Vendredi 18 juillet 2008

Chez Zac ça sent le tapis rouge à plein nez, les frimousses tirées à quatre épingles. Natalie Portman icône proprette et tellement « american dream » est la muse du jeune créateur, une incarnation sur mesure de la jeunesse dorée américaine à qui s’adressent surtout les toilettes du jeune Zac Posen.


Robes fourreaux, silhouettes de sirènes, traînes à rallonge… il y a un peu de rêve hollywoodien dans le sillage des vêtements du jeune homme.

 

 

 


Une aura glamour balaye les catwalks au passage de ses looks convertissant la décideuse Anna Wintour, emballant les acheteurs des enseignes prescriptrices telles que Bloomingdales ou Neiman Marcus, ravissant le cœur des américaines avides de grandiloquence et de tenues de princesse qui voient en lui la relève d’un Marc Jacobs.

 


La mode de Zac Posen s’inspire de son environnement : une famille riche, des amis riches, des investisseurs riches. Des moyens donc très vite pour soutenir le néanmoins vrai talent de Zac, le garçonnet qui avait un peu honte de sa passion pour la mode et peut dorénavant se venger sur ses amies les stars.

 


 


 


 


 


 


 










 

 










 

 










 

 

 

 

 

 

 


collection été 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 

 

 

 

 

 


 

Il y a un juste mélange de classicisme formel et de créativité rafraîchissante chez Zac Posen. Ce quelque chose d’envoûtant qui l’empêche de tomber dans la caricature de soi-même.

Bobo new-yorkais dyslexique, le petit Zac aurait pu passer à côté sa carrière de jeune prodige, sans le soutien de parents bienveillants qui encouragent ses ambitions. De stage, en cours du soir à la Parson School et bien évidemment en passant par la case Saint Martins, Zac découvre les joies des courbes féminines, de leur mise en valeur par le drapé ou l’utilisation du biais qui deviennent les systématismes délicieux de ses créations. Premier défilé en 2002 à 21 ans, après quelques coups de maître bien placés qui font mouche sur des comédiennes ou des amies.

 




 










 









 

 









 

 









 

 


 


 


 


 


 


 

 

collection hiver 2008/2009


 


 


 


 


 


 
















 


 


 


 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intronisé dans la jet set qui le fait jouir de sa visibilité essentielle, Zac Posen trouve sur sa route un certain P.Diddy, partie prenante depuis a 50% de sa société, qui lui apporte son réseau de distribution. Quels ingrédients peut-il donc manquer à son ascension simplifiée, que la presse de surcroît encense?

Cartier s’associe à la griffe en 2005 et Naomi Campbell défile. A star is born.

Si Zac a du mal à se passer du « syndrome de la toilette », il parvient quand même à créer des tenues modernes qui ont indéniablement une signature, une magie intrinsèque, un pouvoir d’attraction.

Des couleurs audacieuses mais extrêmement féminines, des jeux de volumes sans cesse mais qui ne cèdent jamais à la tentation de se placer disgracieusement… L’hiver 2009 par Zac Posen délie des froncés, plissés, drapés charismatiques, des tenues spectaculaires qui réveillent un imaginaire de contes de fée contemporains. Tout est dans le détail, l’harmonie, l’emphase avec l’aplomb qui sied aux plus grands. Une grandeur assumée et convaincante.

 

Par Laure - Publié dans : Who the fuck is...
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