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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 20:36

Le vintage. On le confond avec les fripes, la fringue de dépôt vente, bref on lui afflige toutes sortes de définition. Vintage signifie millésimé. Comme le bon vin certains vêtements se bonifient en vieillissant. Le vintage a donc une datation : compter une bonne vingtaine d’années à dater de ce jour. Il est d’autant meilleur lorsqu’il provient d’un grand cru : Lanvin, Cardin, Courrèges, Chanel…


Le vintage s’est imposé comme une mode à part entière depuis une douzaine d’années environs, à mesure que les styles des époques précédentes faisaient leur retour dans les boutiques. Les modeuses, soucieuses de se distinguer de leurs pairs, ont cherché à s’approprier les modèles d’époque plutôt que leur version contemporaine. Pour revenir aux sources et pour le goût de la pièce unique.



A Paris Kiliwatch, les puces de St Ouen ou les surplus militaires ont commencé à avoir leur heure de gloire il y a une dizaine d’années environs. Endormissement ponctuel du phénomène puis reprise des hostilités il y a quelques années grâce aux people, dont un certaine Kate Moss, qui cultive l’art de la fripes à Camden et se construit ainsi un style personnalisé.

 



Et voila comment vous aviez le choix pour le dernier week end de septembre, de vous rendre au Salon de l'Auto Porte de Versailles ou au Salon du vintage installé pour la deuxième année consécutive dans la capitale. 3 étages à l’Espace Cardin dédiés aux meubles et aux frusques d’époque sur le thème orange cette année. Du plaisir des yeux au RDC pour certains articles inabordables de design mais néanmoins des stands beaucoup plus praticables de vêtements et accessoires à l'étage.



La bonne nouvelle c’est qu'en ce premier dimanche ensoleillé de Fashion Week, je suis allée me perdre dans les rayons étouffants de ce salon pour en rapporter toutes les adresses à ne pas rater en matière de vintage…Une redac chef du Elle, un Bob Sinclar en goguette, les robes de Didier Ludo en visu : je suis bien au rendez-vous branché de la capitale ce week end…



HIPPY CHIC : On vous rebat les oreilles avec les ventes de cette enseigne qui va bientôt avoir son propre lieu (en attendant ne pas rater leurs ventes Chloé à l’espace Jean Pierre Timbaud par exemple…). Ils sont dans toutes les listes d'amis des fashionistas de Facebook qui courent leurs ventes privées plus si privées...

Le showroom se situe au 11 rue Chapon, 75003 PARIS

mail: hippychic@live.fr



ESPRIT VINTAGE : des prix très honnêtes pour des petites robes tartan (30 euros), manteau 60’s (70 euros), bottes cavalières et quelques pièces griffées comme une jupe rayée marine Lagerfeld à 120 euros comme neuve, à laquelle j’ai failli céder….

La bonne nouvelle : ils ouvrent un site de vente en ligne le 15 octobre sur www.esprit-vintage.com



 

BY SOLANGE : vintage de luxe

Boutique en ligne également sur www.bysolange.com

Des pièces de marque à des prix forcément plus élevés: Chanel, Lanvin, Cardin..


EN VILLE vintage

www.enville-vintage.com

13 rue Paul Bert, 75011 PARIS du mardi au samedi  12h/20h

Un sac Chanel qui se balade, de la botte par dizaine, et quelques pièces assez désirables à découvrir.


 



L’autre nouvelle adresse friperies à noter dans vos tablettes fashion, c’est la boutique EPISODE, rue Tiquetonne. Un grand espace où tout est rangé par style : chemises en jean, manteaux en fourrure, chapeaux melons, jupes et shorts en cuir, tee shirts à inscriptions… Pour l’homme et la femme.



Le plus: les cravates en cuir à 6 euros, les nœuds pap à 3,50 à brasser dans leur bocal pour en faire des broches, barrettes, serre têtes... des masques à gaz pour une déco prise de risque à 10 euros, les foulards imprimés cachemire pour la touche preppy de rigueur cet hiver...

 



 

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 22:07

Les humeurs sont comme le temps. Elles varient brutalement. Changement de programme ce soir pour un point des news mode essentielles.


Pour mémoire, le buzz mode de vendredi dernier c’était la mise en vente pour les 30 ans de Diesel, du modèle Dirty Thirty décliné pour l’ homme et la femme à 30 euros et ce  dans toutes les boutiques de la marque.

Bilan : file d’attente depuis 6 du matin rue Etienne Marcel et cordon de police à 10h pour calmer les ardeurs des fans du jeaner italien….



Si vous êtes les heureuses détentrices du modèles used qui s’est fait désirer, un conseil : oublier la crise et spéculer. La pénurie a du bon pour ceux qui détiennent les biens…

 

Premier rendez-vous : demain ouverture de la boutique Jacobs by Marc Jacobs pour Marc by Marc Jacobs ou le point de non retour du cheap made in luxe... Qui a dit mégalo ? Ce lieu sacro-saint de la modeuse à court de sous qui veut se payer du logo, de l’ostentatoire gadget. Toutes les fashionistas reviennent forcément de NY les bras chargés de merdouilles délicieusement inutiles siglées de l’indomptable Marc : porte monnaie vinyl, breloques en tout genre, sac en toile… Et bien dorénavant vous n’aurez plus à traverser la Manche mais éventuellement la Seine pour dévaliser le 19 place du Marché St Honoré.

 

Deuxième rendez vous : en janvier du 5 au 17, à deux rues de là chez Colette évidemment, première collection des Djettes fashion les Putafranges pour Maje. 18 pièces dont 5 accessoires portant des noms de chanson pour continuer le surf sur la vague de la musique en matière de mode : veste, jean rétro, robe, escarpins, bijoux, pochettes… Après l’esprit rock des vitrines de Maje, c’est l’electro chic qui l’emporte sous la houlette de Cécile Togni (déjà responsable d’un ligne de maroquinerie chez Lancel) et Tania Bruna Rosso (miss musique Canal +). Dès février vous pourrez trouver les pièces dans votre boutique de quartier, mais pour le Tee Shirt collector il faudra être dans les premières chez Colette qui cultive toujours le sens de l’exclusivité.

 

Toujours concernant Maje, un petit secret qui n’en est plus vraiment un. Au 44 avenue du Général Leclerc, Paris 14, un stock de la marque ne payant pas de mine pour les frustrées des anciens modèles à prix abordables.

 


 

 

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 22:02

Je devais vous parler de vintage ou de boutons dorés. Bien. La vie nous rattrape parfois et l’intérêt du blog n’est-il pas de jouir pleinement d’une liberté absolue d’expression ? La liberté, c’est justement ce qui m’amène ce soir à dévier de mes projets, pour un billet somme toute peu cohérent avec ce blog. Totalement arbitraire. D’où son intérêt j’espère.

Guillaume Depardieu est mort aujourd’hui. Je ne pousserai pas le mauvais goût jusqu’à déplorer le décès d’un être que je ne connaissais pas personnellement, alors que trop nombreux sont ceux dont je pleure déjà la disparition parce qu’ils m’étaient proches. Ou qu’ils l’étaient de gens que j’aime. Et que leur manque est ancré bien plus sincèrement puisque nous les avons connus vivants et qu’on ne devons maintenant apprendre à les aimer, absents.

Simplement la brutalité de cette nouvelle m’a amenée, comme chaque fois qu’arrive ce genre de mauvaises surprises, à prendre conscience de ce bien si précieux qu’on appelle liberté, la vie en somme, et dont on ne profite pas toujours suffisamment. Ou à bon escient.

Guillaume Depardieu, comme beaucoup d’artistes torturés avant lui, part trop tôt biensûr. Pour ceux qui restent surtout. Jeff Buckley, Jim Morrison, Heath Ledger, James Dean, Kurt Cobain, Jimmy Hendrix, Cyril Collard, Guillaume Dustan, Jean Michel Basquiat pour ne citer qu’eux. Leur point commun : des écorchés vifs, des passionnés aux ailes brûlées par la gloire, les excès, le destin. Des êtres exposés, des non anonymes dont la vie se lit dorénavant à travers leurs créations.

Des icônes d’un temps déjà bien révolu, partis à la trentaine comme tant d’autres anonymes dont on ne parle pas autant, mais qui nous manquent de la même manière. Des avatars médiatiques de tous ceux qui nous quittent sans cesse sans prévenir, sans raison, sans justice. Des êtres qui nous rappellent ceux dont on ne parle plus que peu, pour supporter l’absence inacceptable.

Des êtres fulgurants sacralisés par leur œuvre, la marque de leur passage sur cette terre offerte au regard, aux oreilles de tous. Leur force : cette liberté de création, de vie qui dévore de l’intérieur parfois, qui fait consommer et détruire ce qui nous entoure en dépit de toute raison. La liberté, ce bien inaliénable, c’est peut être ce qui fait que ces êtres auront marqué l’Histoire  de leur existence. La liberté de se faire mal, de transgresser, de heurter, d’interroger, de repousser ses limites, de dire, de crier parfois, de vivre différemment. De vivre tout court.

Vivre l’instant, sa vérité absolue, profiter sans cesse de tout et surtout de tous, souffrir pour comprendre le bonheur, ressentir de plein fouet le bien et le mal, aimer sans réserve, sans stratégies, sans réflexions, sans attentes, sans réciprocité même s’il le faut. Aimer ou l’apogée de la liberté.

L’amour ce serait l’évidence, l’absolu, cette quête viscérale au-delà de laquelle le bonheur n’a plus d’entendement. Le degré ultime du plaisir, du désir, l’infinitude du sentiment, le paroxysme de la sensation.

Génération qui voue un culte à la facilité, génération qui déplore l’impossibilité de la rencontre simple, franche. Génération qui ne transige pas, qui réclame plus, toujours, qui ne s’embarrasse pas, qui ne lutte plus vraiment.

Où est passée la conquête, pourquoi ne se bat-on plus que pour les idées et pas les gens ? Pourquoi fuit-on les promesses et les engagements ou les rompt-on avant d’avoir accepté de les voir surmonter les épreuves ?

Génération méfiante, échaudée par d’autres échecs qui ne devraient pas être des prétextes à la résignation amoureuse. La séduction est prise pour une agression et la rencontre est devenue consommation. On a remplacé la spontanéité par la précipitation, le désir par l’acte, l’attente par l’impatience, la difficulté par l’abandon.

Il n’en demeure pas moins que l’on s’aime toujours, qu’on le veuille ou non, qu’on l’espère ou pas. Qu’on se trouve, qu’on l’ait choisi, mais souvent pas, qu’on s’y attende, mais souvent pas. Qu’on soit deux, mais pas toujours.

La liberté, ce serait vivre sans peurs du jugement, de l’après, de l’échec. Etre entièrement à ce que l’on ressent, se rendre aux démons, ne plus rien dompter. Pour vivre, exploser, souffrir, continuer, aimer. Plus fort, plus vrai que ne le permet la modération, la tempérance. Ce serait risquer d’être soi sans faux-semblants, ce serait avoir l’audace de s’exposer aux erreurs, ce serait « être » pour de bon.

Faut –il être fragile, brisé pour s’inscrire dans les mémoires ? Faut-il partir trop vite pour devenir un mythe ? Ca y contribue certainement. Mais la vraie vie, la notre, la mienne, si elle ne laisse pas à travers les siècles de nos pairs une empreinte immuable, doit vouloir rivaliser d’excellence, d’intensité. Doit exiger de nous le meilleur, doit se battre pour des idéaux quels qu’ils soient, doit être au-delà de la facilité de ce qui est spontanément, doit être plus forte que ce qui blesse naturellement, doit être plus riche que ce qui est à portée de mains. Etre libre d’aimer, de penser, d’agir. C’est vivre seulement. Et c’est pourtant ce qui nous coûte souvent le plus.

La mort, au-delà de la douleur qu’elle génère, ne devrait donc être qu’un signe explicite de la vie. Le détonateur de ce qui nous anime intimement et qui doit être réalisé. Pour que la mort des autres prenne un sens avec la vie qu’ils nous ont laissée.

Je pense aux futilités d’un quotidien qui se perd souvent dans des considérations illégitimes. Je pense qu’il faut des projets à la hauteur de la tonalité que l’on veut donner à son passage ici.

Je pense à ceux qui ont décidé un jour que la vie n’en valait plus la peine. A la détresse immanente qu’était devenue leur existence au point de choisir l’irrésolu, l’inconnu. A cet exercice ultime de leur liberté, même discutable.  A ceux qui restent ensuite avec  ce vide, cette incompréhension en bandoulière du cœur.

Je pense donc très fort à ceux, très proches, qui taisent la perte courageusement pour tenter encore de vivre ensuite. A ceux très proches qui apprivoisent la maladie pour tenter encore d’aimer la vivre. A ceux très proches qui se battent pour leurs convictions, leurs désirs intimes pour être à la hauteur de cette vie. Un cadeau empoisonné dont les délices infimes et ponctuels n’ont, à notre connaissance terrestre, de saveur égale.


"Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser..."

 


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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 23:01


Il était une fois une fille nommée Chloë. D’aucun la croyait française avec un prénom pareil et un tel patronyme aristocratique. Il s’agissait en fait d’une américaine au look de bourgeoise déjantée,  à l’allure posh débauchée. Une fille au style unique  entre collégienne mutine et rockeuse trash. Une icône de mode hors tendances et à la fois tellement ancrée dans son temps.

Une fille qui pourrait passer pour sage mais dont les yeux pétillants en disent long sur l’espièglerie qu'ils cachent. Une fille qui pourrait être conventionnelle si elle ne saupoudrait son style des ingrédients de la fille branchée par excellence. Socquettes enfilées dans des derbies à l’américaine, gilet strict sur une mini outrageuse, blondeur angélique sur des jambes parfaitement musclées, audace des couleurs ou des détails qui encanaillent un look rétro. Chloë est à l’image de la mode US underground, oscillant entre fleurs et vichy, girly et smart. Un dosage parfois mal réglé qui a la mérite de tenter !

Il se trouve que j’avais sous la main un avatar confondant de ressemblance de cette chère Chloë. Et que les similitudes ne s’arrêtent pas au physique. Julie en mode Chloë, c’est un tea time avec une fille qui a du style.




Top Biba

Jupe H&M

Shoes Chloé

Lunettes Tom Ford

Noeud perso







CHemise et veste vintage

Jupe Zara

Chaussettes H&M

Shoes Biba

Collier Ela Stone

Lunettes Tom Ford





Robe Biba

Gilet Zara customisé

Collant Bleu Forêt

Chaussettes H&M

Shoes H&M

Lunettes Tom Ford


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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:07

Cette semaine pour vous j’ai testé deux lieux de fêtes parisiens vraisemblablement incontournables.

Cette accroche sonne comme une mauvaise publicité, certes. Et pourtant. Je me refuse depuis de nombreuses années à festoyer dans ce genre d’endroits, au grand dame de mes amis et contre toute logique présidant à mon statut d’attachée de presse, qui implique naturellement de connaître ces lieux dits branchés… C’est donc un peu pour ce blog, et beaucoup par curiosité, que j’entreprends de sacrifier mes dernières défenses contre la hype de la night!

 



Visite au Chacha à deux reprises pour une soirée reconnaissance entre filles puis celle, plus privée, d’un magazine pendant la Fashion Week.  Premier constat : les bobos dandys ont trouvé leur nouveau repère. Un restau, bar, boîte à deux pas des Halles qui surfe sur la vague intimiste des lieux parisiens contemporains. Lumière extra tamisée, fumoir à l’intérieur pour les plus intoxiqués, canapés et tables basses dans des recoins cosy. On se toise un peu car on en est encore aux prémisses du lieu et qu’il faut s’acclimater à la clientèle pour savoir si on est bien à sa place. A l’étage des salons privés pour les happy few, au RDC un dancefloor improvisé en début de nuit et en façade la salle de restau toujours bondée. Les déjà « habitués » sont plutôt jeunes et « brillants » : journalistes, comédiens, branchouilles, musiciens… C’est ainsi que l’on se retrouve à déclarer sa flamme artistique à l’un d’entre eux à un coin de bar. Passons.

 


 

 

Dans un autre quartier chic de la capitale, sous le très bourgeois pont Alexandre III, le Showcase reçoit apparemment tout ce que Paris compte de jeunes sarkozystes en puissance. S’y déroulent beaucoup de soirées à thèmes, dont celle où je me suis rendue en compagnie de mes acolytes professionnels : la French. Sur le papier on parle de looks fantaisistes voire de déguisements, pour pénétrer dans le lieu plus facilement… Qu’à cela ne tienne. Mes collègues féminines et moi-même arborons nos plus beaux accessoires de fées, en nous réjouissant d’un peu d’extravagance dans la nuit parisienne. A l’arrivée, file de trois kilomètres sur le pont, en total look noir et ambiance sortie de bureau de JCD…

Baguette magique, donc méga pouvoir à la main, nous empruntons  l’entrée dérobée des malins dont nous allons bien devoir prétendre faire partie pour éviter cette attente impossible. Un petit mensonge souriant et nous voila attablés dans la carré vip, avec vue sur la Seine et ses bateaux mouches, rendue possible par une immense baie vitrée derrière laquelle des passants curieux se rincent l’oeil. L’espace est étonnant de superficie, plutôt agréable par sa hauteur et ses pierres apparentes.

 


Après avoir failli mourir étouffée pour un hot dog au buffet afterwork puis, écrasée pour aller fumer dehors, nous sommes donc attablés avec notre bouteille dans l’espace Vip. En guise de vip, il s’agira en fait de connaissances estivales… On repassera pour les stars. Le monde est petit n’est-ce pas ? Ce soir les liens se tissent autour d’un lieu de villégiature commun et dieu sait qu’en ces lieux de drague par excellence, le dénominateur commun apparaît à ces messieurs comme un prétexte salvateur à la conversation… Un conseil d’expérience : ne pas donner sa carte de visite pro en début de soirée, on le regrettera en fin de semaine, quand l’illustre inconnu aura perdu de vue le but premier de cet échange de bons procédés au profit d’un plan drague assez bidon…


 


 

L’ambiance est somme toute bon enfant, la musique pas très avant-gardiste sans être ringarde, on y attend Ariel Wizman et Teki Latex, à qui nous ne ferons néanmoins pas l’extrême honneur de notre présence, jeudi soir oblige... Comme dans toute soirée, l’essentiel étant la compagnie en laquelle on est, mes chers collègues me permettent de passer un excellent moment.  

Ce n’est donc pas cette fois-ci que je décrèterai QG l’un de ces lieux, mais je me suis promise de m’atteler à la tâche dorénavant, avec quelques autres projets nocturnes en perspective.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 19:55

Peut-on vraiment parler de rivalité ? Quand le talent est également présent avec une telle évidence en chacune de ces marques. Plutôt le choc des titans.

Il faut d’abord se remémorer que ces maisons étaient il y a encore quelques années tombées en désuétude dans le cœur des modeuses. Leur nom a lui seul évoquait une mode révolue, osbsolète, plutôt vieillissante. Derrière le succès renaissant des ces deux maisons françaises, deux stylistes: Christophe Decarnin depuis 2006 chez Balmain et Ricardo Tisci depuis 2005 chez Givenchy.

Pour resituer les choses à l’échelle de la fashion, ils sont respectivement responsables de votre look panthère/ léopard rouge et colliers plastrons gothiques de cet hiver. Révérence et chapeau bas.












 

 


Le prodige de Decarnin : développer un style aristo-rock qui se conforte saison après saison. Les robes se raccourcissent pour puiser un peu de sexualité dans des jambes dénudées. Elles se parent de bijoux, strass pour garder du luxe ostentatoire aux silhouettes plus audacieuses qu’elles  imposent. Son point fort : Emmanuelle Alt, conseil en style pour la maison, qui infuse un peu de son glam rock Voguesque dans la tisane surannée de l’élégance  Balmain. Sur le podium des lianes aux cheveux lisses caressant leurs épaules conquérantes, à l’image de la modeuse, passée maître en matière d’allure envoûtante.

Les femmes de Christophe Decarnin sont des rebelles urbaines, de petites pestes en glitter hyper lookées aux cheveux emmêlées par des nuits festives d’ivresse.

 











 

 










 

 

 

 

 

 




Decarnin confirme le grand retour des années 90 pour l’été prochain, jean bleach, tonalité grunge en filigrane… Glissement des années 80 précédentes avec des vestes hyper épaulées qui suivent rigoureusement les lignes du corps. Pas d’oversized disgracieux mais une signature sensiblement futuriste dans ces vestes structurées. Et cet ingrédient, décidemment plus que décisif dans l’allure: une masculinité sous-jacente, soulignée par des emprunts à la torromachie sous forme de  broderies, lisibles également dans l’usure des jeans délavés mixés avec des pièces ultra précieuses.

 










 

 












 

 

 

 

 

 

 

 


Les pieds enlacés par des sandales à lanières scintillantes, les amazones hyper modernes de Decarnin sont absolument subjugantes de contrastes, d’ambivalence, oscillant entre rébellion bourgeoise et sophistication désinvolte. Balmain dessine depuis quelques saisons le look symptomatique d’une époque faussement désabusée, réellement exigeante.

 










 

 

 




Chez Givenchy, on s’aventure de plus en plus sur les chemins de la rock’n roll attitude amorcée cet hiver en mode gothique. Il y a toujours ce quelque chose de fascinant qui rappelle les veuves siciliennes et leur noir enveloppant.

Ricardo Tisci renoue avec un mysticisme so italian, dans des découpes évoquant une imagerie religieuse.











 

 

 

 



Il suggère plus qu’il ne dévoile, sublime la nature féminine par des coupes ajustées qui n’entravent pas mais qui soulignent. Tailleurs pantalons impeccables, osant parfois le chair ou le jaune pâle, il n’oublie pas la sensualité derrière l’apparente sagesse des silhouettes.





















 

 

 

 

 

 

 

 

 



Cuissardes en cuir et open toe fétichisantes terminent des looks marqués par une certaine sobriété. Moins percutante que la collection de cet hiver qui marqua le style gothique incontournable de la saison au fer rouge de la maison, Ricardo Tisci persiste et signe un style d’une élégance évidente. Qui n’oublie pas pour autant la modernité.

 











 


 


 


 


 


 





 














 


Confirmation du style 90’s au gré de pièces en jean clair qui défilent sur des cow girls fans de Kiss. Quelques combinaisons pantalons également qui confirmeront leur succès amorcé cet été et des capes aériennes pour cultiver le mystère propre à l’image de la femme Givenchy , forte et féminine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 

 


 

 

 

 

Balmain vs Givenchy. Match nul. Résultat inclassable.

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 21:08

Il y a ceux qui filent droit et ceux qui dévoient. Ceux qui suivent et ceux qui édictent. Ceux qui ordonnent et ceux qui obéissent. Pour que l’un existe, il faut bien que l’autre aussi. C’est la règle. Et il y a ceux qui veulent réconcilier les deux.

Rompez les rangs. La mode a décrété le style « officier » souverain, l’uniforme de rigueur. Certains en ont même fait un fonds de commerce en cette rentrée. Après un petit tour obligatoire chez The Kooples ce week-end, verdict : coupes exigeantes, matières plus discutables, boutonnage unilatéral  des gilets, jupes, robes, tops… En doré, acier, noir gravé de têtes de mort. Je ne cracherai pas sur le concept car il est depuis toujours la base de ma garde robe. En revanche je me permettrai de conseiller à celles d’entre vous qui, comme moi, rechignent à dépenser des sommes à plus de 2 chiffres pour une jupette ou un tee-shirt, de s’armer de leur aiguilles et de faire un tour à la droguerie/mercerie. Le style officier ne tient qu’à un fil, celui qui  va vous permettre de redynamiser toutes vos tenues cet hiver en leur donnant ce petit plus de la finition qui se joue aux boutons.

 

Hier soir nous avions rendez-vous à l’Ecole Militaire avec ma chère collaboratrice blogesque,  Julie. Irait-on jusqu’à dire que cela a déclenché en nous l’idée de ce thème ? En tous cas il semblerait que la magie ait opéré… Car derrière l’appareil cette semaine, Julo donc, dont le surnom masculinisant sied parfaitement à cette série, décuple ses talents. Un bon coup de froid sur deux balcons voisins et voici le résultat.

 

Pantalon et shoes Zara

Veste Vanessa Bruno

 





Manteau H&M

Foulard Zara

Tregging American Apparel

Bottes Free Lance

 





Robe Heimstone

Blouson Chine Blegian Design

Bonnet Top Shop

Boots Gap


 


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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 22:33



Ce week-end je me suis octroyée une immersion dans la fashion, au cas où mon quotidien ne suffirait pas déjà à satisfaire mes besoins insatiables de frusques… Fashion Week parisienne oblige, je m’étais dégotée un deuxième rang du très prisé premier défilé parisien du jeune anglais Gareth Pugh.

Arrivée devant le Palais de Tokyo, la clientèle affiche la couleur : noir de rigueur à l’image d’un hiver qui en a fait son thème de prédilection. On se croirait à la fashion week londonienne. Dans la foule des hyper pointus qui commencent à s’amasser dans le hall du Palais, le défilé semblerait avoir déjà commencé. Pedro Winter vient de terminer son set dans ce lieu de l’art branchouille par excellence et se fraie un chemin l’air de rien parmi les extravagants. Un "boucles d’or" habillé d’une doudoune futuro-cosmonaute rutilante, un sosie d' Irina Lazareanu en manteau noir à épaulettes démesurément hautes, des neo-punks en wayfarers vêtus tout de noir et blanc. Le ton est donné et le style des invités résume celui du créateur que l’on vient voir.

Oublions le terme gothique que Gareth assimile à une flemmardise sémantique de la part des journalistes qui en ont fait ce mois-ci leur chouchou (Double, Jalouse…) Optons pour une tentative de caractérisation subjective : 80’s décadent, punk futuriste, néo dark robotique. 

Premier clic photo à la demande d’une demoiselle qui veut immortaliser mon look. Soulagement : je ne dois pas trop détonner dans le décor…Mes connaisances journalistiques aussi sont là: sensation de familiarité presque réconfortante. Un défilé c'est souvent une rixe de goûts, un baptême de la hype, l'épreuve du feu à l'échelle dérisoire de la mode... Bref une plongée en plein coeur d'un univers qui est plus agréable, plus lisible, plus indulgent, si on en fait un peu partie...

Rick Owens arrive avec sa compagne Michelle Lamy, celle qui a soutenu Gareth au point de lui permettre d’être là aujourd’hui. C’est donc avec une belle escorte que je franchis parmi les premiers, les marches du Palais pour découvrir le catwalk rectangulaire épuré où va se dérouler le spectacle.

 

Jefferson Hack, Rick Owens, Michelle Lamy, Emmanuelle Alt, Carine Roitfeld


Car un show c’est aussi une performance. La concentration temporelle de l’intensité émotive d’un concert, d’un opéra, d’un bon film. Un shoot d’adrénaline d’une quinzaine de minutes qui en l’occurrence se fait désirer une heure… La clameur des photographes commence à monter. Carine Roitfeld (RC du Vogue France), accompagnée de ses nymphes aux jambes interminables, discute au premier rang à proximité de son homologue masculin du Dazed & Confused et ex de Kate Moss, Jefferson Hack. Grand seigneur, il a alimenté tous les rangs de places assises de son dernier mag, avec la silhouette phare de l’hiver from Gareth himself en couv.

 


Sous la verrière du Palais où la chaleur est de mise comme à tout bon défilé, se pressent des invités qui semblent tous avoir passé un casting de style avant de venir. De l’autre côté de la salle, Sarah de chez Colette se repère avec un look street wear US assise à côté d’une Melle Agnès toujours très juste dans la sobriété. Une jeune fille donne le sein à son bébé, coiffée d’un bonnet grunge qui rend la scène mythique, un jeune ephèbe à la peau d’ébène se trémousse sur des plateformes shoes en veste ceinturée outrageusement, une liane à la moue boudeuse pose volontiers en tailleurs Chanel vintage, avant d’aller s’adosser discrètement au mur du fond en standing…

 


Les néons lumineux blancs s’allument enfin pour baliser le trajet des mannequins, retentissement de samples qui rappellent le dernier album de Portishead et, enfin, arrivée des looks absolument emphatiques de Gareth Pugh.

Le défilé rappelle la grandiloquence de ceux de John Galliano. Le spectacle n’est pas que dans la salle, il est avant tout dans cette créativité bouleversante du jeune homme qui néanmoins a des tendances chromatiques monomaniaques : exclusivité de looks bi-colores noirs et blancs, monopole des épaules haut perchées. C’est ainsi que l’on crée une identité, une patte, à force d’imposer des structures, des volumes, des partis pris. Gareth a un style unique, inédit qui ne demande qu’à se développer avec les nuances de l’expérience. Les matières se déclinent en vinyl, cuir, transparence et opacité, les découpes varient les plaisirs géométriques, longitudes, carrés, pastilles, bandes s’imposent avec une précision clinique qui culmine au comble de la rigueur esthétique.

Soudain un foulard fait frémir les premiers rangs de la presse… Une espèce de keffieh revisité, blanc criblé d'épingles à nourrices, qui rappelle un certain coup de maître de Balenciaga à l'été 2008. Porté en pointe, il diffuse un peu de sa souplesse aux silhouettes très maîtrisées du créateur.

 


 

Fraises d’Arlequin, pointes à la Star Treck aux articulations, blouson à la Thriller de Michael Jackson, plastrons rigides comme des armures moyennageuses, jabots dans le style gothique…Gareth Pugh a le génie de réinterpréter d’une manière totalement visionnaire, les formes symptomatiques de nombres d’époques révolues .

 


 








 









 






 
















































 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 



Rapide apparition du créateur sous les applaudissements. Pari parisien gagné. Gareth vient d’inoculer un peu d’audace londonienne hors tendances, aux conventions de la fashion week de la capitale. Reprise des hostilités : la fashion fourmille dans les escaliers, courant déjà vers d’autres horizons textiles, tandis que je rentre en marchant, la tête pleine d’images fantastiques, sur le trottoir baigné d’un doux soleil d’automne.

 

 


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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 22:34
Mon appartement est un zone sinistrée pour cause de redécoration compulsive ce week end. Et si l'on considère que je dois absolument vous raconter ma semaine en vrac: le salon du vintage, le premier défilé de Gareth Pugh à Paris, l'expo photo de chaususures Obsessions by Stiletto, ma French au showcase, on comprendra que j'ai du pain sur la planche.
Vous ne me tiendrez donc pas rigueur de ne pas m'étaler sur le sujet des carreaux qui fait cette semaine l'objet d'une mini série sans grands moyens, comme le prouve le cadre idyllique de ma cuisine....
Voici donc en 3 thèmes, quelques possibilités pour porter la chemise à carreaux, le tartan, le bucheron, ce fameux must have de l'hiver en mode bohême, rock ou preppy. Au choix.


BOHEME





Gilet fausse fourrure New Look
Chemise Isabel Marant
Jupe H&M
Ballerines H&M
Ceinture Zara
Bracelets perso
Montre Tendence chez Colette
Bague lion Ela Stone et perso



PREPPY





Chemise Mango
Jupe Zara
Bottes New Look



ROCK





Chemise Top Shop
Jupe Biba
Shoes Zara
Bracelet léopard rouge New Look
Manchette Ela Stone
Croix perso et Pianegonda
Ceinture Zara


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Published by Laure - dans Mode en série
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 22:04

Déferlante de slims, perfectos, wayfarers sur la mode et la musique depuis quelques années… Apparition de groupes britanniques en The qui sévissent sur des riffs de guitares entêtants. Le rock version troisième millénaire repointe le bout de son nez cerné par la tectonik et le R’n’B. Dieu soit loué la musique a encore de belles années devant elle. Oui mais. N’est pas rock qui s’en revendique, qui porte des fringues élimées, qui braille sous la douche, qui se coiffe en pétard.

 

Hedi Slimane


Derrière l’émergence de ce phénomène mode en France, un homme, ou plutôt dorénavant une icône, le styliste Hedi Slimane, brindille à la mine fatiguée, qui dessine une nouvelle silhouette pour laquelle certains de ses fans fondent de 40 kilos. Karl Lagerfeld se pâme à l’un de ses premiers défilés et se débarrasse du superflu pondéral pour pouvoir enfiler un des costumes du jeune prodige. Puis ce seront les femmes qui s’offriront les tailles mini du créateur hommes pour s’approprier cette fameuse silhouette dandy désormais générationnelle. Hedi impose un nouveau volume ou plutôt absence de volume : le skinny, tight, slim.

 

Rick Owens


Longtemps avant lui des créateurs s’étaient déjà attachés au look rock à renfort de clous, cuir, croix, métal. Parmi eux Rick Owens, installé depuis en terrain adoptif français avec sa femme Michelle Lamy, tous deux adeptes d’un look très dark chic, en longueurs, drapages, loose vs tight, superpositions, emmitouflage et voluptés néo-gothiques. Owens spécialiste de la peau, virtuose du cuir, fait rêver les fanatiques vestimentaires du black is beautiful. Disciple de son savoir faire, le très caractéristique Gareth Pugh, fraîche trouvaille de la scène mode anglaise prend Paris d’assaut également, avec  un défilé dorénavant dans la capitale. Son stylisme hypra gothique rend les divas mode extatiques car il le structure merveilleusement, pour livrer un spectacle absorbant de personnages au look SM absolument esthétiques.

 

Michelle Lamy et Gareth Pugh


 

En matière de musique et mode, je demande les bijoux Chrome Hearts.  Richard Stark, son créateur, américain lui aussi accompagné dans l’aventure par sa femme, Laurie, même silhouette de baroudeur/body builder longuement chevelu que son collègue Owens (qu’il pare d’ailleurs de ses bijoux) est responsable, également,  de la métamorphose du grand Karl. Signe de son passage, le couturier au catogan ne se sépare plus de ses bagues moyennageuses gravées dans l’argent de croix, roses, têtes de mort. Son credo rock affirmé en filigrane depuis une quinzaine d’années, Richard s’impose au grand public par le biais d’un Karl vantant les mérites de son relooking, s’invite chez Colette comme consécration ultime et ouvre sa boutique avenue Montaigne.

 

mains de Karl Lagerfeld en Chrome Hearts


Les bikers de Los Angeles reconvertis en stylistes gagnent le cœur des petites françaises qui s’encanaillent à coups de symboles rock’n rollisant.

Un déjeuner passé il y a presque 10 ans de cela, en compagnie du créateur et d’un membre des Sex Pistols, me laisse penser que l’acquaintance n’est pas simplement convenue mais que l’univers même du créateur  est profondément ancrée dans la culture rock, pour ne pas dire punk carrément.

On ne s’y trompera pas, le rock n’est pas qu’un look, c’est aussi un mode de vie, une provenance, un idéal, un rythme, une esthétique globale.

 

 


Chez nos compatriotes, la tendance est rapidement récupérée. April 77, marque de prêt-à-porter mixte qui convoque un rock plus 50’s, s’improvise également label et promeut des groupes en devenir pour concilier les désirs multiples de son créateur Brice Partouche. Vendue entre autres dans le mouchoir de poche de la rue du Roi de Sicile à Paris, Noir Kennedy, April 77 est  au rock ce que Kitsuné serait à l’électro. Une griffe sans créativité délirante qui a le mérite de proposer une imagerie complète à ses clients. Les modeux aiment qu’on entende à travers  leurs vêtements la musique qu’ils écoutent...

 

Boutique Noir Kennedy

 

Zadig & Voltaire aussi surfe sur le créneau musical rock, avec ses fameux cachemires nominatifs. Pente ascendante de Elvis à Patti (Smith) plus undergound, en passant par Mike (Jagger) ou même de plus explicites titres tels que Nevermind (Nirvana). Problème : la récurrence saison après saison de ces messages auditifs agace car les formes ne se renouvellent pas, la qualité s’amoindrit, inversement proportionnel aux prix. Ca commence à sentir le parti pris marketing à plein nez avec montres tête de mort, sérigraphies de guitare arborées massivement par des clients qui pensent sûrement que Gibson ou Fender sont des stars de cinéma…Le message est trop volontairement revendiqué, il est placardé sur une attitude qui a plus à voir avec  le boboïsme que la désinvolture décadente…

 


Kate Moss passée muse en la matière, véhicule fièrement cette coolitude du slim, marinière fadée, sur bottes boueuses dont s’emparent toutes les fashionistas sans vraisemblance. Marie Kate Olsen se fait remarquer avec ses chemises informes à carreaux et ses jeans destroy alors que les icônes trash comme Courtney Love se pavanent aux premiers rangs des défilés en tailleur ajusté. Le tour est joué.

 

 


On arrondit les angles cette saison chez les sœurs Maje et Sandro, dont les vitrines musicalement décorées, plantent un décor rock folkeux délibérément plus soft pour être plus accessible. Clavier, ampli, guitare. C’est un peu de l’univers rock que l’on vient s’injecter à coups de slims en cuir et gilets dégingandés à 200 euros.

Mise en scène paroxystique de cet élan rock, the Kooples et leur version dandy british de l’esprit musical adapté à la mode, s’implantent en force dans le panorama en cette rentrée. Sur leur site internet, programmation des concerts à ne pas rater à disposition, articles de garants en la matière : Patrick Eudeline, ancien chanteur et guitariste punk, reconverti en écrivain et journaliste pour Rock & Folk et focus du chroniqueur de style Olivier Nicklaus des Inrocks.

La mode a besoin de références. Le rock a besoin de liberté. De cette ambivalence est née une silhouette formatée qui incarne une époque et laissera bientôt la place à d’autres courants. La mode a beau s’évertuer à décortiquer le rock, il y a deux terrains où elle ne pourra pas interférer. L’attitude et le tempérament. So let the rock roll.

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Published by Laure - dans Look look
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