ma tête, une histoire accompagne chacune de ces paires de chaussures qui incarnent des situations symboliques. Je ne livre les explications qu'à moitié en général, à travers des titres évocateurs qui laissent le choix de l'interprétation.
Car ce qui m'importe avant tout c'est l'impact visuel qu'elles peuvent avoir et sûrement pas la prétention à véhiculer un message.

Ou alors peut être le seul auquel je tiens: l'accessoire (ici la chaussure) est à double tranchant. C'est un plus indéniable, "la cerise sur le style", le petit luxe de silhouette, l'objet du désir, mais c'est aussi la désignation au niveau sémantique, du comble du dérisoire... C'est un peu le résumé de ma vision de la mode, futile mais tellement attirante dont ces clichés seraient la métaphore.
Ces chaussures marquent le passage d'êtres humains, elles racontent des passions, des situations.
Voyez pourquoi je ne voulais pas m'apesantir sur le pourquoi du comment!
So just have fun!!
Et si jamais l'une d'entre vous connaît des bar/restos parisiens qui font expo photos, je suis preneuse, mon dernier plan étant tombé à l'eau.


Vinyl cuisine


Pénélope


Les souliers délacés


Contraversion


Station météo


Dérapage nocturne



To be continued...





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Published by Laure - dans Clichés
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 20:28
Aujourd'hui j'ai décidé de vous proposer une série mode. Je dois dire que je ne m'étais plus prêtée au jeu depuis les années 90, date des mes derniers défilés de mode à domicile avec des copines mannequins d'un jour.

De cet exercice risible m'est venu l'amour de la photographie, qui lui ne m'a plus quittée depuis une quinzaine d'années. Je me fais vieille...
Comme je n'avais pas d'apprentie sous la main cette fois-ci mais un très bon photographe disponible en la personne de mon chéri, nous nous sommes donc fait une petite séance de prises de vues tous les deux...
Pour bien faire, il fallait choisir un thème: ce fut chose faite avec le cuir, cette matière très discutable qui inspire tantôt vulgarité, tantôt élégance.
Qui me repousse ou qui m'attire mais qui indéniablement se décline dans mon placard suffisamment pour lui rendre hommage.

En version jour ou nuit, voici mes propositions cuir en pantalon, blouson, gilet et jupe.


Désamorcer la "motard attitude" avec une chemise style homme en coton pour le contraste des matières (Gap), bannir les matières qui brillent pour le jour, le slim se suffit à lui même.
- slim cuir: celui -ci est un Chine Belgian Design qui a fait son crâneur dans Paris après s'être fait une place dans le buzzomètre de notre amie Fonnelle à l'automne dernier..
Il paraît qu'on en trouve aussi chez Sophie Kokosalaki, pour l'hiver Givenchy en a mis plein son défilé, il y a toujours les fameux Jitrois ou encore ceux de H&M... (substitut: les leggings façon cuir de American Apparel environs 25 euros ou ceux de H&M encore et toujours)
- Shoes: Top Shop
- Foulard: vintage
- Pochette: New Look
- Bijoux: Ela Stone



Accentuer la rock attitude pour le soir. A porter de préférence toujours avec du long pour éviter l'effet panthère moulée extra vulgaire...
- Robe: Heimstone mélangée soie et velours (de cet hiver , 250 euros mais alors ces robes là vous êtes sûres de ne pas les voir partout, enfin pas encore car le succès se confirme....Les filles de la marque ont ouvert leur boutique rue du Cherche Midi à Paris). Une marque à suivre de très très près
- Sac python: Shana London (une jeune créatrice vendue au Printemps qui fait des sacs très chers mais très beaux!)
- bracelets: gros joncs vintage et c'est tout en l'occurrence, pas la peine de surcharger les détails avec ce type de look.




Le perfecto pour le jour, je ne vous apprends rien en vous disant qu'il va à merveille avec la sarouel, puisque c'est LA silhouette de cet été. Mais je vous le confirme après essayage. Cela permet de rester dans la coolitude en mélangeant les volumes, en mixant la rigueur du cuir et le flou du pantalon.

Attention après essayage je constate également la difficulté à bien porter le sarouel... Effet grossissant immédiat et non pas masquant... Le choisir pas trop accentué donc, car même si le confort est au rendez-vous, ce n'est pas une raison pour oublier l'esthétisme.

- blouson: Zara en vente actuellement (139 euros) avec juste le détail du perfecto qu'il faut, la ceinture, on se passe de la profusion de tous les autres ...
- le tee-shirt: coupe imparable avec décoleté plongeant, un look 90's rock irrésistible, c'est mon chouchou Urban Outfitters et réjouissez-vous, il est en vente sur le site internet de ce  concept store londonien, à tout petit prix (environs 20 euros).
- shoes: Zara, style warriors, on est très bien dedans malgré leurs talons relativement hauts il faut bien le dire.
- collier gourmette: Ela Stone pour parfaire la silhouette de bikeuse et jouer à fond la carte rock. Après on arrête les accessoires au risque que sinon quelqu'un nous demande où est garée notre Harley!
- Sac: Betty de Chloé, la touche baroudeuse par excellence grâce à sa forme multi-poches


Pour le soir, version soie pour habiller radicalement le cuir. On peut garder le sarouel et les chaussures de guerrière, tout se joue dans l'accessoire.

-Top en soie Chloé vert sapin car tant qu'à faire, tranchons! Col Cravate dénoué pour un style habillé/négligé.
- Sac: Bourse en cuir violet pour accentuer les contrastes, le soir tout est permis car l'obscurité adoucie les audaces ( en vente chez Alisson, un multi- marques où la sélection est parfaite (Paris: Abesses, Odéon, Bac St Germain, St Paul)! See by Chloé, Maje, Bel Air, Paul & Joe Sisters, Hells Bells, Zoe Tee's...)



Le gilet d'homme a ce je-ne-sais-quoi de "sex" ...Porter à même la peau si la coupe le permet ou sinon sur un débardeur.
Ici c'est un modèle Chine Belgian Design, dont le stylisme est hyper raffiné, avec des détails de plissés et de couture pour en faire un vrai vêtement couture, personnel et non plus un simple gilet (Voir aussi ceux chez Et Vous)
-
jean Maje, 120 euros en ce moment (existe en vert gazon, bleu clair)
Coupe impeccable qui garantit des belles fesses (même effet sculpteur que THE Chloé mais en moins cher). Vue la couleur, ne pas le tenter avec d'autres couleurs flash à moins d'assumer le côté arlequin; le noir, blanc ou gris suffiront pour lui laisser la vedette.


Pour le soir, noir oblige, en long pour un effet "soirée de gala"... Un touche de rouge glamour pour le dynamiser, sinon c'est l'effet soutane qui risque de primer!
- Jupe H&M taille haute, 49,90 euros en ce moment. Avec des poches, idéales pour garder une contenance et pour se sentir à l'aise même en long...
- shoes: Zara de l'année dernière, je crois bien avoir vu traîner du rouge ailleurs depuis et sinon remplaçable par n'importe quelle couleur vive que l'été réclame (bleu électrique, violet, vert, jaune...)
- sac: Silverado de Chloé, ce qui compte c'est qu'il se remarque car la silhouette en long peut avoir l'air massive et la couleur lui donne le petit truc en plus.
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Published by Laure - dans Mode en série
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 19:53



Tout cela est bien noir pour du printemps je suis d'accord. Enfin c'est pas non plus comme s'il faisait un temps radieux qui réveillerait en nous une colorite aiguë...
Je n'essaye même pas de me justifier pour le noir parce que de toute façon soleil ou pas, c'est la couleur ou plutôt la non couleur dont je ne peux pas me passer.
Alors bien entendu elle devient d'autant plus intéressante lorsqu'elle se pare de clous, de boucles, de lanières, de zips....
Des artifices qui sortent le noir de son austérité. Pour l'été la tendance est à la chaussure enveloppante, nous serons harnachées jusqu'aux genoux si on le souhaite, en tous cas nos pieds seront bien maintenus.




dans le sens des aiguilles d'une montre:

- spartiates noires: Mellow Yellow, modèle d'il y a deux ans, mais pas de panique il y en en a partout cet été.
A retenir: les Nine West à talons compensées très belles ou les Et Vous à talons en bois pas trop haut 180 euros quand même (noir, camel, doré)

- escarpins faux zip bi matière daim et vernis Zara: pendant les soldes d'hiver à 29, 90 euros. A retenir: le mélange des matières mais attention à privilégier sur une forme très moderne ou rétro au contraire pour éviter l'effet "mémérisant"...

- ballerines dentelle noire/or Marc Jacobs: elles sont déjà 3 ans mais restent la paire dont il ne faut pas se séparer. Un lien à nouer autour de la jambe pour le vrai côté danseuse, une découpe parfaite sur le pied qui leur évitent encore une fois d'avoir l'air d'appartenir à votre grand-mère. A part Repetto qui a le secret de cette coupe impeccable mais également celui de prix exorbitants pour une qualité relative, la ballerine souffre de son succès: plastique, platitude, forme approximative. Chez Repetto donc on se jette sur les must have de cet été, le modèle marine à étoiles si l'on a un porte -monnaie bien rempli, on l'a compris.

- sandales compensées vernis à boucles Free Lance. La marque phare des années 80, forte de son savoir faire indéniable de dernier chausseur made in France livre ici un modèle parfait avec un an d'avance puisqu'elles datent de l'année dernière... Dommage donc puisque cet été ce n'est pas chez eux qu'il faudra chercher ces modèles très warriors typiques de la saison. Zara reste encore le plus plausibles avec des déclinaisons successives, New Look pour des versions petits prix ou pour les plus riches Givenchy, des modèles tout simplement incroyables d'élégance, de raffinement et à la fois de caractère

- escarpins à clous dorés sur le talon H&M, un modèle de cet hiver à 29,90 euros. Une perle que l'on prend régulièrement pour des Barbara Bui...
A faire soi-même avec des clous à trouver à la droguerie ou la mercerie sur des modèles en tissus qui accepteront volontiers d'être transpercés pour la bonne cause.


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Published by Laure - dans Look look
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 20:52
    J'aime les filles. Celles qui chantent avec cette sensualité, cette majesté, cette simplicité et cette désinvolture qui fait la classe des grands artistes.


J'aime la douceur de Beth Gibbons (chanteuse de Portishead). Son timbre larmoyant qui appuie sur mélancolie dès que les notes s'échappent.
Sa justesse qui n'est jamais ennuyante pour autant, l'aigue de sa voix angélique qui suscite tant de gravité.
Son attitude nonchalante, minimaliste qui rend à la composition tout son mérite.
La palette d'émotions qu'elle décline au fil de mélodies tendres ou affirmées.




J'aime le country moderne de Chan Marshall alias Cat Power. Son glamour inhérent, cette voix qui se casse juste un peu sans s'embarrasser de vibrato inutile. Sa rock'n roll attitude de fille qui balade ses jolies yeux eye linés et sa frange inusable sur des morceaux pas forcément ambitieux mais authentiques.



J'aime le bjorkisme de Brisa Roché, froide beauté à la voix  au timbre texan légèrement nasillard et usé.


J'aime l'univers enfantin des soeurs Coco Rosie, ponctué de sonneries de vélos, de bruits de la nature et de bizarreries féériques.
Leur look improbable qui les rend reconnaissables entre 1000.
Le sentiment de régression rassurant qui gagne à mesure que les sons se suivent et créent une passerelle vers l'insouciance.





J'aime la voix qui sature d' Olivia de The Do, notre duo francophone qui fait plaisir aux tympans avec son folk, hip hop, rock, country non élitiste. Toujours un peu sur le fil, en force parfois, à la limite de la brisure, comme les imparfaits de Régine Chassagne la canadienne de la team déjantée d'Arcade Fire. Cette fragilité touchante qui va de pair avec son physique de poupée de porcelaine déglinguée.



J'aime les dissonances de Natasha Kan de Bat For Lashes, l'ambiance fantasmagorique des rythmes lancinants qu'elle accompagne de sa voix suave et envoûtante.
Et comme dirait Thom Yorke, je deviendrais bien aussi un loup pour cadrer dans le paysage et m'y fondre.

Alors là je sens poindre en moi le "girl power", cette espèce de fierté crétine et discriminatoire pour mes semblables. Mais pour le coup, allez, je m'octroie le droit d'une crise de féminisme car c'est pas tous les jours que ça risque de m'arriver...

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Published by Laure - dans Décibels
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 20:42
Il porte le nom de sa date de naissance.
Il n'a même pas besoin de frimer avec deux C entrelacés.
Il se porte long ou à double anses selon l'humeur grâce aux rivets qui le laissent coulisser.

Et bien je vous le dis c'est lui le it bag forever!

Bilan d'une journée presse où sont passées plus d'une centaine de journalistes: 2/3 de 2.55 de Chanel.
En noir svp quoiqu'il arrive, car franchement qui va se payer une version silver à ce prix (plus de 1500 euros pour le petit modèle)...

Mais voila, il fait son effet, sobre mais matelassé évidemment, le cuir est mat, les chaînes couleur métal ne sont pas clinquantes.

Il est légèrement snob sans en avoir l'air. Il se porte bien entendu sur un jean et une veste de treillis l'air de rien.
Et il est là, toujours présentable car il ne se tasse pas, il reste digne et fier à l'épaule sans glisser.
Juste la place d'y ranger l'essentiel au carré.

Classe, légendaire, efficace. Bon courage aux it bags qui se succèdent de saisons en saisons. Celui-ci à quelques longueurs d'avance avec ces plus de 50 ans au compteur et toujours plus d'adeptes.

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Published by Laure - dans Must Have
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 20:17
Oui d'accord j'exagère vraiment de commencer cette rubrique censée parler de littérature par un livre parlant de mode. Totalement antithétique me direz-vous.
Et bien oui et non.
Car lorsque l'on parle d'écriture, on parle souvent de romanesque. Et dans le "Merci Karl" d'Arnaud il y en a.
Alors pas du romanesque au sens de fictif car il s'agit bien de faits réels. Mais plutôt au sens où tout ce qui touche de près ou de loin Monsieur Karl a toujours l'air d'être inventé car souvent grandiloquent.
La destinée de certaines personnes ne souffre pas la médiocrité.
C'est pourquoi monsieur Lagerfeld s'emploie certainement à faire de sa vie une histoire d'élégance extrême et d'exigences paroxystiques.


J'ai eu la chance de rencontrer Arnaud il y a quelques années alors qu'il avait quitté Karl depuis peu. Je l'ignorais alors et ce qui m'a frappée c'est la lucidité qu'il a sur le métier de la mode, sa prestance naturelle, un regard franc et droit qui n'est absolument pas gâché par son physique et un regard bienveillant et perspicace sur les autres.

J'en ai donc conclu que pour travailler 15 ans auprès de monsieur Lagerfeld il ne suffit pas d'être une belle tête mais une tête bien remplie, qu'il ne s'agit pas d'être contemplatif du maître mais de tenter d'être à la hauteur de ses aspirations.

Ce livre qui raconte sans fioritures, ni prétentions artistiques ou autres le trajet d'un jeune garçon "normal" qui se retrouve dans le sillage aussi grisant qu'oppressant d'un maître de la mode, est une jolie fable dont la morale tendrait à montrer qu'il faut à la fois aimer  intimement la mode pour y sacrifier autant et savoir la fuir quand elle vous demande trop.

Ce métier est un piège à rêves, ceux de jeunes gens émerveillés par le style, le glamour, le luxe dans lequel on ne se perd pas que si on sait accepter de rompre le rêve quand il devient cauchemar.
C'est ce qu'Arnaud a su faire, certainement au péril de sa propre carrière mais avec l'audace de croire à ses propres rêves et de ne pas les oublier au profit de ceux d'un autre.
Alors moi je dis merci Arnaud car il faut bien parfois des gens de conviction, humains qui réconcilient avec nos idéaux dans un milieu où l'authenticité est parfois trop rare.

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Published by Laure - dans Les mots
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