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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 23:01

Il y a quelques semaines, je sévissais en maltraitant par les mots quelques specimens masculins. Pensiez-vous vraiment que j’allais m’en tenir là ? Autant d’injustice serait un affront au bon sens. Mesdames, c’est donc à votre, à notre tour, parité oblige.


Il y a la bourgeoise. Une fausse coincée qui a appris par cœur les bonnes manières dans un lycée religieux. Qui les applique à la lettre, dans les soirées mondaines des quartiers chics, servant des "bonjour monsieur" accompagnés d’un sourire colgate sur chignon sage. Elle porte des tailleurs bien trop vieux pour son âge, des chaussures pointues quand c’est la mode du rond et vice versa. Elle n’ignore rien de la généalogie des têtes couronnées et pourrait même tenir de front un débat politique avec des arguments. Elle se sent moderne car elle est au fait des dernières tendances. Comment ça le pattes d’eph c’est out ?? Elle écoute Lara Fabian en chantant à tue tête pendant qu’elle prépare le repas dominical pour recevoir papa et maman qui viennent faire la connaissance de Robert, j.c.d en jean le week-end seulement. Une fois qu’elle les a régalés avec un recette concoctée avec minutie, elle plaque Robert contre le mur et oublie toute décence judéo chrétienne en lui demandant de sortir ce fameux petit gadget en plastique qu’il lui a déniché sur internet…La vulgarité est réservée à l’intimité de la chambre, jamais elle n’oserait lâcher un connard même si on lui claquait une porte à la figure. En prévision d’une grossesse avant la trentaine, elle fait son jogg le week-end autour des Invalides pour se maintenir. Idéal en attendant l’arrivée prévue de Pierre, Mathieu et Pauline pour 2010. Si la nature le veut bien.

 

Il y a la roots à tendance ringarde. Dans son sarouel en coton à soleils, elle fume des joints avec ses copains à dread locks à la Villette. Ses cheveux n’ont pas vu  le jour depuis 5 ans, enturbanés dans des foulards bariolés, dégotés lors de son dernier voyage au Maroc. Bob Marley est son maître à penser et le week-end si elle ne court pas les manifs du PC, elle signe des pétitions pour aider les sans logements. Elle toise les filles trop lookées, dépitée par tant de féminité inutile et ostentatoire, alors que la faim dans le monde n’attend qu’elle pour cesser enfin. Dans son studio du 5 ème arrondissement, il y a un narguilé et un poster du Che au-dessus d’un matelas à même le sol. L’été elle part sur la Côte Atlantique, pour un job de serveuse saisonnière et pose ses valises avec ses potes au camping de la mer, pour y goûter les délices de la vie en communauté y compris pour les sanitaires. Elle n’a pas trop de problèmes sentimentaux, car les mecs, c’est un peu ses potes, ça crée des liens… Elle rêve pourtant à une vie de bohême en grandes pompes, sans jamais oser l’avouer à tous ceux à qui elle rebat les oreilles avec son anti matérialisme.

 

Il y a la fashion acharnée. Elle est sur tous les coups, des ventes presse aux adresses vintage les plus confidentielles. Sa bible c’est le Vogue et le Jalouse. Elle vit pour la mode, pour le style, entourée d’une horde de clones hyper lookés qui effraient n’importe quel mâle normalement constitué. Elle est curieuse… du maquillage, de la dernière marque à la mode, du it bag de l’été. Quand elle se retrouve au milieu d’une conversation sur la conjoncture ou le dernier bouquin de Finkielkraut, elle s’ennuie. Parce que son dictionnaire mode ne connaît pas les entrées culture G, si ce n’est peut être celle de celui qu’elle a dans le bas ventre et dont elle se sert remarquablement souvent. Elle est moins regardante sur les mecs, que sur sa paire de stilettos. Une paire de Louboutin c’est pour la vie, un homme on peut toujours divorcer. Son audace méritoire consiste en des tentatives improbables de style. L’harmonie, l’esthétisme sont des notions qui lui échappent au profit d’un culte de la tendance, aussi conne et moche soit-elle. Elle adule Gossip Girls, a vu (et lu !) le Diable s’habille en Prada 2 fois. Elle veut travailler dans les relations publiques ou, si vraiment, dans l’événementiel, du moment qu’il y a du people à la clé. Cela lui permettra toujours de briller aux yeux de ses pairs qui lisent Closer et Voici, l’été à St Trop sur le yacht d’une copine.  Elle vit dans un studio 20 m2 même à 30 ans, il fallait bien faire des économies quelque part pour se payer son sac Balenciaga…

 

Il y a la bobo. Celle qui la joue cool ultime alors qu’elle est juste méga stressée. Par son boulot qu’elle a l’ambition de réussir, par ses enfants, car son compagnon et elle adoraient l’idée d’être jeunes parents mais ne cèderont jamais au mariage pour autant. A la maison, elle traîne en cachemire Zadig et jean usé. Son style neutre et lisse n’a l’air de rien, pourtant c’est bien un Jérôme Dreyfus qu’elle étrenne pour faire ses courses et une poussette Mac Laren dans laquelle elle promène les deux petits en Comptoir des Cotonniers. 5000 euros de valeur la petite famille, ce qui n’est pas un problème puisque papa est D.A et gagne bien la vie du petit ménage qui loue même une baraque entre amis l’été à l’Ile de Ré. Le dimanche pendant qu’ils initient les enfants à la peinture, ils écoutent Herman Düne et sirotent ensemble un verre de rouge en parlant de leur future maison qu’ils vont dessiner eux-mêmes. Au lit, c’est tendresse et caresses dans des draps de lin...Ils partagent le rêve d’une quiétude qui ne connaît pas la passion.

 

Il y a la ouech. De loin, avec son haut de survet et son baggy, on pourrait la prendre pour un mec. La richesse de son verlan est inégalable et même si elle n’a rien à voir avec les biatchs des chansons de rap qu’elle adore se passer en boucle, elle connaît toutes les paroles par cœur. Elle fait de la boxe thaï ou du body combat à l’Aquaboulevard le samedi et ses potes la check pour lui dire bonjour. Sous sa casquette ou son bonnet, il y a une cascade de cheveux comprimés en queue de cheval pour ne laisser paraître aucun signe de féminité. Avec les mecs, c’est pas toujours facile car ils ne déchiffrent pas nécessairement que cette bonne tape dans le dos qu’elle vient de leur filer, est un signe implicite de drague. Elle connaît toutes les dernières perles de You Tube, rigole très fort et fait dégager les petites pétasses citadines du siège qu’elle a choisi dans le métro, d’un simple regard.

 

Il y a la branchée. Pour le commun des mortels elle parle un langage incompréhensible. Elle connaît des groupes obscurs dont elle assure qu’ils vont bientôt passer à la postérité et s’engouffre tous les vendredis et samedis dans les lieux hype de la capitale. Son look cultive une originalité qui se veut unique, donc souvent à base de fripes. Unique impliquant parfois improbable au regard des mariages douteux qu’elle n’hésite pas à faire. Elle rentre au Baron même avec ses bottes rouges et sa chemise en jean déglinguée, parce qu’elle connaît toujours un videur, un hôte par ci par là. Dans son sillage, des mecs à moustaches qui refusent d’écouter Justice depuis que c’est devenu « commercial ». Ils discutent de la dernière expo de Warhol et picolent jusqu’au petit matin. L’été elle part à Miami travailler son bronzage. Au lit elle n’est pas frileuse, arborant pourtant plutôt une gaine de grand-mère vintage assumée, qu’une parure en dentelles femme fatale. La tignasse pas peignée, elle a 1356 amis sur facebook dont les 2/3 qu’elle ne connaît pas vraiment. Elle flashe sur des mecs un peu crados, artistes incompris qui finissent par lui préférer leur art.

 

Et puis il y a LA fille. Celle qui est aussi belle et crédible, naturelle au lever que sophistiquée au couché. Celle qui connaît ses forces autant que ses failles, qui en joue peut-être, mais sans faux-semblants. Celle qui a des passions, des envies et des rêves et qui s’en donne les moyens. Elle n’est pas individualiste, ni intoxiquée par un féminisme ridicule, elle est juste bien dans sa peau, indépendante et tolère très sereinement que son homme se comporte en mec, sans essayer de lui prendre sa place. Elle ne parle pas plus fort que les autres pour faire entendre des idées qui n’en valent pas la peine, elle donne juste vie et sens à ses idées. Elle a des convictions qu’elle défend dans le secret de ses actes, elle pratique l’empathie sans la pitié. Elle est une vraie fille car elle n’a ni honte de faire attention à elle pour séduire son homme, ni de s’accepter sans fards devant lui. Elle rit, sourit, vibre, vit de plein fouet sans rougir de ses erreurs, sans craindre l’inconnu ou les risques. Elle a de l’allure et du charme au-delà d’une beauté qui ne dure pas éternellement. Elle veut accompagner l’homme qu’elle aime sans le contraindre, juste pour partager avec lui ce qui l’anime, ce qui le touche. Elle est capable tout à la fois de cuisiner un petit plat, de colmater une fuite d’eau, de régler son compte au banquier et de faire l’amour comme une amante. Elle est contrastée et non pas contradictoire, épanouie et non pas monotone. Elle ne lit pas que des bouquins de psycho, n’écoute pas qu’un type de musique, ne côtoie pas toujours les mêmes personnes, car elle est curieuse et que la vraie culture a autant d’importance pour elle, que le fait de vivre en phase avec les tendances de son temps. Elle a des exigences pour sa propre vie car elle en a beaucoup pour elle-même. Elle séduit sans draguer, dans un regard, dans un geste, dans une parole. Elle sait s’abandonner comme se retenir. Elle aspire fondamentalement à être heureuse mais elle sait que son bonheur sera d’autant meilleur qu’il sera partagé. Un jour elle pose sa main sur la votre délicatement et vous avez juste envie de plonger dans son cou pour vous enivrer de son odeur… Le lendemain elle vous étreint sans préavis pour que sa douceur, comme ses ardeurs, restent une surprise… Elle n’est pas parfaite mais elle est si vraie que l’émotion qu’elle génère, pourrait bien rester intacte longtemps…

Oui je sais mesdames et mesdemoiselles. Y a du taff !!

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 23:35
Par égards pour le coeur,
Choisis juste une saison.
Le vide de tes heures
Fais couler son poison

Immonde douleur qui étreint les tripes
Et s'ancre dans le temps meurtrier
De mes cauchemars, l'archétype...
Tu as armé ton bouclier.

Au delà de mon songe lacrymal
Ne reste que mélancolie amère
Putain de princesse maudite, au bal
des mensonges, nous n'irons plus ma chère.
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 01:37
Figer l'éphémère... couper l'herbe sous le pied au temps...pouvoir se souvenir précisément. Rien de tel que de replonger dans les clichés pris dans des lieux et des temps révolus qui ont construit l'existence... mémoires d'un bonheur passé qui rappelle au présent taciturne la saveur, les couleurs de la plénitude.

En attendant d'emmagasiner de nouveaux trésors....



PALAIS ROYAL






BOULOGNE SOUS L'AUTOMNE







C'EST CAPRI







LE PRESSOIR







DESERT MAROCAIN







CIEL ELECTRIQUE






EGOUTER







LE CAIRE






PASSAGE SECRET







MARAIS SALANS- ILE DE RE







LE PEINTRE AUX DUNES






BIR HAKEIM - PARIS






JAZZMAN - PONT CHARLES - PRAGUE




SOUS LE SAULE




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Published by Laure - dans Clichés
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 23:18

Deux salles, deux ambiances. Non je ne vous fais pas l’article du Macumba Night. Juste le résumé de deux soirées, deux concerts, aussi différents que réussis. De deux lieux chacun dans leur style.

 


MARDI 10 FEVRIER 2009 : TRUSKEL / BOURSE/ EDWARD BARROW


Le Truskel c’est le rendez-vous de la capitale où tout bon rockeur se doit d’avoir trinqué avec sa pinte, englué dans la foule des soirs d’affluence. Toujours bondé, toujours fréquenté par les pop rockeux qui se font de plus en plus nombreux depuis quelques années que le rock est devenu une mode, le Truskel est aussi une mini scène de concerts pourtant très courus. Ce mardi, c’est donc Edward Barrow, trentenaire ténébreux qui se produit avec son combo d’un guitariste et un clavier.

Si le physique du jeune homme ne gâche rien au spectacle, c’est surtout sa voix délicate et cette mélancolie si bien mise en musique qui l’emporte. Sans artifices scéniques, mais avec la maestria d’un compositeur talentueux, l’envoûtement opère et l’on comprend que mélodie et sobriété ne riment pas nécessairement avec tristesse .



http://musique.france2.fr/actu/51479118-fr.php

 

JEUDI 12 FEVRIER : SOCIAL CLUB / SENTIER /SPA



Dès 22h c’est la cohue devant ce Tryptique ressucité en Social Club de la jeunesse parisienne branchée roots. La star de la soirée c’est Steve Aoki, DJ californien que l’on attend comme le messie. Mais la surprise viendra dès minuit avec SPA, récemment signé par le DJ sur son label DIM MAK. Electro agressive absolument efficace, le son de SPA et de son dj Fuzz fait suinter les murs de la salle. Une moiteur compulsive agite les amateurs qui se régalent de cette mise en bouche à la hauteur des promesses d’un teaser bien ficelé annonçant la sortie de Pets Dance. En milieu de mix, le titre tout juste sorti achève le travail de transe. Derrière une scène éclairée par des néons épileptiques on murmure que «  le mec a assuré ».

Et c’est vrai qu’à voir une salle pleine  à craquer se lâcher totalement, on peut jurer que SPA a de beaux jours devant lui.

Pets Dance, le 24 février en digital & CD



www.facebook.com/pages/SPA/

www.myspace.com/sparemix


Après de telles  prestations, on se dit que le 2 ème arrondissement est un vivier musical à n’en pas douter…

 

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Published by Laure - dans Décibels
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 22:30



Ca y est nous y sommes.
Après 4 mois de travail parallèle à mes activités professionnelles lucratives, l'aboutissement de mon projet de webzine est pour demain... le jour de mes 28 ans!
Sans deux complices un peu folles, mais surtout très talentueuses, il n'aurait jamais pu voir le jour.
Nous vivons franchement une belle aventure je trouve, entre rires et stress, espoirs et craintes, qui je l'espère va durer encore longtemps.
Je compte bien entendu sur vous, pour nous rejoindre sur MODE OPERATOIRE LE MAGAZINE WEB dès demain à l'adresse suivante:

 www.mode-operatoire.com.

Notre mag mensuel repique quelques idées de ci de là de ce blog, en y ajoutant toutes les connaissances et le savoir faire des mes acolytes.
Nous espérons que vous y trouverez la variété des sujets que j'avais pour ambition de traiter ici et que nous pourrons désormais aborder d'un point de vue plus "journalistique".

Un nouveau départ, un nouveau projet, de nouveaux rêves car il en faut sans cesse pour avancer.
La crise n'était-elle pas la meilleure époque pour nous lancer??
J'espère que nous serons à la hauteur de nos exigences et surtout que vous serez au rendez-vous!!



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Published by Laure - dans Au programme
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 19:43
J'avais déjà fait une petite intrusion dans les 90's il y a quelques temps. Mais voilà. On me raille, on se moque quand je dégaine depuis 15 ans maintenant, (aïe) mes bons vieux disques de rock de l'époque Alice in Chains, Soundgarden et j'en passe... On me dit qu'il faudrait que j'arrête le cuir, les fermetures éclair, les paillettes et le jean. Je ne peux pas!! Tout simplement parce que c'est moi. 90's ou pas. Ca tombe bien l'été fait honneur à mes années de prédilection.

Pour cette probable dernière vraie série mode du blog, voici donc les looks qui me résument et qui je l'espère, vous donneront quelques pistes à suivre pour l'été...
Dernière série, parce que le temps me manque pour faire face à tous les projets entamés.ces derniers temps... Dont l'essentiel: l'aboutissement de ce blog, débuté il y a
maintenant presque un an.
Cette semaine je ne fête pas seulement mes 28 ans mais aussi le lancement de ce qui est avant tout un rêve et qui va enfin prendre forme après plusieurs mois de travail.

Rendez-vous demain, ici même, pour plus d'infos...



Jean H&M
Veste Gap
Body vintage
Boots Top Shop
Collier Alex & Chloé


Robe Top Shop
Chemise jean fripe Episode
Boots et collant H&M


Robe H&M
Shoes Zara
Veste H&M
Bracelets New Look, H&M et vintage


Jupe Kookaï
Bustier H&M
Foulard et ceinture Zara
Shoes Nine West
Veste vintage
Bracelet perso (dont Marc by Marc)
Bague Ela Stone

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Published by Laure - dans Mode en série
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 21:45

C'est discutable me direz-vous... Certes. Mais depuis que je l'ai vu, il me titille... Je n'étais pas sûre de vouloir en parler parce que je lui trouvais ce quelque chose de très ostentatoire qui m'agace profondément dans la mode.
Mais voilà....Il a aussi ce quelque chose de purement esthétique, de simplissime que je trouve d'une efficacité incroyable.
Il dit tout, sans tergiverser, et il a ce plus du détournement ludique qui le désacralise un peu.

Alors je me prends à rêver de gagner au Loto puisque nous sommes vendredi 13, de ne plus avoir à me poser la question de choisir entre caddie mémère ou sacs plastique immondes pour mes courses. Mais plutôt à faire plouf plouf entre mes shopping bags Chanel en cuir pur y entasser mes pates bolo.

C'est comme ça. Il y a des jours où imaginer déshonorer le luxe me remplit de joie.

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Published by Laure - dans Must Have
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 22:40
Alors comment se porte le petit monde de la mode ces jours-ci?

Ricardo Tisci, créateur de Givenchy, fait des sourires. Oui, oui, j'en ai même récolté un l'autre soir à l'Etoile Manquante, bar symathique du Marais, où mes collègues trop enivrés par les mojitos, n'étaient plus en état d'identifier le monsieur... Pourtant reconnaissable avec son indécrottable chemise bucheron et ses jeans, imposant ténébreux qu'il est. Charmant ce sourire de l'idole des fashionistas, encerclées par des lianes lissisimes rigolant à gorge déployée aux blagues italiennes du beau gosse émérite.

Alexis Mabille met toujours des noeuds partout. Et l'on est prise d'une envie incontrôlable de partir en courant du showroom avec cette petite robe absolument parfaite ,toute de noir moulant avec collerette en dentelle blanche ou cette veste à paillettes qu'il faut griffer pour voir apparaître le revers argenté de sequins noirs... Une merveille. Rappelée à la raison par les montants à 4 chiffres des dites merveilles, on se repliera sur des noeuds en ribambelle de collier, irrésistibles.



Colette toujours aussi souriante sort de sa boutique comme la boulangère de ses fourneaux. A l'intérieur ça fourmille toujours même en pleine semaine. Aurélie Bidermann est à l'honneur avec ces colliers "silicy", sortes de curiosités d'ossements flashy, arborées par tous les stockmen à l'étage. On pourrait pleurer devant les vestes épaulées de Balmain qui nous narguent en noir et en blanc. Plouf, plouf, ce sera... ni toi, ni toi. Evidemment on repart bredouille. Surtout parce qu'on est là pour travailler. Même si on dirait pas vu que le monsieur avec sa caméra vient de nous demander de faire semblant d'être une acheteuse pour les besoins du sujet et que l'on s'exécute car on est une gentille attachée de presse docile. Mais n'en parlons plus, ma carrière de comédienne ne décollera pas grâce à France 2, c'est un fait....


Alors comment se console-t-on de n'avoir pu assouvir tant de désirs modesques  ? Et bien on se démerde! On fabrique, on customise. Sans faire des miracles, on rend hommage à la crise en prônant le self home made comme palliatif.

Idées basiques:

- le tee-shirt imprimé: il y aura de la sérigraphie partout cet été, sur les sacs, les tops... On choisit son modèle et on se l'imprime toute seule comme une grande ,sur ce vieux tee -hirt qui risquait la poubelle il y a encore deux jours.
Dans le Top 3 des hommes de ma vie, David Lynch. Réalisateur inclassable qui délie sexualité et bizarrerie comme personne.  Chamboulée par le visionnage nocturne récent de Sailor et Lula, tellement raccord avec le come back 90's de cet été, c'est donc David qui sera mon homeboy affiché, c'est décidé.

- Cloutez tant que vous pouvez. Chaussures, sacs, vestes, bandana puisque lui aussi est un incontournable 90's qu'il faut juste daigner remettre au goût du jour. Direction la droguerie pour rock'n rolliser toute pièce minimaliste dont le potentiel commencerait à s'essouffler.

- Badgez-vous. Régression délicieuse: la machine à badges (Badge Factory à 25 euros). Niveau de compétences requis: 5 ans et un peu de punch dans les doigts. Lacérez vos magazines pour vous épinglez images ou messages préférés.


Veste Gap
Short cuir fripes (Episode)
Shoes H&M




Je vous aurais bien parlé de mon plastron en plumes sauf que j'en suis encore au stade de trouver comment les ajuster autour du col...N'est pas couturière qui veut. Quand j'aurais trouvé une solution digne de ce nom, je me ferais un plaisir de la partager avec vous.
Quant à la manière de bleacher et de trouer un jean totalement obsolète pour lui donner une deuxième vie, j'y travaille également.

Je sais. J'ai de grands projets...


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Published by Laure - dans Look look
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 20:21

Je marche aux coups de foudre. Passion, lubie… Appelez ça comme vous voudrez. Toujours est-il qu’il m’arrive régulièrement de tomber en pamoison devant des objets, des lieux, des gens. Le dénominateur commun de ces coups de cœur : l’inédit. Tout ce qui est atypique, marginal m’attire irrésistiblement.

C’est en me baladant dans les rues de Montmartre une fin de soirée glaciale, mon casque vissé sur les oreilles pour faire taire le brouhaha des voitures, que je suis tombée amoureuse… ou plutôt Tombées du camion, le nom de cette boutique providentielle, un peu perdue dans une ruelle excentrée du coin des Abesses. Derrière une vitrine discrète qui pourrait cacher une quincaillerie, des cagettes et casiers abritent les trésors d’un autre temps. Des bizarreries qui vous retiennent de longues minutes dans leur contemplation. Un voyage au pays d’Amélie Poulain, une plongée en désuétude avec toutes ces petites merveilles amassées sans logique pour réveiller la collectionneuse ou la créatrice qui est en nous. Des bras ou des yeux de poupées, des cartes postales originales  délicieusement rétro, des lettres d’imprimerie, des bagues échappées des tirettes de petites filles, des bribes de jouets, des perles et autres étrangetés non identifiées.



Un stock archaïque, anti tendance, anti utilitaire qui réconcilie avec le superflu. Une ambiance chinerie plane entre ses murs où l’on renoue avec une enfance insouciante rafraîchissante.

Avec un peu d’imagination et beaucoup de sensibilité, nul doute que vous saurez exploiter le potentiel des lieux et de ses trouvailles.

 


Tombées du Camion

15/17 rue Joseph de Maistre

75018 PARIS

 

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Published by Laure - dans Idées chinées
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 21:08
Quand on aime le léopard et les paillettes, à quoi bon choisir?
D'autant que la mode de l'hiver ne nous le demande pas, friande de bestiaux autant que de glitters.
Deux looks en rouge et noir pour être un peu sauvage mais surtout très festive.




Veste Zara
Tee shirt Maje
Jupe H&M
Shoes Zara
Bague Ela Stone
Bracelet Lovelink Redline


Veste et shoes Zara
Robe H&M
Badge perso
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Published by Laure - dans Mode en série
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