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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 20:52

 

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Je ne suis pas sûre qu’on puisse écrire la musique autrement qu’en notes… je ne suis pas sûre qu’on puisse faire passer son émotion autrement que par ses mélodies… je vais essayer de retranscrire ce que j’appelle un petit miracle de la vie en quelques mots quand même. Je ferai en sorte de vous faire un montage vidéo de mes 3 jours de boulot à Rock en Seine, si j’y arrive… question de temps… Mais il y a une chose qui ne pouvait pas attendre, c’était l’histoire de ma dernière soirée sur place, dimanche. L’histoire d’une bonne surprise qui vient couronner 3 journées et 3 soirées assez intenses il faut bien le dire. Après m’être pris une bonne claque devant Queens of the Stone Age, je n’attendais plus que dimanche soir pour finir en beauté avec Arcade Fire. Un groupe découvert il y a deux ans maintenant grâce à la finesse musicale d’un ancien amoureux que je ne remercierai jamais assez pour cette jolie découverte.

Il est 21 h environ quand l’un de mes collègues me passe un coup de fil pour me dire de filer dans les loges car Arcade Fire voudrait bien recevoir quelques produits de mon client. Je m’exécute, parce que je suis une attachée de presse docile, et je dirais même une attachée de presse soumise quand on parle de l’un de mes groupes préférés ! Arrivée devant les loges en compagnie de ce qui se doit d’être appelé une groupie (pardon Jeanne, pour la peine je me fous dans le même sac !), j’entends la répétition des notes de ce qui va devenir plus tard une impro de Arcade Fire avec Beirut sur scène… La nuit tombe, il y a une palissade devant la loge, derrière je croise le grand et mystérieux Win Butler, chanteur de ce groupe à rallonge. Il y a quelque chose d’un peu gauche dans sa démarche, c’est souvent comme ça quand on habite un corps très haut. C’est déjà un peu magique, cette fin de festival, dans les loges, là où se trame toutes les belles scènes à venir, là où se retrouvent tous les artistes plutôt talentueux de ce joli cru de Rock en Seine. Il sera bientôt 22h, l’heure de leur prestation tant attendue sur la Grande Scène. J’ai envie d’aller plus loin, ou en l’occurrence plus près d’eux. A la fois l’idée de la foule qui se masse à leurs pieds, d’être emmêlée dans la frénésie fédératrice d’un concert me tente assez. Mais deux pass artistes plus tard, je suis en train de grimper les marches pour essayer de me frayer une place sur le côté de la scène... Le cœur un peu battant car il y a toujours de l’émotion à être proche de ceux qui nous touchent, je suis en train de trouver une petite place pour mon très grand bonheur intériorisé, entre deux flight cases et trois guitares. Ca a marché. A mes pieds il y a 20000 personnes, peut être plus, qui n’ont jamais été plus euphoriques que ce dernier soir devant les canadiens. En face de moi, à quelques mètres, il y a 7 gaillard(e)s qui se démènent comme des acharnés, il y a une succession de titres qui me hérissent les poils, allez, il y a bien une petit humidité au coin de l’œil quand Win entonne Rococo même… une chanson envoûtante, grandiloquente du dernier album THE SUBURBS, une petite merveille que j’écoute sortir de sa bouche après l’avoir déjà 100 fois écoutée sortir de mes enceintes dans mon salon.

C’est magique parce que c’est fort d’être près de l’énergie, de la jolie symbiose qui opère entre les musiciens, parce que c’est déroutant d’être face à des milliers de personnes en liesse, bientôt recouverts par une pluie battante….

On doit quitter la scène, question de sécurité… En file indienne nous nous suivons jusqu’en fond de scène où la toile qui aurait du nous cacher a du être baissée à cause d’une rafale de trop. Alors que le groupe est en train de jouer les notes finales du dernier morceau qu’il pourra jouer sur cette scène battue par une pluie rageante, je me retrouve juste derrière eux, totalement extatiques et face à une foule innombrable, qui chante à tue tête et applaudit dans leur sillage, là à quelques mètres devant moi, les bras levés vers le ciel comme en prière… Si après ça on me soutient que les miracles n’existent pas, je rends mon tablier !! Un vrai beau moment de grâce aussi éphémère que puissant avec lequel je renoue maintenant chaque fois que mon Ipod a la bonne idée de tomber sur Arcade Fire. Et Dieu sait que je l’y ai bien aidé depuis 2 jours….

 

NDLR: vidéo live à venir si j'arrive à la charger...

 

 

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Published by Laure - dans Décibels
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commentaires

TootyLaCoquette 01/09/2010 14:49


Trop contente pour toi d'avoir vécu un moment pareil. Rien de mieux que de voir des groupes qu'on adore en live ! Ca n'a pas de prix (enfin si, en général, mais on oublie vite tellement on est
heureux !)
Je vais essayer d'écouter ce qu'ils font car je ne connais pas du tout.
On attends les vidéos ;o)


Laure 03/09/2010 00:24



Ecoute tu me diras!



christelle 01/09/2010 11:43


J'étais dans la foule, et on a vécu un pur moment de grâce avec ce final sous la pluie "wake up" en chantant à tue-tête, trempés comme des souches, les bras en l'air, tous en totale communion.
Je les avais déjà vus 2 fois, mais c'est mon meilleur moment en concert, et pourtant, j'en vois au moins 2 par mois ;))))


Laure 03/09/2010 00:24



J'imagine, à certains moments j'aurais aimé y être, mais la proximité du groupe avait quelque chose de très grisant aussi... on ressentait jusque sur la scène ce que tu décris toi, top quoi!!



CamilleM 01/09/2010 09:00


Ca devait être magique :)


Laure 03/09/2010 00:23



ça l'était, vraiment...



pomaka 01/09/2010 06:21


J'espère sincèrement que tu arriveras à charger cette vidéo! Ce groupe est magique. Je n'ai pas encore eu l'occasion de les voir sur scène, mais je vais essayer d'aller les voir à Barcelone très
bientôt.
Merci pour le partage.


Laure 03/09/2010 00:23



Avec plaisir!



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