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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 22:31

La mode aime bien bouleverser les codes, brouiller les pistes. Amorcé avec le trashy loose de ces derniers mois, le courant de la coolitude continue son petit bonhomme de chemin.

Mesdames veulent se sentir à l’aise, natures, décontractées ? La tendance a bien entendu leur cri de révolte anti-sophistication. Résultat : pyjamas, joggings, bodys, shorts… lazy, easy, homy. Comme dans tous les lieux branchés émergents, le mot d’ordre c’est « comme à la maison ». Dorénavant on se prélasse dans des vêtements symboles de détente ultime ou on laisse l’intimité s’exposer au grand jour.

DAISY LOWE EN PPQ


 Est-ce d’avoir trop regardé Eva Longoria faire son jogging dans Desperate Housewives ou d’avoir rêvé à l’audace de Daisy Lowe en body leopardé PPQ au sortir d’une soirée ? Toujours est-il qu’on en veut aussi du molleton douillet, du loose décomplexant, du shorty sexy sporty, du body body.

Listing des pièces auxquelles il ne faudra pas couper pour satisfaire cette tendance forte de l’été :

Sportswear :

Vous n’aimez pas le sport ? Tant mieux. La mode vous donne enfin un prétexte pour faire semblant. Ou presque. Car sans le corps musclé qui va de pair, il ne faudra pas s’autoriser tous les excès du vestiaire sporty.


CHLOE S/S 09

 

Le shorty exige la jambe fuselée, galbée, ferme. Sans quoi il prendra l’allure d’une mauvaise culotte de grand-mère. .. On vous l’indique bien chez Chloé, dignement porté en version bloomer chic. Merci à sa nouvelle styliste Hannah Gibbons qui renoue, enfin, avec l’esprit nonchalant et sensible de la marque. Oublions d’emblée l’assortiment basket, tee shirt, à moins d’aller courir le 100 mètres. On réservera le shorty à la plage, à ses désormais incontournables spartiates, enfilé en sortie de bain sur un maillot une pièce… autre must have de l’été.

 

STELLA MC CATRNEY S/S 09


Le maillot ou plutôt le body, cet incontournable des catwalks estivaux, décliné en nombre chez Stella Mc Cartney, Alexander Wang, Haider Ackermann, Hussein Chalayan… Découpé, taillé, structuré par le génie de ces créateurs, le body peut se suffire à lui-même...sur un podium. Sinon, on garde la surprise sous une jupette qui joue les volumes pour contraster avec un buste moulé ou on l’enfile sous un tailleur chic, pour s’improviser danseuse étoile sortant de repet’.

JEAN PAUL GAULTIER S/S 09


Et si vraiment on veut du maillot et pas du body, on se résout à l’idée que le deux pièces anti marques de bronzage est un lointain souvenir. Qu’il va falloir le remplacer par le une pièce, certes moins pragmatique, qui amorçait déjà sa progression l’été dernier. Muni d’une cap intégrée chez Jean Paul Gaultier, il rappelle néanmoins que n’est pas élégant n’importe quel maillot une pièce…Sporty oui, mais on est pas là pour un 50 mètres nage libre non plus.

 

Homewear

 

D &G S/S 09


 

Chez Dolce & Gabbana, on sera « pigiama » ou pas. Un défilé à 70 % ambiance sortie du lit et la tendance est là. En chemise, pantalon, robe, le pyjama satiné, gansé, se mixe avec des pièces sobres ou travaillées selon l’effet recherché. Pas question pour autant d’étrenner vos pilous hors de la chambre. L’effet pyjama ne marche qu’avec des matières soyeuses, des formes masculines pour que la magie du détournement opère. Attribut originel de vos nuits, il le restera malgré tout. Un argument de force pour convaincre monsieur qu’en rentrant avec vous, il n’aura pas froid ce soir, si jamais il avait oublié de prendre le sien…

 

ERIN FETHERSTON S/S 09


Si le pyjama n’est pas assez explicite, la mode a pensé à tout. L’été ne se passera pas sans dessous dessus. Les soutiens gorges, combinaisons, bustiers sont de sorties, devenus pièces d’une garde robe de jour. Chez Sonia Rykiel, le soutien gorge se trompe de strate et se superpose à des tops en transparence tandis que chez Chine Belgian Design, c’est justement la lingerie « prêt à portisée » qui joue la transparence. Et si vous jugez les repères trop brouillés, il suffira simplement de laisser apparaître les dessous sous des décolletés assumés : chez Prada les robes froissées laissent la voie libre à l’impudique tandis que Erin Fetherston joue la carte de l’angélisme mutin.

On a bien compris qu’on ne mettra pas de pyjama sur la plage, ni de body pour aller courir. Et qu’on ne s’emballe pas non plus en ressortant son jogging trois bandes  pour autant…Loungewear mais digne.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:53

Vous ne partez pas en week-end pour le pont? Moi si, enfin! Vous vous demandez comment meubler ces 4 jours en faisant sortir de vous le meilleur? Vous n'avez pas été convaincues par ma prestation en Valérie Damido? Me revoilà en version Emilie Albertini, avec deux trois plans couture pour handicapées de l'aiguille. Si on continue, je vais muter en super Nanny et là on pourra commencer à s'inquiéter sérieusement...
Donc amies de la débrouille et de l'économie, voici des idées à potasser pour donner une deuxième vie à vos vieilleries, car quoiqu'on en dise, la crise a cela de bon, qu'elle donne une bonne raison aux modeuses de piocher dans leurs vestiges sans complexes. Plus besoin de cacher votre incapacité pécuniaire vous empêchant d'approcher un it bag avant 6 mois d'économie. Affirmez haut et fort que vous recyclez vos fringues de gamine, on vous trouvera super branchée à surfer ainsi sur la vague de la criiiiiiise.

Le tee shirt à plumes:



On n'a toujours pas trouvé comment le laver sans contorsions excessives pour ne pas flinguer ses plumes, mais on est assez fière de sa petite gueule d'apache revisitée.
Donc le topo: un tee-shirt, une aiguille, un fil, des plumes, un biais... jusqu'ici tout va bien normalement. On commence par coudre le biais au dos du col, puis ce sont les plumes qu'on fixe à équidistance en passant le fil dans la tige, ni plus ni moins ,pour bien les fixer. On recoud ensuite le biais supérieur par dessus le tout, histoire de bien sécuriser la zone et c'est gagné. Niveau montant, on est super à la cool: 5 euros tout compris + le tee shirt


TEE SHIRT AMERICAN APPAREL

Résultat: une petite touche à la Brisa Roché mixée avec les soeurs Coco Rosie et Natasha Khan de Bat For Lashes. Bref que du bonheur comme disent les stars de la téléréalité....Non les programmes prônant la misère humaine ne sont pas mes amis.


LE SWEAT DECOUPE




Il a un faux air d'Alexander Wang et au cas où ce ne serait pas encore bien clair pour vous : LE STYLE NEW YORKAIS, C'EST LA TENDANCE DE CET ETE!!!!
Donc matos: un vieux sweat hyper basique et des ciseaux. Là c'est le découpage qui va faire toute la différence. On range la machette et les ciseaux qui découpent façon dentelles. On veut du brut, coupé franc sans pour autant surjouer le trash. On y va franco en suivant une découpe prédéfinie(en rond, en pointe, en carré...). On commence par enlever le col en suivant le pourtour, on élargit petit à petit sous peine de se retrouver avec une ceinture pour avoir eu la main trop lourde, trop vite. Quand on a découpé un côté suivant une ligne verticale de symétrie imaginaire, on replie le "découpé" sur le "à découper" pour équilibrer l'affaire.


On roulotte les manches pour dégager les poignets, ce qui est ,en tout état de cause, une bonne idée pour dynamiser n'importe quel vêtement (veste, chemise, tee shirt...) et on a un nouveau sweat moins ringard et plus sexy. Et on sourit parce qu'on est contente. Si, si...


Et puisqu'on est bien partie, on prend le premier jean qui passe ou bermuda, bref toile denim à deux pattes, on taille en longueur (pas trop court, on n'est pas à Venice Beach non plus) on fait des revers (essentiels) et dans mon cas, on enlève de toute urgence les poches arrières rebrodées. Brut on a dit, brut.




LE JEAN TROUE



Je vous passe les explications, la polémique, le "au début il y avait Balmain..."Si vous en êtes, pas besoin de vous convaincre, pour les autres, ici s'arrête votre lecture.
Vous voyez Erin Wasson et son jean lacéré? Et bien tout pareil. On le choisit noir, plus soft pour ce genre de discipline qui encanaille suffisamment le dit objet du délit. Le boyfriend restera used, le slim neige ou bleach, le troué est noir, c'est comme ça. Chacun sa mission.
Allez-y à coeur joie, en restant parallèle. Si vous êtes du genre psycho -rigide l'alignement sera parfait, pour les bordéliques vous pouvez toujours ne pas justifier les marges...
Aux ciseaux, au cutter, on finit en tirant à la main et on laisse mère Nature se charger de l'effilochage.



JEAN CHEAP MONDAY
CHEMISE JEAN TOP SHOP
SHOES EDEN SHOES




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Published by Laure - dans Idées chinées
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 17:07

Cette semaine, pour votre plus grand bonheur, Valérie Damido a investi mon corps...Oui Valérie elle maroufle, et bien moi je bombe, je gaze tout ce qui passe, pour le plaisir de m’en mettre plein les doigts et un peu sur les vêtements aussi...

Suis-je une artiste quand je repeints mes cassettes à coups de spray ??? Non point du tout ou juste pour de faux 5 minutes histoire de me faire plaisir. Mais pour autant je sens le flux de la créativité couler dans mes veines, se répandre sur mon œuvre, que dis-je mon trésor, ce miroir... de merde au départ il faut bien le dire ! Gratté consciencieusement par mon amoureux car, autant bomber des cassettes c’est très drôle, autant enlever de la colle  au dos pour redonner une chance à ce miroir l’était beaucoup moins… Le problème de la fille bricoleuse du dimanche, c’est qu’elle ne veut faire que ce qui l’éclate, donc, que son point fort , c’est de bien savoir s’entourer pour le reste.

L’idée c’était : dépenser peu, se faire plaisir beaucoup, faire revivre un objet culte dont le design est quand même absolument fantastique et surtout, surtout, me débarrasser de son prédécesseur, le miroir baroque qui, depuis son achat, fleurit dans toutes les boutiques de déco au point de créer un rejet total du-dit objet at home. Celui-ci, au moins, je ne devrais pas le voir à tous les murs...

Budget minimaliste : 0 balles le miroir (vous en trouverez toujours un qui traîne) , 0 balles les K7 (sauf si vous êtes nés après les années 90 ou que vous êtes inconscients, vous en avez forcément chez vous), 13,50 euros les 3 bombes de peinture (comprendre 4,50 euros pièce et après vous faites votre calcul en fonction du nombre de couleurs souhaitées, comme en mode, plus de trois, c'est caca doigt!).

Petit piston à ce sujet: les bombes décoratives du BHV coûtent démesurément cher (7,50 euros pièce) alors que nos amis les graffeurs travaillent avec des bombes très bien pour ce genre de choses aussi, à 4,50 euros pièce (Montana, à trouver rue du Pont Neuf à Paris).

Reste le problème de la fixation… Question non réglée à ce jour…. Certes, il aurait fallu commencer par là, parce que ma cheminée tire la tronche en attendant son dû, pourtant bien prêt à la rejoindre…

 

ETAPE 1: LE MATOS

une bache (sac plastique découpé...) pour bomber en extérieur, sous peine d'y laisser  ses poumons sinon + les bombes + les K7. Ni plus ni moins.

ETAPE 2: LA PEINTURE

C'est le plus rigolo mais aussi le plus fulgurant! Pas la peine de faire dans le détail, l'intérêt c'est quand même de conserver l'esprit vintage propre à la K7, donc si le travail n'est pas régulier c'est tant mieux. On bombe une face (20 secondes pour pulvériser en même temps 10 K7),  on laisse sécher jusqu'au lendemain (même 12 heurs suffisent...) et on contemple nos amies les "glittered tapes"!!

Ici mix d'or, cuivre et argent. Trois couleurs à ne pas mélanger ailleurs qu'en déco a priori...

 

 

ETAPE 3: LE GRATTAGE

Avec du papier de verre, une éponge grattante, que sais-je... User les K7 de manière non homogène de préférence, et à des endroits différents. Le petit côté vieilli, ce n'est pas bon que pour les fringues!




ETAPE 4: LE COLLAGE

De la glue évidemment et par expérience je peux le dire maintenant, l'utiliser avec parcimonie. Deux points de colle sur chaque cassette, en commençant par celles qui seront à même le miroir. C'est suffisant sinon la K7 swingue sur le miroir sans jamais s'y accrocher! Attendre qu'elles adhèrent après avoir appuyé sur chacune 10 secondes au moment de la pose. Puis disposer, en quinconce par exemple histoire de ne pas être trop régulière, celles qui viennent se superposer à la première couche, le tout en alternant les couleurs.






Recette totalement arbitraire... qui pourra peut-être servir de base d'idées!


 

 

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Published by Laure - dans Idées chinées
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:50


Ce qui se présente comme une aventure se terminera toujours comme une aventure… C'est-à-dire comme une parenthèse que l’on referme sur ce qui s’apparentera, plus tard, dans notre souvenir, à un fantasme. C’est peut être ainsi  que l’on  peut résumer la morale du film de Woody Allen, si l’on souhaite lui en trouver une. Vicky Cristina Barcelona… Un titre qui d’emblée convoque la sensualité au programme de l’imaginaire, à mi-chemin vers L’auberge Espagnole de Klapisch et son parfum estival si léger. Un conte d’été sur fond de voix off, qui raconte la rencontre entre deux amies et un homme et  leurs déboires amoureux.

De sensualité il est essentiellement question et ce, dans les formes, au sens propre incarné par deux actrices troublantes de voluptés, comme au sens figuré des combinaisons humaines qui se livrent au jeu des sensations. Scarlett Johansson, évidemment, incarne à merveille la jeune femme libre d’esprit qui veut s’encanailler en mode bohême sous les cieux de l’été hispanique barcelonais. Mais  la grande surprise, c’est Penelope Cruz et son charisme, son évidence absolue dans le rôle de Maria Elena, une ibère au tempérament corrosif et extrémiste, véritable cliché de l’espagnole sanguine qu’elle campe parfaitement….Donnant même de l’envergure au film dont les deux héroïnes principales apparaissent un peu en demi-teintes.

Décoiffée, parfois fagotée, artiste tourmentée, elle régale. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore cédé aux charmes des deux actrices, il restera toujours, et non des moindres, Javier Bardem, sculptural peintre absolument érotisant dont la seule enveloppe charnelle est déjà une promesse de plaisir.

Y a-t-il une chance de ne pas succomber à l’invitation explicite que fait cet homme à Vicky et Cristina à leur arrivé à Barcelone ? Non et c’est peut-être le propos du film. Prouver que l’audace conciliée à la beauté ferait succomber qui que ce soit. Et c’est une simple vérité qu’il est beau de voir s’illustrer à travers ces personnages dont l’esthétisme seulement, suffit à rendre le film agréable.

Vicky et Cristina ont des tempéraments totalement opposés, l’une guidée par un romantisme et une passion exacerbés, l’autre promise à un mariage sérieux et discipliné. Chacune à sa manière, et au terme d’un cheminement dont l’issue apparaît toutefois évidente, se laissera porter par cette passion, cette fameuse passion qui est le moteur du film, bien plus que l’amour, qui en demeure, pour autant, la grande question….

Quant à Maria Elena, l’ex-femme du bellâtre qui refait surface,  aussi folle, aussi destructrice soit-elle, elle rend le paroxysme de cette passion tangible. Son personnage hante tout le début du film en filigrane dans les mots de l’ex mari et son apparition dans un deuxième temps, est à la hauteur de la place qu’elle occupait dans son esprit. C’est elle qui vampirise tout.

Apprend-t-on quelque chose en regardant ce film ? Non. On confirme ce que l’on sait secrètement : qu’il faut tuer la tentation dans l’œuf si l’on veut avoir une chance de ne pas y succomber, qu’il faut avoir l’honnêteté de reconnaître l’aventure comme telle et ne pas vouloir la muer en autre chose, que la passion vit dans tous les cœurs, même les plus sages en apparence…

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Published by Laure - dans Au programme
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 23:57

Il cumule les avantages de ses prédécesseurs : myspace, msn, copains d’avant même meetic… Depuis septembre 2006 seulement et 200 millions de membres plus tard, facebook est l’ennemi numéro un des patrons. Pour cause : quoi de plus tentant que d’ouvrir sa page en arrivant au bureau le matin pour se connecter au réseau de ses connaissances et partager leur quotidien en live !

Car c’est ça facebook : la magie du virtuel qui s’invite en plein réel… en temps réel !

Passage en revue des réjouissances et des déboires liés à un usage abusif de facebook :

-Grâce à facebook fini le sentiment de solitude extrême. A moins d’être au départ ermite et de cumuler 10 amis au compteur, pas moyen de voir s’afficher une liste d’amis vide à toute heure du jour et de la nuit. Il y a toujours un insomniaque, un fêtard de retour de beuverie, une maman lève tôt, un chômeur qui se connecte en plein aprem pour tailler la bavette.

- Grâce à facebook fini le plaisir de rayer pour de bon son ex de sa vie au moment où il la quitte dans les faits. A moins de le « delete », acte d’une sauvagerie virtuelle extrême s’il en est,  vous continuez à partager son quotidien dans les moindres détails y compris ceux que vous préfèreriez méconnaître. Il est re-maqué, il pisse sur son meilleur pote (sur son wall précisément…), il est allé à la même soirée que vous où vous savez désormais que vous l’avez bien raté, il est  devenu fan de Dalida et vous l’aviez ignoré tout ce temps, il part en vacances en Thaïlande dans deux semaines ce salaud… Tout, tout, tout,  vous saurez tout de cette nouvelle vie sans vous qui s’étale non seulement pour vous mais aussi pour tous les amis que vous êtes obligés de garder en commun dorénavant car ils n’oseront pas tous le supprimer sans préavis de leur liste… tellement plus barbare que d’arrêter de le voir pour de bon, ce qu’ils feront en revanche…

- Grâce à facebook vive la mythomanie, les stratagèmes, le royaume du leurre. Vous cochez tous les événements auxquels on vous invite histoire de vous inventer une vie trépidante et bien remplie. Vous êtes célibataire, en couple, en un clic, et avec la complicité d’un pote vous pouvez même identifier la bête au vu et au su de tous, histoire d’enfoncer le clou. Vous êtes très sociable, 570 amis dont 370 requestés à l’aveuglette sur toutes les pages de vos vrais potes histoire d’étoffer le tableau de chasse. Vous avez des messages à faire passer : rien de tel que de vous faire tagger à la demande dans une soirée entourée de beaux mâles pour signifier à votre ex votre grande joie de vivre retrouvée. Vous n’avez plus d’âge, une mode de l’omission de l’année de naissance sévit même en force en ce moment sur le site…Vous connaissez des stars qui brillent dans votre liste, en fait il s’agit de pages créées par des fans avec un joli visuel confondant de vérité.

- Grâce à facebook, vous pouvez classer vos ex par dates, vos futurs par liste, vos amis par genre. Vous pouvez trier les disques que vous aimez, les films que vous n’oublierez jamais, les photos que vous ne voulez pas perdre, les expos que vous voulez allez voir. Vous pouvez apprendre de grandes choses, quelle marque vous êtes, quelle héroïne de Sex & The City vous pourriez incarner, quel type de drogue vous seriez, quelle couleur, quel pays, si vous avez bon caractère, quel sera votre futur job, offrir des cadeaux nuls, chier ou vomir sur vos amis, bref vous occupez sainement et intelligemment l’esprit au lieu de perdre du temps à bosser pour la France.

- Grâce à facebook, vos amis sont au courant de vos moindres faits et gestes si vous le souhaitez, la police, la nation aussi. Vous avez acheté une nouvelle paire de chaussures, organisé votre anniversaire, démissionné, perdu votre chat, été tabassé par vos collègues, mangé une pomme…. Chaque minute compte. Les changements de statuts et de photos de profil en disent long sur votre état d’esprit, votre évolution, sans avoir besoin de dépêcher l’AFP pour une petite gastro dont facebook va se faire le relais fissa auprès de vos proches.

- Grâce à facebook vous pouvez comparer vos amis, leur faire claquer du fric virtuel pour qu’ils sachent enfin si vous avez envie de coucher avec eux, de partir aux Seychelles ou si vous pensez qu’ils mentent à leur banquier. Ils vous font de faux câlins, vous kick, vous poke, enfin ils s’occupent de vous comme jamais à base d’actes invisibles tellement significatifs…Grace à vos amis vous retrouvez d’autres amis, perdus de vue volontairement ou non, vous pouvez vous réjouir de la proportion de mariages à laquelle vous ne participez pas, des deux enfants d’avance qu’ils ont sur vous, de leurs vacances à Deauville pendant que vous glandez à Paris, de leur tête après une bonne murge qu’un acolyte a jugé bon de balancer au grand jour. Vous pouvez reprendre contact avec des gens que vous ne verrez jamais et vous rappeler pourquoi avant facebook vous n’aviez pas cherché à les revoir. Vous pouvez recouper que votre ex connaît très bien votre super copine Truc, ce que vous ignoriez mais qui explique mieux maintenant pourquoi Truc était gênée quand vous parliez de Machin…

Bref facebook c’est le bonheur de la gestapo réconcilié avec les joies de Perdu de Vue. Une espèce de copinage géantissime qui tue le temps. Dans tous les sens du terme !

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 22:23



Cher Pete, ou plutôt Peter, sorry darling… Tu l’as pas volé ton « r » de maturité j’avoue... Je me refusais totalement à céder à toi, dandy décadent tellement cliché, qui se tape que des it girls britanniques. Trop facile, trop évident. La faute à Bat For Lashes qui m’a attirée jusqu’à la Fnac ce lundi pour la sortie du deuxième album. Et là, sur la borne d’écoute, tu m’attendais tranquillement avec Grace/Wastelands.

Aux premières notes de la deuxième mélodie Last of the English Roses, je succombe. Elle est belle ta voix qui se pose, avec quelques réminiscences de tes cris d’ancien déluré dans le timbre.  Ils envoûtent comme il faut tes arrangements, ta guitare que tu gratouilles, ok, ok, la midinette qui sommeille en moi veut bien transiger deux secondes pour un sourire en coin, en se laissant bercer par tes balades, rockeur...

Oublié ton teint blafard et tes chicos pourris qui ont pu remettre sérieusement en question les goûts de Miss Kate en matière de keums. Le charme opère, oui, oui, oui.

C’est tantôt country ringard, à la limite du road trip sur la route 66. Un coup d’Harmonica et de guitare folk avec ce timbre à la The Virgins et là, effet immédiat : grand pré vert sous la bruine, marguerite entre les dents. Je voyage, je m’évade. Gagné. Surprise à tous les étages : accords à la Keziah Jones, claviers bluesy,  jolie mélancolie teintée de rock retenu, sample à la Gainsbarre un peu décadent. C’est lancinant, c’est délicat, comme une valse qui emporte dans son tourbillon. Les entrées en matière sont toujours délicieuses… Et là je me dis que si, si, peut être derrière tes yeux de jais cerclés, ton chapeau vissé, il y aurait bien un mec talentueux qui n’a pas fait qu’érotiser les soi-disant rockeuses de l’époque Libertines ou Babyshambles. Il se pourrait bien aussi qu’il y ait un type capable d’emballer leurs grandes sœurs avec ce petit bijou ténébreux et poétique.

Peter, Peter, ça faisait longtemps qu’un garçon n’avait pas caressé la corde sensible….

Thanx honey...

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Published by Laure - dans Décibels
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:30

En ce moment je suis, comme qui dirait, pas bien câblée. Alternante, déphasée, tantôt fofolle, tantôt tristoune. Maniaco-dépressive diront les plus défaitistes, en rémission dirais-je pleine d’espoir !

J’ai comme le sentiment que les 3 paires de pompes que je me suis enfilée ce mois-ci, y sont aussi pour quelque chose. C’est comme si mon état d’esprit suivait le leur à la trace. Vous voyez bien que ça tourne pas rond… Déjà parce que trois paires de chaussures en un mois, c’est au moins deux de trop, ensuite parce que je devrais peut -être m’inquiéter que mon humeur devienne tributaire des chaussures que je porte. M’en fous, en cas de pénurie de sentiments, bonheur, réjouissances, la chaussure c’est encore le moyen féminin le plus adapté de se faire du bien là où ça fait mal.

D’une parce que ça ne sert à rien et ça, ça génère toujours un plaisir énorme, ensuite parce que ça renouvelle. En cas de besoin de renouveau, changement, c’est toujours mieux qu’une teinture rousse que je pourrais regretter nettement plus qu’un compte à découvert (si, si j’y ai songé sérieusement pendant 24h, c’est pour dire à quoi je suis réduite… !!).


Ca a commencé avec une paire de sneakers. J’étais tombée amoureuse d’un modèle tout à fait voyant et massif et je me suis retrouvée avec un modèle tout à fait fin et discret. Normal quoi. La contradiction dans toute sa splendeur, ou comment se pâmer quinze jours devant une paire de chaussures, clamer que ce sera celle-ci et aucune autre, pour finalement changer d’avis en 2 secondes 30. Mission dominicale accomplie : j’ai pris mon meilleur ami sous le bras, ou presque, et je l’ai traîné sur les Champs- territoire si agréable par temps de week-end- pour assouvir mon besoin incontrôlable.

Une fois le modèle Scandal de Nike validé par l’expert en la matière, j’ai donc fait résonner le tiroir caisse, d'un coup de CB magique. Ce petit engin fantastique qui claque des fortunes sans en avoir l’air…Alors qu’est ce qu’elles nous disent ses jolies baskets de fiiillles ? Et bien qu’on en a ras le bol de se traîner en talons quand on a le dos flingué et qu’on veut briller un peu quand même en paillettes et vernis, parce qu’on en reste pas moins une fille. Depuis je trace plus vite que Bioman dans les couloirs du métro, je me la pète street  et j’écoute NTM pour aller au boulot, comme si porter des  baskets faisait de moi une caillera alors que suis toujours une modeuse déguisée en meuf cool. Bullshits. J’aime bien m’inventer une vie.

 


Ensuite il y a eu le syndrome "post coup de foudre' = achat impulsif. Présentation pour un client, journalistes de mode par dizaine et là, merveille, l’une d’entre elles, portent aux pieds des sandalettes cloutées à tomber, et ce, par 5 degrés. Bluffée par le courage vestimentaire incroyable de la demoiselle, je m’empresse de lui voler la marque de ses tatanes de ouf pour faire tout comme elle, en collant noir et même tout en look noir d’ailleurs, parce que ça flashe ces clous argentés sur du black.

Direction New Look avec une seule idée en tête. De toute façon pas moyen de dévier du droit chemin, parce que tout ce qui se passe alentours, se passe de commentaires… Miracle de la vie : le modèle, une paire, une taille, la mienne. La vie apporte parfois des réponses tellement évidentes à des questions tellement cruciales… Du genre Balmain à 40 euros, et mini talons, même pas trop laids pour une fois, c’est tout ce que je demandais. Oui, j’ai revu quelques exigences à la baisse, certes. Quand je les chausse pour la première fois, je me sens un peu comme Cendrillon dans sa pantoufle de vair version sexy rock 2009. Je minaude. Je me sens fille, femme, que sais-je, je cliquète sur le pavé en écoutant The Unforgiven, Black Album de Metallica de circonstance, pour flash back dans les années 90 qui bercèrent ma jeunesse. James Hetfield, ta voix rauque et ténébreuse me fait grrrrr dans le corps, j’avais oublié cette chape d’obscurité fascinante quand je t’écoute. Folle, oui folle. Le soir, je les range dans mon placard à côté des escarpins à clous, ballerines à clous, boots à clous… Prise de conscience simultanée de certaines affinités en la matière. Il va falloir me sevrer. Celle-ci sera la dernière paire à clous…. Avant la prochaine….

 


Et puis il y a eu l’épopée britannique. Un ancien coup de foudre qui s’est renouvelé il y a quelques mois de cela. En allant chez Vivienne Westwood pour travailler à choisir des vêtements pour une boutique (trop dur la vie d’attachée de presse…), il y avait une fille avec des bottes de la marque, que j’avais rangées dans ma mémoire pour cause de frustration certaine à l’arrivée. La question fatidique tombe. Réponse : elles existent encore.  Les pirates de leur petit nom. Rien que cela me fait frémir de bonheur. Folle, oui je l’ai déjà dit.

Donc direction les Galeries Lafayette où elles n’existent pas en noir….Enfer, damnation. Rien à foutre, Londres n’a qu’à bien se tenir. Branle-bas de combat, tous mes contacts anglais sont harcelés de messages pour aller acquérir pour moi au flagship store de la marque, le graal et sauver ma santé mentale du même coup. Trois mois d’économies sages pour pouvoir les acquérir, avec une petite ristourne négociée à l’occasion de mon anniv, ce sont trois mois de désir qui monte, qui monte, qui monte… Et finalement un paquet Fedex envoyé en 48H from London. Et là, ouverture du colis tant attendu, surprise, « tiens les sangles sont beiges au lieu d’être marrons, tiens le 40 anglais taille comme du 42 … », mais, sourire béat tout de même en enfilant les fameuses boots enviées sur tellement de pieds depuis tellement d’années. Puis, grand jeu : lanières superposées, enfilées à l’arrache avec boucles pas bouclées. Le punk  made in Vivienne s’empare de moi. J’ai envie de péter la gueule au mec qui me lâche la porte au nez dès le lundi matin dans le métro, je tire la tronche comme tout le monde sauf que je le fais avec un air encore plus très très méchant, et je trace la mine gravissime sur fond de Prodigy décadent. Smack my bitch up… Fuckin’ good idea…

Alors tout ça pour ça me direz-vous ? Et bien oui. Parce que sinon des chaussures comme ça, sans histoire, sans décor, sans contexte, c’est très joli… Mais c’est chiant.

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Published by Laure - dans Look look
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 20:23



Elle est grande, brune, élégante. Elle travaille au Vogue mais aussi comme conseil pour des marques de luxe. Emmanuelle Alt a largement contribué au re-lancement de Balmain sur la scène mode. A coups de paillettes sur fond de rock attitude. Autre collaboration, même combat: Isabel Marant. La styliste spécialiste du bohême chic est passée entre les mains de la modeuse et ça se sent.
Il faut bien le dire, la patte est tangible, reconnaissable. Pour autant elle aurait un peu tendance à uniformiser ces deux marques qui, pourtant, jouaient dans des cours bien différentes.
Mais va-t-on s'en plaindre? Quand on fait partie de celles, comme moi, qui ne peuvent pas s'offrir du Balmain mais pourraient bien économiser pour s'acheter du Marant...

Le rock a encore de beaux jours devant lui, à en juger par le noir de rigueur pour l'hiver, le monopole du glitter et le clou absolument incontournable.
Il y aura donc encore de l'animal, encore du sarouel, encore de la veste épaulée. Les années 90 n'ont pas dit leur dernier mot, même si l'ambiance des catwalks hivernaux est largement investie par un esprit très soir, sophistiqué, une hymne à une féminité ostentatoire anti-crise décliné, il faut bien le reconnnaître, avec maestria par ces deux marques.

Petit tour d'horizon:

ISABEL MARANT






























































































































































BALMAIN






















































































































































































































































































































Ex aequo pour les boots à clous d'Isabel Marant et les sanglées de Balmain.... Pour un peu on zapperait l'été et ses pieds nus....
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 22:23
Il y a déjà un mois jour pour jour, nous sortions le premier numéro du magazine Mode Opératoire. Nous voilà déjà au numéro 2. Son thème: Fatale. Un petit avant-goût avec l'edito et la couv. Je compte sur vous pour venir nous rejoindre sur:

http://www.mode-operatoire.com


Here she comes you’d better watch your step/ She’s going to break your heart in two, it’s true. Le Velvet Underground vous avait pourtant prévenus…On ne résiste pas au pouvoir de la beauté et du caractère rassemblés en une seule femme. Fatale. A force de boyfriend jean et de parité uniformisante, on en aurait presque oublié les attributs de la féminité et ses vertus. A force de rengaine de crise, on en aurait presque perdu de vue le fantasme et ses bienfaits…A force de culte de la facilité, on en négligerait le désir, l’esthétisme, leur nécessité et leur magie. Est-ce pour toutes ces raisons que l’hiver 2009 s’annonce comme le retour à une tendance ultra féminisante ? Est-ce pour cela que glamour et sensualité reprennent leur droit en cette période de morosité plombante ?

Quoi qu’il en soit messieurs, réjouissez-vous : les femmes sont de retour. Mode Opératoire se penche sur la question ce mois-ci et dresse un panorama des références et de l’avant-garde en matière de féminité. Succombez.

Miss Marion nous surprend avec un cours en live de tassel twirling et nous emmène dans son univers de new burlesque et d’artiste plasticienne. Barbie l’indétrônable, se décortique sous les doigts de Margaux Lange, tandis que nos ongles votent pour la marque de vernis Essie. Cécile Togni des Putafranges nous dévoile sa playlist à écouter en lisant Evana 4, polar psychologique qui multiplie de séduisantes héroïnes. Agent provocateur, la marque britannique de lingerie débridée, nous convertit aux plaisirs des dessous. On vide la trousse de maquillage d’une Fatal Beauty, puis on va faire son shopping déco, mode et accessoires dans les thèmes Sexy Homy et Convoitise du portfolio. Catherine Malandrino, qui a exporté son élégance française aux USA, nous donne toutes ses bonnes adresses new yorkaises.  On (re)découvre le chef d’œuvre de David Lynch, Mullholland Drive, réalisateur/sublimateur de femmes ou en plonge dans le thriller obscur The Chaser. En version free style, Matheo de Bruvisso nous livre une digression mythologique décalée sur le thème de la femme fatale.

Si après ça vous n’avez pas rangé vos baskets au fond du placard….




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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 13:46



Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville... Oui oui bon, pas une raison pour se laisser abattre! Pour cela K-Way, la marque de notre enfance, qu'on s'enfilait en banane autour de la taille, fait son grand retour. Mais entre temps la marque a bien cerné les exigences de la mode en matière de couvre pluie. Hors de question de se contenter du modèle classique, les nouvelles éditions osent toutes les fantaisies et c'est tant mieux. Parce que quitte à avoir l'air d'une post-ado, autant que ce ne soit pas à moitié!

Modèles avec des noms comme Lily, Marilyn ou Jack, 100% nylon, waterproof et repirant, 100 à 130 €, du XS au XL - infos : 01 53 25 13 30 

 
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