Soyons très clair, je suis amoureuse de ce mec. Donc forcément cette critique sera tout sauf objective. J’aime les hommes « canailles », ceux qui ont eu un peu mal du côté du cœur, qui ne sont pas tout à fait clean, qui marchent le long du précipice et qui en sortent quelque chose de très très beau. J’aime ceux qui utilisent des mots a priori ringards pour parler de sentiments absolus. Alors oui j’aime Benjamin Biolay, superbe exactement comme le titre de son album. Avec sa voix ténébreuse enveloppante, son orchestration sublime, ses textes émouvants pas larmoyants. Et j’aime la Superbe, un double Cd comme seul des labels ambitieux comme Naïve peuvent sortir au prix d’un seul. Bravo et merci.
Oui, j’ai écouté Europe et son tube planétaire et j’ai écouté Queen et placardé les posters de Freddy Mercury dans ma chambre d’ado. Mais jamais, ô grand jamais je n’aurais voulu écouté le dernier album de Muse si j’avais su qu’il s’agissait d’un mix douteux de ces deux groupes phares des 80’s. J’ai été bouleversée par des titres comme Blackout, émue par Unintended, grisée par Hysteria... échaudée par Black Holes and Revelations... et logiquement abattue par leur dernier album donc, The Resistance. Un grand ouf à l’écoute de Exogenesis Symphonie part 2 ( Cross-Pollination) ou comment trouver un nom de chanson indigeste cela dit. Il y a là les symptômes rassurants de Muse, des envolées lyriques, du rock (entre deux niaiseries pop heureusement) en mode piano, de la voix pénétrante. Album construit comme un opéra rock... oui certes, c'est aussi ce qu'on dit du spectacle sur Mozart créé par Dove Attia...
Peut-on décemment faire de la m.... quand on a dans son groupe Alison Mosshart (des Kills) au chant, Dean Fertita (de Queens of the Stone Age) à la guitare, Jack Lawrence (des Raconteurs) à la basse, et Jack White (des White Stripes) à la batterie? (également fondateur du label qui produit donc ici son premier opus absolument réussi, Horehound). Bah non on ne peut pas, et on ne le fait pas d'ailleurs. Je n’avais pas aimé du tout the Kills, en revanche la pêche de Queens of the Stone Age, et le dark un peu massif des Whites Stripes avaient déjà eu raison de moi. Un album nimbé de poussière cradingue qui ressemble de vachement près au vrai rock... Avec la colère d’une Janis Joplin, la noirceur des Doors et un grain de Joan Jett. Une rythmique bien lourde, un son brut, un peu sourd, presque cacophonique parfois. On se croirait spectateur d’un bœuf improvisé qui tourne au miracle. The Dead Weather me réconcilient donc avec les groupes de rock en The.
Thom Yorke porte des pantalons
rouge…D’aucun y verrait la fin d’une époque ténébreuse propre à l’idée que l’on pourrait se faire du chanteur œil mi-clos/tourmenté. Trêve de considérations modeuses - qui en disent long sur ma
déformation professionnelle je l’auto-note - Radiohead était là où on pouvait l’attendre, et même plus, en ce 10 juin à Paris Bercy.