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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 21:57


Françoise Marie Santucci est journaliste à Libération depuis 15 ans. Ce qui n’est pas la condition sinequanone au fait que ce livre soit très réussi. Mais il l’est, définitivement, en  traitant pourtant d’un sujet qui se prêterait volontiers à la vulgarisation.


Très bien écrit donc, d’abord pour le niveau de langue, la richesse du vocabulaire et le niveau stylistique, réussi aussi  parce que bien documenté, quoique, on l’apprend tardivement, l’auteur s’est heurtée à de nombreuses réticences en tenant d’accéder au mystère de l’icône Kate Moss .







On retrouve pourtant dans cette biographie, des bribes d’ interventions de la mannequin qui permettent de dresser un portrait le plus objectif possible de ce personnage public qui reste néanmoins, avec l’aide de ses proches et une stratégie de communication bien ficelée,  très privée.

La réussite du livre tient justement a cet équilibre entre la reconnaissance de la  fascination qu’elle exerce - y compris sur l’auteur sans pour autant  sombrer dans l’idolatrie absurde - et le recul qu’il faut garder sur cette star du XXI eme siècle, icône incontestable de la mode et plus largement d’une société d’images, d’apparence et de consommation.



Le livre n’ambitionne pas réellement d’apporter des réponses au mystère Kate Moss mais soulève de nombreuses interrogations, un peu à la manière d’une psychothérapie, poussant le lecteur à se poser lui-même les questions sur la pertinence de cette adoration consensuelle qui est vouée à la muse. Kate Moss  n’est peut-être qu’une écervelée,  une jeune femme avide de fêtes, de reconnaissance, d’argent ?

Une stratège certes, mais qui l’est devenue a force de rencontres et d’expériences, une fille nature plutôt simple, pas nécessairement profonde, mais après tout que lui demande-t-on ?

Délivrer des messages par procuration et tellement de messages antinomiques pour des marques si différentes les unes des autres, qu’il fallait bien qu’elle soit et reste avant tout un joli porte-manteau, ce dont elle a justement l’intelligence d’avoir conscience vraisemblablement. Savoir qu’il vaut mieux parler lorsque l’on a quelque chose d’intéressant  à dire, se construire une destinée en se préservant d’une surexposition de l’intimité d’autant plus lorsque celle-ci est de toute façon l’objet de toutes les curiosités. Ne pas être complice de son succès, le regarder de l’extérieur, devenir le personnage de sa propre vie au risque de se perdre parfois. Voila un peu de sa recette.

 

Son parcours professionnel autant que personnel est décortiqué sur 300 pages sans jamais aucune longueur, le rythme est soutenu tout comme l’est certainement celui de sa propre vie ponctuée par les fêtes et les voyages. Les amours sont passées au crible, Mario Sorrenti, Johnny Depp, Pete Doherty, Jamy Hince...Ses amitiés britanniques Stella Mc Cartney,  Alexander Mc Queen, Sadie Frost… Ses collaborations aussi en commençant par Calvin Klein puis l’interminable liste de maisons dont on sait qu’elles ont reconnu en elle une égérie parfaite. Une multiplication incontrôlée de son image dans les médias dont on apprend qu’elle suscitait une complicité moqueuse avec son amant terrible…

 


Le succès n’est peut-être qu’une question de hasard, celui d’un hall d’aéroport,  hasards heureux qui se succèdent dans sa vie, justifiés c’est indéniable par cette beauté, parfois discutable, mais toujours envoûtante, intriguante, de ce visage qu’un spécialiste a décrété parfait à force de calculs savants comme pour justifier l’injustifiable. Ce corps gracile, infantile, pourtant si sensuel, cette moue presque plus belle que ses sourires, cette nonchalance évanescente, insaisissable que les clichés emprisonnent difficilement.

Une des clés de son succès est très certainement cette faculté à rester suffisamment discrète sur les détails de qui elle est et à la fois suffisamment exposée pour nourrir l’ardeur et l’avidité de ses fans.

Plus que le parcours de Kate Moss, c’est toute une époque qui est dépeinte dans ce livre à travers la musique en filigrane dont on sent qu’elle est un élément sensible chez l’auteur.

Kate Moss est à l’image de son temps: légère, superficielle, maligne, stylée, inconséquente, désinvolte, grisante, muette, ambitieuse.



Elle est surtout l’emblème de la coolitude, une notion relativement abstraite qui consisterait à avoir l’air a la fois apprêtée et négligée, cheap et chic, bohême et classe. Un concept qui résume la quête souvent vaine de celles qu’on nomme les fashion victims et qui caractérise les filles dont on se souvient pour cette espèce de détachement impeccable qui procure une contenance, un sens, une existence.

Adeptes ou non de la brindille, cette biographie, précoce et non prématurée vue la teneur du quotidien de la trentenaire,  est une bible riche de sens, d’explications, de questionnements et d’apprentissages qui mérite largement le détour et même les éloges.

Et quoique les réponses potentielles sont nombreuses aux raisons de son succès, la question essentielle demeure et prouve le respect de l’auteur pour son sujet. Ne pas avoir la prétention de solutionner ce que Kate Moss elle-même s’évertue à garder secret, ce qu’elle protège, ce mystère, ce mutisme qui sont les bases mêmes de son succès. On imagine les frustrations de celle qui se serait volontiers vue rock star, la pression d’un monde dont le regard est tourné en permanence vers elle, épiant le moindre faux pas, pour savoir s’il faut continuer à l’adorer ou commencer à la blâmer. Il en est ainsi avec les idoles, on finit toujours par vouloir les sacrifier.

 


Comment Kate Moss a-t-elle pu arriver à un tel statut de reconnaissance, d’avènement, malgré les déroutes, les déviances, les excès ?  Ce sont justement elles qui fondent l’affection ou le rejet qu’elle génère chez ses pairs et qui contribuent, quoiqu’il en soit, à sa notoriété, à alimenter le mythe. Sans failles pas de rédemption, sans faiblesses pas d’humanité.

Ne venez pas chercher dans ce livre des conseils pour copier son look, simplement quelques photos au cœur du livre pour montrer l’évolution de son personnage. Il est plutôt question d’une trajectoire humaine. Une trajectoire idyllique mais pas idéale, fulgurante mais certainement pas éphémère.

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Published by Laure - dans Les mots
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 00:11
Je vais être brève, surtout sur un sujet aussi sérieux, et aussi compte tenu de l'heure tardive.

Pour bien commencer le mois, chèque de paie en poche, voici les quelques ventes privées dont j'ai connaissance et qui pourront peut être faire votre bonheur également:

MANGO: du 4 au 7/06 -30% dans les boutiques sur présentation de l'invitation
ZADIG & VOLTAIRE: du 11 au 15/06 dans toutes les boutiques pour les fidèles acheteuses du fichier
VANESSA BRUNO: du 4 au 7/06 à Paris et à Toulouse sur présentation de l'invitation que je peux faire suivre
ISABEL MARANT: du 4 au 9/06 dans 3 boutiques à Paris -30% sauf bottes, T shirt en lin et bijoux sur présentation de l'invitation que je peux faire suivre
PAUL &JOE: du 4 au 7/06 -50% à Paris sur une sélection d'articles sur présentation de l'invitation que je peux faire suivre
MELLOW YELLOW: du 5 au 7/06 à Paris sur présentation de l'invitation que je peux faire suivre
LES PRAIRIES DE PARIS: du 4 au 7/06 à Paris sur présentation de l'invitation que je peux faire suivre

Comme vous l'avez compris n'hésitez pas à me joindre si besoin. Les bons plans sont faits pour être partagés!
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 22:12





Non Scarlett n’est pas un homme. La voix ténébreuse et enveloppante de « Anywhere I lay my head »   est bien celle de la bim-bobo starlette de Woody Allen et consoeurs.





Inattendue, envoûtante. Une pochette qui évoque l’univers de Nick Cave, qui invoque celui de Tom Waits, forcément ce sont des reprises de l’artiste tourmenté inclassable, qui transporte dans une ambiance d’un autre temps, accentuée par les orgues, une ambiance qui n’est pour autant pas dénuée de modernité, avec les chœurs de David Bowie comme ponctuation légendaire de ces mélodies nonchalantes.

 

Je ne l’invente pas mais de fait il y un peu de Sonic Youth mélangé à Cocteau Twins dans cette ambiance unique où l’on imagine scénographiquement la belle aux lèvres généreuses dans un abandon langoureux et suave. Cette voix sourde la rend même élégante et crédible, si besoin...

 


Elle n’a pas une grande voix, il n’y a pas d’envolées lyriques, mais du mysticisme dans son approche dépouillée de ce musicien pas forcément si connu du grand public.

Sa voix très grave reste en retrait derrière les instruments et rappelle, dans un tout autre style, le petit filet de voix d’une certaine fille Gainsbourg qui n’a pas eu besoin de pousser la note très haut pour livrer un album idéal.

 

Ici c’est un univers qui va toucher, une approche sensible et artistique de la musique.

 


Scarlett est la féminité incarnée mais cette ambivalence avec sa voix de garçonnet en train de muer est une injustice supplémentaire de la nature, qui crée cet équilibre parfait sans lequel la poupée hollywoodienne passerait probablement pour une odieuse usurpatrice écervelée.

 

Les rythmes lancinants embarquent dans un voyage onirique où Scarlett sorte d’Alice aux pays des merveilles vous accompagnera délicatement.

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Published by Laure - dans Décibels
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 12:53
Il avait ce léger sourire espiègle et cette prestance naturelle.
J’ai eu la chance très éphémère de le croiser il y a peut-être un an, attablé au Bar du Plaza dans son fauteuil roulant, accompagné de son fidèle compagnon de chien. Il inspirait le respect, instinctivement, je l'ai salué de la tête un peu pour lui dire mon admiration et il m'a gentiment rendu un sourire bienveillant, comme complice et rassuré de son propre succès dans mon regard.

Le sien était resté si pétillant malgré l’amoindrissement physique... Il appartient à ce genre d’hommes dont on se souviendra toujours qu’ils furent ambitieux et infiniment talentueux, et ce même lorsqu'ils ne sont plus devenus que le fantôme d'eux-mêmes.

Yves Saint Laurent a vécu par procuration cette soif de pouvoir et d'affirmation des femmes de son époque, il leur aura donné l'apparence qui se mariait avec leur état d'esprit, leurs aspirations, une forme de soutien tacite, qui pourrait paraître superflu et qui pourtant contribue à fonder l'image de la femme moderne, forte et sereine. Une nouvelle ère de la féminité s'est ouverte avec lui, qui a pris la forme d'un costume ou d'une saharienne....



Monsieur Saint Laurent a fait défiler le premier la beauté unique des femmes de couleurs, il a dessiné des smokings féminins absolument indétronables qui sont la marque de fabrique de son style, sobre, raffiné et exigeant, il a travaillé chez Dior a seulement 21 ans et créé une première collection baptisée Trapèze, qui marqua son époque grâce à ses formes triangulaires en totale rupture avec les tailles de guêpe de l'époque, il a monté sa propre maison dont les seules initiales enlacées sont encore symbole d’élégance et de luxe de par le monde, et ce avec son compagnon de toujours Pierre Bergé.

Depuis 2002 Yves Saint Laurent avait tiré sa révérence dans la mode, sur un podium encadré de deux des muses qui résument son univers : Laetitia Casta incarnant la fraîcheur et la volupté, Catherine Deneuve symbole de la classe à la française et du charisme.





















Après lui Tom Ford ou Stefano Pilati qui se succèdent au stylisme de la marque, s’engouffrent dans la brèche de cette sensualité qu'il a instauré, avec pour l'un des dérapages vers un porno-chic désinvolte qui ne ressemble plus vraiment à l’audace pudique de l’élégant Saint Laurent  et pour l'autre la quête d'une sobriété très réussie qui néanmoins ne pourra pas égaler celle, impeccable, de Monsieur Saint Laurent.

Pour autant Yves Saint Laurent demeurera l’une des marques de luxe françaises les plus emblématiques et son créateur un artiste inoubliable, ancré dans son époque mais également dans l’histoire de la mode.
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 18:50

Tentons de mentaliser la rayure.

« Mais alors expliquez-nous pourquoi tant de rayures ? »

Et encore je ne vous déballe l’intégralité de ma garde-robe,  sans quoi on y serait probablement jusqu’à l’été prochain et vous risqueriez alors de me traiter de ringarde. Vous auriez peut être raison. Quoique s’ il y a à ce jour autant de rayures dans mon placard, c’est parce qu’on doit bien leur reconnaître ce pouvoir de l’ indémodabilité.

Entamons donc une approche théorique puisque le vêtement se prête tellement bien à ce genre d’analyse !

 

 

La rayure est symbole d’ infini, elle relie le passé au futur en mode horizontal, tire le bas vers le haut en mode vertical... que du positif ! Ses longitudes et latitudes élargissent, agrandissent, rapetissent, grossissent, ont donc toutes sortes de vertus déformantes utiles ou handicapantes, selon…



 

 

La rayure a un effet visuel et esthétique indéniable, vision troublée quand elle se rapproche, mémoire rétinienne persistante lorsqu’elle fait le coup du positif/négatif dans les largeurs, magie de la poitrine avantageuse qu’elle souligne…

Sémantiquement, elle joue sur le registre marin avec cette alternance possible entre le je-ne-sais-quoi de bourgeoisie rétaise ou la touche gay friendly du matelôt de Jean Paul Gaultier. La marinière est l’un des rares vêtements qui réconcilie hard rockers, versaillais, marins, fashionistas…

 


Polo Biba
Jupe Zara
Baskets Keds
 


La rayure peut se permettre l’emphase d’une robe, la sobriété d’une veste, la fantaisie d’un sac… Ludique aux pieds, sérieuse en tee shirts, elle s’arrache depuis toujours entre couturiers tendance pour preuve qu’elle est belle et bien une référence autant qu’un motif élitiste.
 


Robe vintage
Shoes Zara
Lunettes Ray Ban 

 

 

Sonia Rykiel s’en est emparée dans toutes les couleurs pour en faire un signe distinctif, on se souvient plus récemment des grands pulls tunique de John Galliano rayés noir et blanc qui hantèrent toutes les pages  mode des féminins durant un hiver, du retour récurrent du seersucker en particulier dans des maisons comme Chloé où il prône l’élégance d’un style très riviera, du succès apparemment renaissant des salopettes Osh Kosh de notre enfance….
 

 

Veste et salopette H&M
broche Vintage
Lunettes Ray Ban 

C’est encore  notre amie Kate  qui est en partie responsable du come back de cette rayure bobo grunge et de sa récupération par le rock décadent.

Cet été encore de nombreux couturiers parmi les plus talentueux lui font confiance : Temperley, Proenza Schouler, Miu Miu..

La rayure passe là où les fleurs, pois, carreaux, trépassent saison après saison.

La rayure est un basique qui se porte de manière optimale en marine et blanc ou en noir plus une couleur, de manière luxueuse en bayadère comme chez Paul Smith -ou Sonia Rykiel on l’a dit- au revers des cols ou des manches de ses chemises so british.

Pour l'été 2008 l'engouement est général autant que pluriel. Petite revue de mes best of de la rayure.

 


 

Looks dans l'ordre: Ann Demeulemeester , Chanel, Proenza Schouler, Temperley , Ralph Lauren , Marc by Marc Jacobs.






 













 








Rayure rimera donc aussi bien avec no future qu’avec allure, mais dans tous les cas reste… une valeur sûre !! Pour la carrière de publicitaire je repasserai.

 


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Published by Laure - dans Mode en série
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 22:31



Certaines font la minute blonde, moi je me lance dans la minute frange. Une variante à la hauteur de l’importance du cas évoqué.


Je me refuse à la frange et la frange se refuse à moi depuis que ma coiffeuse l’a ratée en raccourcissant affreusement la droite de ma ligne de cheveux frontale plus que la gauche, un crime capillaire de la plus haute gravité, qu’on l’a ensuite comparée à celle de Mireille Mathieu et autres quolibets désobligeants pour cette pauvre mèche filasse taillée court…Trop c’est trop.

 


Sans compter mon contentieux avec des mocassins indiens, à franges donc, qui m’ont lâchée deux fois à la première utilisation, alors que déjà je me posais sérieusement la question de la pertinence de ce turquoise très agressif pour des chaussures évoquant indéniablement le Far West, ce qui n’était pas non plus très cohérent avec le bitume parisien.

 

robe Sandro

Gilet Ella Luna

 

Alors que les bottes Minnetonka pointaient leur nez, il y a déjà quelques années en fait si l’on n’y réfléchit bien, I said no no no.  Mais voilà, je suis cernée de franges récalcitrantes à tous les coins de rue. Je m’avoue vaincue, j’ai cédé à un gilet en daim, A FRANGES.

Les imbéciles ne changent pas d’avis, qui vivra verra, tout vient à point à qui sait attendre, les proverbes se bousculent dans ma tête de linotte de modeuse soumise pour m’auto-pardonner ce sacrifice, cette démission d’une volonté fébrile et honteuse face à l'adversité.

 

Voila donc l’objet de ma faiblesse : ce petit gilet sans prétention, frangé avec parcimonie - car je n’en suis pas non plus au point d’assumer  la Pocahontas qui se tapit en moi - à porter sans plus de fioritures, surtout pour cause de surcharge visuelle impardonnable et par voie de conséquence, de regret amer de cette audace vestimentaire quelques années - mois, semaines ???- plus tard sur des photos relatant le flag’.

Le conseil du soir : toujours penser à l’après, le souvenir, la mémoire, les indices, les traces. Ce que vous osez aujourd’hui risque de vous suivre demain et plus tard encore, quand l’aplomb vaillant de la jeunesse aura disparu.

Est-ce que le désir textile justifie la moquerie sur plusieurs générations, faut-il succomber à l’appel de la fantaisie sous prétexte de mode alors que le basic, lui, reste fiable éternellement ?

 
Voyez que la frange soulève tout de même son lot de questionnements philosophiques…

Amies frangées bonsoir.

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Published by Laure - dans Must Have
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:37



J'ai encore craqué... Deux semaines sans shopping c'est beaucoup trop long pour un seul homme!!
Du coup je me suis vengée, au delà de toutes mes espérances, sans considération monétaire aucune, sans restrictions, sans scrupules.
J'avais eu le temps de bien baliser le terrain avant l'attaque. Repérage mental de la zone à ratisser puis passage à éxecution avec maximum d'achats en un minimum de temps.

 



 

Premier stop chez Gap. Le royaume de la sape classique qui d'habitude me laisse de marbre m'a cette fois-ci totalement envoûté. Robes à la pelle, à ne plus savoir où donner de la tête. Certes les 59 euros de départ sont un peu dissuasifs a priori mais pourtant après essayage du modèle en lin à carreaux, de la forme tunique écrue à imprimés ambiance keffieh et finalement de cette petite perle, valeur sûre avec ses rayures masculines et son empiècement à la poitrine qui fait toute sa tenue, je suis déjà comblée.

collier Ela Stone

Un basique sans prétention mais qui promet beaucoup porté avec un petit cuir pour l’encanailler ou en version minimaliste, du genre" j’ai taillé une robe dans la chemise de pépère de mon mec".


Je ne peux pas résister non plus à l’appel de la combi, courte cette fois-ci, noire avec son petit look 80’s point trop n’en faut, juste un peu oversized du haut pour avoir du style.


Simplissime, parfaite pour un retour de plage pratique mais féminin à souhait.

combinaison Gap

ceinture Zara

120 euros au compteur quand même, mais quand on aime on ne compte pas n’est ce pas ?

 

bracelet fleurs en diamant Sylvie Wulwik

Montre Zadig et Voltaire

Chemise Zara


Sur mon chemin Zara, pas de grosses folies, l’environnement est plutôt jeune cadre dynamique sans trop d’exigences, un peu trop de fleurs, de carreaux par lesquels je me laisse quand même avoir avec cette chemisette encore une fois empreinte de masculinité, à seulement 20 euros. Ca c’est mon côté indécrottable grunge qui sommeille...

 

Parapluie Zara

Pochette H&M

Bracelet nacre Aurélie Bidermann

 

Posés là comme par hasard alors qu’il pleut averse dehors, des minis parapluies mais qui ont la forme des grands, légers comme une plume, je me vois déjà le suspendre avec son look Marie Poppins à mon porte-manteau.


Et pour finaliser mon look cette ceinture rayée à double boucle marron pour casser l’effet petit marin potentiellement ennuyeux, qui accessoirisera très bien une tenue sobre pour y apporter le petit plus qui va bien.

Moins de 50 euros cette fois. Tout va bien. Je continue.


L’ami H&M n’étant jamais loin, je me retrouve avec trois fois rien mais encore une fois le suédois opère le miracle de ne jamais laisser ressortir ses acheteurs bredouilles.

Une jupette noire virevoltante pour la touche girly pure que je ne peux assumer qu’en été et une mini pochette de jour svp, tressée aux couleurs pastel qui me rappellent les vieilleries charmantes de nos grands-mères.


Moins de 40 euros, si c’est dégressif tout va vraiment très bien...

Mon quatrième arrêt était tout à fait orchestré, depuis un an maintenant j’ose le dire. Il s’agit des gris gris irrésistibles de Melle Bidermann, la chouchoute des magazines et des bobos qui vous fait passer la pilule sans problème en vous refourguant des nacres à 60 euros quand il est possible de les trouver bien moins chères.


Oui mais là: certificat d’achat, possibilité de changer le lien - déjà élimé je précise ça fait partie du truc- petit sachet en lin brodé si mignon et surtout la garantie que les connaisseuses sauront qu’il ne s’agit justement pas de n’importe quelle nacre à deux balles chinée sur un marché quelconque, parce que celle-la est épaisse, foncée, sur ce lien typique... et puis c'est tout!


Halte à l’étage des chaussures puisque je suis au Printemps: plus de spartiates Nine West évidemment, c’est le must have mademoiselle, j’apprends qu’il y a deux boutiques à Paris, rue Scribe et rue Boissy d’Anglas, s’il y avait d’autres ignares comme moi je le précise... Pas moyen de me venger ailleurs à l'étage, trop cher, trop haut, trop fluo.

 

Soudain je pense à ce bon plan pas cher improbable, dégoté par une collègue du festival de Cannes en mal de chaussures plates pour survivre au massacre plantaire de 15 jours de course effreinée sur une plage...

France Arno, oui je sais ça commence mal, propose des spartiates à 39 euros, Les Tropéziennes, oui madame, en camel, noir ou blanc. Certes elles sentent bon le chameau, certes j’ai failli assassiner la vendeuse qui a tenté de me faire passer des anti-dérapants sur la note ni vu ni connu, certes le reste de la boutique déprime mais alors pas à moitié, mais mes petites spartiates indispensables me réjouissent d’avance, dérapage incontrôlé ou non, chère amie vendeuse embobineuse.

Et dans ma lancée ringarde, j’ai même mis les pieds chez C&A, ce qui je pense ne m’était pas arrivé depuis les années 90, en quête d’un maillot une pièce complètement échancré sur le ventre, le type de maillot avec lequel on ne bronze pas (et que personne ne me demande alors à quoi il sert), que bien entendu je n’ai jamais trouvé entre les bonnets de bain et paréos à fleurs qui m’ont fait fuir très rapidement tout en me promettant de ne plus jamais revenir.


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Published by Laure - dans Look look
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 22:25


Adieu chauffeurs, room service, robes du soir, coiffure et maquillage à domicile et festivités. Bonjour Paris, la pluie, de ce côté pas trop de dépaysement le festival cette année a boudé le soleil pour mon plus grand regret.

En revanche il a tenu ses promesses en ce qui concerne le nombre d’heures éveillées contre celles, rares, de sommeil…

Grande déception, pas de Sean Penn visible malgré les prévisions encourageantes de sa venue sur mon lieu de travail. A la place et non négligeable : Faye Dunaway, Jude Law, Benjamin Biolay (mention plus plus pour le petit frenchie ténébreux), Vincent Cassel, Monica Bellucci, Wong Kar Wai nous ont fait, entre autres, l’honneur de leur visite.



 

 

 

Pour les nuits, contre toute attente, meilleure soirée au VIP, avec podium rotatif et prog musicale pour la soirée Belvedere très rock. Ambiance anti snob  réussie.

 



Surtout lorsqu’on arpente les soirées cannoises avec une team très en forme, bien décidée à rendre la nuit interminable. Suite au Jimmy’z la fameuse boîte où l’on ne croise que des gens que l’on pense connaître et pour cause ce sont ceux qui nous accompagnent à longueur de temps sur petit ou grand écran : Estelle Lefebure seule se lâche sur le dancefloor, Dita Von Teese, mutine se glisse discrètement entre les invités avant d’amorcer un mini show à base de bas joueurs, Mélanie Laurent se trémousse déjà dans l’asenceur très apprêtée, Judith Godrèche me regarde du coin de l’œil ( non non on ne se connaît pas chérie NDLR appellation très répandue à Cannes).

A 3h Ariel Wizman lâche les platines sous les reproches véhéments de mes collègues de la night en mal de danse. Qu’a cela ne tienne, direction le Bal Room sorte de repère parisien sans prétention, où viennent se finir les branchouilles : Emma de Caunes et André sont dans les escaliers, c’est un signe.


 


 

 

5h dodo, comment ça j’ai 3h devant moi pour me requinquer ?? Et oui Cannes c’est aussi ça : boulot à 9h le matin, jusqu’à 18h le soir et rempilage sur des nuits de dépressurisation, le tout sur 12 jours sans pause où le sourire et la bonne humeur sont de rigueur. Que du bonheur….

Marchage sur la croisette, téléphone collé à l’oreille et là bousculade, je me retourne, une Sharon Stone se faufile dans sa limousine. 18h les gens en smoking se mélangent avec les normaux comme moi éreintés dans leur tee shirt de la journée avec 15 sacs et pass qui pendouillent où ils peuvent. C’est le folklore cannois, son ambivalence, sa futilité, sa magie.

Dernier soir, soirée pour le Film désormais Palme d’or « Entre le murs » sur « ma » plage, ambiance hyper détendue, lâchage intégral, la festival se finit sur la vision des yachts scintillants au large de la baie. Le Carlton se dresse digne avec le Martinez dans son sillage, un verre de champ  à une table en bord de mer, oui d’accord il faut profiter de cette chance incroyable.

Pour terminer en beauté ce festival en terrain ami, direction la villa Murano entassés à 12 dans une voiture. Le plus dur: ne pas dégringoler les escaliers périlleux qui mènent à une, somme toute, petite terrasse compte tenu du monde qui s’y presse surplombant la mer pour dernières danses en plein air.

Le plus long est d’attendre pour les toilettes, puis pour un cocktail et la musique est un peu élitiste pour que les gens se lâchent tous vraiment, mais il faut profiter, le lendemain le festival est fini, et cette folle quinzaine, que l’on ne peut comprendre qu’en la vivant,  va reprendre ses droits pour un retour à la vraie vie.

La parenthèse se referme, des souvenirs plein la tête, avec une fatigue conséquente. Dans la file de l’avion Cédric,  le marin beau gosse révise pour la Nouvelle Star. En temps normal cette simple rencontre, agréable du point de vue esthétique, ferait son petit effet, mais Cannes abolit les barrières de l’entendement, pour s’émerveiller il faut du de Niro, Cannes rend blasé de la star, c’est le comble et pour apprécier il faudrait encore un peu de conscience. Pour cela il va falloir d’abord dormir….

 


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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 21:24





C’est le cas le plus décortiqué de la mode estivale. La robe longue ou la négation du genou dénudé, la voie contre la discrimination des cuisses molles, le grand retour Baba en ce mois de mai autrefois rebelle.





 

 


Certes plus soft que les modèles de l’époque, la robe reste tout de même audacieuse car elle fait courir de nombreux risques :

-         -  Donner l’impression que l’on va à une soirée habillée en plein jour

-          - Se prendre les pieds dans l’escalator aux bénéfices de la mode

-          - Avoir chaud, très chaud, sous ce tissus ramasse miettes même par 30 degrés

-        -   S’entendre dire que Woodstock a eu lieu il y a quelques décennies et qu’il faudrait maintenant regarder devant…

Si vous réussissez donc à passer outre ses entraves sociales, la robe longue reste quand même le plaisir ultime de cet été, un vrai renouveau dans lequel on se sent plutôt bien pour se mouvoir, plutôt féminine enrobée de ce tissus aérien qui virevolte au gré de vos pas, plutôt cool avec l’allure qu’elle garantit.

Sorties de ma garde robe d’été qui n’attendait plus que le soleil pour enfin voir le jour, voici trois robes dans trois versions à porter sur la plage, en ville et pour le soir :





-           -   POUR LA PLAGE : En couleur franche de préférence, car où l’oser sinon sans passer pour une tectonick baba cool, le mix mode le plus improbable qui existe ??

-           

Ici robe Gas by Marie en voile de coton effet froissé

Bracelets vintage

Collier H&M

Spartiates Mellow Yellow

 

Puisqu’elle n’a pas de motifs, on peut largement se permettre de l’accessoiriser. Pour des questions pratiques évidentes de logistique sur la plage, préférer les gros bijoux qui s’enfilent et se retirent rapidement.




 

-          LA ROBE CITADINE :

On la choisira sobre dans les couleurs et classique dans la forme. Pour la rendre plus « ville », la ceinture qui casse la silhouette hippie de la forme empire est un bon compromis.


Ici mélange d’imprimés volontaire pour surjouer la prise de position. Quitte à assumer le motif autant aller au bout. Le rose pour trancher avec l’austérité du noir et blanc quand même et un petit esprit flamenco dans cette tenue accentuée par le foulard que l’on s’autorisera en version châle pour les brises de nuits d’été, pour changer de l’option western vue et revue à toutes les sauces du keffieh ces derniers temps. Ca y est j’y suis déjà… !!

 

Robe Zara

Foulard H&M

Spartiates Mellow Yellow

Bracelet H&M et Mayjrev

Boucles d’oreilles H&M

Ceinture Zara




-          LA ROBE DU SOIR

Celle-ci peut se mettre toutes les audaces, mais justement pour faire son effet on lui préfèrera la sobriété ultime. Accessoires minimalistes si vraiment… chaussures talons hauts obligatoirement.

Robe H&M

Shoes Zara






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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 19:27


 

Paris est déserté par les Parisiens pour les ponts de mai et c’est tant mieux !

Dans ce cas une seule chose à faire avec le temps radieux qui nous gâte depuis quelques semaines: chevaucher la monture citadine autrement connue sous le nom de velib.

Direction les boutiques de la parisienne de base que je suis, pour un petit shopping avant Cannes.



Car oui chères lectrices qui me faites l’honneur de me suivre dans cette jeune aventure blogesque, je pars mardi au festival pour le boulot.

En prévision au retour: de la nuit cannoise et du people c’est promis. Je ferai mon possible pour tenter de trouver le temps de publier mes articles quand même pendant la quinzaine, mais rapport aux nombres d’heures qu’il va me rester pour dormir et à celui que je vais passer à courir, ce n’est pas forcément gagné.

Toutefois je m’engage à rattraper le temps perdu dès mon retour.

J’en reviens donc à mon épopée cyclistique d’hier qui m’a mené dans les quartiers très chics de la capitale, de la rue du Faubourg du St Honoré au Palais Royal.


 


Premier arrêt : COLETTE

Le temple de la hype parisienne ne se présente plus, bondé en ce samedi après midi, beau temps ou non, il m’a permis de dénicher deux trois gadgets pour mon départ pour un montant à la caisse de 17 euros très raisonnable.

 

Bilan :

<!--[if !supportLists]-->-          Cahier avec sa housse imprimée alphabet (existe en noir), 11 euros avec possibilité de ranger petits papiers dans la couv, très pratique pour les 12000 cartes de visites qui vont voyager avec moi à mon retour !<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->-          Mini stylos rose et noir (2 euros pièces) à accrocher au portable ou à une trousse pour être sûre de ne jamais rater une info importante

 


<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->-          Mini bloc Rhodia inversé, fond noir écriture orange, c’est ça le snobisme Colette il faut bien la dire (2euros), va me permettre de gratouiller toutes mes petites idées pour le blog <!--[endif]-->

 

Deuxième adresse : place du marché St Honoré, American Apparel

 

Je fonce directement à mon but. Ce petit sac toile de jute imprimé des noms des villes où est vendue la marque. La déclinaison portable du fameux sac plastique de la marque qui fort de son succès  a fait des petits (26 euros), idéal pour trimballer des docs A4 en passant pour une voyageuse avertie.

Dernière Halte : Marc Jacobs au Palais Royal

Et là, déception. Que des modèles d’hiver, bonnets en cachemire qui font suer rien qu’à les regarder.

Pour les petits prix, toujours les sacs et tee shirts Blondie beaucoup trop vus, et le fameux cabas tie and dye qui ne me fait pas tomber de ma chaise pour cause d’addiction à mon cher nouveau compagnon American Apparel bien plus craquant.

 

Retour sur ma monture à roues dans la fin d’après midi douce parisienne après une immersion totale dans la branchouille parisienne et au compteur 40 euros de dépenses. On s’en félicite.

 

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Published by Laure - dans Au programme
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