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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 21:58

Je trouvais le titre très prometteur. Ca aurait pu être celui d’une chanson de Gainsbourg ou d’un film ringard des années 90. Moi je lui ai trouvé ce quelque chose de délicatement sombre, de délicieusement romantique qui effleure le cliché de mauvais goût en lui gardant tout de même ce qu’il faut de mystère. Je savais pourtant qu’il s’agissait des écrits d’un jeune homme évoluant dans le sillage des NAAST, ce groupe aussi talentueux que fulgurant de la jeune scène rock dandy française….

 

 

 

 

 

 

 

 

Le problème n’est pas tant que le style soit encore un peu pauvre. Il est de l’acabit d’un jeune homme de 15 ans, Boris Bergmann donc, qui reçu néanmoins de Frédéric Beigbeder- est-ce un signe ?- le prix de Flore du Lycéen 2007.


 

Ce n’est pas tant que l’histoire soit creuse. N’est-ce pas le propre de la vie adolescente de toute façon ?...D’autant plus lorsqu’elle se déroule dans ce décor de simulacre rock qui tient lieu de tendance générationnelle depuis quelques années. Et dont les fondements n'ont de communs avec le rock que l’esthétisme et non l’essence même.

Ce n’est pas tant que cet égotisme, ce narcissisme revendiqué (qui ont le grand mérite d’être absolument lucides et explicites), cette fadeur des aspirations du jeune héros Isidore, soient dénués d’intérêt romanesque, tournant incessamment autour d’une violence incontrôlable et délibérée qui est le fil conducteur du roman….

 

C’est plutôt qu’il s’agisse d’un journal imaginaire, où l’emphase des actes  dépeints, est certainement inversement proportionnel au vécu réel de l’auteur. Ce qui nous revèle un peu plus la passivité de cette génération qui a des idoles plein la tête mais pas forcément le courage de son propre destin...Car de fait le rock’n roll n’est pas tant un look ou une musique qu’une attitude, un lifestyle qui ne se décide pas mais qui s’impose à soi, par la force de sa nature personnelle. Les errances nocturnes, l'alcool, le sexe ici présents, sont des ingrédients galvaudés d'un état d'esprit rock dont le vrai propos est avant tout une liberté d'acte et de paroles.



Le vrai point positif, c’est l’honnêteté de cette obsession rock’n rollesque qui se meut en choix de vie à l’âge où chacun se décide obligatoirement pour un socio-style. C’est cet aveu du superficiel tellement tentant, tellement grisant, qui anime tous ces jeunes dandies écervelés essayant de se créer un personnage à travers des fringues d’un autre temps(  qui ont néanmoins la vertu de leur donner plus d'allure que ne le font les consensuels baskets et jeans des sorties de collège….)

L’autre point touchant, c’est la désillusion amoureuse qui est le fardeau de tout adolescent, et apparaît comme seul ancrage affectif dans cette bulle d’apparences qu'est le quotidien d'Isidore. Qui replace le personnage dans un réel plausible et le rend plus attachant car plus crédible.

Sans cela - et c’est certainement un peu le propos de cet auteur qui sait qu’en se faisant détester à crier ainsi sa vanité, au moins, il existe plus fort - ce récit confirme une chose : que l’adolescence est l’âge des excès , nécessaires autant que risibles, de la construction de soi, précaire autant qu’inquiétante, des idéaux infondés, inintelligibles autant que sensibles.

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 23:12

On pensait pourtant avoir épuisé les ressources : bracelets, boucles d’oreilles, colliers, chaîne de taille, de pied (aïe), bagues… Et voila maintenant que le bijou de tête, sorte de sautoir adapté à la circonférence d’un visage, fait sa grande percée.


Les peoples romantico-rock nous avaient initiées à sa touche souveraine depuis quelques temps déjà. On ne compte plus désormais ces mini bandeaux pailletés, chaînés, tressés qui s’arborent fièrement sur frange sanglée ou front dégagé (comme la frange, on les déconseillera aux petits fronts).  Vous avez bien tenté le serre-tête, le bonnet, la casquette, alors vous pouvez donner sa chance au bijou de tête sereinement.


Ces messieurs sembleraient même sensibles à cette parure qui vous donnera un air faussement angélique...

Pour un look Belle des champs ou princesse altière, osez la décoration faciale sans trop de fioritures si vous ne voulez pas qu’on vous reproche d’avoir oublié la fin de votre déguisement .

Néanmoins, n’attendez plus les soirées thématiques indiennes ou votre mariage qui pourrait ne jamais arriver, pour tenter l’aventure. N’importe quoi n’excédant pas les 3 cm de largeur pour éviter l’effet bandeau de sudation de tenniswoman ibérique, peut faire l’affaire. Deux impératifs : strass en touche car vous avez passé l’âge de la Belle au Bois Dormant, couleurs sourdes pour ne pas sombrer dans le côté Véronique et Davina.



 








 

 




 


Chaînette et tresse sequins chez New Look

Bandeau vintage (voir ceux lamés chez American Apparel)



Et puisque nous sommes dans la coiffure, une info pour l’été prochain : c’est la tresse qu’il va falloir adopter. Juste retour des choses pour toutes les institutrices raillées si longtemps dans les cours de récré à cause de cet appendice capillaire psycho-rigide…


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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:30

C’est toujours comme ça. Il y a celles qui jettent les sorts et celles qui les réalisent. Celles qui hantent les ténèbres et celles qui irradient de lumière. Un tour de cartes, une poupée vaudou, une baguette magique, des bougies incantatoires… Tels sont les ingrédients d’une mise en scène magique que ma chère complice Julie et moi-même nous sommes jouées tour à tour. Entre sorcellerie et tours de passe passe, voici un hommage à la magie, qui se joue parfois à une rencontre près. Voyage dans l’illusion et le rêve, le fantasme et le spiritisme...


Playlist : Magic by  Ladyhawke, Hunting for witches by Bloc Party




La cigarette volatilisée...


Chemise Lagerfeld pour H&M

Gilet H&M

Veste queue de pie Top Shop

Legging paillettes New Look

Chapeau New Look

Noeud pap fripes

Boots H&M

Baguette magique de la fée Julie


La carte magique...

Veste NOIR

Corset Chine Belgian Design

Sarouel Bel Air

Shoes Jean Michel Cazabat

Bonnet paillettes New Look

Gants vintage


Apprivoiser l'oiseau...

Total Look fripes

Shoes Free Lance

Serre tête noeud perso

Oiseau chez Fleux


Bal Masqué...

Total Look H&M

Shoes Zara

Croix et masque perso



Séance de spiritisme...


Total Look H&M

Collants dentelles Top Shop

Chapeau New Look

Shoes Zara

gants perso

Bracelet jonc H&M

Gourmette Pianegonda

Ceinture H&M



Poupée Vaudou...

Robe Heimstone

Tregging Zara

Bandeau H&M

Poupée Present Time chez Bathroom Grafitti







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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:05

Il est toujours difficile de savoir par où prendre l’émotion. Comment lui rendre justice, la transmettre quand elle submerge avec autant de divine puissance. J’aime les livres, leurs titres, leurs couvertures, leurs secrets qui viennent s’empiler en nombre dans les étagères débordantes de ma chambre.


J’aime leur présence rassurante autour de moi, la poussière qui s’accumule un peu sur leurs tranches car je les relis rarement plusieurs fois. Pour garder intacte l’émotion spontanée qu’ils ont générée et ne jamais leur donner le choix de me décevoir la fois suivante. J’aime la surprise des mots qui tiennent en haleine, ceux dont on ne peut se séparer car soudain ils emmènent loin, si loin de ce quotidien dont je peine parfois à me détacher alors que je voudrais m’évader ailleurs quelques heures, seulement, pour le retrouver ensuite avec un œil nouveau.

 

 

L’inachevée est le premier roman parfaitement abouti de Sarah Chiche, une auteure dont je ne connais rien mais qui pourtant vient de se tailler une place de reine dans ma bibliothèque.


L’inachevée c’est l’histoire d’un chemin familial, d’une vie de jeune femme déchirée, disloquée qui pour autant brille par sa dignité, son intelligence, son courage. Une enfance sous les coups d’une mère vampirisante, une vie de femme au gré de rencontres masculines qui effleurent ou sauvent, une construction filiale qui ne peut avoir lieu puisqu’on en a décidé autrement pour soi. Une descente aux enfers sans le pathos larmoyant dans lequel s’engouffrent trop souvent les auteurs contemporains, adeptes de l’autofiction si littérairement tendance. Et au bout, la vie, le souffle de la rencontre qui balaye tous les démons pour faire éclore l’envie, finalement, d’être et de ne plus subir, d’aimer et de ne plus pleurer.


J’aime les femmes qui ont l’élégance de la vulgarité. Qui ne s’encombrent pas de mots classieux pour dire ce qui est trivial, brutal. Qui ont l’audace des mots crus parce qu’en contrepartie elles maîtrisent parfaitement la subtilité sémantique que nécessitent des sentiments plus complexes. J’aime les mots et leur  pertinence essentielle à l’acte d’écriture, qui seule, permet de savoir dire des choses qui touchent directement au cœur sans jamais, jamais sombrer dans le mauvais goût, l’excès ou les faux semblants. Le style de Sarah Chiche est parfait car il est riche de diversité et de contrastes, car il s’adapte aux situations pour leur faire dire idéalement les choses et qu’il est au final, un tout cohérent et unique, qui est le propre des grands écrivains.

 

Est-ce parce que cet environnement bourgeois familial ne m’est pas inconnu, parce que ces racines que la vie arrache et que l’on tente en vain de replanter me rappellent d’autres plus intimes, parce que le père est finalement si fondateur dans l’existence d’une fille et que la mère demeure toujours celle que l’on pardonne, quels que soient ses naufrages et que l’on aime envers et contre tout? … Est-ce parce que les hommes déçoivent autant qu’ils ravissent, que les maux doivent toujours se déchaîner pour pouvoir laisser la place à la sérénité ensuite, seulement? ... Est-ce parce que la famille est parfois un fardeau incommensurable auquel on aspire pourtant seulement à trouver un sens, est-ce parce que l’histoire des uns conditionne souvent celles des autres, parce que les traumatismes de l’enfance sont, comme le disent les psychanalystes de manière si automatiquement agaçante, des écueils sur lesquels nos consciences adultes arriment sans cesse leur détresse ?….


L’inachevée est l’un des romans les plus bouleversants, les plus confondants de sincérité parcimonieuse, de beauté stylistique, qui m’est tombé sous les yeux depuis longtemps.


Et je le dois à l’intelligence sensible d’une rédactrice en chef, dont la rencontre est une surprise humaine aussi nourrissante que cet excellent livre.

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 21:10

La new wave, et sa déclinaison paroxystique la cold wave, déversent leur vague de froide mélancolie sur la littérature et le cinéma.

On ne compte plus les biopics récents en tous genres qui s’attaquent aux destins de ceux qui ont marqué leur époque : Coluche et son tapage médiatique de pré -sortie, Piaf et sa Cotillard oscarisée, Mesrine ou l’éloge posthume d’un bandit starisé, Ray Charles et son doigté aveugle légendaire…Et il y a plus d’un an, le saisissant Control qui faisant jaser le festival de Cannes, retraçant le parcours du groupe anglais Joy Division mais surtout de son défunt chanteur et leader Ian Curtis.



Dire que le film m’a plu est un euphémisme. Je ne connaissais que les mélodies lancinantes et la voix gravement ténébreuse de son chanteur. Découvrir sa vie sentimentale - car c’est surtout le propos de ce film d’après moi - donne une dimension absolument inédite à sa musique. Ce quelque chose de foncièrement chaleureux qui pourrait logiquement faire défaut à la cold wave et qui se loge quelque part entre un romantisme exacerbé et des émotions absolues. Tous deux ingrédients majeurs de l’existence de Ian Curtis, suicidé par pendaison à 23 ans dans la cuisine de son appartement de jeune père dépressif, à la veille de son départ pour une tournée certainement triomphale aux USA...


extrait du film


L’interprétation du brillantissime Sam Riley est blufante. A y regarder de près, il pourrait certes tout aussi bien jouer un Pete Doherty névrosé et défoncé. Mais en l’occurrence le mimétisme de sa gestuelle et cette espèce de nonchalance fantomatique qu’il emprunte à Ian Curtis, sont confondantes de similitudes. Ian Curtis est un exalté sombre qui est la première victime de son inadéquation à ses rêves. Se marier, être père, être un artiste reconnu : tels sont les objectifs qu’atteint Ian, comme à son insu, mais qui finissent par devenir les fardeaux d’une vie plus subie que vécue.

 


portrait de Ian Curtis


Impossible de ne pas songer à Kurt Cobain et à son rejet d’une renommée dont il ne savait que faire et qui fut pourtant la sacralisation la plus légitime à laquelle aspire généralement un artiste….Impossible de ne pas se dire que nos idéaux se transforment parfois en nos pires ennemis… Impossible de ne pas songer que certains êtres sont nés pour n’être jamais en phase avec leur vie…Impossible de ne pas être touchée par l’injustice de la maladie, de l’épilepsie de Ian Curtis qui est comme une condamnation irréductible à vivre dans l’angoisse des crises, dans la marginalité d’une existence que l’on ne domine pas vraiment… Qui contraint ce grand corps qui semble avoir déjà tellement de mal à trouver une place adéquate dans l’espace, à convulser au rythme de ses peurs, de ses désillusions. Une danse saccadée que sa victime désespérée porta sur scène, comme une manière de conjurer le sort en le transformant en un style…


extrait du film


Les séquences de cette vie, que l’on sent mue par une solitude extrême même si l’on ignore encore le destin tragique de son chanteur, se construisent autour des textes de Ian. Des textes qui disent explicitement la maîtrise qu’il perd de sa propre vie, de son propre corps. Qui disent l’amour qui s’évanouit. La déchirure d’être à trois, là où le coeur n’a de place que pour deux. Qui disent une forme de résignation, qui disent déjà que Ian Curtis abdique et que finalement sa mort décidée n’est que l’aboutissement prévisible de sa vision désabusée de la vie.


extrait du film


Tourné en noir et blanc, ce film d’Anton Corbjin est d’un esthétisme impeccable. L’absence de couleurs y tutoie avec évidence le manichéisme inhérent aux mythes : Live fast and die young. Sans autre alternative.

 

Deuxième pioche dans la veine de la New Wave : le livre éponyme sorti chez Flammarion parmi les centaines de romans que compte la rentrée littéraire française chaque année. Est-ce de l’avoir lu après avoir vu Control, qui évoque donc le même courant musical avec tant de brio, qui m’a laissée sur ma fin ?



New Wave est une sorte de libre interprétation d’un téléfilm de Gaël Morel revisité par l’auteur Ariel Kenig. Et il manque justement à une écriture propre mais sans passion, des images qui donneraient de la matière au contenu. Une amitié adolescente à sens unique sur fond musical. L’idée que j’ai aimé, car elle fait partie de celles que j’aimerais mettre en œuvre un jour : proposer une playlist relative aux différents chapitres du livre. Ou comment lire en écoutant la musique qui diffuse l’ambiance que l’on ne saurait retranscrire par les mots. Sorti de cela, point de climax dans cette histoire de fascination aux accents tragiques. C’est bien le froid de la new wave qui souffle sur ces deux destins parallèles de jeunes garçons, en proie à une forme d’ennui fédérateur que la musique pourrait guérir…

 

Deux vagues de froid dont l’une étreint les tripes et l’autre laisse de glace…

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 18:37


Il y a des week-ends comme ça, où aucun projet ne semble convainquant. Ce sont des week-ends où il vaut mieux opter pour le rien, plutôt que le n’importe quoi à tout prix. Rien ou presque. Ma seule sortie du week end, la voici en séquences photos. Une immersion dans le passé, chez ma grand-mère. Une plongée dans les souvenirs de ma vie chez elle à une époque, un saut dans le temps. Celui des années 70, date de son installation avec mon grand père dans cet appartement qui semblerait ne pas vieillir et dont seule la décoration, quoique furieusement tendance, rappelle une époque révolue.

J’aime cet appartement parce qu’il surplombe Paris avec ses incommensurables baies vitrées qui donnent le sentiment d’être en équilibre au dessus de la ville. Une vision vertigineuse qui emplit la tête d’évasion. J’aime ces grandes tours modernes qui se dressent sans hiérarchie dans le ciel parisien, leurs lumières éparses qui nous rendent infiniment petits.

J’aime cette démesure qui s’apparente à l’esthétisme sentimental d’un Lost in Translation. Que j’ai du coup revisionné ce week-end pour boucler la boucle. J’aime me sentir perdue dans de grands espaces, être en terrain inconnu, presque inquiétant et y trouver des ancrages qui rassurent de manière disproportionnée, irrationnelle.

J’aime singulièrement ce film, ces plans photographiques qui agressent au détour des néons de la ville, qui caressent au gré des rondeurs voluptueuses d’une Scarlett Johansson sans fioritures inutiles, qui saisissent d’une émotion sincère et pure dans l’échange lacunaire qui unit ses deux héros. J’aime la rencontre, sa magie, sa surprise. L’inachevé, l’impossible, le rêve et les promesses pleines d’espoir qu’ils laissent au coeur. J’aime le rire rauque de la demoiselle qui jure avec ce physique d’une sensualité provocante autant qu’inévitable, j’aime l’humour triste de Bill Murray, son visage imparfait où se lit tellement de tendresse. J’aime ne pas savoir ce qu’il lui murmure à l’oreille et qui fit couler tellement d’encre. Penser que certains mots n’appartiennent qu’à nous, pour toujours.

J’aime m’évader loin de la vraie vie quand elle me boude un peu. Emplir le vide de l’humeur par l’émotion d’un opéra de Maria Callas qui rend les dimanches tristes, simplement beaux.

Plus qu’une série mode, voici quelques instantanés d’un moment suspendu dans le temps et l’espace. Ma version personnelle d’un Lost in Translation, avec en filigrane, la présence rassurante, enveloppante de ma chère grand-mère que j’aime profondément. Ce qui n’est sûrement pas pour rien dans l’attachement que j’ai pour ce lieu.

En attendant de retrouver très bientôt ma complice Julie pour de nouvelles expérimentations vestimentaires plus ludiques. Mais ne faut-il pas savoir vivre la mélancolie pour ressentir d’autant plus fort le bonheur ?


Jupe cuir H&M

Gilet Chloé

Tee Shirt James Perse

Shoes H&M

Montre Tendence chez Colette

Bracelet Pianegonda

Neud pap dans les cheveux fripes Episode

Ceinture Zara

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 15:56

    C’est le chouchou des parisiennes pure souche. Mais plus seulement. Créateur de maroquinerie et mari de la so bobo Isabel Marant, Jérôme Dreyfuss a fait rentrer ses sacs dans la cour des grandes.

Quoi de plus naturel qu’il se soit installé à côté de la boutique de sa douce et que tout ce petit monde loge rue Jacob, en plein cœur de St Germain des Près ?

 

 


 

 

 

Le credo de Jérôme : « l’ agricouture » un concept sur mesure établi par le créateur. Sa priorité : s'assurer que les cuirs utilisés pour la confection de ses créations sont issus de bêtes convenablement nourries, élevées en plein air et transportées dans des conditions non dégradantes.

 


 

Ce qui ne gâche rien de l’esprit un peu roots du stylisme de ses sacs. Beaucoup de besaces, fourre tout, aux volumes généreux et au tombé loose. Comme un bon vieux jogging élimé qu’on traîne négligemment mais délicieusement le dimanche.

Sauf que Dreyfuss a le bon goût de leur donner des tonalités légèrement passées pour tutoyer le vintage devenu source sûr de style et des formes faussement simplistes qui  se marient parfaitement à la désinvolture que cultivent ses clientes comme attitude modeuse. Ambiance gymnase, finalement assez logique, pour sa jeune boutique ouverte en mars dernier.

 


Souples mais résistants, Jérôme veut que ses sacs vieillissent avec nous, qu’ils s’adaptent à nos besoins et nos envies et non l’inverse. De fait on les imagine aisément nous accompagner longtemps dans l’aventure.

L’autre idée lumineuse du jeune homme c’est d’avoir donné à ses sacs des prénoms. A la manière de ceux dont nous avons toutes affublé nos doudous d’enfance. Un moyen imparable d’en faire les fétiches des grandes filles consommatrices que nous sommes devenues.

Et ces noms là ont ce quelque chose de désuet qui confine au ringard et qui achève de branchiser ses créations.

 


La mode est un éternel paradoxe où old school et coolitude riment finalement avec hype et allure.

Billy, Robert, Tom, Diego, Bernard, Raoul et tant d’autres deviendront ainsi vos compagnons de vie les plus fidèles car sans être furieusement tendance, ils ont ce savant dosage qui fait la pérennité. Qualité, pragmatisme et identité.

 


Et Jérôme connaît bien les femmes… Ce n’est pas le tout de faire des valises portables à l’épaule, encore faut-il aider ces dames à y retrouver leurs innombrables affaires. Car il est bien connu qu’une femme peut chercher deux heures le graal dans 40 cm cube.

Pour ce faire, il nous glisse une mini torche en guise de récompense pour notre persévérance incomprise. Et c’est l’impatience des hommes qui peut dorénavant s’incliner devant le génie dreyfussien mis au service du matérialisme féminin.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 19:34

Miroir Graines d'Intérieur
Branchages lumineux Casa




Quel journaliste ne commence pas ses papiers en ce moment par une évocation de la crise?? Et quel bon français n'a pas en tête les mots récession, inflation, taux d'intérêts, endettement...Pour faire face à tant d'hostilités de notre environnement, je préconise en ce dimanche le: "on n'est jamais mieux servi que par soi-même" ou comment utiliser le système D en déco.
Et pour ce qui ne serait pas de l'ordre exact de la récup, je vous promets des pistons spéciaux petits prix. Le mot clé du soir sera: économie.


Horloge et meuble à CD Ikea
Meuble à tiroirs industriel brocante
Cadre photo magnétique Presse Citron



D'autant que l'économie a cela de bon, qu'elle cultive le sens de  l'imagination puisqu'elle sollicite la créativité qui sommeille en chacun de nous et qui va nous permettre de convertir le trivial, l'impensable en unique et personnel. Tout un programme...


canapé Ikéa
Coussins argent et sequins Maisons du Monde




LE "TEXTILE"


Il vous suffit d'avoir la garniture sous le coude et en un fil le tour est joué.
Alors, que fait une attachée de presse le dimanche? ...Elle fabrique des coussins...
Qui a dit que nous autres, spécialistes de l'hystérie téléphonique, ne savions pas utiliser une aiguille et un dé?
Etant absolument incapable de mettre en forme ce que mon petit cerveau pourrait éventuellement mûrir en terme de stylisme, je me suis donc repliée sur les coussins.
Quoi de plus simple que tracer un carré avec son joli fil doublé pour voir jaillir un vrai coussin au bout du compte? Et bien rien. Je pense qu'on est là au point zéro de la couture, le plus adapté aux flemmardes et impatientes comme moi.

L'idée du coussin, c'est donc de faire en sorte qu'il ne ressemble pas à ceux, nombreux et plutôt chers, que l'on vous propose dans le commerce.



Pour ce faire : recyclage. Après avoir tenté de raccourcir une jupe crayon qui est plutôt devenue une ceinture au final, j'ai donc décidé de récupérer ce fabuleux tissus tartan (d'une jupe Emmaüs à 1,50 euros) pour en faire une housse et y apposer la touche ultime qui fait la différence, un noeud pap "émasculé" (3,50 euros chez Episode). Résultat: le bien nommé coussin  "Igmar", rapport à son côté scandinave psycho-rigide, consacré instantanément pièce fétiche du salon.


Recyclage de tissus vintage encore. Comme pour les vêtements, l'imprimé saura donner ce petit plus unique à votre canap (tissus '50's trouvé dans une brocante).


Autre possibilité: l'impression sur toile. Teo Jasmin, passé spécialiste du genre (impression de toile numérique sur châssis ou taille géante, oreillers...) propose une gamme de motifs très actuels allant des Beatles (les pauvres se retrouvent écrasés sous d'innombrables fesses), au bus londonien en passant, par exemple, par les toits parisiens (chez Fleux 35 euros). Choisis en ce qui me concerne pour leur mise en abîme puisque la vue de mon salon est à peu de choses près la même... Veinarde.
Pour le même prix environ, personnalisez-le votre avec la photo de votre chihuahua, de votre grand mère.... Que diable, laisser parler l'artiste qui est en vous.



LE "PLATRE"


Vos murs sont désespérément blancs et vous n'êtes pas propriétaires de votre appartement? Vous ne pouvez donc pas y mettre cette fabuleuse peinture fuschia que vous trouveriez parfaite avec le canapé vert?? Point de drame.

Evidemment, et c'est un lieu commun, l'affichage reste le moyen le moins invasif et le plus personnel de décorer ses murs.
A la différence qu'il ne faut pas pour cela se ruer sur les stickers bien trop répandus ou les impressions photographiques du géant Ikea du type Audrey Hepburn dont vous n'avez d'ailleurs vu aucun film, petites menteuses!!


Lampe Habitat


Préférez le self home made. Vous avez certainement un photographe, graphiste, peintre en herbe qui ne demande qu'à bénéficier d'une visibilité gratuite et grand public dans votre salon, haut lieu de passage le samedi soir. Un artiste qui n'a pas encore assez d'égo pour refuser la commande que vous pourrez donc lui faire de l'objet de vos désirs, sur mesure.

Dans mon cas je vous l'ai dit...jamais mieux servi que par soi-même. J'auto-proclame mon art très relatif, chez moi, ce qui lui donne une résonnance confidentielle certes, mais qui a le mérite d'exister!


Rideau tissus Bouchara 20 euros le mètre et embrase bandana.
Chesterfield Maisons du Monde


Vos fenêtres modernes font taches dans ce bel intérieur ancien: à votre scotch. L'avantage: il s'enlève après utilisation et sa largeur semblerait avoir été pensée pour les encadrements standards (chez Fleux: rouleaux de plusieurs mètres dans les 10 euros: dentelles, faux cadres... pour les dérouler dans toute la pièce si ça vous chante).



Vous accumulez les sacs en papier de vos achats de fashion addict sans savoir très bien à quoi ils vont servir? Utilisez les en papiers peints. Quelques points de patafix
et vos cheminées, plinthes moulées, placards encastrés, arboreront les motifs de votre frénésie acheteuse.


Fauteuil recup retapissé
Lampe téléphone sur ebay
Flight Case fait entièrement main par le musicien qui l'utilise...



Dernière solution: le pochoir (lettres à acheter au BHV + peinture et pinceau adequats vendus à côté: compter environs 20 euros au total). Et là vous pouvez tout dire: une blague carambar, un message d'amour, votre numéro de portable....



"L'INSOLITE"

Je décline toute responsabilité concernant une incitation à la cleptomanie sur voie publique ou parties communes....


Lampe cube rouge Habitat
Plante Ikea




Donc, vous êtes en panne au milieu de la campagne et là surgit un panneau "cédez le passage" alors qu'il n'y a aucun carrefour à 20 km à la ronde.... Vous visitez un immeuble désaffecté et marchez soudain sur un interrupteur inutilisé...La providence, purement et simplement.

Le caractère urbain de ces signalétiques fera parfaitement contraster impersonnel avec super personnalisé. Foncez. Et ne vous retournez pas...


Meubles 6O's avec enceintes chinés sur ebay
Gueridon 30's d'époque chez le Présent d'Hier
Boite à munitions de l'armée en surplus militaire
Toile absolument kitsch, ramassée sur le trottoir...




Le reste est une histoire de hasard, de rencontres, d'accumulation, de charges émotionnelles qui passent par ces fameux objets, bibelots qui font l'âme d'un lieu.
Cabinet de curiosités...


Diamant presse papier Potiron


Plumes à la Droguerie de Paris
Cendrier façon croco Zara Home
Chausse-pied Manolo Blahnik chez Habitat
Photophore Bouddhours de Philippe di Méo par Deshoulières
Photophores miroir Dom



Bougie tête de mort sur internet
Lampe noire Artemide
Horloge livres Karlsson
Cendrier à pince La Chaise Longue
Mini machine à coudre de ma maman...









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Published by Laure - dans Idées chinées
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 21:28

Aujourd’hui j’ai décidé de faire la pluie et le beau temps. De décréter qui le beau qui le moche, qui le bien qui le mal. Une sorte de « tu préfères » égocentrique, un j’aime/j’aime pas totalement arbitraire.

Un avant goût de projets dont je vous parlerai bientôt, relatifs à l’évolution de ce blog et à une certaine soif de liberté…

 

En attendant les bonnes nouvelles voici donc sans aucune logique ni hiérarchie mes in & out tous domaines confondus. J’aime lister, répertorier, comparer, confronter, mélanger…Bref j’aime le chaos abordé avec beaucoup de rigueur. Ambivalente , moi ? Jamais.

 









































 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime la future collection été 2009 d’Heimstone. Que c’est étonnant n’est ce pas ???

Alix et Delphine rencontrées sur les salons du pap en septembre m’ont permis de vous livrer des bribes de leurs créations qui rivalisent à nouveau de créativité et de personnalité. Car si je devais expliquer ma passion pour cette marque je parlerais de sa puissance intemporelle. Pas au sens péjoratif qui impliquerait une essence anti-tendance intrinsèque. Au sens d’éternité, d’idéal, d’originalité. Car les vêtements d’Heimstone sont de ces petits trésors que l’on attend impatiemment d’ajouter à sa garde robe pour lui donner un petit coup de « créateur » et de toujours. Ne succombant pas aux diktats, elles parviennent à réaliser le prodige du moderne voire avant-gardiste réconcilié avec le pérenne et la magie. On a toujours l’impression réjouissante de « première fois » quand on enfile sa fringue Heimstone parce qu’elle se distingue des autres par son identité unique et qu’elle promet de traverser les années sans épuiser son potentiel stylistique. Magique je vous dis.



 

J’aime pas les total looks, ces gens déguisés des pieds à la tête en marques ostentatoires. Ceux qui pensent que le style s’assène à coups de griffes. Ceux qui se pâment devant l’objectivement moche faute de goût et à force de conditionnement.

 


J’aime les sacs de la collec d’hiver de Marc by Marc Jacobs. Bons volumes, beau cuir lavé, détails de plaques militarisantes ou de clous ton sur ton. J’aime leur prix envisageable (en moyenne 400 euros) à l’échelle du « luxe » dans lequel ils se positionnent….

 


J’aime pas tout ce qui est à franges surtout depuis que j’ai sacrifié la mienne pour oser le front offert. Parfois s’y pose des choses pas désagréables d’ailleurs.. . En bottes, en sac, en sapes, j’ai toutes envie de les tailler à coups de machette… Je sens que cet accès de violence risque de me mettre à dos certaines lectrices mais que voulez-vous, je vous ai dit, je fais ma crise de rébellion tardive.

 


J’aime Interpol, un groupe de rock new yorkais qui date de 2002, a composé pour la série Six Feet Under que j’aime autant  et qui a dans le son, cette froideur galvanisante d’un Joy Division. Sauf que là où Ian Curtis peut finir par vraiment glacer à force de tonalités gravement dépressives (rappelons que le jeune homme s’est suicidé à 23 ans), Interpol embrase avec une rythmique rigoureuse et dopante.

 

J’aime pas attendre, faire la queue, patienter.  Pour payer, pour voir les gens, pour me décider, pour savoir à quoi m’en tenir. J’aime pas les silences, les non dits, les quiproquos. J’aime pas les actes manqués, les désengagements, l’hypocrisie, la stratégie. Ceux qui calculent tout, leur argent, leur temps, leur actes.


J’aime me lever tard mais surtout me coucher tard. Vivre la nuit pour lire, écrire, écouter de la musique, pleurer si ça me chante parce qu’un morceau m’émeut, l’écouter 12 fois de suite pour m’en imprégner totalement, traverser Paris en taxi pour m’extasier toujours de la beauté lumineuse de cette ville, boire un verre de rouge et être un peu ivre car je ne tiens pas l’alcool, rire beaucoup trop comme si la vie était une blague, me rassasier de ceux que j’aime à outrance comme si demain ils pouvaient n’être plus là.

 

J’aime pas qu’on m’arrache un cheveu blanc sur le haut de la tête qui semble être là pour me dire que je vais bientôt être plus proche des 30 que des 25 ans. Que la société va donc m’aliéner de plus en plus avec les projets d’enfants, de mariage, de crédits qu’elle a pour moi.


J’aime les contrastes, le chaud avec le froid, le sucré/ salé, le fruit/légumes, réflexion/action, flexion/extension, colère/douceur, français/anglais, noir & blanc, bois/métal, bonheur/tristesse, bien/mal. Leur superposition, leur confusion, leur contradiction. J’aime les nuances, les subtilités, l’intelligence et la sensibilité qu’elles impliquent.

 

J’aime pas renoncer, me résigner, abdiquer, me résoudre, abandonner.



 

J’aime cette photo qui vient compléter ma série shoes just want to have fun, qui dit l’envie de rester pour toujours insouciante à travers un jouet d’enfant et le fait d’avoir sombré dans la consommation qui est bel et bien un truc de grands. Qui dit en linéarité et symétrie la rigueur et en couleurs la fantaisie. En touches le besoin de musicalité et en paires celui de féminité. J’aime faire dire aux choses et aux gens tout ce qu’ils ne voulaient pas penser ou ne pensaient pas vouloir...

 

 

 

 

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Published by Laure - dans Au programme
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 21:02
Il y a deux semaines, je m'étais penchée sur le cas "officier" qui est indéniablement une tendance phare de cet hiver.


Cette semaine, j'enfonce le clou, ou plutôt l'épingle, en faisant du neuf avec du vieux.
Un blazer marine vintage chiné chez Kiliwatch qui a eu le bon goût d'être un Ralph Lauren auquel j'ai thermocollé un écusson de la Droguerie de Paris, un vieux gilet long H&M déboutonné puis revisité par des boutons à ancre marine (Droguerie également) pour lui donner une nouvelle jeunesse et un caban H&M très basique auquel j'ai apposé un écusson dégôté dans une fripe qui customise vos vieilleries dans la quartier Etienne Marcel.

Pour celles qui auraient la flemme de se coller à la couture, les grands vainqueurs du style officier sont: The Kooples, Sandro, Maje, Zara... Bref vous aurez l'embarras du choix pour monter en grade cet hiver.






Caban H&M customisé
Pull marinière Zara
écharpe Twin Set
Jupe cuir Chine Belgian Design
Collant New Look
Shoes H&M






Gilet H&M customisé
Tee Shirt Gas by Marie
Tregging Lamé mat American Apparel
Ceinture Zara
Cravate en cuir vintage Episode
Shoes Free Lance
Bague Ela Stone et perso
Montre Tendence chez Colette
Bracelet Invader Redline
Vernis Essie Berry Hard





Veste vintage Ralph Lauren chez Kiliwatch customisée
Sweat American Apparel
Robe Gap
Bottes New Look
Sac Chanel
Bonnet Sandro


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Published by Laure - dans Mode en série
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