Who the fuck is...

Mardi 3 novembre 2009

Ca fait des mois que ça me trotte dans la tête. Teindras, teindras pas... Plus clair, plus foncé. ..Marre d'entendre les coiffeuses insulter ma couleur naturelle "un peu fade non?"... ON NE NAIT PAS AVEC DES CHEVEUX EBENES SUR PEAU BLANCHE. Donc il va bien falloir me résoudre à agresser mon cuir chevelu si je veux obtenir ce noir profond qui sied si bien à cette jolie poupée dark de Leigh Lezark.
Djette du combo the Misshapes, égérie de Mango cet hiver et il y a quelques temps chez Gap, guest star d'épisodes de Gossip Girls et nouvelle coqueluche des front rows. Et quand je pense que ma coiffeuse a sacrifié mon long plongeant en m'expliquant que, capillairement parlant, ça ne se faisait pas... On m'a menti.
Ce long dégradé vers l'avant, c'est tout ce que je demandais et me voilà à faire ma midinette devant cette beauté froide aux looks implacables. Je ne suis donc pas guérie de ma soif de noir....Coiffeuses, je n'ai pas fini de vous pourrir la vie. Promesses de brune terne.


Par Laure
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Lundi 19 octobre 2009
Si vous aimez le noir, les cabinets de curiosités, le style victorien ou encore les vanités, vous aimerez Natalia Brilli. Une belge qui depuis 2004, crée ses propres bijoux et objets après avoir travaillé aux côtés de Theyskens chez Rochas.

Il y a un peu plus de dix ans, j'avais eu un véritable coup de coeur pour les bijoux de Chrome Hearts, incroyable travail d'orfèvre version rock. Donner des lettres de noblesse à un univers aussi vulgarisé et galvaudé que celui-ci, pouvait s'avérer tâche difficile. Chrome Hearts a largement réussi et le succès fut porté à son comble par la consécration d'un Karl Lagerfeld bagué de toutes parts par la marque. Voici mon nouveau craquage.

Depuis 3 ans maintenant, je tombe pour les merveilles de la belge Brilli, qui donne une élégance envoûtante à tout ce qu'elle touche. Si je décide d'en parler aujourd'hui, c'est parce que je viens de découvrir que c'est elle aussi qui a dessiné le packaging annuel de l'Absolut Vodka, toute de cuir et clous revêtue, comme Natalia en a le secret...

Un résultat à l'image de son travail qui gaine objets musicaux, décoration, bijoux, sacs.... de ce cuir moulant, si sensuel, si caressant, les rendant délicieusement sombres, résolument chics.
Son esthétisme obscur me parle intimement car je trouve qu'elle l'exerce avec une délicatesse, une précision qui est un  prodige remarquable en matière d'accessoires.

Alors oui j'aime le noir, j'aime le cuir, mais j'aime surtout le raffinement, le caractère et c'est ce langage là que parle Natalia Brilli. Pour celles qui seront de mon avis, son site permettra bientôt d'acquérir ses trésors en ligne... A suivre.



Par Laure
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Mardi 29 septembre 2009
Qui dit it girl, dit plutôt "socialite" (comprendre animal mondain) que carriériste émérite ou talentueuse comédienne.

La it girl est belle, elle fait rêver, surtout mesdemoiselles qui lui envient ses toilettes hollywoodiennes, autant que sa dégaine  déglingo fin de soirée. Elle brasse du beau monde, fait la moue sur des photos habillées par de jolis vêtements très chers. Elle joue dans des soaps ou des navets, mais elle est suffisamment gracieuse pour bien accrocher la lumière et jouer de son style dans les tabloïds. Parfois elle n'est même rien ni personne mais pleine de promesses. En devenir, "fille de" qui pourrait bien supplanter maman, actrice de série B qui pourrait devenir grande artiste charismatique sur toile cinématographique, deuxième rôle remarqué qui prétendrait largement à un futur Oscar...
La it girl a un potentiel, énorme, elle irradie, elle s'inscrit pile poil dans l'air du temps, assez pour s'y identifier, trop pour la banaliser.

Voici en images, trois des dernières recrues du genre. Après les trashy Alice Dellal, Agyness Deyn, Peaches Geldof, voici la relève so preppy trendy  des sages brunettes, sans excès vestimentaires ni frasques nocturnes incroyables. Le renouveau de la branchouille obtempère avec élégance. Mais pour ce qui est de la classe et du glamour, force est de constater que l'atavisme a gravement bon dos. N'est-ce pas Carine R.?....




Par Laure
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Samedi 27 décembre 2008


Qu’ont en commun la poignée éponge de tennis, John Fitzgerald Kennedy et les mods ?


Réponse : Fred Perry. Le champion de tennis anglais (premier à avoir gagné les quatre tournois du Grand Chelem consécutivement) qui créa à la fin des années 40 sa marque de vêtements, célèbre pour son emblème du laurier. Le Lacoste britannique en somme.








































Son produit phare : le fameux polo à bandes contrastantes au col et aux manches estampillé du logo sur le cœur. Malheureusement récupéré à une époque par les skinheads… Chaque marque a ses écueils, et Fred Perry après avoir souffert de nombreuses copies (le propre des marques à succès) s’est remis à flots grâce à un marché asiatique sensible à sa british touch.



Autre signe de ce succès, la marque s’est installée à Paris dans le Marais, rue Vieille du Temple depuis 2 mois environs. Outre les basiques de la ligne Laurel qui porte bien son nom, vous pourrez aussi y trouver les créations de jeunes stylistes branchés qui collaborent avec la marque pour la gamme appelée « Black Canvas » ou encore les lignes imaginées par des plus grands tels que Rei Kawabuko de Comme des Garçons ou cette année Raf Simons. Des pointures du prêt-à-porter au service de la marque de sportswear chic. Le filon marketing de ce type de collaborations est décidément inépuisable…


 

Comble du hype, puisque c’est bien ce dont il s’agit avec cette marque largement récupérée par les milieux rock autant qu’électro contemporains : vous pourrez personnaliser votre polo en y brodant vos initiales et en choisissant sa coupe et son col.

 

 

 

Par Laure
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Samedi 1 novembre 2008

    C’est le chouchou des parisiennes pure souche. Mais plus seulement. Créateur de maroquinerie et mari de la so bobo Isabel Marant, Jérôme Dreyfus a fait rentrer ses sacs dans la cour des grandes.

Quoi de plus naturel qu’il se soit installé à côté de la boutique de sa douce et que tout ce petit monde loge rue Jacob, en plein cœur de St Germain des Près ?





 

 

Le credo de Jérôme : « l’ agricouture » un concept sur mesure établi par le créateur. Sa priorité : s'assurer que les cuirs utilisés pour la confection de ses créations sont issus de bêtes convenablement nourries, élevées en plein air et transportées dans des conditions non dégradantes.



 

Ce qui ne gâche rien de l’esprit un peu roots du stylisme de ses sacs. Beaucoup de besaces, fourre tout, aux volumes généreux et au tombé loose. Comme un bon vieux jogging élimé qu’on traîne négligemment mais délicieusement le dimanche.

Sauf que Dreyfus a le bon goût de leur donner des tonalités légèrement passées pour tutoyer le vintage devenu source sûr de style et des formes faussement simplistes qui  se marient parfaitement à la désinvolture que cultivent ses clientes comme attitude modeuse. Ambiance gymnase, finalement assez logique, pour sa jeune boutique ouverte en mars dernier.



Souples mais résistants, Jérôme veut que ses sacs vieillissent avec nous, qu’ils s’adaptent à nos besoins et nos envies et non l’inverse. De fait on les imagine aisément nous accompagner longtemps dans l’aventure.

L’autre idée lumineuse du jeune homme c’est d’avoir donné à ses sacs des prénoms. A la manière de ceux dont nous avons toutes affublé nos doudous d’enfance. Un moyen imparable d’en faire les fétiches des grandes filles consommatrices que nous sommes devenues.

Et ces noms là ont ce quelque chose de désuet qui confine au ringard et qui achève de branchiser ses créations.



La mode est un éternel paradoxe où old school et coolitude riment finalement avec hype et allure.

Billy, Robert, Tom, Diego, Bernard, Raoul et tant d’autres deviendront ainsi vos compagnons de vie les plus fidèles car sans être furieusement tendance, ils ont ce savant dosage qui fait la pérennité. Qualité, pragmatisme et identité.



Et Jérôme connaît bien les femmes… Ce n’est pas le tout de faire des valises portables à l’épaule, encore faut-il aider ces dames à y retrouver leurs innombrables affaires. Car il est bien connu qu’une femme peut chercher deux heures le graal dans 40 cm cube.

Pour ce faire, il nous glisse une mini torche en guise de récompense pour notre persévérance incomprise. Et c’est l’impatience des hommes qui peut dorénavant s’incliner devant le génie dreyfusien mis au service du matérialisme féminin.

Par Laure
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Samedi 6 septembre 2008

Entre Chloé et moi, tout a commencé par Stella. Mc Cartney, fille de. La créatrice qui a parlé directement à mon cœur de jeune fille se faufilant discrètement dans les rangs des défilés pour y voir les fameux tee shirts banane ou maillots ananas, tops en soie strassés et pantalons pattes d’eph qui identifièrent la Stella touch.


Depuis ces jours bénis - où je me retrouvais seule perdue dans la foule fashion qui m’était alors totalement méconnue - je m’étais jurée d’y mettre les pieds, chez cette fameuse Chloé, un jour, comme un rêve de gamine illusoire. Ce fut chose faite il y a de cela plus de 4 ans… à force de persévérance, le rêve peut devenir réalité.


J’ai eu le plaisir de vivre une année au sein même de cette belle maison, qui à mes yeux véhiculait l’image parfaite de la femme : élégance décontractée, minutie de détails habilement féminins, modernité d’une silhouette savamment dosée d’une pointe de rétro, douceur des teintes et cet univers, cet univers de sensibilité, de candeur sensuelle…

Et ce n’est plus Stella qui en était alors responsable mais Phoebe Philo, son ancien bras droit, une jeune femme aux allures de madame tout le monde avec ce petit plus hyper nature à qui il suffit d’un soupçon de style pour  faire une icône.

 











 


 

Chloé hiver 05/06











 


 


 


 

 

 


 

 

Phoebe incarnait parfaitement cela, aidé pour le styling de Camille Bidault Waddington, une autre muse fashion délicate, tellement contemporaine dont j'ai déjà parlé précédemment sur ce blog.  J’ai vu défiler les it bags, accumulés dans mes placards depuis, grâce à la générosité de la maison pour mon travail gracieux : le Paddington, le Silverado, le Betty, le Edith…une succession de must haves dont les Chloé girls avaient l’habitude de dire qu’ils avaient la vertu de muscler leurs adeptes, car de fait, leur poids à vide pourrait dissuader n’importe quelle hésitante…

J’ai connu l’envers du décor des défilés dominicaux de la marque aux Tuileries, l’effervescence qui parlera à ceux qui connaissent le travail colossal que représentent ces 15 minutes d’intensité que viennent se procurer en shoots successifs pendant la Fashion week, les journalistes, acheteurs, clients… J’ai ressenti ce sentiment très particulier que d’évoluer dans une grande maison de luxe, historique, de participer à une énergie commune, d’appartenir à une « famille ».











 

 

 




J’ai adoré me balader dans le studio pour y découvrir tous les échantillons de tissus qui vont bientôt prendre vie avec la mise en forme des patronnages, brasser des robes en mousselines à des prix indécents et avoir le droit de les emprunter même parfois pour le week-end, pour un grand soir...

J’ai vu Phoebe, énigmatique, discrète, filiforme, arriver radieuse dans le bureau avec sa chère Maya. Son premier enfant, responsable ensuite de son départ de la maison, au plus grand regret de tous ceux qui ont connu cette époque bénie où tout ce qui s’accrochait sur les racks brillait par sa justesse, par son adéquation parfaite avec l’air du temps.

Puis je suis partie en même temps que Phoebe, comme si Chloé avait perdu de son sens avec son départ et depuis aucun défilé de la marque, aucun des stylistes qui ont succédé à la blonde mutine Philo, ne m’ont émue comme elle l’a fait.

 

 

Chloé été 09

 


Aujourd’hui deux nouvelles vont peut être me permettre de renouer avec cette magie si familière que je garde en mémoire comme un souvenir précieux. Phoebe revient chez Céline, alors que tous la disait résolue à s’occuper de sa petite famille au détriment de la mode. Les premiers pas auront lieu sur la collection d’hiver 2009 qui défilera en mars 2009, mais le vrai premier défilé et la vraie première collection aboutie, devront attendre l’été 2010 et donc les défilés d’octobre 2009.

Elle est comme ça Phoebe, l’air de rien, elle sait imposer son style mais aussi ses exigences. Et elle n’est pas la seule.



 

 

 

Chloé été 09



 

Car l’autre personne qui a su devenir essentiel chez Chloé ( avec un détour par Valentino entre temps) et qui devrait aussi le devenir aux yeux du grand public, c’est l’ancienne assistante de Phoebe chez Chloé justement, Hannah MacGibbon, qui reprend les rênes de la maison pour l’été 2009.

Une autre belle plante mini format aussi mystérieuse que Phoebe, mais au tempérament plus que décidé sous des airs de douce folkeuse fragile. J’ai assisté Hannah sur un shooting pour Chloé et il est certain que cette femme y était déjà pour beaucoup dans l’impulsion donnée alors à la marque. Dans cette nonchalance un peu désinvolte mais toujours chic qui était devenue son image de marque. Une main de fer dans un gant de velours. Hannah est une ambassadrice créative idéale pour Chloé,  certainement la meilleure chose qui puisse lui arriver pour cesser le dérapage stylistique incontrôlé qui est le sien depuis quelques saisons …Quoique les accessoires aient su, eux, se maintenir.

Remercions donc à nouveau la terre britannique d’enfanter des talents à la chaîne et guettons impatiemment les hauts faits des deux grâces pour la mode française.

 

 

Par Laure
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Mercredi 3 septembre 2008

Quand vous sortez avec un surfeur/skateur, il y a deux trois choses de base à connaître. Ne pas aller vous coucher quand votre mec vous parle de « ollie », un figure de skate de base, ne pas se moquer des baggys portés donc de principe en dessous des fesses et laissant entrevoir un caleçon pas toujours des plus sex, avoir comme référence musicale  les Beastie Boys mais surtout, surtout, porter du Volcom pour les sapes et du Nixon pour l’heure.

 


Ce qui m’amène aujourd’hui à l’évocation de cette marque pro sports de glisse, qui sévit depuis plus de 10 ans avec, il faut bien le reconnaître, des modèles de montres tous plus impeccables les uns que les autres. Tout du moins de mon point de vue, c'est-à-dire celui d’une femme qui aime les montres d’hommes…

Oui j’aime la grosse montre, massive, qui se balade le long du bras et qui à l’air bien trop grosse ou trop lourde pour des petits poignets graciles.

Oui j’aime l’acier, sa froideur au toucher autant qu’à la vue.

Et oui j’aime la solidité, le graphisme, la masculinité un brin sportswear, l’amalgame de rétro et de modernisme des lignes de Nixon.


 


 

 












 

 


 

 


C’est ma forme de régression à moi qui convoque d’un coup d’un seul Kids, Génération X, Cypress Hill, Hossegor, Vans, Les Simpsons juste en posant mes yeux dessus. Des références sans liens, sans hiérarchie, sans raisons presque, réconciliées dans un boîtier à minutes, pas toujours donné il faut bien le dire. Cet accessoire que je porte comme un bijou, détournant les tenues les plus chics du droit chemin ou légitimant des tentatives plus urbaines.

Ce serait un peu ma Rolex à moi : un tantinet clinquante et connotée, mais précieuse et durable.

 


 











 


 


 

 


Et pour me plonger en plein cœur du problème, j’ai trouvé le "royal plus plus" de la boutique à montres, autre que chez Citadium où je finis par me sentir tout de même un peu oppressée par cet univers skate et surf, pour lequel je crains d’avoir largement passé la date de péremption...

 


Cette adresse c’est Chez Maman, 4 rue Tiquetonne dans le 2 ème, une mini boutique cachée au bout de la ruelle piétonne du côté Turbigo, caverne d’Ali Baba de la trotteuse, avec les vintages et rééditions des fameuses Casio 80’s, les très chères Vestal, les très vues Starck et même les très branchées Marc by Marc Jacobs, en version bracelet avec cadran breloque par exemple…

Alors la prochaine fois qu’on vous dit retourne chez ta mère, allez-y donc faire un tour!

Par Laure
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Vendredi 1 août 2008


C'est le buzz mode qui fait parler les quelques parisiens qui ne sont pas encore partis en vacances... Un bruit de couloir qui a emprunté celui d'internet surtout et qui annonce l'arrivée à grand fracas d'une nouvelle marque.





Joie, bonheur dans le coeur de toutes les modeuses, et modeux , puisque la bien nommée The Kooples, dédicace extrêmement connotée aux groupes de rock émergents, habillera hommes et femmes.
Vous connaissez nécessairement une certaine marque qui met en scène sur ses campagnes des couples mères filles depuis quelques années... Dans la lignée de ce succès, les anciens de la famille qui créa Comptoir des Cotonniers, relancent les hostilités. Les ténébreux et très branchés frères Elisha, Laurent, Alexandre et Raphaël, seraient derrière ce qui s'annonce comme un lancement en fanfare dès le 1 er septembre, d'une vingtaine d'enseignes de la marque en France sur les plus grandes artères.



Un coup marketing retentissant accompagné d'une campagne de pub qui s'affiche déjà sur facebook ou myspace avec peu de membres encore, en attendant que vous succombiez aussi au charme so so so néo dandy de The Kooples et rejoigniez les happy few.
J'aimerais vous en dire plus mais l'esprit même de la philosphie de la marque me l'interdit autant que les indices très lacunaires dont on dispose de toute façon...
Voici donc les photos pour vous donner un avant goût, préparez votre homme pour la rentrée, la CB risque de fumer car il paraîtrait que les prix aussi seront claironnants...








Par Laure
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Vendredi 18 juillet 2008

Chez Zac ça sent le tapis rouge à plein nez, les frimousses tirées à quatre épingles. Natalie Portman icône proprette et tellement « american dream » est la muse du jeune créateur, une incarnation sur mesure de la jeunesse dorée américaine à qui s’adressent surtout les toilettes du jeune Zac Posen.


Robes fourreaux, silhouettes de sirènes, traînes à rallonge… il y a un peu de rêve hollywoodien dans le sillage des vêtements du jeune homme.

 

 

 


Une aura glamour balaye les catwalks au passage de ses looks convertissant la décideuse Anna Wintour, emballant les acheteurs des enseignes prescriptrices telles que Bloomingdales ou Neiman Marcus, ravissant le cœur des américaines avides de grandiloquence et de tenues de princesse qui voient en lui la relève d’un Marc Jacobs.

 


La mode de Zac Posen s’inspire de son environnement : une famille riche, des amis riches, des investisseurs riches. Des moyens donc très vite pour soutenir le néanmoins vrai talent de Zac, le garçonnet qui avait un peu honte de sa passion pour la mode et peut dorénavant se venger sur ses amies les stars.

 


 


 


 


 


 


 










 

 










 

 










 

 

 

 

 

 

 


collection été 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 

 

 

 

 

 


 

Il y a un juste mélange de classicisme formel et de créativité rafraîchissante chez Zac Posen. Ce quelque chose d’envoûtant qui l’empêche de tomber dans la caricature de soi-même.

Bobo new-yorkais dyslexique, le petit Zac aurait pu passer à côté sa carrière de jeune prodige, sans le soutien de parents bienveillants qui encouragent ses ambitions. De stage, en cours du soir à la Parson School et bien évidemment en passant par la case Saint Martins, Zac découvre les joies des courbes féminines, de leur mise en valeur par le drapé ou l’utilisation du biais qui deviennent les systématismes délicieux de ses créations. Premier défilé en 2002 à 21 ans, après quelques coups de maître bien placés qui font mouche sur des comédiennes ou des amies.

 




 










 









 

 









 

 









 

 


 


 


 


 


 


 

 

collection hiver 2008/2009


 


 


 


 


 


 
















 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intronisé dans la jet set qui le fait jouir de sa visibilité essentielle, Zac Posen trouve sur sa route un certain P.Diddy, partie prenante depuis a 50% de sa société, qui lui apporte son réseau de distribution. Quels ingrédients peut-il donc manquer à son ascension simplifiée, que la presse de surcroît encense?

Cartier s’associe à la griffe en 2005 et Naomi Campbell défile. A star is born.

Si Zac a du mal à se passer du « syndrome de la toilette », il parvient quand même à créer des tenues modernes qui ont indéniablement une signature, une magie intrinsèque, un pouvoir d’attraction.

Des couleurs audacieuses mais extrêmement féminines, des jeux de volumes sans cesse mais qui ne cèdent jamais à la tentation de se placer disgracieusement… L’hiver 2009 par Zac Posen délie des froncés, plissés, drapés charismatiques, des tenues spectaculaires qui réveillent un imaginaire de contes de fée contemporains. Tout est dans le détail, l’harmonie, l’emphase avec l’aplomb qui sied aux plus grands. Une grandeur assumée et convaincante.

 

Par Laure
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Lundi 7 juillet 2008

Rachel Zoe c’est simplement son prénom. Son nom est Berman, moins glam : première stratégie marketing de la petite mégère qui a huit ans relookait son voisin qu’elle trouvait mal affublé, et à treize s’offrait avec l’approbation des ses riches parents son premier Vuitton …





Diagnostic : mégalomanie prématurée qui l’amène à se vanter aujourd’hui d’être plus prescriptrice qu’Anna Wintour herself…. Damned.

Son premier miracle elle l’accomplit en 2003, en s’attaquant au cas Nicole Ritchie, à l’époque vampirisée par une Paris Hilton longiligne mais néanmoins  sans cervelle, qui fait de l’ombre, malgré sa taille 34, à la bouboule Nicole.

Se souvient-elle lorsqu’elle pare Nicole d’accessoires en tout genre passant de la lunette extra large - dont elle devient au passage l’ambassadrice-  aux bracelets innombrables pendus à ses poignets graciles, qu’elle souffrit adolescente, de s’être marginalisée à force de surlooking extrême ?

Rachel frise la quarantaine mais a toujours le look d’une jeune femme pimpante et colorée, robe longue folk qui signe son style très tôt, alors que l’époque de sa jeunesse dans les années 90 ( si tant est que sa datation soit véridique) prônait les épaules réhaussées et la taille scindée.

 


Sa recette miracle consiste en un look qui mixe bohême, rétro et allure nonchalante et désinvolte. L’avènement du vintage c’est un peu elle, le clutch en bout de bras, toujours elle, la robe qui caresse le tapis rouge hollywoodien, définitivement elle.

Parmi ses disciples Lindsay Lohan, Keira Knightley, Cameron  Diaz, toutes caractérisées par une minceur qui tutoie l’excès et qui va valoir à Rachel la démission de sa plus belle œuvre Nicole, entraînant avec elle les médisances (avérées ?) de la presse à l’égard des pratiques nutritives douteuses de la styliste.

Liv Tyler et Demi Moore étrangement fines pour des femmes naturellement voluptueuses, lui restent fidèles…

 


Son oeuvre : Style from A to Zoe, un recueil didactique des commandements de la miss à destination de toutes les fans incompressibles du style bobo chic largement répandu depuis que tellement de stars l’ont adopté. Vendu à des milliers d’exemplaires, il préfigure une émission de télé sur les tendances et conseils mode de la prêtresse mini format et bientôt une ligne de vêtements et accessoires … Business is business .

Budget à prévoir pour s’allouer ses services : 4000 dollars la journée.

Son mérite : s’être embrouillée avec l’intouchable Anna Wintour et se faire refouler des défilés de plus en plus approximatifs du grand Marc Jacobs.

 

Face à la crinière blonde de la californienne « Zo », la chevelure rouge ondoyante de la new yorkaise Patricia Field fait office de rébellion ultime.

 

Styliste cinéma et télévision, c’est à travers le désormais légendaire Sex & the city que la charismatique Patricia Field va s’illustrer relookant une à une, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda et donnant ainsi une âme à la série.

On peut néanmoins s’inquiéter des déviances vulgarissimes et ostentatoires qu’elle fait parfois subir à miss Bradshaw …

Pourtant ce style reflète plutôt fidèlement celui des new yorkaises branchées, à coups de robe à fleurs et de fourrures de diva. Qui a oublié la mode de la chaînette avec pendentif nominatif strassé qui s’est répandue dans tous les coins de France dans la foulée de la diffusion de la série ?

C’est elle aussi qui  est responsable des  looks irrésistibles du film « le Diable s’habille en Prada » (seule réussite de cette adaptation par ailleurs). C’est elle encore qui en 2007 avait collaboré avec ASOS pour une ligne de prêt-à-porter féminin. Vous aurez peut-être d’ailleurs remarqué que récemment sur le site, les fameuses warriors qui se sont arrachées en 24 h, sont les imitations des Dior que Patricia Field a fait chausser à SJP pour remplacer ses cultissimes Manolo Blahnik…

 



Patricia Field est un personnage emblématique des nuits underground new yorkaises qui a ouvert sa première boutique il y a  plus de 40 ans.

Son point fort : le culte de l’extravagance, l’affranchissement de toute règle de tendance, l’audace.

Le ratage : allez faire un tour sur son site internet, difficile d’y retrouver l’âme d’un Sex & the city, l’emphase stylée d’une Carrie, seulement du cheap à prix chers... Seule une ceinture cloutée portée dans l’adaptation cinématographique de Sex & The City aurait pu  retenir mon attention si elle n’avait coûté 120 dollars…

 

Dans cette guerre du cheveu coloré qui en dit long, la brunette neutre Camille Bidault Waddington fait figure de force tranquille.

 


Une anglaise qui a émigré en France il y a une dizaine d’années .

On l’aime d’emblée lorsque l’on sait qu’elle est mariée à Jarvis Cocker le chanteur du groupe Pulp  de la scène underground britannique. Une fille qui a du style, du caractère, de la classe sans avoir besoin de l’afficher haut et fort.

Son credo : « l’ennemi de la créativité est le conformisme et se laisser effrayer par ce que les autres peuvent penser de ce que vous faîtes. Vous devez faire fi de tout jugement extérieur, car si vous commencez à demander l’avis autour de vous , vous êtes foutue. »

De la bouche d’une fille qui collabore avec les magazines Vogue Italie, Japon, Chine… qui a travaillé avec les photographes les plus talentueux tels que Juergen Teller, Mario Testino et Terry Richardson, pour des séries mode publiées dans Dazed and Confused, the Face, Pop ou Numéro, une fille qui fait du consulting pour Marc Jacobs ou Chloé, qui pose pour une campagne APC en 2007, ce conseil éclairé devrait être pris comme parole d’évangile.

 

Camille Bidault est une jeune femme d’allure plutôt simple, entre une Sofia Coppola et une Jade Jagger, une brunette bien taillée à la moue austère qui a tout compris au style sans fioritures, sans ostentation. Elle a cette appréhension instinctive du bon goût, qui, à ce niveau ne s’apprend plus mais peut toujours se suivre. Faute de mieux…

 

P.S : Et comme vous pouvez le voir ci-dessus, chaque modeuse ayant son inspiration ( le mien est un vrai mécène...pour le moment…), un merci à lui de m’avoir soufflé l’idée judicieuse de ce sujet.

 

 

 

 

 

Par Laure
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