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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 22:23

Le cirque de l’égérie publicitaire reprend avec les nouvelles campagnes d’hiver.

Depuis que la rue se repaît des frasques vestimentaires des stars, les marques ont choisi d’en faire leur porte-manteau de prédilection.

 

Chers fans de Charlotte Gainsbourg, laissez tomber le 24 h, Gérard Darel change de muse pour la rentrée et embauche la fille d’une héroïne diabolique qui s’habille en Prada…Mamie Gummer, ou le clone à crinière de maman Meryl Streep sera en couleurs sur les campagnes de la marque. Une anti star system charismatique comme sa prédécessrice, mais en version internationale pour tabler sur l’expansion de la marque.
 

Mais si Charlotte s’est fait la malle, c’est pour aller retrouver son pote Nico chez Balenciaga. Car quand mademoiselle « j’aime les jeans/tee-shirts à l’arrache » se met sur son 31, c’est uniquement en revêtant les merveilles de Nicolas Ghesquière, d’influence nettement futuriste depuis deux saisons, extra structurées, hyper robotisées. Avant goût.

 

Suite du bal des muses qui s’échangent, avec le come back de l’oiseau de Paradis, notre Vanessa nationale, qui se démantèle sur les pubs Miu Miu, délaissant Chanel pour la chouchoute des modeuses girly chic. Stylisme visionnaire également pour la marque italienne. Ne serait –il pas temps de dénoncer là, une tendance forte de la saison hiver?

 

Longchamps rempile avec Kate Moss, devenue ambassadrice de tellement de marques qu’on ne sait même plus quelle image elle véhicule vraiment…A ses côtés, le ténébreux mais néanmoins diaphane Gaspard Ulliel, en dandy débraillé parisien, le tout formant un joli couple, tout ce qu’il y a de plus photogénique.

 

 

Et qui se cache derrière cette main arborant une bague nœud d’inspiration vintage ? La moue de la Lou Doillon, reconnaissable entre mille, qui prête son image pour rajeunir celle de Chaumet ?...

 

Point de coup de foudre esthétique au fil de ses découvertes à mon goût, mais la confirmation d’une vérité structurelle de la logique marketing mode. Le people fait vendre et il n’a pas encore fini de se taper l’affiche. Et au risque de me répéter, on ne va pas pouvoir couper aux formes aérodynamiques avant gardistes pour l'hiver: à vos combis martiennes, décollage imminent.

 

 

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 22:28


A consommer en écoutant le remix de Rage Against the Machine, Killing in the name par Mr Oizo.
Une dédicace en images à notre quinzaine cannoise au festival passée avec ma complice ci-jointe, Julie Jolie le retour. Une quinzaine marquée par une soirée très techno rock au Vip où le podium rotatif se souvient encore de nos déhanchements hystériques... et solitaires! Ou presque...Les festivaliers ne sont apparemment pas adeptes des guitares saturées mélangées aux basses explosives...

Qu'à cela ne tienne, cette petite série mode a été réalisée à la mémoire de cette nuit festive. Comme un lendemain de rires et d'abandon, aux couleurs furieuses et criardes qui disent l'enthousiasme, l'audace et la désinvolture.

Une série haute en couleurs, sans complexes du too much, sans souci de l'harmonie à tout prix, qui explique en images qu'il faut oser, qu'il faut s'amuser, que la mode est un baromètre de l'humeur, que la mode ne peut pas être frileuse, que la mode se fout du qu'en dira-t-on, qu'elle le doit, qu'il le faut, que c'est l'été, que le noir va revenir très bientôt, qu'il faut profiter... que je m'emballe. Enjoy the party.








Blouson Chine Belgian Design
Robe H&M
Shoes Chloé
Lunettes vintage
Collier perso









Robe Ela Luna
Shoes Chloé
Lunettes vintage
Sac Comme des garçons








Veste Piazza Sempione
Jupe (portée en robe) H&M
Ceinture Vintage Freepstar
Sac American Apparel
Shoes Free Lance










Robe Biba
Ceinture H&M
Lunettes Lacoste
Baskets Nike








Robe Vintage Freepstar
Shoes Biba
Lunettes Tom Ford







Robe Biba
Leggings H&M
Shoes Biba
Casque... pété!





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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:19

Chez Zac ça sent le tapis rouge à plein nez, les frimousses tirées à quatre épingles. Natalie Portman icône proprette et tellement « american dream » est la muse du jeune créateur, une incarnation sur mesure de la jeunesse dorée américaine à qui s’adressent surtout les toilettes du jeune Zac Posen.


Robes fourreaux, silhouettes de sirènes, traînes à rallonge… il y a un peu de rêve hollywoodien dans le sillage des vêtements du jeune homme.

 

 

 


Une aura glamour balaye les catwalks au passage de ses looks convertissant la décideuse Anna Wintour, emballant les acheteurs des enseignes prescriptrices telles que Bloomingdales ou Neiman Marcus, ravissant le cœur des américaines avides de grandiloquence et de tenues de princesse qui voient en lui la relève d’un Marc Jacobs.

 


La mode de Zac Posen s’inspire de son environnement : une famille riche, des amis riches, des investisseurs riches. Des moyens donc très vite pour soutenir le néanmoins vrai talent de Zac, le garçonnet qui avait un peu honte de sa passion pour la mode et peut dorénavant se venger sur ses amies les stars.

 


 


 


 


 


 


 










 

 










 

 










 

 

 

 

 

 

 


collection été 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 

 

 

 

 

 


 

Il y a un juste mélange de classicisme formel et de créativité rafraîchissante chez Zac Posen. Ce quelque chose d’envoûtant qui l’empêche de tomber dans la caricature de soi-même.

Bobo new-yorkais dyslexique, le petit Zac aurait pu passer à côté sa carrière de jeune prodige, sans le soutien de parents bienveillants qui encouragent ses ambitions. De stage, en cours du soir à la Parson School et bien évidemment en passant par la case Saint Martins, Zac découvre les joies des courbes féminines, de leur mise en valeur par le drapé ou l’utilisation du biais qui deviennent les systématismes délicieux de ses créations. Premier défilé en 2002 à 21 ans, après quelques coups de maître bien placés qui font mouche sur des comédiennes ou des amies.

 




 










 









 

 









 

 









 

 


 


 


 


 


 


 

 

collection hiver 2008/2009


 


 


 


 


 


 
















 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intronisé dans la jet set qui le fait jouir de sa visibilité essentielle, Zac Posen trouve sur sa route un certain P.Diddy, partie prenante depuis a 50% de sa société, qui lui apporte son réseau de distribution. Quels ingrédients peut-il donc manquer à son ascension simplifiée, que la presse de surcroît encense?

Cartier s’associe à la griffe en 2005 et Naomi Campbell défile. A star is born.

Si Zac a du mal à se passer du « syndrome de la toilette », il parvient quand même à créer des tenues modernes qui ont indéniablement une signature, une magie intrinsèque, un pouvoir d’attraction.

Des couleurs audacieuses mais extrêmement féminines, des jeux de volumes sans cesse mais qui ne cèdent jamais à la tentation de se placer disgracieusement… L’hiver 2009 par Zac Posen délie des froncés, plissés, drapés charismatiques, des tenues spectaculaires qui réveillent un imaginaire de contes de fée contemporains. Tout est dans le détail, l’harmonie, l’emphase avec l’aplomb qui sied aux plus grands. Une grandeur assumée et convaincante.

 

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:13
Aujourd’hui est le jour de la news mode, cette sorte de fourre tout de ce qu’il faut savoir pour être à la page, in, fashion, cool, branchée, j’en passe et des meilleures… Ce jour de  prétention paroxystique où la blogeuse se met à se prendre pour une journaliste d’investigation et veut vous apprendre la vie… Dieu nous en préserve …

 


Non la mode ne décède pas au mois d’août à l’image de la torpeur soudaine qui s’abat sur Paris et par inversement proportionnel remplit toutes les autres villes…

 

 

 


Voici un panorama du paysage mode à venir, qui dresse un peu l’humeur des mois d’hiver qui nous attendent. Qui a dit qu’il faudrait déjà voir un peu l’été avant de rempiler sur le  grand froid dans la joie et la bonne humeur??

 


Premier rendez vous au Printemps : les gracieuses et boudeuses sœurs Olsen débarquent en France avec « Elizabeth and James », leur marque de prêt ap’ sportswear chic, deuxième volet de leur expérience non retentissante du luxe avec leur première collection the Row .

 

Créée pour les filles de la vingtaine, fashion jusque dans le moindre détail, adeptes du mix masculin/féminin qui est l’inspiration de départ des soeurettes, la ligne « créateur » des frangines devrait satisfaire vos rêves de starlettes et donner du glam à votre garde-robe quotidienne sans fracas monétaires (120 euros le tee-shirt, 450 euros le manteau… serais-je en train de perdre la valeur de l’argent ??). Leurs associés dans l’histoire ne sont autres que Peter Koral et Jane Siskin from 7 for all Mankind….Donc on suit ça svp.

 

Puisque nous sommes dans la mode people, voici l’histoire du Siwy de Kate Moss.

 


La jeune américaine Michelle Siwy est à l’origine de cette nouvelle marque de jean qui fait son buzz depuis que miss Kate se l’est collée au derrière. Quand on sait que ces jeans sont inspirés de Biba ou Chloé, on se rallie plus volontiers à sa cause, ces modèles ayant largement prouvé leur talent en réhabilitant les fesses en jean( une cause perdue depuis que Diesel les avait fait descendre à hauteur de la cuisse à coups de poches dégueulantes) .



lAlors, carrière fulgurante comme tant d’autres jeaners avant elle ou paroxysme du genre, best of the best du jean qui fait des fesses de dingue ?? Toujours est-il qu’il faudra pour le coup casser la tirelire, voire raqueter sa grand mère, pour débourser les 250 euros nécessaires à l’achat du slim taille haute nommé Kate, on ne se demande surtout pas pourquoi, ou le patte d’eph impeccable que la marque compte parmi ses must haves. Direction le Bon Marché et Montaigne Market dès maintenant.

 












 

 



Les news de l’été c’est aussi la déferlante de la vague british sur les enseignes bon marché de la capitale : Giles Deacon pour New Look avec la très en vogue Agyness Deyn comme égérie renouvelle son partenariat masstige Gold by Giles (comprendre la contraction de prestige et mass pour grande distribution) avec des créations toutes en paillettes et rayures. Et cela pendant que Gap spécialiste du partenariat pointu – fait remarquable pour une enseigne plutôt conventionnelle- s’acoquine à Liberty, du même nom que l’imprimé floral qui est justement le propre des chemises et de la robe que l’on peut trouver dès maintenant- et vite avant rupture de stock- dans certaines des boutiques parisiennes de la marque.

 


 

A vos porte monnaies, il y a de quoi faire…

 

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 23:33
Je ne vous remémore pas la chanson...? Cette mélodie lancinante qui est presque née en même temps que moi et qui me poursuit depuis comme une mémoire de la naissance de la sensualité, comme un vestige des premiers émois amoureux, mais finalement comme une "putain" de chanson qui vieillit pas trop mal ma foi...


Je fais partie de ces gens qui ont des persistances auditives fréquentes, ce phénomène qui se manifeste par la récurrence intérieure d'une chanson que l'on se murmure. Chaque fois que j'opte pour le violet, c'est donc Purple Rain, par souci sémantique, qui me vient à l'esprit.




D'autres évoquent plutôt des comparaisons avec le Joker de Batman... mais qu'importe j'aime le violet, sorte de couleur vive et ténébreuse à la fois, mélange de deux autres que j'aime aussi, le bleu et le rouge, mais avec le tempérament en plus.

Tout a commencé par une paire de chaussures dont j'imagine déjà la carrière sur un total look noir, puis j'ai constaté que je souffrais de violophilie aigue mais précise, toujours le même violet très soutenu, tirant vers le fuschia pour l'été. En attendant de me laisser totalement aller, consentante, au violet plus sombre et soutenu qui devrait pointer son nez cet hiver.

Quitte à faire des photos pour ce blog qui ne soient pas rébarbatives pour mon cher lectorat que j'espère fidèle et satisfait, j'ai poussé un peu plus les limites de la mise en scène, en délaissant mon mur blanc pour lun peu de dehors le tout en affectant quelques attitudes totalement surfaites... pour l'amour de l'art!

Mais décidément, je dois bien me résoudre à ce que ma place soit derrière l'objectif, alors je rempile ce week-end avec une Julie plus motivée que jamais pour poser en couleurs.
En attendant vous reprendrez bien un peu de violet?







Robe Gas by Marie
Shoes Biba
Collier persos ( à mélanger en nombre , en noir, en grosses perles, en chapelets pour cet hiver)











Chemisier Biba
Jupe et ceinture H&M
Shoes Zara






Gilet sequins Zara
Top tunique See by Chloé
Jean Maje
Collier Ela Stone






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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 16:02
Depuis quelques jours je me sens un peu comme une adolescente, en pleine régression: envie de faire la fête très haut sur les tables, de me rebeller contre l'autorité en brandissant de grands drapeaux anarchistes, de plaquer toutes contraintes sur le champ pour partir avec un sac à dos à la rencontre du vrai monde...Tellement crédible... Un vent de désinvolture souffle sur mon quotidien qui m'a semblé coller parfaitement avec cette mini série vintage.


Car le vintage a ce je ne sais quoi de ludique qui fait que quand tu enfiles ta fringue d'époque, tu es comme un personnage dans un costume, que quand tu te pares de ces motifs désuets qui lui sont propres,  tu te transportes dans un autre temps, celui d'une autre jeunesse, la tienne, ou celle de l'autre peau qui a investi ces vêtements avant toi.

Alors quand ces mêmes vêtements ont en plus la politesse de ne pas avoir gardé l'odeur de cette autre peau étrangère, mais seulement celle de leur longévité qui s'effacera au premier lavage, c'est un état de grâce!

Le vintage est une thérapie contre la tristesse,c'est ainsi que je le vis. Un pont vers une autre rive, celle d'une mode qui nous a précédés, qui a construit l'image de nos aînés, qui a traversé le temps jusqu'à nous.
Merci donc à Jocelyn, ma vendeuse sur e bay (pseudo chicatome) qui m'a envoyé ces petits bijoux, vestiges d'un autre temps, emballés comme des trésors avec délicatesse et minutie, peut-être même avec nostalgie et tendresse...

C'est en tous cas l'histoire qu'ils me racontent et j'aime bien que les vêtements disent autre chose que leur prix, qu'ils fassent voyager, rêver, imaginer, parler. Oui j'aime bien me raconter des histoires, en voici donc une aux couleurs d'autrefois...





Robe Vintage
Shoes Zara
Veste cuir H&M








Robe et broche Vintage
Veste CH.Ind
Ceinture et peigne H&M
Shoes Zara






Chemisier vintage
Jupe H&M
Shoes Top Shop







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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 22:41

Rachel Zoe c’est simplement son prénom. Son nom est Berman, moins glam : première stratégie marketing de la petite mégère qui a huit ans relookait son voisin qu’elle trouvait mal affublé, et à treize s’offrait avec l’approbation des ses riches parents son premier Vuitton …





Diagnostic : mégalomanie prématurée qui l’amène à se vanter aujourd’hui d’être plus prescriptrice qu’Anna Wintour herself…. Damned.

Son premier miracle elle l’accomplit en 2003, en s’attaquant au cas Nicole Ritchie, à l’époque vampirisée par une Paris Hilton longiligne mais néanmoins  sans cervelle, qui fait de l’ombre, malgré sa taille 34, à la bouboule Nicole.

Se souvient-elle lorsqu’elle pare Nicole d’accessoires en tout genre passant de la lunette extra large - dont elle devient au passage l’ambassadrice-  aux bracelets innombrables pendus à ses poignets graciles, qu’elle souffrit adolescente, de s’être marginalisée à force de surlooking extrême ?

Rachel frise la quarantaine mais a toujours le look d’une jeune femme pimpante et colorée, robe longue folk qui signe son style très tôt, alors que l’époque de sa jeunesse dans les années 90 ( si tant est que sa datation soit véridique) prônait les épaules réhaussées et la taille scindée.

 


Sa recette miracle consiste en un look qui mixe bohême, rétro et allure nonchalante et désinvolte. L’avènement du vintage c’est un peu elle, le clutch en bout de bras, toujours elle, la robe qui caresse le tapis rouge hollywoodien, définitivement elle.

Parmi ses disciples Lindsay Lohan, Keira Knightley, Cameron  Diaz, toutes caractérisées par une minceur qui tutoie l’excès et qui va valoir à Rachel la démission de sa plus belle œuvre Nicole, entraînant avec elle les médisances (avérées ?) de la presse à l’égard des pratiques nutritives douteuses de la styliste.

Liv Tyler et Demi Moore étrangement fines pour des femmes naturellement voluptueuses, lui restent fidèles…

 


Son oeuvre : Style from A to Zoe, un recueil didactique des commandements de la miss à destination de toutes les fans incompressibles du style bobo chic largement répandu depuis que tellement de stars l’ont adopté. Vendu à des milliers d’exemplaires, il préfigure une émission de télé sur les tendances et conseils mode de la prêtresse mini format et bientôt une ligne de vêtements et accessoires … Business is business .

Budget à prévoir pour s’allouer ses services : 4000 dollars la journée.

Son mérite : s’être embrouillée avec l’intouchable Anna Wintour et se faire refouler des défilés de plus en plus approximatifs du grand Marc Jacobs.

 

Face à la crinière blonde de la californienne « Zo », la chevelure rouge ondoyante de la new yorkaise Patricia Field fait office de rébellion ultime.

 

Styliste cinéma et télévision, c’est à travers le désormais légendaire Sex & the city que la charismatique Patricia Field va s’illustrer relookant une à une, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda et donnant ainsi une âme à la série.

On peut néanmoins s’inquiéter des déviances vulgarissimes et ostentatoires qu’elle fait parfois subir à miss Bradshaw …

Pourtant ce style reflète plutôt fidèlement celui des new yorkaises branchées, à coups de robe à fleurs et de fourrures de diva. Qui a oublié la mode de la chaînette avec pendentif nominatif strassé qui s’est répandue dans tous les coins de France dans la foulée de la diffusion de la série ?

C’est elle aussi qui  est responsable des  looks irrésistibles du film « le Diable s’habille en Prada » (seule réussite de cette adaptation par ailleurs). C’est elle encore qui en 2007 avait collaboré avec ASOS pour une ligne de prêt-à-porter féminin. Vous aurez peut-être d’ailleurs remarqué que récemment sur le site, les fameuses warriors qui se sont arrachées en 24 h, sont les imitations des Dior que Patricia Field a fait chausser à SJP pour remplacer ses cultissimes Manolo Blahnik…

 



Patricia Field est un personnage emblématique des nuits underground new yorkaises qui a ouvert sa première boutique il y a  plus de 40 ans.

Son point fort : le culte de l’extravagance, l’affranchissement de toute règle de tendance, l’audace.

Le ratage : allez faire un tour sur son site internet, difficile d’y retrouver l’âme d’un Sex & the city, l’emphase stylée d’une Carrie, seulement du cheap à prix chers... Seule une ceinture cloutée portée dans l’adaptation cinématographique de Sex & The City aurait pu  retenir mon attention si elle n’avait coûté 120 dollars…

 

Dans cette guerre du cheveu coloré qui en dit long, la brunette neutre Camille Bidault Waddington fait figure de force tranquille.

 


Une anglaise qui a émigré en France il y a une dizaine d’années .

On l’aime d’emblée lorsque l’on sait qu’elle est mariée à Jarvis Cocker le chanteur du groupe Pulp  de la scène underground britannique. Une fille qui a du style, du caractère, de la classe sans avoir besoin de l’afficher haut et fort.

Son credo : « l’ennemi de la créativité est le conformisme et se laisser effrayer par ce que les autres peuvent penser de ce que vous faîtes. Vous devez faire fi de tout jugement extérieur, car si vous commencez à demander l’avis autour de vous , vous êtes foutue. »

De la bouche d’une fille qui collabore avec les magazines Vogue Italie, Japon, Chine… qui a travaillé avec les photographes les plus talentueux tels que Juergen Teller, Mario Testino et Terry Richardson, pour des séries mode publiées dans Dazed and Confused, the Face, Pop ou Numéro, une fille qui fait du consulting pour Marc Jacobs ou Chloé, qui pose pour une campagne APC en 2007, ce conseil éclairé devrait être pris comme parole d’évangile.

 

Camille Bidault est une jeune femme d’allure plutôt simple, entre une Sofia Coppola et une Jade Jagger, une brunette bien taillée à la moue austère qui a tout compris au style sans fioritures, sans ostentation. Elle a cette appréhension instinctive du bon goût, qui, à ce niveau ne s’apprend plus mais peut toujours se suivre. Faute de mieux…

 

P.S : Et comme vous pouvez le voir ci-dessus, chaque modeuse ayant son inspiration ( le mien est un vrai mécène...pour le moment…), un merci à lui de m’avoir soufflé l’idée judicieuse de ce sujet.

 

 

 

 

 

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 00:37

Pouvais -je vraiment passer outre?
Oui c'est les soldes, oui j'aime les robes, oui j'ai cedé à trois d'entre elles.
Passage en revue.

LA "CREATEUR"











Robe Heimstone (-40%)
Shoes et veste queue de pie Top Shop


LA BAROUDEUSE









Robe saharienne Comptoir des Cotonniers (50%)
Foulard H&M
Shoes Asos
Bracelet New Look



LA ROMANTIQUE






Robe Comptoir des Cotonniers (-50%)
Gilet H&M
Collier Ela Stone
Bracelet New Look
Shoes Top Shop
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 21:48

A messages ou à images. Le tee shirt se décline indéfiniment au gré des humeurs et des envies. Tantôt explicite, démonstratif, explicatif, métaphorique il exprime un peu de nous, de nos goûts, de nos inspirations et aspirations.

Prohibé par la brigade du style quand il délivre des messages rédhibitoire (Don’t touch, Fashion Victim, Si tu me quittes je pars avec toi, celui là une dédicace spéciale à mes 15 ans), conseillé pour afficher ses goûts musicaux en cas de situation socialisante, ludique pour décaler une tenue sobre, dangereux mélangé avec d’autres motifs, le tee shirt imprimé peut faire débat.

Réservé aux grandes gueules qui aiment revendiquer leurs convictions ou aux timides qui ne savent pas les exprimer autrement, il amuse ou ridiculise.

Le risque intrinsèque qu’il représente devrait donc se suffire à lui-même pour justifier la légitimité d’une telle pièce dans une garde robe. Car il faut bien un peu d’audace dans l’habit saperlilopette!

C’est en fouillant dans les piles interminablement honteuses de tops de mon placard, que j’ai pris conscience qu’ils avaient gagné autant de terrain dans ma garde robe et que j’ai entrepris de leur rendre un hommage teinté de nostalgie autant que d’auto-dérision. La meilleure thérapie en matière de mode soit dit en passant.

 

Petit 1 : Le tee shirt à motif.

 


Essayons d’occulter tout ce qui est animalier, 1 er degré (Hello Kitty par exemple, je sens que je froisse là…). Laissons une chance aux imprimés estivaux qui peuvent se permettre plus de liberté, aux incontournables motifs de saison tendance (la tête de mort, l’étoile, le peace and love) auxquels on aurait du mal à couper en toute honnêteté, et au revival en piochant dans les vieilleries ou en guettant des rééditions de motifs connotés « vintage » (spécialiste du genre Urban Outffiters, irréprochable sur la coupe accessoirement).

Attention aux strass, paillettes et autres artifices de Noël qui dessinent des formes ou des noms qui ont plus à voir avec la vulgarité qu’avec l’originalité (spécialiste Zara et son auto proclamation affichée).

De préférence le choisir en couleur de fond neutre ou sombre pour ne pas risquer la superposition déjà périlleuse de motif débile avec couleur moche.

 

Petit 2 : le tee shirt musical

 


Il dit votre appartenance auditive. Et mine de rien il crée des liens. La musique, cet art fédérateur !! Il a fait son grand retour depuis que le rock est redevenu à la mode, alors gare à vous de ne pas tomber dans l’affichage inconsidéré de préférences totalement inconnues qui n’ont  à voir qu’avec le style.

On ne pardonnera pas la méconnaissance de la chanson ou de l’artiste dont les paroles s’affichent sur votre poitrine, on ne tolèrera pas non plus la soudaine affection pour une musique que l’on ne connaît pas mais que l’on adopte sous prétexte de mode. Car la musique est un art qui ne souffre pas l’oisiveté ou l’imposture. Oui je monte sur mes grands chevaux.


Petit 3 : Le Tee Shirt souvenir

 

 

Non mes souvenirs de ne se cantonnent pas à des concerts. Mais pour autant ils demeurent des moments privilégiés  de consensus émotionnel, des vestiges d’une époque.

Ils jalonnent les époques des fois que la mémoire ferait défaut. Et un jour mon tee shirt du groupie tu deviendras pyjama.

 

 

 

Petit 4 : Le Tee  shirt fashion

 


Celui-ci est un peu le spécial dérapage. Le « I Love… » qui a commencé par New York, s’est collé à toutes les poitrines de certains quartiers parisiens de retour de villégiature aux US. Puis il s’est coltiné l’ensemble des créateurs chez Section Urbaine par exemple, il dit un peu tout et  n’importe quoi et à vrai il est peut être préférable quand il dit n’importe quoi parce franchement il est plutôt obsolète.

La Fashion est donc dans le nom de  styliste, de la marque…

J’en reviens  aussi à l’auto dérision, ce remède idéal contre l’inclination majoritaire des marques à être ostensible, et donc à tutoyer le mauvais goût, en niant la créativité au profit de l’image.

J’en concluerais donc que cette catégorie est celle qui va finir en pyjama plus vite que prévu…

 

Dernière solution : la customisation

 

Transferts à 15 euros les 10 feuilles à la Fnac à imprimer sur du blanc, de la couleur, du noir pour personnaliser votre état d’esprit, pour être unique jusqu’au bout du Tee Shirt.

Même si votre transfert à plus de chance de nourrir en copeaux la machine à laver, il vous donnera l’espace des quelques minutes de la réalisation l’illusion d’être un créateur en herbe.

Une proposition de slogan pour l’été  so politically correct: Bienvenue Ingrid… Pour les courageux vous pouvez aussi tenter le Bienvenus Marc, Thomas & Keith, trois autres des otages libérés aussi en même tant qu’Ingrid Betancourt. Ah bah oui on a failli les oublier ceux là…

 

 

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Published by Laure - dans Look look
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 21:28




Chose promise chose due. Depuis quelques semaines je parlais de cette fameuse série mode que j'avais en tête et que voila ce soir après une longue journée de travail en compagnie de la jolie Julie.



Merci donc à mon portable sans qui cette série n'aurait été possible, faute d'une organisation sur mesure omettant simplement l'essentiel, la carte mémoire de mon appareil photo... Et merci à Julie pour sa disponibilité, son implication lors de ce petit "shooting copines", son naturel et son intuition de l'univers que j'ai voulu créer.








Top Marcel de Bruxelles ( chez Et Vous)
Bibi Grevi
Col Piazza Sempione
Shoes Free Lance
Gaine Wonderbra by Dita Von Teese


Pour mon plus grand plaisir, elle a d'ores et déjà accepté de se prêter à nouveau au jeu pour de prochaines séries et me permettre de rester derrière l'objectif, ma place préférée...

Voici donc ma princesse rock, une source d'inspiration en 6 looks.









Robe Ella Luna
Chapeau vintage
Bandana Vintage
Sac Shana London
Shoes Charles Jourdan














Robe Heimstone
Shoes Top Shop
Lunettes Chloé







*


Robe Ella Luna
Slim cuir Chine Belgian Design
Shoes Kurt Geiger
Sac Jeyrome Dreyfus
Bonnet création perso de Julie










Veste queue de pie (création perso de Julie, aussi chez Top Shop)
Baby Bloomer Freepstar
Diadème H&M
Noeud Chloé
Ceinture smoking Chloé






Robe Freepstar
Shoes René Caovilla
Badges et broches divers







Robe Zara
Shoes Dr Martens
Bracelets perso
Oeil en dentelle réalisé par Julie

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Published by Laure - dans Mode en série
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  • Créatrice de la marque de bijoux fantaisie INDIE, basée à Paris. Passionnée de mode, de mots et de musique
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