News mode

Lundi 7 septembre 2009

Il y a quelques jours je vous parlais de régression avec mes cartables. Cette semaine je récidive avec les oreilles de chat ou de souris. La faute à la mode. Après le serre -ête, le headband voici donc les oreilles, le nouveau couvre chef de la rentrée. Difficile à porter? Certes. Ridicule: peut-être. Cela dit une paire d'oreilles en dentelles façon playboy pourrait bien avoir son petit succès auprès de la gent masculine... Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour trouver des excuses à la mode.

 

COMMES DES GARCONS HIVER 07/08

 


Sur ce créneau, certaines marques avaient déjà dégainé les grosses oreilles il y a quelques années, comme l'hyper branchée Comme des garçons.

Depuis, du Jalouse au Marie Claire, du Elle au Biba, les oreilles ont poussé de partout  dans les spéciaux mode de la rentrée. Amies ludiques et nostalgiques, à vous de piocher dans les créations des marques qui ont opté pour un peu de déguisement décalé dans votre accessoirisation.

BENOIT MISSOLIN

Sa version fil de fer à fait succomber toutes les rédactrices de mode et il est vrai que sa sobriété très mutine pourrait bien inciter deux trois d’entre nous  à organiser un goûter déguisé pour leurs 30 ans.

 


 

 

MISS BIBI

Ses bijoux joujous aussi ont séduit la presse mais c’est surtout sa bague Minnie qui remporte tous les suffrages (rappelant vaguement un collier oreilles de Mickey d’un certain JCDC…)

 


 

LOUIS VUITTON

Chez le malletier, on opte pour le king size extravagant et on  le décline quand même en version serre-tête avec nœud à taille humaine pour celles qui ne veulent pas être obligées de se pencher pour rentrer dans le métro. Et pour convaincre la lapine hésitante, la marque hisse ses oreilles sur la tête de Madonna qui s'y connaît en matière de réchauffement corporel à base d'accessoires sexy...

 


 

MAISON MICHEL

Avec une campagne construite comme un annuaire en images de la hype, Laetitia Crahay, jolie et talentueuse D.A de la maison (également créatrice des accessoires chez Chanel) propose la version la plus raffinée et il faut bien le dire, la plus irrésistible, des oreilles en mode bunny et en mode minnie.

 


 

 

Et  ceci étant, on en revient toujours à la même question: ui du chat ou de la souris aura le dernier mot?...

 


Par Laure
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Dimanche 23 août 2009
L'hiver sera plat. Non pas plat comme le pays de Brel ou comme une femme sans seins. Plat comme des semelles sans talons, comme le répit du diktat de la hauteur, de la cambrure, de la cheville fébrile, du mollet tendu, du genou dézingué. C'est la fin du 1 km/h en ville, du girafe style en toutes circonstances. Femmes à escarpins, au placard, on ne veut plus de vous. C'était la minute "j'aime la ballerine de flemmarde".

Oui, mais. Le problème du plat c'est qu'il a beaucoup de mal à bien s'entendre avec l'élégance et l'allure. C'est un fait. Qui dit plat, dit plus près du sol. Dit ras les pâquerettes. Dit pas classe.
La preuve par trois avec les nouveaux modèles de l'hiver, les must have pour parler un bon langage fashion.
A y regarder de près ce plat là va avoir vachement de mal à nous faire rêver.... Sans parler de ces messieurs...
Mais comme il faut de tout pour faire un monde (n'est-ce pas Willy?), voici quelques exemples à l'appui. A éviter donc.
Oui ici on ne donne pas seulement des pistes à suivre. On interdit aussi. Leçon numéro 1: La mode, c'est le fascisme.

LES BROGUES (ici chez Urban Outfitters)

Cet hiver, c'est boyish à fond les manettes. On s'entête avec son boyfriend jean, on persévère avec son blazer, on y rajoute chemise d'homme s'il le faut et également souliers de garçon. Les Brogues, ersatz de derbies en proportions moins flatteuses, c'est le godillot qui aurait bouffé une richelieue, ou comment deux chaussures pas démentes seules, deviennent encore moins démentes ensemble. Sévère je suis...Cloutées de la sorte, elles pourraient bien avoir leur petit effet avec un look sobre en pantalon 7/8 et veste de tailleur. 4/10


LES CREEPERS (ici SONIA RYKIEL)

Pour ceux qui ont arrêté l'école en 6 ème ou qui n'ont jamais écouté Radiohaed (c'est mal), on rappelle que creepers vient de creep, vermine en anglais. Autant dire que le nom annonce la couleur. Les creepers c'est pas beau, mais c'est un peu fait pour ça! C'est confortable peut-être, c'est symbolique évidemment (le mouvement rockabilly des années 50 en avait fait son attribut et comme le rockabilly revient, les creepers aussi) mais c'est donc toujours moche. Même chez Sonia Rykiel...En l'occurrence j'ai envie de dire, surtout chez Sonia Rykiel. Que Sonia me pardonne. Quitte à laisser sa chance au rockabilly, allez donc vous dégoter un teddy va. Là, vous serez pardonnés. 1/10



LES MOCASSINS (ici REPETTO)

Oui Michael Jackson est mort, oui la vie est trop injuste, ce sont toujours les meilleurs qui nous quittent trop tôt et blablabla... Heal the world, make it a better place...Ca suffit. On a eu droit au tee shirt RIP MJ, aux radios qui nous rebattent les oreilles avec Thriller, aux infos qui oublient le monde pendant une semaine pour se vouer au décès de l'homme au visage de mutant. Va-t-on maintenant devoir remettre des socquettes blanches dans nos mocassins? (Déjà va-t-on remettre des mocassins, c'est ça qu'il faut se demander en premier lieu...). La réponse est non. Sauf si vous me trouvez la tenue adequate... Parce qu'ils ne sont pas si laids ces petits mocassins vernis.... Oui, les femmes sont pleines de contradictions. Oui, c'est agaçant. Que celle qui ne s'est jamais trahie me jette la première pierre. 6/10













Par Laure
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Mardi 28 juillet 2009
Alors que nous dit la mode en ce mois d'août où les collections d'hiver fleurissent dans tous les coins?
Et bien la mode nous dit clairement qu'elle n'en a rien à foutre que les années 90 aient laissé aux oubliettes quelques modèles phares, que la mode ELLE décide si ELLE veut de les ressortir de nulle part, d'en faire les nouveaux must have de l'hiver 2009. La mode nous dit que rien, jamais, ne trépasse, si MADAME a décidé qu'il y aura une deuxième chance. Et nous voilà donc avec ce que certains jugeront être un affront au bon goût, un come back injustifiable du ringard, une imposture marketing honteuse, ou bien, une réminiscence délicieusement nostalgique de ce qui fut, pour nous trentenaires, les must have de notre adolescence... appelation qui d'ailleurs n'existait pas à l'époque...A vous de juger si vous voulez enfin devenir le King de la récré en représailles de frustrations bien ancrées, si vous voulez laisser derrière vous le souvenir douloureux de ces quelques collectors ou... si vous êtes déjà en train de retourner les cartons dans le placard pour le grand retour de:

LA DOUDOUNE CHEVIGNON

Au collège n'était pas bourgeois qui ne l'avait pas... Avec ses manches amovibles et son empiècement de cuir baroudeur, la doudoune Chevignon signe son grand retour. Sorti de l'esprit malin des commerciaux de la marque en mal de renouveau, elle s'invite dans les pages du Jalouse ce mois-ci et simultanément dans les boîtes mail des rédactions mode,  jouant sur la corde sensible de la régression. De mille francs elle passe à 450 euros et prouve que petit bourgeois deviendra grand...



LE SAC A DOS EASTPACK OU LE SAC A DOS TOUT COURT

Une fois qu'on a essayé la besace (Dreyfus), la cabas (Vanessa Bruno), le Bowling (American Apparel), la pochette (Dior) et j'en passe, il reste? Le sac à dos. C'était ça où la banane sauf que la banane a eu plus de mal à convaincre les modeuses en quête de pragmatisme. Reprenez les tractions, vos trapèzes vont trinquer cet hiver car il faudra se mettre à dos tous les clichés pour être dans la tendance. Pas non plus à n'importe quel prix... Sans les 3 chiffres du montant créateur, on risque le premier degré incompris de la sphère fashion. Pour les je m'en foutistes, soyons fous, un bon vieux sac en nylon à bretelles et roulez jeunesse!




BAGPACKS ALEXANDER WANG



EASTPAK BY RICK OWENS


TIMBERLAND / COLETTE

Après la chemise bûcheron, c'est la chaussure du monsieur très fort et viril qui casse du bois dans la forêt, qui s'invite pour la rentrée. Une seule référence en la matière: la Yellow Boot de Timberland et une édition spéciale chez Colette en septembre en 40 exemplaires aux couleurs de la boutique. Si cette version là ne vous convient pas, vous aurez même le doit aux Rangers dans le genre. Le roots, le grunge sont définitivement homologués.



Amis du diktat mode bonsoir. Je reviens bientôt avec de nouvelles autorisations concernant le port vestimentaire. Rompez!


Par Laure
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Mercredi 1 juillet 2009


Voilà une bonne initiative internet qui mérite d'être soulignée!! Alors quand en plus elle vient d'une super pote...

Notre première mannequin pour le magazine Mode Opératoire (www.mode-operatoire.com) et également complice de la rédaction pour les numéros à venir, lance sa propre page perso... et c'est tant mieux!
 
Wear Off Duty (www.wearoffduty.tumblr.com), c'est le nouveau blog mode de Zoé, une modeuse pas comme les autres. Du genre de celles qui tentent les pantalons à fleurs roses sans complexe... Et ça, c'est remarquable dans tous les sens du terme!! Mais surtout une fille simple, drôle, naturelle, hyper stylée, hyper pointue, qu'on aime parce qu'elle ne se prend absolument pas la tête et qu'au passage elle a tout pigé.

Une fille qui, du haut de sa vingtaine, a déjà compris qu'avoir de la personnalité, c'est aussi ça "être à la mode"....Et pas nécessairement suivre le courant. Ma it girl à moi en somme!
Instinctive, sensible, avant-gardiste avec son style rien qu'à elle, elle plonge dans l'armoire des ses compatriotes pour notre plus grand bonheur.
 
Toutes les semaines, elle nous livre un focus sur une personne (homme, femme, enfant, chien!!) , sa garde-robe, son univers, shootée at home. Un site sobre, efficace, résolument moderne comme elle, qui a la volonté sans prétention de dresser un tableau socio-vestimentaire plutôt que de faire du repertoring de marques... Maligne la rouquine!! Retenez bien son credo mode:

DON'T THINK, SHOOT!

Par Laure
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Lundi 15 juin 2009

Mon amoureux me disait ce matin qu’il aimait les bottes en caoutchouc. Décidément les hommes regorgent de surprises… On passe pourtant des heures parfois, à chercher le juste équilibre vestimentaire pour ne pas les agresser visuellement et satisfaire nos besoins modeux, souvent incompréhensibles il faut bien le reconnaître. Et là, ils vous balancent la surprise, le truc qu’on n’avait pas vu venir, croyant avoir bien cerné les goûts de la bête…

 

Est-ce d’avoir constaté que mon placard abritait tout ce qui existe en matière de chaussures : bottes, escarpins, sandales, tongs, spartiates, ballerines … qui lui a laissé penser que je pouvais aussi avoir des bottes en plastoc ? Est-ce pour prouver son ouverture d’esprit par temps de pluie, qu’il prôna ce matin le port de la botte en pétrole ?

 

Toujours est-il que le beau gosse m’a scotchée avec cette répartie tout à fait inattendue qui, contre toute attente, m’a aussitôt fait réfléchir à la question cruciale du : « bottes en toc ou pas » ?…

 

Et je dois dire, qu’aussi mystérieux soit le paradoxe, par plus de 20 degrés, il est malgré tout assez aisé de s’imaginer en court, tout en gardant ses petons au sec dans de grandes bottes hermétiques. Une rédactrice de mode bien lookée en Hunter plus tard, un tour sur le site de Aigle pour constater la raisonnabilité des tarifs de la chose et trois quatre arguments sous le coude (comme un prochain week-end en Normandie ou tout simplement la météo des 3 prochaines semaines à Paris), je les tiens mes raisons mentale, pragmatique et sentimentale d’acquérir des bottes en plastique ! …

 

Dont je suis convaincue que mon chéri, totalement inconscient de ses propos au réveil, finira bien par se moquer quand même…


MODELES HOMOLOGUES:

AIGLE



HUNTER / JIMMY CHOO




MARC BY MARC JACOBS






INTERDITES MEME EN CAS D'URGENCE 


 
Par Laure
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Jeudi 12 mars 2009



Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville... Oui oui bon, pas une raison pour se laisser abattre! Pour cela K-Way, la marque de notre enfance, qu'on s'enfilait en banane autour de la taille, fait son grand retour. Mais entre temps la marque a bien cerné les exigences de la mode en matière de couvre pluie. Hors de question de se contenter du modèle classique, les nouvelles éditions osent toutes les fantaisies et c'est tant mieux. Parce que quitte à avoir l'air d'une post-ado, autant que ce ne soit pas à moitié!

Modèles avec des noms comme Lily, Marilyn ou Jack, 100% nylon, waterproof et repirant, 100 à 130 €, du XS au XL - infos : 01 53 25 13 30 

 
Par Laure
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Dimanche 25 janvier 2009


 

Vous vous souviendrez peut-être que ma première tentative de soldes avait largement échoué… Et bien la deuxième sans grand fracas, m’a un peu réconciliée avec ce qui est normalement la période de l’année faste pour toute acheteuse.

Deuxième état des lieux :

COMPTOIR DES COTONNIERS : Chez Comptoir on vend des basiques. Est-ce que c’est bien clair pour tout le monde ? Bon et bien pendant les soldes on vend toujours des basiques, un peu moins chers certes mais toujours basiques. Pour ne pas dire ennuyeux en l’occurrence. Du gris, du noir, du marine, c’est triste mais pas qu’à cause de la couleur. Pulls interchangeables avec ceux des 12 dernières collections, pantalons classiques sans âme…


KOOKAI : Il y aurait bien cette petite maille matelot, ou ce top gansé, ils ne sont pas très chers pour le coup… Mais un débardeur en cachemire, c’est soit trop chaud pour quand on veut sortir ces bras pour de bon, soit trop froid pour qu’on en apprécie la découpe en plein hiver. Alors à quoi bon ?

 

MAJE TOME 2 : Il est là le petit top qui brille parmi toutes les tristesses pas très créatives de cette saison. Avec son plastron de fils argentés tout autour du col. Il sera parfait sur un jean droit, un legging…Maman vous dit que Noël c’est fini, qu’il faut ranger les guirlandes. Mais elle acquiesce finalement au pouvoir festif du dit tee shirt à 60 euros tout de même, une fois enfilé. Va pour la folie, il coûtait le double quand même et ça, ça aurait été du vol en bonne et due forme.


GAP : Au royaume du casual, il y a souvent, il faut bien le reconnaître,  des trouvailles très accessibles à faire. Ce gilet Chanelisant 100% laine, mélangé noir et blanc à bords noirs à 20 euros au lieu du quadruple… Cette veste de tailleur dans toutes les tailles à 50 % (40 euros), coupe impeccable, longue, très très légèrement cintrée pour l’allure. On lui retrousse les manches pour voir son potentiel boyfriend et là, miracle…La couture intérieure est violette et elle n’attendait que votre perspicacité pour apparaître sous vos yeux ébahis de tant de délicatesse du détail.


ZARA : On a beau fouiller, retourner dans tous les sens, pas de 40 dans les nombreuses chaussures qu’on s’autoriserait bien à ces petits prix. Des doudounes, des robes austères, et … et… et la robe qu’on avait repéré. Bustier, léopard rouge. Autant dire un one shot du plus pur effet…Pas soldée et pas dans ma taille. Ca agace pour le principe. Deuxième essai une semaine plus tard. Elle est encore là et elle coûte 30 euros saperlipopette. Mais résistons les temps sont durs. On pense très fort au principe du «si  je ne l’ai pas achetée la première fois, c’est que je ne la voulais pas vraiment et en plus j’ai plus d’argent ». On ressort un peu tristoune. La résolution : la troisième fois sera la bonne. Si elle est toujours là, on la prendra car on l’aura bien méritée. Si c’est pas de la patience ça.

 

 

Par Laure
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Jeudi 8 janvier 2009



Bilan d’un premier jour de soldes : rien, nada, walou, que dalle, nothing.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir multiplié les angles d’attaque… 45 min au chrono pour faire Les Petites, Maje, Sandro, Claudie Pierlot, Gas by Marie, Et vous, Pearl et 58 M. Si ce n’est pas de la bonne volonté ??


Visite dans le quartier Etienne Marcel. Le constat : les prix sont pour une fois de vrais prix soldés à peu de choses près. Syndrome de crise, l’étiquette n’affiche plus que deux chiffres et brade à -50% sans rechigner. Alors est-ce justement parce que l’achat serait finalement acceptable, qu’il en devient moins grisant ? C'est surtout parce que les collections sont plutôt ennuyeuses. Que l’hiver tire sur la corde avec ses degrés négatifs qui n’en finissent pas de dégringoler. Qu’il faudrait un peu de fun, de couleurs dans tout ça pour redonner goût à l’achat.


Chez Les Petites, des pulls par dizaine au point de ne plus en distinguer aucun qui sorte du lot.


Chez Maje un joli manteau officier  noir gansé de rouge qui nous nargue à 200 euros tout de même. On y pensera. Les tuniques ou liquettes nous font frémir de froid par leur finesse. Les basiques sont relativement redondants et ne descendront même pas de leurs cintres.


Chez Sandro, comme c’est déjà très cher, ça reste trop cher en soldes. Quelques jolies chemises d’influence masculine, un gilet en fourrure qui reste abandonné et du vu, revu et re-revu.


Chez Claudie Pierlot, on se prend un bon coup de vieux. Pas parce que les fringues ont l’air faites pour des jeunes. Plutôt parce que les couleurs, coupes, motifs ont l’air tout droit sortis du placard de grand-mère, mais sans la magie vintage qui pourrait aller avec.


Chez Gas by Marie, on regrette simplement de devoir demander les prix qui ne sont affichés sur aucune étiquette. On pourrait cela dit se damner pour le blouson Heimstone en léopard à 900 euros et quelques au lieu de 1700. Et on repense à la crise, encore un peu, et on se raisonne.


Chez Et vous, tout ce qui est bien est malheureusement le moins soldé (-30%). Ce fameux gilet à sequins est toujours à 3 chiffres. On s’arrête sur les mini boots  en cuir qui passent à 175 euros au lieu du double ou les bottes compensées semelles crêpe moitié prix aussi à 210 euros. Mais c’est cher, cher toujours, on ne flaire pas la bonne affaire.


Chez Pearl , il n’y a presque plus rien parce que les soldes ont commencé bien avant les soldes.


On finit chez 58 M. Et là on voit du 40% au dessus de la maroquinerie Marc Jacobs. On croit rêver un peu, on se rue sur ce fameux sac Marc by Marc sur lequel on lorgnait. Mais à 300 euros, on se pose toujours autant de questions qu’à 500, surtout quand on pense que les petits nouveaux vont bientôt pointer le bout de leur nez et détrôner celui-ci dans notre cœur, certainement. On se replie sur un porte feuille typique de la marque qui, du coup, est passé à 120 euros. On en aurait besoin, ce serait un achat sage et avisé pour une fois. Mais c’est les soldes, là ce qu'on veut c'est un peu de folie passagère à moindre prix. Alors on s’en va en disant « je vais réfléchir », sentence symptomatique de la déprime acheteuse féminine.


Mais on ne s’avoue pas vaincue pour autant. Parce que tout ce qu’on vient d’économiser faute de coups de cœur évidents, c’est autant à dépenser sur un coup de tête la prochaine fois. C’est beau la philosophie d’une femme en période de soldes.

Par Laure
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Mardi 14 octobre 2008

Les humeurs sont comme le temps. Elles varient brutalement. Changement de programme ce soir pour un point des news mode essentielles.


Pour mémoire, le buzz mode de vendredi dernier c’était la mise en vente pour les 30 ans de Diesel, du modèle Dirty Thirty décliné pour l’ homme et la femme à 30 euros et ce  dans toutes les boutiques de la marque.

Bilan : file d’attente depuis 6 du matin rue Etienne Marcel et cordon de police à 10h pour calmer les ardeurs des fans du jeaner italien….



Si vous êtes les heureuses détentrices du modèles used qui s’est fait désirer, un conseil : oublier la crise et spéculer. La pénurie a du bon pour ceux qui détiennent les biens…

 

Premier rendez-vous : demain ouverture de la boutique Jacobs by Marc Jacobs pour Marc by Marc Jacobs ou le point de non retour du cheap made in luxe... Qui a dit mégalo ? Ce lieu sacro-saint de la modeuse à court de sous qui veut se payer du logo, de l’ostentatoire gadget. Toutes les fashionistas reviennent forcément de NY les bras chargés de merdouilles délicieusement inutiles siglées de l’indomptable Marc : porte monnaie vinyl, breloques en tout genre, sac en toile… Et bien dorénavant vous n’aurez plus à traverser la Manche mais éventuellement la Seine pour dévaliser le 19 place du Marché St Honoré.

 

Deuxième rendez vous : en janvier du 5 au 17, à deux rues de là chez Colette évidemment, première collection des Djettes fashion les Putafranges pour Maje. 18 pièces dont 5 accessoires portant des noms de chanson pour continuer le surf sur la vague de la musique en matière de mode : veste, jean rétro, robe, escarpins, bijoux, pochettes… Après l’esprit rock des vitrines de Maje, c’est l’electro chic qui l’emporte sous la houlette de Cécile Togni (déjà responsable d’un ligne de maroquinerie chez Lancel) et Tania Bruna Rosso (miss musique Canal +). Dès février vous pourrez trouver les pièces dans votre boutique de quartier, mais pour le Tee Shirt collector il faudra être dans les premières chez Colette qui cultive toujours le sens de l’exclusivité.

 

Toujours concernant Maje, un petit secret qui n’en est plus vraiment un. Au 44 avenue du Général Leclerc, Paris 14, un stock de la marque ne payant pas de mine pour les frustrées des anciens modèles à prix abordables.

 


 

 

Par Laure
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Dimanche 21 septembre 2008


Derrière chaque grand homme, il y a une femme… Oui mais à côté d’une femme, pourrait-il y avoir un homme qui a du style svp? Alors le style chez  les hommes, c’est quoi. Difficile à définir de manière objective, je profite donc de cette passerelle tout à fait personnelle qu’est le blog, pour vous donner mon avis.

Un homme qui a du style, ou plutôt une allure devrais-je dire, c’est déjà un mec qui respire la simplicité, la décontraction, le charisme, la personnalité, l’humour, la sensibilité, la créativité, l’ambition, le tempérament, au delà des fringues.

Un homme ne doit jamais être plus looké que sa compagne, sans quoi l’harmonie risque d'en prendre un coup. Trop d’audace tue l’audace. Un homme ne doit pas faire plus attention à son image, passer plus de temps dans la salle de bain, faire plus d’heures de shopping que sa douce, sans quoi on frise le déséquilibre planétaire. Un homme tutoie le bon goût lorsqu’il sait s’ancrer dans son temps sans avoir l’air de sortir d’un magazine de mode, être à l’écoute de ce que la mode lui offre à lui aussi de possibilités de renouveau, de tentatives, de masculinité pour être unique tout en respectant son identité naturelle.

Là où il est de bon ton qu’une femme emprunte aux hommes certains attributs de leur vestiaire (chemise, veste de costume… ), les hommes devraient éviter les mêmes tentatives qui nuisent à cette jolie notion désuète et tellement galvaudée, de la virilité. Je ne parle pas de machisme et il ne s’agit surtout pas de tomber dans des clichés archaïques, mais pour autant un homme est d’après moi plus séduisant lorsqu’il ressemble … à un homme.

Quoi de plus sensuel que des manches retroussées sur un avant bras fort,  qu’une barbe naissante qui noircit les joues, qu’une écharpe enroulée nonchalamment autour du cou, qu’un jean ajusté mais pas moulant pour deviner des cuisses  puissantes....

Le look parfait : certainement le plus sobre d’après moi. Pour le jour, le tiercé gagnant Jean / Tee shirt / Baskets reste une valeur sûre. Mais  pas n’importe lesquels : pour le jean, voter APC, le tee shirt American Apparel ou polo Fred Perry pour la variante, les baskets Stan Smith d’Adidas, Converse... Pour le soir, costume Dior, chemise Paul Smith, derbies Jean Baptiste Rautureau constituent de bonnes bases. Des marques à suivre : Uniqlo, Et Vous, Gap… La différence peut se jouer dans le détail qui doit pour autant être minimaliste : une belle montre, un petit chapeau, une mini cravate, une ceinture qui a vécu…

Messieurs, je conclurai en disant que le plus grisant chez les hommes ne se situe pas dans le vêtement mais dans le sourire, les mots, l’attitude, les expressions, les gestes de celui qui les porte. Dans cette espèce de désinvolture sans vulgarité qui confine au détachement, dans cette autodérision sans masochisme qui  prône l’humilité, dans cette volonté sans opportunisme qui détermine un caractère, dans cette douceur sans sensiblerie qui  rapproche des femmes.

Quelques petites pistes en cette rentrée pour renouveler votre vestiaire sans garantie d’y trouver des merveilles car malheureusement le marché de la fringue masculine manque cruellement de bienfaiteurs je trouve mais…. Un conseil pour dénicher chez les nouveaux nés les pièces qui feront de vous un homme accompli : avoir une femme sous la main.

 

 

 

SANDRO HOMME

La marque de prêt-à-porter  a lancé sa première collection pour homme cet été, dessinée par le fils de madame Sandro, Ilan Chétrite, beau brun longiligne qui s’inscrit dans la digne lignée de maman, avec des basiques sans extravagance, efficaces simplement :  cabans doublés de carreaux bûcherons, chemises cintrées rayées, teddy en maille, chemise en coton lavé, perfecto, baskets hautes habillées etc…


 

 


HE BY MANGO

Appelée HE (pour Homini Emerito,  « l’homme émérite »), cette collection vendue dans quelques points de vente de la marque espagnole depuis le mois de mars, propose aux avatars masculins de ces dames fashion, des classiques jeans, tee-shirts, gilets et pantalons mais également des accessoires, lunettes de soleil, ceintures, bracelets ou maroquinerie. Pour que cesse le supplice du shopping féminin assisté…

 


WO (MAN) CHEZ ETAM

Economie d’échelle grâce à  Etam :  on y surfe sur la vague du vestiaire unisexe et du « deux en un » avec une collection nommée WO(Man) qui  permet surtout aux femmes d’accéder aux pièces maîtresses du vestiaire de leur homme, pour se créer une penderie bi-polaire à base de manteau 3 boutons, blazer, pull cachemire, cravate slim… Des coupes pour monsieur, qui feront le bonheur de madame également. Seul problème : avoir le même format que son homme si l’on veut éviter un oversized disgracieux...

 


 

H&M

H&M vient de renforcer son rayon masculin avec le lancement d'une nouvelle collection capsule au sein de la ligne Homme. Plus ambitieuse, plus tendance, elle fait écho à la ligne Clothes pour femme, développée avec la volonté de proposer des pièces plus pointues aux clientes. Même souci de motifs, coupes, sur un petit nombre de pièces allant de la combinaison-pantalon, au manteau en fausse fourrure, en passant par les t-shirts à imprimés graphiques et pantalons à carreaux.


 


THE KOOPLES

On ne les présente déjà plus alors qu’ils viennent tout juste de voir le jour… The Kooples ou le buzz le plus réussi de la planète mode de ces dernières années. Des prix assez rédhibitoires pour des basiques empruntés au look rock qui ont comme particularité de se revendiquer made in Savile Row. The Kooples ou le mix de l’english touch et de l’allure frenchy, à découvrir dans les nombreux points de vente de la marque ouverts depuis le 1 er septembre en compagnie de chérie, puisqu’elle pourra aussi y trouver de quoi garnir sa garde robe. Pour monsieur : gilet de costume revisité, tunisien, treillis, bagues têtes de mort…

 

Par Laure
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